« Love, Simon »: résolument optimiste

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IMG_2995.jpgAdapté d’un roman pour jeunes adultes de Becky Albertalli, Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens, « Love, Simon » s’adresse donc plutôt à un public jeune. Mais les plus âgés pourront également trouver du plaisir à voir ce film sans grandes surprises dans son déroulement très américain, mais agréable grâce à son esprit résolument optimiste.

Pour son réalisateur, Greg Berlanti, l’originalité de « Love, Simon » tient dans son personnage principal, car « jamais jusqu’ici un gros film de studio n’avait eu un jeune héros gay au cœur d’une histoire de passage à l’âge adulte. » On peut effectivement s’en réjouir, mais également regretter qu’il ait fallu attendre 2018 pour qu’un tel film existe.

Simon est un ado qui a une vie « normale », entouré d’une famille qu’il adore et d’amis formidables. Mais il a un secret : il est gay et ne l’a dit à personne. Une rencontre en ligne avec un inconnu va bouleverser sa vie pour le pire et en fin de compte surtout pour le meilleur.

On aurait pu craindre qu’à partir de cette trame plutôt convenue, hormis l’orientation sexuelle du personnage principal, « Love, Simon » ne soit qu’un film d’adolescents parmi d’autres. Ce n’est pas vraiment le cas grâce à ses personnages très attachants, parfaitement incarnés par de jeunes acteurs excellents, son humour par moment ravageur (la scène où des parents s’effondrent en apprenant que leur enfant est hétéro est à hurler de rire), mais également grâce à une sensibilité qui sonne le plus souvent juste.

Alors, certes, les ficelles sont parfois un peu grosses pour susciter l’émotion à tout prix, mais c’est rafraichissant, positif et au final ça fait du bien. (3 étoiles)

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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