Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie

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957813CF-27B2-4AA1-855E-D9A0263BD64A.jpeg17 mai 1990 – 17 mai 2019. Il y a 29 ans l’OMS retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Et depuis 14 ans, le 17 mai est la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie afin de commémorer cette avancée pour les droits humains, mais aussi pour se rappeler qu’aujourd’hui encore 73 Etats condamnent l’homosexualité et qu'elle est passible de la peine de mort dans 13 pays. A ce propos, on se rappelle que très récemment le sultan de Brunei, sous la pression internationale, a suspendu la lapidation des homosexuel.le.s.

De nombreuses et nombreux personnes homosexuelles et transgenres sont victimes dans le monde d’actes d’une violence inouïe pouvant conduire jusqu’à la mort et cela même dans des pays où les droits pour les personnes LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) sont reconnus.

L’évolution des mentalités est lente et chaque pas en direction de l'égalité des droits pour toutes et tous est souvent un combat, même dans des pays où l'acceptation sociale des personnes LGBT est plutôt bonne, comme c'est le cas en Suisse. L'exemple de l'aboutissement du référendum de l'UDF contre l'extension de la norme pénale antiraciste aux actes homophobes en est malheureusement une preuve éclatante, tout comme l'attente interminable pour l'instauration du mariage civil pour toutes et tous.

C'est en raison de ces lenteurs législatives que la Suisse est classée seulement en 27ème position (en perte de 5 places par rapport à 2018) sur 49 classés de l'index Rainbow Europe avec un score de 29% contre 90% à Malte qui occupe la tête de ce classement. La législation helvétique comporte des manques dans les domaines de l’égalité/non-discrimination, de la famille (pas de mariage égalitaire, restrictions à l’adoption, interdiction de la PMA pour les couples de femmes), de la protection contre les actes homophobes et transphobes, de l’autodétermination des personnes trans* et dans la politique d’asile.

C'est pourquoi la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie est une nécessité. Elle rappelle non seulement que vivre en tant qu'homosexuel.le ou trans* est trop souvent un combat de tous les jours pour être soi-même, parfois même au risque de sa vie, mais qu'aussi en matière d'égalité des droits il y a encore bien du chemin à parcourir, notamment en Suisse où il y a un sérieux retard.

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Commentaires

  • J'adhère à la lutte contre l'homophobie. J'encourage toutes les personnes, concernées ou pas, mais qui y adhèrent aussi, car la bataille est loin d'être gagnée, mais ensemble, on vaincra!

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