Du grand au petit écran : « Spider-Man : Homecoming », « Chocolat », «Whiplash » et Deneuve

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IMG_5504.jpgVoilà dix-sept ans que l’Homme-Araignée tisse sa toile sur le grand écran : première apparition en 2002 avec l’excellent film de Sam Raimi qui sera suivi de deux autres qui donneront eux-mêmes naissance à deux nouveaux, qui n’ont rien à voir avec les précédents, et qui finiront par accoucher d’une apparition de Spider-Man dans « Captain America – Civil War ».

C’est dans ce contexte cinématographique pour le moins complexe que s’inscrit « Spider-Man : Homecoming ». Le célèbre héros a désormais 15 ans (!), avec ses problèmes d’adolescent pubère pas intéressants pour deux sous, l’occasion de tout recommencer avec un mentor qui se nomme Iron Man bien décidé à ne pas (trop) faciliter la vie de l’apprenti Homme-Araignée pour devenir un Avenger à part entière.

Cette troisième renaissance de Spider-Man est à la hauteur concernant les effets spéciaux et quelques scènes d’action sont réussies, notamment celles avec le Vautour interprété par un Michael Keaton convaincant. Il y a aussi parfois de quoi arracher quelques sourires. Mais ce super-héros-apprenti-qui-se-cherche, avec pourtant une combinaison qui ressemble à s’y méprendre à l’armure d’Iron Man, met à mal la légende de l’Homme-Araignée et finit même par agacer. On peut également ajouter qu’il y a un sacré coup de mou au milieu du film, heureusement le dernier tiers est plus réussi.

Ce « teen movie » plaira donc sans doute au public adolescent à qui il est destiné, les plus âgés risquant fort d’être déçus par ce bébé-araignée qui, on l’espère, aura pris de la maturité lors de son retour sur les écrans cet été.

2 étoiles. « Spider-Man : Homecoming ». RTS DEUX, vendredi 15 février, 20h55.

IMG_5507.jpgL’histoire débute en 1976 au moment où Agnès Leroux rentre d’Afrique auprès de sa mère après l’échec de son mariage. Elle tombe follement amoureuse de Maurice Agnelet, avocat au service de sa mère, et est prête à tout faire pour lui. C’est ainsi qu’il la convint de voter contre sa mère au Conseil d’administration qui perd ainsi le contrôle du casino au profit de la mafia.

Délaissée petit à petit par Maurice Agnelet, qui ne l’a jamais aimée, Agnès fait une tentative de suicide avant de disparaître en novembre 1977. Le corps ne sera jamais retrouvé. Persuadée que Maurice Agnelet a tué sa fille, Renée Leroux, mènera pendant des décennies un combat avec la justice pour faire condamner le supposé meurtrier d’Agnès…

Un peu lent à démarrer, le film va crescendo. Le spectateur est au fur et à mesure que l’action avance de plus en plus partie prenante du drame qui se déroule devant lui. Les acteurs principaux n’y sont bien évidemment pas pour rien. Catherine Deneuve est, comme d’habitude ou presque, impériale aussi bien comme patronne de casino que comme mère à la poursuite de la vérité. Il faut la voir vieillie, claudicante, avec le masque de celle qui s’est battue pendant plus de 30 ans pour faire condamner celui qu’elle pense être le responsable de la mort de sa fille,  du grand art !

3 étoiles. « L’homme qu’on aimait trop ». France 3, lundi 11 février, 21h00.

IMG_5505.jpgL’histoire vraie du premier artiste noir de la scène française au tournant du 19ème et 20ème siècle vaut la peine d’être vue pour plusieurs raisons.

Tout d’abord parce qu’Omar Sy est excellent dans son rôle de clown fils d’esclave qui va connaître la gloire, tout en devant affronter le racisme ordinaire de cette époque, avant de retourner dans l’anonymat. Ensuite parce que son partenaire, James Thiérrée, le petit-fils de Charlie Chaplin, est encore meilleur dans le rôle de Footit. Danseur, acrobate et musicien, c’est à lui que le réalisateur Roschdy Zem a confié l’élaboration des numéros très réussis. La complicité des deux acteurs crève l’écran et dégage force, énergie et émotion que cela soit dans les moments comiques ou tragiques. Enfin parce qu’au-delà de ses deux acteurs principaux, les seconds rôles sont à la hauteur ainsi que les décors, les costumes, la photographie et la mise en scène.

Certes, le film n’est pas exempt de petits défauts à l’image d’une deuxième partie qui manque un peu de rythme. On aurait aussi voulu en savoir un peu plus sur les personnages de Footit et Marie, la femme qui resta aux côtés de Chocolat pendant toute sa vie, et sur les années qui le séparent entre sa gloire et sa mort. Des reproches qui ne sauraient toutefois gâcher la réussite globale du film.

4 étoiles. « Chocolat ». M6, mardi 12 février, 21h00.

IMG_5506.jpgLe titre, qui fait référence à un morceau de musique de jazz, donne plutôt envie d’aller voir ailleurs. Grave erreur ! L’histoire de ce professeur de musique hyper exigeant à en être carrément sadique avec le nouveau jeune batteur de l’orchestre est remarquable par l’intensité qu’elle dégage du début à la fin. Jusqu’où Andrew (Miles Teller) acceptera-t-il d’être rabaissé et humilié par son professeur pour réaliser son rêve de devenir un musicien d’exception ? Quelle limite Fletcher (J.K. Simmons) est-il prêt à dépasser pour pousser son élève dans ses derniers retranchements pour qu’il donne plus que le maximum de lui-même ? Cette limite existe-t-elle ?

Le film est porté par deux acteurs exceptionnels, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard et un montage tiré au cordeau. Le face à face entre le professeur et son élève atteint par moment des sommets d’intensité incroyables avec en particulier un dernier quart d’heure qui vous laisse scotché sur votre fauteuil au moment du générique de fin. A ne pas manquer si vous ne l’avez pas encore vu lors de précédentes diffusions.

5 étoiles. « Whiplash ». TCM Cinéma, vendredi 15 février, 20h45.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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