09/01/2019

Du grand au petit écran : « Moi, Daniel Blake », une Palme en or massif

CE0A1D42-622C-49A9-86CD-D5BCFE2B3695.jpegKen Loach a eu raison de revenir sur la décision qu’il avait prise de ne plus faire de film après Jimmy’s Hall, car « Moi, Daniel Blake » est une incontestable réussite dans la filmographie du réalisateur anglais. Récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes 2016, « Moi, Daniel Blake » a pour thématique principale le poids d’une administration qui au lieu de venir en aide à ses administrés ne fait que de les enfoncer toujours plus dans la précarité.

C’est ainsi que l’on suit les déboires de Daniel Blake qui se voit refuser une rente invalidité après un grave accident cardiaque. Il se retrouve dès lors condamner à s’inscrire au chômage pour toucher des indemnités et à faire des recherches d’emploi alors qu’il a l’interdiction de ses médecins de travailler. Une situation absurde qu’il essaye d’expliquer à des fonctionnaires s’accrochant à leur règlement comme à une bouée de sauvetage et qui ne veulent rien entendre. C’est au cours d’un de ces rendez-vous à l’office du chômage que Daniel Blake va faire la connaissance d’une jeune mère de famille de deux enfants, dans une situation tout aussi précaire que lui, et qu’une forte relation de solidarité va s’instaurer entre eux.

On peut, certes, reprocher au film son côté un brin démagogique et un peu trop manichéen – les fonctionnaires, à l’exception d’une, sont tous des méchants et les pauvres tous des gentils – mais c’est bien le seul reproche qu’on puisse lui faire. « Moi, Daniel Blake » est émouvant, bouleversant même, il dénonce avec force un système dénué de toute humanité et qui dérape. La mise en scène est d’un grand réalisme avec des scènes très variées qui donnent de l’épaisseur à l’histoire et les dialogues sont percutants. Le tout est joué par des acteurs formidables qui vous touchent jusqu’à en avoir les larmes aux yeux.

5 étoiles. « Moi, Daniel Blake ». RTS DEUX, jeudi 10 janvier, 21h05.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

11:38 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Très bon film! Mais une fin trop abrupte! L’Office de chômage porte une lourde responsabilité sur sa mort et aucune suite....... Une conclusion qui vous charge encore plus contre l’injustice de l’administration!
C’est joué avec un tel naturel que je croyais - en tout début jusqu’à son nom qui me disait quelque chose :) - un documentaire! Un sujet que bien des gens ont connu et/ou connaissent à nos jours, et qui n’est hélas pas spécifique qu’aux Anglais.

Et voilà que « 120 secondes «  me fait - après la tristesse - rire aux larmes:))))))

Écrit par : Patoucha | 11/01/2019

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