Du grand au petit écran : Ocean’s 8 (et 3 autres films)

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IMG_0057.jpg« Spin-off », on appelle ça une bouture en botanique, de la série à succès « Ocean’s 11, 12, 13 », on y retrouve les mêmes éléments qui ont fait le succès de la série : humour, mise en scène énergique, rythme, raffinement, surprises de dernière minute, entre autres. Il y a toutefois une grande différence : les héros sont remplacés par des héroïnes et on n’y perd pas au change.

Debbie Ocean, la sœur de Danny Ocean interprété par George Clooney dans la trilogie, a élaboré un plan pour dérober un collier estimé à 150 millions dollars au cours de son incarcération. Le vol devra avoir lieu durant le très renommé Met Ball de New-York. Mais pour arriver à ses fins, Debbie doit s’entourer de complices très qualifiées dans des domaines bien différents.

La première partie du film se concentre sur la composition de cette équipe de choc alors que la seconde fait la part belle aux péripéties en lien avec ce vol audacieux. Et il y a également un prologue qui tient les spectateurs en haleine jusqu’au bout. Le casting exclusivement féminin donne indéniablement un nouveau souffle à la série. Les actrices sont en effet impeccables. C’est glamour, stylé et élégant, mais pas gratuit car s’inscrivant parfaitement dans l’esprit du film. On ne s’ennuie pas une seconde, un divertissement très plaisant.

Inédit. 4 étoiles. « Ocean’s 8 ». RTS 1, lundi 10 février, 20h45.

« Florence Foster Jenkins » se concentre sur les derniers mois de la vie de la riche héritière new-yorkaise, atteinte dans sa santé, en 1944 au moment où elle décide de donner un concert au Carnegie Hall de New-York. Ce n’est certes pas la première fois qu’elle se produirait sur scène, mais jusque-là son entourage avait réussi à faire en sorte que cela se fasse en privé et devant un public averti, Florence Foster Jenkins chantant horriblement faux.

Cette situation de départ, qu’on a de la peine à imaginer qu’elle se base sur des faits réels, possède évidemment un fort potentiel comique. Et en effet, on rit en regardant et en écoutant Meryl Streep, comme d’habitude parfaite, chanter si mal. Mais on a aussi plutôt tendance à sourire, et à être parfois ému, en se mettant à la place de St.Clair Bayfield (Hugh Grant, convaincant), compagnon de très longue date de Florence Foster Jenkins, qui par amour ne sait plus que faire pour que « sa » cantatrice ne se trouve pas confrontée à la terrible réalité.

Le film évolue donc du comique au tragi-comique. Il est soigné avec des costumes et des décors somptueux et une distribution excellente. Il lui manque toutefois ce supplément d’âme pour que cette histoire incroyable vous prenne vraiment aux tripes.

3 étoiles. « Florence Foster Jenkins », RTS 2, samedi 8 février, 21h.

Sur la forme « Interstellar » est plutôt agréable à l’œil (moins aux oreilles, avec une musique omniprésente et fatigante), mais les images dans l’espace n’ont rien de révolutionnaires. Quant au fond, il utilise les grosses ficelles émotionnelles dont le cinéma américain a le secret en y mêlant des dialogues philosophico-scientifiques auxquels on ne comprend rien ou presque. Cela n’empêche toutefois pas de suivre l’histoire, avec ses gentils et ses méchants et ses nombreuses références à l’espace-temps tordu dans tous les sens au cours du film, d’un ancien pilote de la NASA qui part à la recherche d’une autre Terre, la nôtre étant à l’agonie. Un long (près de 3 heures !) divertissement pas désagréable, mais pas indispensable.

2 étoiles. « Interstellar », France 2, dimanche 9 février, 21h05.

« Toni Erdmann » plaît par son originalité, son imprévisibilité, ses scènes qui font rire jaune, le plus souvent, ou à gorge déployée (il vaut la peine de voir le film rien que pour le brunch d’anniversaire), sa relation père-fille émouvante, son côté déjanté et loufoque (par exemple la scène de sexe ou quand l’héroïne chante, fort bien d’ailleurs, une chanson de Whitney Houston), sa critique sociale et son couple d’acteurs, à commencer par Peter Simonischek parfaitement crédible dans le rôle très complexe de Toni Erdmann.

Beaucoup de qualités donc pour un film inclassable qui mélange comédie, satire et drame social. Pourtant, et peut-être à cause de ce mélange des genres, le film ne convainc pas totalement sur sa longueur excessive (2h42), son propos en devenant répétitif. Il n’en demeure pas moins que « Toni Erdmann » est une œuvre cinématographique qui mérite une attention particulière.

3 étoiles. « Toni Erdmann ». RTS 1, jeudi 13 février, 23h20.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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