• « Avengers : Endgame » : « best of » héroïque (et 6 films à l’affiche)

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    IMG_6004.jpgPeu emballé par « Avengers : Infinity War » (1), je suis pourtant allé voir la suite et fin « Avengers : Endgame ». Masochisme ? Et ce d’autant plus quand on sait que le film dure…3 heures ? Plus simplement curiosité en me disant que ça pouvait difficilement moins me plaire que l’épisode précédent. Pari gagné, car le 22ème et dernier film de la saga Marvel (on a peine à y croire…) retrouve ce qui lui manquait cruellement dans l’opus précédent : sa dimension humaine.

    Rappelons qu’à la fin de « Avengers : Infinity War », le terrifiant Thanos avait anéanti la moitié de l’univers et donc 50% des Avengers. Celles et ceux qui ont survécu (Iron Man, Ant Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow pour n’en citer que quelques-uns) cherchent alors une solution pour voyager dans le temps et tenter d’annuler le claquement de doigt de Thanos, qui a conduit à la disparition de la moitié de l’humanité, en récupérant les Pierres de l’Infini. Une mission ardue même pour nos superhéros qui ne sortiront pas tous indemnes de cette ultime aventure.

    Le film comporte trois parties et un épilogue. La première se concentre sur le deuil des Avengers qui ont survécu et qui tentent de réagir. Elle est un peu longue, mais parfois touchante et drôle, la palme revenant à Thor devenu l’ombre de lui-même. La deuxième partie est consacrée au voyage dans le temps. Cette remontée dans le passé permet des rencontres inattendues plutôt réussies et tient la route du point de vue du scénario malgré la multiplication des lieux où se déroule l’action. Le rythme est soutenu.

    Quant à la troisième partie, elle fait feu de tout bois avec un déluge d’excellents effets spéciaux et de superhéros et d’omniprésentes superhéroïnes. Hélas, le combat, comme c’est trop souvent le cas dans ce genre de film, s’éternise à force de vouloir en mettre plein la figure au spectateur et sa conclusion est tirée par les cheveux. Mais reconnaissons toutefois que l’issue de la bataille n’est pas forcément celle qu’on attendait. Elle débouche sur un épilogue qui laisse la place à la nostalgie pour celles et ceux qui ont suivi de près, ou en tout cas de pas trop loin, au cours de ces dix dernières années les superhéros de l’Univers Cinématographique Marvel.

    Un dernier épisode en forme de « best of » qui n’est pas sans défaut, mais qui se laisse voir avec un certain plaisir. (3 étoiles)

    (1) http://independance.blog.tdg.ch/archive/2018/05/10/avengers-infinity-war-une-surenchere-qui-paye-292035.html

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  • Pride 2019 à Genève: « Défilement de dégénérés mentaux »

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    IMG_5989.JPGL’aboutissement du référendum de l’UDF contre la loi qui étend la norme pénale antiraciste aux actes homophobes a un « bon » côté: il a permis à celles et ceux qui se berçaient d’illusions de prendre conscience que rien n’est jamais acquis en matière de lutte contre l’homophobie en Suisse.

    Pour illustrer ce propos, il suffit de lire ci-dessous un texte, fautes de français comprises, publié sur le site internet d’un mouvement patriotique qui fait froid dans le dos. Il est en relation avec la Pride 2019 qui aura lieu à Genève le 6 juillet (https://www.genevapride.ch/).

    Ce texte démontre une fois de plus que, d’une part, les marches des fiertés sont toujours d’actualité 50 ans après les émeutes de Stonewall (https://fr.wikipedia.org/wiki/Émeutes_de_Stonewall) et que, d’autre part, l’extension de la norme pénale antiraciste aux actes homophobes est une nécessité, car la liberté d'expression ce n’est pas pouvoir insulter qui je veux, quand je veux! Soyons toutes et tous nombreuses et nombreux à le dire haut et fort le 6 juillet prochain!

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  • « La lutte des classes »: au final, décevant (et 5 autres films à l’affiche)

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    1FFBD599-AFA5-495C-AFFE-47F6E896A4B4.jpegÀ en croire la bande-annonce, « La lutte des classes » s’annonçait comme un film à haut potentiel comique. Et tel est bien le cas dans une première partie plutôt réussie où l’on rit de bon cœur aux (més)aventures de Sofia et Paul qui décident de s’installer dans une petite maison de la banlieue parisienne qui a toujours fait rêver Sofia quand elle habitait enfant dans ce quartier à la population essentiellement émigrée.

