Du grand au petit écran : Des singes humains et un clown maléfique

Imprimer

IMG_8255.jpgDans le volet final de cette trilogie débutée en 2011, César, leur très charismatique chef, doit défendre les Singes contre une armée humaine prête à tout, y compris à sacrifier les siens, pour les exterminer. De l’issue de cet affrontement dépendra non seulement la survie de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète. « La Planète des Singes – Suprématie » est un film sombre. Le film donne une large place aux démons intérieurs qui agitent non seulement César, qui tente toujours de faire la part des choses entre le bien et le mal malgré le drame personnel qu’il endure au début du film, mais aussi le Colonel à la personnalité bien plus complexe qu’il en a l’air.

Cette approche psychologique intéressante, déjà bien présente dans l’épisode précédent, a pourtant son revers de la médaille : elle ralentit par moment trop l’action. En effet, si le début du film est très réussi, son milieu connaît un sacré coup de mou. Heureusement, la dernière partie est un bon équilibre entre psychologie et action. Dommage donc que « La Planète des Singes – Suprématie » pêche par sa longueur (2h20) et quelques invraisemblances scénaristiques, car autrement c’est un film de qualité : les effets spéciaux sont toujours aussi bluffants – les singes sont plus…humains que jamais avec un jeu du regard des acteurs formidable, mention particulière à Andy Serkis dans le rôle de César – les décors, la photographie, la bande-son et bien évidemment la mise en scène sont remarquables.

3 étoiles. « La Planète des Singes – Suprématie ». RTS UN, lundi 2 septembre, 20h45.

IMG_8253.jpgL’adaptation du roman de Stephen King « It » sur grand écran, il y en a déjà eu une pour le petit dans les années 90 sous la forme d’une mini série, était forcément très attendue par les amateurs de film d’horreur. L’histoire de ce terrible prédateur ayant la capacité de modifier son apparence physique, avec tout de même une prédilection pour celle de clown pour mieux attirer les enfants qui sont sa cible, allait-elle pouvoir encore effrayer un public a priori de connaisseurs ?

Objectif atteint grâce à des effets spéciaux très réussis qui occupent leur juste place, une photographie parfaite, une bande sonore irréprochable que ce soit au niveau des effets ou de la musique, une excellente direction d’acteurs – les sept jeunes acteurs sont tous crédibles – et un scénario intelligent qui tient en haleine la plupart du temps.

En effet, après un départ très réussi qui donne bien le ton du film (relations humaines, humour et bien sûr ambiance angoissante), « Ça » peine en effet un peu par la suite à prendre son rythme, mais ce n’est que pour mieux rebondir dans une deuxième partie d’une rare intensité. Un film qui ravira sans aucun doute les amateurs du genre.      

4 étoiles. « Ça ». RTS UN, nuit du vendredi 6 septembre au samedi 7 septembre, 00h20.

IMG_8254.jpgToujours traqué par la CIA, qui veut définitivement le faire taire pour éviter que ne soit révélé la manière dont cette dernière surveille tout le monde, et à la recherche d’explications sur son passé, Jason Bourne doit faire face à un méchant XXL qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge pour arriver à ses fins.

Collant de près à l’air du temps avec un scénario qui laisse une large place à la surveillance généralisée, ce quatrième volet de la saga Jason Bourne avec Matt Damon en met plein la vue aux amateurs de films d’action. Les poursuites sont haletantes, même si parfois un poil trop longues, et d’un niveau technique époustouflant. Filmées caméra à l’épaule, elles donnent le tournis, mais dans le bon sens du terme. Une suite donc sans grande surprise, mais qui ravira probablement la majorité des fans de Jason Bourne. Et ça ne devrait pas s’arrêter là, la fin laissant toute latitude à de nouvelles aventures.

4 étoiles. « Jason Bourne ». C8, lundi 2 septembre, 21h05.

IMG_8252.jpgJack est un petit garçon de 5 ans qui vit seul avec Joy, sa mère, dans une seule pièce dans laquelle ils sont retenus prisonniers par un malade qui a enlevé Joy sept ans auparavant. Il lui a fait cet enfant qui n’a donc connu que la captivité. Mais Jack l’ignore, car sa mère a fait de cette chambre l’univers tout entier. Qu’adviendra-t-il le jour où ils se retrouveront dans le « vrai » univers ? La première partie de « Room » se déroule donc à huis clos. Elle est très réussie, notamment grâce au jeu de Jacob Tremblay, époustouflant pour un acteur de son âge, et à Brie Larson, Oscar 2016 de la meilleure actrice. La deuxième partie est centrée autour de la question de la reconstruction possible ou non des deux anciens prisonniers après avoir vécu un tel traumatisme. Elle souffre de quelques longueurs et est moins aboutie. Il n’en demeure pas moins que « Room » est un très beau film sur la relation mère-enfant sublimée par deux acteurs exceptionnels.

3 étoiles. « Room ». RTL 9, mardi 3 septembre, 20h45.

 

IMG_8083.jpgSympathique, c’est le premier mot qui vient à l’esprit pour qualifier ce film qui traite pourtant d’un sujet difficile, le handicap. Suite à un grave accident, Ben est devenu tétraplégique et va devoir réapprendre les gestes simples du quotidien, sans garantie d’y parvenir, dans un centre de rééducation. Il va faire la connaissance d’autres patients, certains encore plus mal en point que lui. Ils vont ensemble tenter de se donner de l’espoir en affrontant des bons et mauvais moments qui ne seront pas sans conséquence dans leurs relations.

Basé sur l’histoire vraie de Grand Corps Malade, co-réalisateur du film, « Patients » possède deux grandes qualités : sa distribution et ses dialogues. Les acteurs, à commencer par Pablo Pauly, dans le rôle de Ben, dont le charisme fait mouche à chaque plan, sont excellents. Ils font vivre avec justesse et humanité leur personnage. Quant aux dialogues, ils sont percutants, drôles, touchants, vachards et font souvent appel au second degré et à la dérision, un moyen de se protéger dans un milieu aussi complexe que celui-ci.

Mais « Patients » a aussi un défaut : il s’essouffle sur la longueur. La dernière demi-heure n’apporte pas grand-chose de plus et par conséquent le film piétine. Dommage, car il n’était pas nécessaire qu’il dure 1h50. Ceci étant dit, l’impression finale reste positive à l’image d’un film résolument optimiste malgré son sujet.

3 étoiles. « Patients ». France 3, jeudi 5 septembre, 21h05.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

Lien permanent Catégories : Télévision 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.