20/03/2019

« Mon bébé » : formidable Sandrine Kiberlain (et 8 films à l’affiche)

IMG_5676.jpgGrand Prix au Festival du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez, « Mon bébé » est directement inspiré de la réaction que la réalisatrice, Lisa Azuelos, a eue au moment où sa fille a décidé d’aller poursuivre ses études au Canada.

Et pour que l’inspiration soit totale, c’est sa propre fille, Thaïs Alessandrin, qui incarne à l’écran Jade, la « petite dernière » qui va bientôt partir pour aller étudier à l’étranger. Son frère et sa sœur aînés ayant déjà quitté le cocon familial, Héloïse, la mère divorcée depuis belle lurette et aux relations sans lendemain ou presque, n’a pas d’autre choix que d’affronter cette séparation qui s’annonce.

A partir de cette trame on ne peut plus simple, et qui ne réserve guère de surprises en cours de route, Lisa Azuelos réalise pourtant un film au charme certain grâce, d’une part, à un montage habile et fluide entre les scènes qui montrent Jade enfant et celles où elle est devenue une jeune femme et, d’autre part, grâce à Sandrine Kiberlain qui porte le film sur ses épaules.

En effet, elle est à la fois drôle, et même par moment hilarante, touchante, exubérante, agaçante, émouvante, liste non exhaustive. Elle est à tel point indispensable au film que dès qu’elle n’est plus à l’écran, « Mon bébé » connaît des coups de mou, qui heureusement ne durent jamais longtemps, avec des scènes pas indispensables. Au final, une comédie familiale enjouée, avec juste ce qu’il faut de nostalgie, qui se laisse voir avec plaisir. (3 étoiles)

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17/03/2019

Un référendum aux arguments scandaleux !

54255358_635313473576046_1604573853068034048_n.jpgDans notre démocratie, chaque loi peut être attaquée par un référendum et c’est très bien ainsi. Par contre, utiliser des arguments malhonnêtes pour parvenir à ses fins est scandaleux.

C’est pourtant ce que fait l’UDF (Union Démocratique Fédérale), parti anecdotique et très conservateur d’inspiration chrétienne, qui a lancé un référendum contre la révision de la norme pénale antiraciste (article 261bis du Code pénal) qui inclue dorénavant l’orientation sexuelle, mais malheureusement pas l’identité de genre. C’est ainsi que les crimes, les délits de haine et les discriminations dont sont encore trop souvent victimes les personnes homosexuelles et les bisexuelles seront poursuivis.

L’UDF est un parti qui s’oppose systématiquement à toutes les avancées en lien avec l’égalité des droits pour les personnes lesbiennes, gay, bi et trans (LGBT) et pour tenter d’obtenir les 50 000 signatures nécessaires à l’aboutissement du référendum, elle n’hésite pas dans son argumentaire à détourner l’objectif de la loi en prétendant que « la protection des minorités n’a pas besoin de censure. Au lieu de criminaliser des opinions légitimes et de risquer des vagues de plaintes, disons non à cette loi de censure inutile ! »

Insulter des personnes en raison de leur orientation sexuelle est donc une opinion légitime pour l’UDF et ne pas la permettre relèverait de la censure !

A vomir.

Le parti met d’ailleurs le mot « censure » en avant sur les feuilles de signatures de telle manière à tromper les personnes qui ne seraient pas très attentives à ce qu’elles signent, comme cela a été rapporté à différentes associations LGBT. Attention donc jusqu’au 8 avril, date de fin du délai référendaire, à ne pas signer par inadvertance ce référendum qui, espérons-le, finira à la poubelle !  

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14/03/2019

Une fonction exposée et indispensable

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Concernant les candidatures à la candidature au Conseil administratif de la Ville de Genève, on peut lire sous la plume de Pascal Décaillet dans le GHI de cette semaine que chez les Verts « il sera bientôt plus simple de dénombrer les membres de ce parti n’étant pas candidats, que les postulants. » Ces propos, connaissant le journaliste indépendant genevois, ne sont bien évidemment pas à prendre au premier degré.

