Mes 20 films préférés de 2018

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J’ai vu plus de septante films au cours de l’année 2018 au cinéma. J’ai mis aux cinq premiers de mon classement la note maximale de 5 étoiles (à voir absolument) et aux quinze suivants la note de 4 étoiles (chaudement recommandé). Puis, je les ai classés de 1 à 20.

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  1. « Call me by your name». Eté 1983, Lombardie. Elio, 17 ans, passe ses vacances dans une magnifique villa en compagnie de ses parents dont il est proche. Au cours de cet été, il va s’éveiller au désir de l’autre. « Call me by your name » est beau, bouleversant, délicat, émouvant, érotique, fin, humain, intense, juste, lumineux, romantique, sensible, sensuel, solaire, subtile et plus encore. Une réussite.
  2. « Les Chatouilles ». Abusée dans son enfance, Odette décide une fois devenue adulte d’aller déposer ce fardeau qui l’empêche d’avancer dans la vie auprès d’une psychologue. En libérant la parole, elle va recoller les morceaux de son puzzle intérieur. Le spectateur passe régulièrement des rires aux larmes, de la joie à la haine ou encore de la compréhension à l’incompréhension, à l’instar de l’état psychologique d’Odette. Au final, un film bouleversant, mais jamais pesant, et porteur d’espoir. Magnifique.
  3. « The Guilty ». Déplacé au centre d’appels des urgences de la police danoise où il répond de mauvaise grâce aux téléphones qu’il reçoit, Asger est mis en communication avec une femme qui dit être victime d’un enlèvement. Il va mener l’enquête avec comme seules armes la représentation qu’il se fait de la situation et son téléphone. On ne s’ennuie pas une seule seconde grâce à une mise en scène efficace et à de nombreux rebondissements vocaux qui conduisent à une fin à grand suspense et pleine d’émotions. Epatant.
  4. « En guerre » est un film dans lequel s’affrontent la dimension humaine et la dimension économique au moment de l’annonce de la fermeture d’une usine, pourtant rentable. « En guerre » est un film coup de poing qui va crescendo jusqu’à une fin d’une radicalité extrême. Un film pour celles et ceux qui aiment la politique dans le sens étymologique du terme, à savoir le cadre général dans lequel une population est gérée par ses dirigeants.
  5. « First Man » retrace l’histoire de celui qui restera à tout jamais le plus célèbre des astronautes, Neil Amstrong. Le film prend le parti d’explorer sa part de fragilité qui va le pousser à se donner corps et âme dans cette quête lunaire. Si « First Man » est ce qu’on appelle une « grosse production », il est également un film à maints égards intimistes et le mélange des deux fonctionne fort bien. C’est sa grande force.
  6. « Girl » raconte l’histoire de Lara, 15 ans, qui rêve de devenir danseuse étoile. Mais il y a un obstacle de taille pour qu’elle y parvienne : elle est née dans un corps de garçon. L’émotion est présente tout au long du film grâce au formidable talent de Victor Polster. Il exprime avec une justesse incroyable les tourments de Lara. Ils sont magnifiés par une caméra virtuose qui filme Lara au plus près, notamment dans les scènes de danse parfaitement maîtrisées. « Girl » est ce que l’on peut appeler « un beau film ».
  7. « Moi, Tonya ». Janvier 1994, le championnat américain de patinage artistique va désigner les concurrentes qui défendront les couleurs des USA aux Jeux olympiques de Lillehammer en février. La favorite se fait agresser avec une barre de fer qui va l’empêcher de disputer la compétition. Les soupçons se tournent rapidement en direction de sa principale adversaire, Tonya Harding. Tourné sous la forme d’un docu-fiction, « Moi, Tonya » est un petit bijou de tragi-comédie à suspense. Un film passionnant et inventif.
  8. « Sauvage ». Léo est un jeune prostitué en quête d'amour, dont il a tant besoin. Cet amour, il aimerait le trouver auprès d'Ahd, également un prostitué, qui a une vision toutefois bien différente de son métier. « Sauvage » est un film par moment éprouvant. Si l’on souffre littéralement avec son héros auquel on s'attache dès la première scène, on partage également avec émotion les moments de sérénité. Félix Maritaud incarne avec une extraordinaire justesse son personnage qui évolue de manière cohérente jusqu'à la magnifique scène finale.
  9. « Première année ». Antoine recommence sa première année de médecine pour la troisième fois. Il est persuadé que c’est sa vocation. Benjamin n’est pas particulièrement motivé, mais plutôt doué. Il réalise rapidement que sa facilité pour les études ne sera pas suffisante et qu’il va devoir bosser dur. Complémentaires, Antoine et Benjamin vont unir leur destin pour tenter de passer cette première année. Porté par son remarquable duo, formé de Vincent Lacoste et William Lebghil, « Première année » est un film profondément humain.
  10. « Pupille ». Le film raconte les deux premiers mois de la vie de Théo qui est remis à l’adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. Les services de l’aide sociale à l’enfance et d’adoption prennent en charge Théo en le plaçant dans une famille d’accueil et en entreprenant parallèlement les démarches pour lui trouver, le cas échéant, une famille adoptive. « Pupille » est un film intelligent, lumineux, émouvant, sensible et délicat.