    Devenue avocate, elle a épousé un batteur punk-rock qui a une certaine tendance à se laisser vivre et à ne rien aimer. Leur fils Corentin fréquente l'école publique du quartier. Mais quand ses copains partent les uns après les autres dans le privé et que Corentin semble en souffrir, les certitudes de ses parents sur les bienfaits de l’école publique vacillent. Et le film avec.

    En effet, les scènes cocasses du début (l’exercice « intrusion » à hurler de rire grâce à Baya Kasmi professeure qui utilise un langage absolument pas en rapport avec la situation ou encore la tentative d’inscription dans une école catholique) laissent petit à petit la place à une comédie sociale qui tourne en rond et oscille entre bons sentiments et critique d’une société qui aurait tout à gagner à vivre ensemble, à l’image d’une fin qui atteint des sommets de ridicule. Décevant. (2 étoiles)

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  • « Mon inconnue » : à découvrir (et 7 films à l’affiche)

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    IMG_5867.jpgLes comédies romantiques trainent derrière elles la réputation d’être la plupart du temps, au mieux, « gentillettes » et, au pire, nulles. Et il faut bien dire que cette réputation, à quelques exceptions près, n’est pas vraiment imméritée. Autant le dire tout de suite, « Mon inconnue » fait partie des exceptions.

    Hugo Gélin, le réalisateur avait pour ambition de raconter une histoire « dont la part fantastique est très réaliste. Ainsi parler des choses les plus simples et les plus humaines qui soient prend une ampleur et une dimension particulièrement cinématographique. Le challenge était donc de faire adhérer le spectateur à cette part surnaturelle, de le surprendre et de l’entraîner plus loin. »

    Pari réussi, car l’histoire de Raphaël, auteur de science-fiction à succès, qui se retrouve plongé du jour au lendemain dans un monde parallèle où il est un « simple » professeur de lettres et n’a jamais rencontré sa femme qui est, par effet de miroir, une pianiste célèbre, est la plupart du temps jubilatoire.

    Le scénario est intelligent, à part quelques petites facilités, notamment vers la fin, mais c’est aussi ce qui donne le label « comédie romantique » au film, on rit souvent de bon cœur, les dialogues sont percutants, il y a de l’émotion, la réalisation est convaincante et les trois acteurs principaux (le craquant François Civil, la délicate Joséphine Japy et le drôlissime Benjamin Lavernhe) sont excellents. De quoi passer un très bon moment et sortir de la salle avec la banane. (4 étoiles)

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  • Je suis en colère !

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    Le Tribunal fédéral a donc annulé la votation de février 2016 sur l’initiative du PDC « contre la pénalisation du mariage ». Et ce n’est pas cette décision qui me met en colère, car elle est parfaitement compréhensible.

    Ce qui me met en colère, c’est l’erreur monumentale du Conseil fédéral qui avait prétendu que seulement 80 000 couples mariés étaient pénalisés par l’impôt fédéral direct alors qu’ils étaient en fait 704 000 !

    Ce qui me met en colère, c’est le texte de l’initiative du PDC qui sous couvert d’égalité fiscale en précise que le mariage est l’union entre un homme et une femme.

    Ce qui me met en colère, c’est la décision du parlement d’avoir validé cette initiative qui ne respecte de toute évidence pas l’unité de la matière.

    Ce qui me met en colère, c’est que sans cette définition du mariage, et malgré l’énorme erreur du Conseil fédéral, cette initiative aurait obtenu un score record et qu’aujourd’hui les couples mariés discriminés en profiteraient déjà.

    Ce qui me met en colère, c’est toute l’énergie mise en vain dans la bataille pour que cette initiative soit refusée afin de ne pas bloquer pour longtemps le mariage civil pour toutes et tous. Et je ne parle même pas de l’argent gaspillé.

    Ce qui me met en colère, c’est que la décision du parlement sur le mariage civil pour toutes et tous sera inévitablement retardée même si on peut espérer qu’une solution soit trouvée pour que le peuple ne revote que sur la partie fiscale de l’initiative ou que le parlement vote rapidement une loi dans ce sens.

    Ce qui me met en colère, c’est qu’après l’aboutissement lundi du référendum contre l’extension de la norme pénale anti-raciste à l’orientation sexuelle, il faut deux jours plus tard se rendre à l’évidence que chaque pas dans notre pays en direction de l’égalité des droits pour toutes et tous est incroyablement difficile.

    Mais ce moment de colère passé, je continuerai de lutter pour qu’un jour toutes les citoyennes et citoyens de ce pays soient sur le même pied d’égalité !

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