Multiplication urgente de petits ruisseaux

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IMG_3833.JPGLes émissions de CO2 ont augmenté de 2% dans le monde en 2018, la hausse la plus forte observée depuis 2011. Cette mauvaise nouvelle est passée totalement inaperçue en Suisse la semaine dernière. Elle a été mise en avant dans un rapport sur l’énergie du…géant pétrolier BP. Ses conclusions vont dans le même sens que celles qui ont été faites en 2018 par l’agence internationale de l’énergie qui révélait que les émissions mondiales de CO2 liées à la production et à la combustion de toutes les énergies avaient progressé de 1,7%.

Cette augmentation record est due à une demande énergétique en progression de 2,9% en une année. Si 14,5% de cette augmentation a été couverte par des énergies renouvelables, ce qui est une bonne performance par rapport aux autres années, il n’en demeure pas moins que l’équilibre entre les différentes sources d’énergie reste inchangé dans le monde. Les Etats-Unis, la Chine et l’Inde représentent à eux trois plus des deux tiers de la croissance mondiale de la demande en énergie.

Pourquoi une telle augmentation des émissions de CO2 en 2018 alors qu’elle avait progressé lentement, voire stagné, depuis sept ans ? Elle serait due, selon le rapport BP, au dérèglement climatique, lui-même dû au taux de CO2 dans l’air, qui a comme conséquence une augmentation du nombre de jours très froids et très chauds entraînant une demande accrue de climatisation et de chauffage. Un cercle vicieux infernal qui mène droit à la catastrophe.

Il est donc une fois de plus urgent d’agir au niveau mondial pour limiter les émissions de CO2 et sauver notre planète. Le Conseil des Etats aura l’occasion en septembre de montrer l’exemple en repêchant la loi sur le CO2 qui avait été rejetée par le Conseil national et qui contenait, notamment, une proposition de taxe environnementale sur les billets d’avion. Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières, mais dans le cas d’espèce il est urgentissime qu’ils se multiplient avant qu’il ne soit trop tard !

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Commentaires

  • Vos chiffres sont des fake news, et votre explication chauffage/clim juste risible tellement elle est téléphonée! Etonnant que vous puissiez croire à ces bêtises. Par ailleurs, plus de CO2, sans lequel il n'y aurait pas de vie, égale plus de zones vertes et plus de cultures. On pourra même gagner sur le désert! Qui est perdant? Et bien, les oiseaux de mauvais augures comme vous, qui préfèrent jouer aux pères fouettards plutôt que voir le côté positif du réchauffement, nettement plus important que son éventuel côté négatif!
    Cordialement, Jacques Louis Davier

  • "Agir au niveau mondial", c'est ce que j'appelle de la naïveté, même si c'est nécessaire.
    L'occidental devrait apprendre enfin, que si nous sommes tous humain, nous sommes tous différent. Un occidental, n'est pas un chinois. japonais ou indien.

    Croire que la Suisse puisse avoir de l'influence, c'est ne pas comprendre la planète. La Chine et l'Inde luttent plus pour l'excès de pollutions dans les villes que pour le climat.

    Il faut rayé le mot mondial du vocabulaire. Tel Noé, seul un nombre restreins de pays s'y attèlent sous l'indifférence des autres pays, voir sous la moquerie.

    Contentons-nous de la Suisse, de l'Europe. Préparons-nous en parallèle, à des scénarios possibles comme le manque d'eau. La Suisse qui encourage l'augmentation de population féroce, n'a pas de leçon à donner sur l'écologie, au contraire.

    Faisons de l'Europe une région où tout est fait pour le bien-être du citoyen. C'est par ce biais que d'autres pays suivront.

    Je suis réaliste, la lutte mondiale pour le climat est une utopie. La mollesse des Etats européens, ne peut être un exemple qui peut changer la donne au plan mondial, encore moins l'exemple hypocrite la Suisse et de Genève.

    Le bien-être rend jaloux. Pour convaincre, des villes silencieuse sans pollutions sont plus efficaces en terme de communications que de la diplomatie.

  • Motus à raison, il faut se préparer aux conséquences de l'inéluctable réchauffement climatique.

    Et éviter de déconner en prônant des véhicules électriques polluants branchés sur des dangereuses centrales nucléaires produisant des déchets dont on ne sait que faire.

    La Suisse ne peut pas prendre de mesures importantes, où alors elle condamnera sa population à subir des inconvénients à raison du gaspillage de ressources financières et d'une perte de compétitivité, tant il est vrai que l'Inde la Chine, par exemple, se foutent de votre CO2-Phobie et, à vrai dire, en tire parti.

    La taxe que vous appelz de vos voeux n'aura pour effet que de faire rouler les bus macrons, les voitures, et les trains à énergie nucléaire.

    Pourquoi donc favoriser le nucléaire ?

  • "Les émissions de CO2 ont augmenté de 2% dans le monde en 2018, la hausse la plus forte observée depuis 2011. Cette mauvaise nouvelle"
    Excellente nouvelle au contraire. La vie n'a jamais été autant foisonnante que quand le taux de CO2 était le triple de celui d'aujourd'hui. Nos éléphants sont ridiculement petit comparés à certains dinosaures.
    Mais sans doute préférez-vous voir la Suisse entièrement recouverte par des glaciers comme il y a quelques milliers d'années?

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