  11. « BlacKkKlansman » est une adaptation de l’autobiographie de Ron Stallworth, policier afro-américain qui au début des années 70 a infiltré le Ku Klux Klan avec l’un de ses collègues. Comment un policier noir a-t-il pu réaliser une prouesse pareille ? C’est ce que le film nous apprend dans une première partie qui s’apparente à une comédie. Puis, il devient plus dramatique, en gardant toutefois une certaine légèreté. Au final, un film qui n’a pas peur des ruptures de ton, ce qui fait sa force, et qui tient en haleine du début à la fin dans une atmosphère seventies très réussie et avec d’excellents acteurs.
  12. « Les heures sombres ». Mai 1940. Les Alliés concèdent défaites sur défaites face aux troupes nazies et plus de 300 000 soldats britanniques sont piégés à Dunkerque. C’est dans ce contexte explosif que Churchill est nommé Premier ministre. La grande force de « Les heures sombres » est d’en faire un film à suspense alors qu’on connaît déjà la fin. On pourrait craindre l’ennui durant les plus de deux heures que durent le film, mais il n’en est rien. Le mérite en revient en premier lieu à l’extraordinaire performance de Gary Oldman.
  13. « Sans un bruit ». Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui ressemblent à des fourmis géantes aveugles. Elles vous attaquent au moindre bruit. Facile d’imaginer qu’il va être compliqué pour ces parents et leurs trois enfants d’éviter tout bruit au risque d’être immédiatement tué, et encore plus spécialement quand la maman va bientôt accoucher. Réussiront-ils à s’en sortir et à trouver une solution pour se débarrasser de ces créatures maléfiques? Réponse après 90 minutes d’un suspense par moment insoutenable. Une réussite dans le genre.
  14. « Le Grand Bain ». Cinq hommes mal dans leur peau partagent leur mal-être deux fois par semaine en s’adonnant à la natation synchronisée, sport féminin par excellence. Ils se moquent des railleries dont ils sont l’objet, car ensemble ils vont trouver un but qui va les mener bien plus loin qu’ils avaient pu l’imaginer. La grande force du film est de ne jamais être ridicule, alors qu’il aurait été si facile de l’être avec un sujet pareil. Un film très touchant dans lequel on plonge avec bonheur entre drame et comédie.
  15. « Amanda ». Suite au décès brutal de sa sœur dont il est très proche, David, 24 ans, se retrouve en charge de sa nièce de 7 ans. Ce dernier sera-t-il capable non seulement de faire face à ce défi de devenir « père » malgré lui, mais aussi de surmonter et de faire surmonter à sa nièce la perte de l’être cher ? Film sur la construction et la reconstruction, « Amanda » est un long-métrage plein de douceur, de bienveillance, de justesse et de délicatesse. En un mot, émouvant.
  16. « 3 Billboards » Mildred Hayes, lassée que l’enquête sur la mort de sa fille violemment assassinée n’avance pas, décide un beau jour de louer 3 panneaux publicitaires immenses et abandonnés à l’entrée de la ville afin d’interpeller la police sur son inaction. Oscillant entre tragédie et comédie, « 3 Billboards » est parfois déroutant, jamais ennuyeux malgré son rythme relativement lent et, au final, souvent jouissif.
  17. « God’s Own Country ». Fils d’un fermier handicapé, Johnny se retrouve à devoir gérer seul le domaine familial. Frustré par cette vie très dure, il se saoule tous les soirs et connaît des aventures sans lendemain avec des inconnus. Mais quand Georghe débarque à la ferme pour donner un coup de main, Johnny va alors éprouver des sentiments jamais ressentis auparavant. « God’s Own Country » invite le spectateur à partager l’univers des deux hommes grâce à une caméra toujours installée entre les personnages pour qu’ils ne puissent jamais se soustraire au regard de celui-ci. Pari totalement réussi grâce à deux acteurs bouleversants de vérité.
  18. « Ocean’s 8 ». « Spin-off » de la série à succès « Ocean’s 11, 12, 13 », on y retrouve les mêmes éléments qui ont fait le succès de la série : humour, mise en scène énergique, rythme, raffinement, surprises de dernière minute, entre autres. Il y a toutefois une grande différence : les héros sont remplacés par des héroïnes et on n’y perd pas au change. C’est glamour, stylé et élégant, mais pas gratuit car s’inscrivant parfaitement dans l’esprit du film. On ne s’ennuie pas une seconde, un divertissement très plaisant.
  19. « Mission: Impossible ». Rares sont les séries qui ne s'essoufflent pas déjà au deuxième épisode, alors quand on en est au sixième…Pourtant, « Mission: Impossible » échappe à cette règle. Ce sixième opus est sans doute plus dramatique que les précédents, Ethan Hunt se retrouvant à plusieurs reprises confronté à son passé et à ses sentiments. Cela n'empêche toutefois pas des notes d'humour, également caractéristiques de la série. Tom Cruise est fidèle à lui-même et toujours très crédible dans son rôle. On ne voit pas passer les 2h30 du film, c'est tout dire.
  20. « Les Indestructibles 2 ».  Le soin apporté aux relations familiales, en toute simplicité et sans aucune mièvrerie, est indéniablement la grande réussite du film. Les personnages sont crédibles dans leur univers de science-fiction. On rit souvent avec une mention toute particulière au génial bébé Jack-Jack craquant, espiègle et très drôle. Le scénario a la bonne idée d’inverser les rôles « habituels », puisque c’est madame qui va sauver le monde pendant que monsieur s’occupe tant bien que mal de la famille et doit mettre son ego de côté. Un très bon divertissement destiné à un large public.

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Commentaires

  • Que de films à succès, d’amour, joie et drôlerie pour 2019:)

    Bonne Année à vous Didier Bonny.

  • Merci! Très belle année à vous aussi!

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