• Du grand au petit écran : « L’un dans l’autre » et « La fille du train »

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    IMG_9916.jpgPierre travaille avec Eric, qui est son bras droit. Eric est pacsé avec Pénélope qui est aussi la maîtresse de Pierre. Eric et Pénélope veulent se marier pour augmenter leur chance d’adopter un enfant, ce qui pousse Pénélope et Pierre à rompre, la situation devenant intenable. Mais c’est sans compter avec le réveil de leur dernière nuit d’amour où Pierre se réveille dans le corps de Pénélope et vice versa.

    Ce synopsis de pièce de boulevard va déboucher bien évidemment sur de nombreux quiproquos et des situations plus ou moins gênantes pour Pierre et Pénélope. Si le film fonctionne sur le même ressort comique du début à la fin et n’évite pas toujours les clichés – c’est évidemment Pénélope qui conduit mal, qui est végétarienne et affectueuse et Pierre qui se comporte parfois comme le pire des machos – il faut bien reconnaître que le rythme est soutenu de bout en bout et qu’on y rit de bon cœur. Il y a même des scènes à hurler de rire, comme celle où Pierre, qui est dans le corps de Pénélope, se retrouve chez sa femme dentiste qui lui fait des révélations sous la ceinture croyant se confier à Pénélope.

    On l’aura compris, « L’un dans l’autre » ne fait pas toujours dans la dentelle. Mais il remplit avec satisfaction sa mission – notamment grâce à Stéphane De Groodt qui n’abuse pas de son côté féminin qui aurait pu vite tourner à la caricature – de faire passer un moment divertissant à celles et ceux qui sont venus voir le film. Ni plus. Ni moins.

    3 étoiles. « L’un dans l’autre ». RTS 1, lundi 27 janvier, 20h40.

    IMG_9915.jpgRachel prend tous les jours le même train et passe devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle fantasme sur le couple qui y vit et imagine une vie parfaite…jusqu’au jour où elle est le témoin d’un événement extrêmement choquant et se retrouve malgré elle étroitement mêlée à un angoissant mystère.

    Tiré du roman à succès de Paula Hawkins, le film est très proche du livre en ce qui concerne la trame. Par contre, on n’y retrouve pas l’ambiance plus sombre, plus glauque qui se dégage à la lecture du roman et qui fait sa grande force. Le personnage principal de Rachel, pourtant fort bien joué par Emily Blunt - on n’en dira pas autant des seconds rôles, surtout masculins, pas très convaincants - est beaucoup moins torturé, cette remarque étant d’ailleurs valable pour tous les autres personnages qui sont bien plus lisses.

    Cela a une influence sur tout le film qui manque de souffle avec comme conséquence que la tension n’atteint pas celle ressentie lors de la lecture du livre. Il n’en demeure pas moins que cette adaptation est honnête et qu’elle a toutes les chances de plaire aux amateurs de thrillers qui ne feront pas la comparaison avec le roman.

    3 étoiles. « La fille du train », France 2, dimanche 26 janvier, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • « 1917 » : époustouflant (et 11 films à l'affiche)

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    IMG_9859.jpgPour résumer au mieux le film et les intentions de son réalisateur, Sam Mendes, rien de mieux que de lui laisser la parole : « Le film ne relate pas l’histoire de mon grand-père, mais s’attache plutôt à évoquer son esprit – ce que ces hommes ont subi, leurs sacrifices, et leur foi en quelque chose qui les dépassait. Nos deux protagonistes doivent participer à une mission périlleuse afin de livrer un message vital et de sauver ainsi 1600 soldats. Notre caméra ne les lâche jamais. Je voulais m’attacher à chacun de leur pas et sentir leur souffle. »

    Le moins que l’on puisse écrire est que, malgré quelques petites longueurs et invraisemblances au niveau du scénario, l’objectif de Sam Mendes est largement atteint. La manière dont « 1917 » est filmé est tout simplement époustouflante et même par moment étouffante, mais dans le bon sens du terme. Le spectateur vit, en effet, littéralement ce que les deux héros du film traversent comme épreuves. Dans certaines scènes, comme par exemple celle de l’avancée dans les tranchées au début du film, c’est carrément fascinant.

    Pour arriver à un tel résultat, il est bien évidemment nécessaire de déterminer dans leurs moindres détails les déplacements des acteurs et de planifier avec une grande précision les mouvements de caméra. Il faut également une distribution à la hauteur, ce qui est le cas avec Dean-Charles Chapman et George Mackay (présent dans tous les plans du début à la fin !) qui portent avec conviction le film sur leurs jeunes épaules.

    Alors, bien sûr, le sujet du film n’est pas facile et pourrait retenir celles et ceux qui n’aiment pas les films de guerre. Ce serait dommage pour les amateurs de cinéma – ce d’autant plus que si l’horreur de cette première guerre mondiale est bien présente dans le film et remarquablement reconstituée, elle ne l’est pas de manière démonstrative – de passer à côté d’un aussi bon film pour cette raison. (5 étoiles)

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  • Votation du 9 février : pas d’atteinte à la liberté de croyance (3/5)

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    IMG_9249.PNGLe référendum contre l’extension de la norme pénale antiraciste aux actes homophobes (article 261bis du Code pénal) a été lancé par l’Union Démocratique Fédérale (UDF). Selon sa propre description, ce petit parti s’engage pour un ordre du monde selon les principes bibliques, dans le respect de Dieu.

