Votation du 9 février : interdire la haine homophobe (5/5)

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Une personne homosexuelle ou bisexuelle qui est verbalement attaquée, insultée ou calomniée à titre individuel peut se défendre pénalement en se référant à l’article sur l’atteinte à l’honneur. Cependant, cet article ne s’applique pas dans des cas d’appels publics à la haine ou à la discrimination contre les lesbiennes, les gays et les bisexuel.le.s en tant que groupe. En effet, ces personnes ne sont, à ce jour, pas protégées juridiquement contre des attaques collectives, contrairement à d'autres groupes de personnes qui en seraient la cible en raison de leur religion, de leur race ou de leur ethnie, critères qui sont pris en compte dans l’article 261 bis du code pénal depuis 1995. Le 9 février, le peuple suisse est appelé à se prononcer sur l’extension de cette norme pénale à l’orientation sexuelle, mais malheureusement pas à l’identité de genre.

Les appels publics à la haine et à la discrimination favorisent un climat propice aux actes homophobes tels que les crachats, les insultes, les déprédations et les agressions physiques, comme un couple d’hommes en a encore fait les frais très récemment à Zürich. Il est donc important de stopper les appels publics à la haine et à la discrimination en amont en apportant son soutien à l’objet soumis en votation populaire le 9 février. Voter OUI, ce n’est pas, contrairement à ce qu’affirment les référendaires de l’UDF et des jeunes UDC, réduire la liberté d’opinion, c’est interdire l’appel public à la haine homophobe.

La haine n’est pas une opinion ! OUI le 9 février !

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