Priorités fédérales pour les droits LGBT

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5BD537A5-E64C-44C3-9B94-8B67943DE792.jpegDans son numéro de ce mois, et dans le cadre de ma fonction de coprésident de la Fédération romande et de candidat aux élections fédérales du 20 octobre prochain, le magazine 360 m'a posé les trois questions suivantes:

– Pensez-vous que les questions LGBT (Lesbienne, Gay, Bi, Trans*) sont prises en compte par les électeurs suisses?

– Elles sont prises en compte par les électrices et électeurs qui se soucient de l’égalité des droits pour toutes et tous. Des sondages faisant état d’une majorité de 70% en faveur du mariage civil pour toutes et tous ou encore l’échec de l’initiative du PDC, qui sous couvert d’égalité fiscale voulait ancrer dans la Constitution que le mariage est l’union entre un homme et une femme, en sont la preuve.

– Quelles devraient être les priorités des futur·e·s élu·e·s fédéraux pour les droits LGBT?

– Voter en faveur d’un mariage civil pour toutes et tous égalitaire, vote qui devrait avoir lieu au printemps prochain, et ainsi aller à l’encontre de la position la commission des affaires juridiques qui, à une voix près, en a exclu la PMA et la double filiation. Faciliter le changement d’état civil des personnes trans* en se basant sur l’auto-détermination. Ajouter dans la loi sur l’asile (LAsi) la mention explicite des motifs de fuite spécifiques aux personnes LGBT afin que les persécutions spécifiques aux personnes LGBT soient explicitement reconnues.

– Sachant que beaucoup de compétences sont cantonales (sécurité, éducation, etc), le Parlement peut-il avoir un influence sur les agendas locaux?

– Le Parlement peut en avoir une en votant, par exemple, une résolution qui demanderait à ce que l’office de la statistique réalise une enquête sur les actes homophobes et transphobes. Cela obligerait les polices cantonales à récolter ces données. Mais pour ce faire, il faut tout d’abord que la norme pénale antiraciste qui prévoit son extension aux actes homophobes soit votée le 9 février prochain par le peuple suisse, puis qu’elle soit reprise par le Parlement pour l’étendre aux actes transphobes.

Propos recueillis par Guillaume Renevey

Lien permanent Catégories : Fédérales 2019 3 commentaires

Commentaires

  • Les hommes et les femmes se marient et, saufs problèmes, ont des enfants sans médicalisation aucune tout naturellement.

    Pour harmoniser en apportant les mêmes expressions langagières pourquoi ne pas laisser tomber le mariage en faveur du compagnonnage pour tous LGBT compris.

    Il est bien trop tôt pour connaître les ressentis des enfants privés de père ou de mère c'est-à-dire en manque de connaissance déterminée de l'un ou l'autre géniteur.
    Il ne faudrait donc pas légiférer maintenant.
    En revanche un enfant ne peut pas avoir deux papa ou deux maman.
    L'ami de lui ou l'amie d'elle devrait le demeurer et l'enfant le nommer simplement par son prénom: André, l'ami de mon père, Françoise, l'amie de maman.

    On note une inversion croissante; les hétéros désormais aussi mal notés ou vus que les homos d'autrefois.

    Que de sottises se donnent à méditer.

    A quand, avant même... l'empereur climat... qualité de vie, qualité d'amour?

  • Et je souhaiterais compléter:


    Il serait intolérable qu'une loi impose à l'enfant ce qu'il ne serait pas en mesure de ressentir concernant un être étranger à lui-même: "du moment que c'est la loi tu n'as rien à dire juste à obéir c'est-à-dire juste à te soumettre...compris!?"

    Lorsqu'un couple non marié se sépare il arrive que l'amie ou l'ami ne revoie… ne "connaisse" plus l'enfant.s de leur ex raison pour laquelle seuls les géniteurs.trices devraient détenir le droit parental quitte à délivrer à leur partenaire une procuration juste le temps d'une absence ou d'une maladie.
    En cas de mort d'un.e géniteur.trice seul un membre de cette famille, celle de l'enfant devrait prendre la relève

    toujours uniquement en prévision, garantie et assurance du bien des enfants.

  • En bref, enfin:

    pas de "liens du sang" entre l'enfant et l'ami.e de son parent.

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