    L’UDF s’engage depuis des dizaines d’années contre les droits des lesbiennes, gays et bisexuel-le-s. Elle avait déjà lancé un référendum contre la loi sur le partenariat pour les personnes de même sexe et l’adoption de l’enfant du partenaire.

    La liberté de croyance ou de religion ne sera en aucun cas restreinte par l’adoption de l’objet soumis au vote populaire. Une discussion sur la signification de la Bible et ses versets controversés sera toujours possible. S’opposer au mariage, même s’il s’agit pourtant uniquement du mariage civil..., pour toutes et tous pourra se faire sans problème du moment que cette opposition est basée sur des arguments et non des jugements de valeur discriminatoires et incitant à la haine des personnes lesbiennes, gays et bisexuelles. 

    Faire cesser les atteintes à la dignité humaine, si nécessaire par des moyens juridiques, est un droit légitime des personnes concernées, mais aussi de l’État de droit. Cela répond également au commandement chrétien de l’amour du prochain.

    La haine n’est pas une opinion ! OUI le 9 février !

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  • Cointrin : du logement à tout prix ?

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    Faut-il modifier deux zones dans le secteur de Cointrin pour y implanter du logement ? Le peuple donnera sa réponse le 9 février. Deux visions s’affrontent sur ce dossier.

    Les partisans de cette modification mettent en avant le fait que, d’une part, Genève souffre d’une pénurie de logements depuis des décennies et, d’autre part, qu’il faut saisir cette occasion de construire la ville en ville. Cela permettrait de diminuer les nuisances environnementales importantes dues, en partie, au trafic individuel motorisé de la part de personnes qui ne peuvent se loger dans le canton. Les projets de déclassement situés à Cointrin vont parfaitement dans ce sens et il faut par conséquent les soutenir. On prendrait bien évidemment soin lors de l’aménagement de ces zones de les « verdir » le mieux possible.

    Pour les opposants, les deux zones concernées sont situées entre l’aéroport et l’autoroute, soit des endroits déjà très exposés à la pollution et au bruit. Ils devraient l’être encore plus à l’avenir avec l’augmentation non maîtrisée à ce jour du trafic aérien et automobile. Découlant de ce qui précède, le principe de précaution devrait s’appliquer à propos de la santé des locataires. Cointrin est en outre un poumon de verdure dans cette zone d’ores et déjà en fort développement avec la construction actuelle du quartier de l’Etang (1000 logements, 2500 emplois, 140’000 m2, dont des bureaux, pour les activités). Enfin, Genève n’a pas besoin de davantage de bureaux vides, puisque le canton compte à ce jour déjà plus de…300’000m2 de bureaux inoccupés.

    Au moment de mettre la croix dans la case Oui ou Non, demandez-vous si vous auriez envie d’habiter là-bas. Et la réponse sera probablement évidente…

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  • Du grand au petit écran: « Ôtez-moi d’un doute »

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    983995E2-37DD-4E78-9CE2-0B6E5B3E8A78.jpegErwan est démineur. Cette profession n’a pas été choisie au hasard par la réalisatrice Carine Tardieu, puisqu’Erwan va voir sa vie littéralement exploser quand il va apprendre que son père n’est pas son père biologique. En recherchant son géniteur, alors que dans le même temps sa fille enceinte refuse de lui dire qui est le père de son enfant, Erwan va devoir gérer un conflit de loyauté entre celui qui l’a élevé et celui qui lui a donné la vie. Et ce n’est pas tout, puisqu’il va lui falloir gérer sa relation avec Anna, fille de son père biologique, qui ignore tout de la situation et qui a flashé sur lui.

    La lecture de ce synopsis fait penser à une pièce de boulevard et à une comédie bien lourde dont le cinéma français a le secret. Mais en fait, il n’en est (presque) rien. Malgré le côté « tiré par les cheveux » du scénario, particulièrement la fin qui est décevante, le film est agréable à regarder de bout en bout grâce à l’alternance de scènes tendres, voire émouvantes, et d’autres drôles, voire hilarantes grâce à Esteban qui, dans le rôle de Didier, est franchement génial.

    D’ailleurs, il vaut la peine d’aller voir le film rien que pour lui. Le reste de la distribution est également à la hauteur des attentes : François Damiens, André Wilms et Guy Marchand sont très touchants et Cécile de France apporte son énergie habituelle qui évite au film de tomber par moment dans le mélo. « Ôtez-moi d’un doute » n’est certes pas la comédie du siècle, mais c’est loin d’être désagréable.

    3 étoiles. « Ôtez-moi d’un doute ». France 2, dimanche 19 janvier, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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