Ils me permettent toutefois, en tant que co-président des Verts Ville de Genève, de saluer les 3 femmes et 5 hommes, qui représentent moins de...2% des membres de la section, qui sont prêt.e.s à assumer sous les couleurs vertes la fonction très exposée et indispensable de Conseiller.ère administratif.ive de la Ville de Genève.

Et encore plus spécialement lors de la prochaine législature où rien ne leur sera pardonné après l’épisode des notes de frais! 

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02/03/2019

Du grand au petit écran : « A United Kingdom », une histoire porteuse d’espoir

IMG_5651.jpgUn film qui, une fois de plus, démontre que la réalité dépasse la fiction, puisqu'il raconte l'histoire vraie d'un couple qui grâce à son amour indéfectible a renversé des montagnes. Un destin incroyable pour deux personnes assurément hors du commun.

Londres 1947. Sereste Khama, héritier du trône du Bechuanaland (Botswana actuel), un protectorat britannique, et Ruth Williams, tombent follement amoureux l'un de l'autre. Mais tout s'oppose à leur amour : leur couleur de peau, leur famille, les lois ségrégationnistes et un contexte géopolitique très défavorable. Mais malgré ces obstacles de taille, le couple n'a pas l'intention de reculer et va se battre contre vents et marées pour défier les diktats de l'apartheid.

« A United Kingdom » peut être qualifié de « beau film » : mise en scène soignée, images superbes - le contraste entre la ville de Londres grise et le Bechuanaland à la terre ocre couleur de feu est saisissant - moments d'émotions, acteurs excellents, bref du bel ouvrage. Un peu trop sans doute. Le film manque en effet de folie et par moment d'énergie. Mais pas de quoi toutefois passer son chemin, car l'histoire qu'il raconte est édifiante et pleine d'espoir pour notre monde qui a toujours et encore beaucoup de peine à accepter la différence.

3 étoiles. « A United Kingdom ». RTS UN, lundi 4 mars, 20h45.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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01/03/2019

« Jusqu’à la garde » : un drame qui prend à la gorge (et 7 films à l’affiche)

IMG_5636.jpgLes films qui vous laissent KO debout à la fin de la projection ne sont pas si nombreux. « Jusqu’à la garde » en fait partie. Sorti il y a une année dans un relatif anonymat, le premier film de Xavier Legrand a été mis sous les feux des projecteurs à l’occasion de la récente remise des César où il a obtenu 4 récompenses dont celles très convoitées de « meilleur film » et « meilleure actrice » pour Léa Drucker.

Grâce à cette reconnaissance de la profession cinématographique française, « Jusqu’à la garde » est ressorti sur les écrans genevois cette semaine donnant ainsi l’occasion à celles et ceux qui l’avaient manqué de se rattraper. J’en faisais partie ayant trop tardé à aller voir un film au sujet difficile : les violences domestiques.

Dès la première scène, qui dure une dizaine de minutes et magistralement filmée en gros plan, la tension est palpable : Miriam et Antoine Besson font face à la juge qui doit décider si elle accèdera à la demande de garde partagée du père pour leur fils Julien âgé de 11 ans alors que Miriam l’accuse d’être violent. Obligé finalement par la juge à voir son père un week-end sur deux, Julien va tout faire pour empêcher son père de s’approcher de sa mère quitte à essuyer les foudres de ce dernier.

Drame qui prend au fur et à mesure que l’intrigue avance des allures de thriller, « Jusqu’à la garde » prend petit à petit à la gorge et la serre de plus en plus jusqu’à un final qui, logiquement, laisse sans voix et sans souffle. Un film coup de poing, sur une réalité endurée hélas par de trop nombreuses familles, qui doit beaucoup à sa mise en scène qui met constamment le spectateur sous tension et à ses trois interprètes principaux – Léa Drucker, Denis Ménochet (à l’affiche actuellement de « Grâce à Dieu » où il est également remarquable) et le jeune Thomas Gioria – bouleversants de vérité. (5 étoiles)

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