04/08/2018

Du grand au petit écran : Meryl Streep est « Florence Foster Jenkins »

IMG_3740.jpg« Florence Foster Jenkins » se concentre sur les derniers mois de la vie de la riche héritière new-yorkaise, atteinte dans sa santé, en 1944 au moment où elle décide de donner un concert au Carnegie Hall de New-York. Ce n’est certes pas la première fois qu’elle se produirait sur scène, mais jusque-là son entourage avait réussi à faire en sorte que cela se fasse en privé et devant un public averti. Averti que Florence Foster Jenkins chante horriblement faux sans qu’elle en soit apparemment consciente.

Cette situation de départ, qu’on a de la peine à imaginer qu’elle se base sur des faits réels, possède évidemment un fort potentiel comique. Et en effet, on rit en regardant et en écoutant Meryl Streep, comme d’habitude parfaite, chanter si mal. On rit également grâce au talent comique, mais aussi de pianiste car il n’est pas doublé, de Simon Helberg absolument génial dans le rôle de Cosmé MCMoon.

Mais on a aussi plutôt tendance à sourire, et à être parfois ému, en se mettant à la place de St.Clair Bayfield (Hugh Grant, convaincant), compagnon de très longue date de Florence Foster Jenkins, qui par amour ne sait plus que faire pour que « sa » cantatrice ne se trouve pas confrontée à la terrible réalité.

Le film évolue donc du comique au tragi-comique. Il est soigné avec des costumes et des décors somptueux et une distribution excellente. Il lui manque toutefois ce supplément d’âme pour que cette histoire incroyable vous prenne vraiment aux tripes.

3 étoiles, « Florence Foster Jenkins », RTS UN, dimanche 5 août, 20h40.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

18:39 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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