12/06/2018

Une mobilité soucieuse de l’environnement ?

Malgré le tollé que sa proposition avait suscité à l’époque, le dorénavant ex-Conseiller d’Etat Luc Barthassat avait persisté et signé en autorisant les motos et autres scooters à circuler sur certaines voies de bus. Il s’agissait pour lui de «  fluidifier le trafic » et « d’éviter aux deux roues de zigzaguer entre les véhicules pour améliorer la sécurité ».

Cette mesure « poudre aux yeux », et purement électoraliste, est entrain de faire long feu puisque le département des infrastructures a décidé de mettre fin à l’essai des deux-roues motorisés sur la route des Jeunes. Celui qui se déroule sur la route de Ferney devrait, en toute logique, connaître le même sort à l’issue de la phase test.

Le successeur de Luc Barthassat, pourtant issu du même parti, a bien compris que cette mesure ne permettait en rien d’améliorer les problèmes de circulation à Genève, ralentissait les transports publics et ne faisait pas avancer d’un pouce la mobilité douce.

A ce sujet, les infrastructures, tout particulièrement les pistes cyclables, manquent cruellement à Genève ce qui retient de nombreux cyclistes potentiels de monter sur leur vélo alors que l’on sait que ce moyen de transport est très efficace en ville, non polluant, non bruyant et excellent pour la santé !

Espérons que cette décision de Serge Dal Busco augure d’une politique de la mobilité qui mettra au centre de ses préoccupations la recherche d’un environnement sain dont nous serons toutes et tous les bénéficiaires !

18:21 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Je ne suis pas d'accord du tout et je l'explique dans mon commentaire sur le blog de Danijol. http://autreregard.blog.tdg.ch/archive/2018/06/07/le-combat-de-trop-292609.html

Écrit par : Pierre Jenni | 12/06/2018

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Le "tollé" ? Il me semble que le mot est bien fort pour décrire quelques cris d'orfraie poussés par une poignée de militants qui font métier d'indignations à répétition. Il est vrai que ceux-ci donnent souvent de la voix haut et fort, et ont leurs relais privilégiés dans les médias.

Plus sérieusement, il semblerait que les test n'aient en rien affecté la vitesse commerciale des TPG, cet argument tombe donc à l'eau, et l'utiliser paraît d'autant plus incohérent que j'ai observé des symboles autorisant les cyclistes à emprunter les mêmes voies - or il ne faut pas beaucoup de jugeote pour comprendre que, compte tenu de leurs vitesses de pointe et de leurs capacités d'accélération respectives, les cyclistes sont infiniment plus susceptibles de ralentir les bus que les motos et scooters.

Il semblerait donc que l'opposition à un tel projet relève plus d'un antibagnolisme compulsif et irréfléchi, élargi aux deux-roues motorisés, que d'une réflexion de fond sur les pistes d'amélioration de la mobilité à Genève.

Écrit par : Olivier Levasseur | 14/06/2018

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C'est du n'importe quoi! Il n'y a eu aucune plainte des TPG pendant l'essai, d'autres villes pratiquent en Suisse de la même façon.
Certes, l'on peut améliorer les choses. À mon avis les scooters devraient être "tolérés" sur les voies de bus, et céder la priorité à ceux-ci.
Concernant les pistes cyclables, il est faux de dire qu'il n'y en a pas. Elles sont innombrables.
Mais le réseau est partiellement incohérent, interrompu, illogique. Il est comme une pièce rapportée que l'on a rajoutée à la fin...à merde on a oublié les cyclistes. Et les pires endroits c'est les zones où l'on croise les transports publics, un bazar sans nom.
En général, il semble que ceux qui dessinent les voies cyclables n'aient aucune idée de ce que c'est de rouler en vélo et ci ce n'est pas le cas c'est vraiment l'impression que cela donne.
Ce qui me met en danger chaque fois, ce ne sont pas les scooters et motos. Arrêtez votre guéguerre imbécile!
Ce sont les automobilistes qui coupent les pistes sans regarder qui ouvrent leurs portières à mon arrivée alors que je suis lancé, c'est les innombrables abrutis garés ou arrêtés sans gêne au milieu de la piste et qui m'obligent à les contourner.
C'est les piétons qui tête baissée, le nez dans leur portable ou avec des casques sur la tête qui surgissent tels des zombies sur ma trajectoire.
Bien sûr il y a aussi des idiots en scooter qui remontent les files de voitures à 80 km/h sur la piste cyclable.
Mais que dire des cycles électriques qui traversent au rouge à fond, qui talonnent nerveusement derrière le cycliste archaïque que je suis et qui pédale encore à la force unique de mon mollet.
Et puis il y a les cyclistes, vos merveilleux cyclistes qui foncent sur les trottoirs bondés, font des sens interdits, traversent des parcs publics aux mépris des enfants et piétons, etc...
Bref, chacun a sa part!
Le problème est sociétal et c'est le manque de respect envers autrui.
Avec le respect, on fait cohabiter tous le monde.

Écrit par : Ries | 17/06/2018

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