05/02/2017

François Bayrou: l'homme providentiel?

P1010008.JPGUn François (Fillon) en cacherait-il, bien malgré lui, un autre (Bayrou) pour remplacer l’actuel (Hollande) ? Cette question devient de plus en plus légitime au moment où le candidat des Républicains tente d’éviter le naufrage après les révélations sur les emplois supposés fictifs de son épouse et de ses enfants.

Ce n’est en tout cas pas François Bayrou qui va lui lancer une bouée, puisqu’il a écrit dimanche sur twitter que « les Français pensent – et je partage cet avis – que François Fillon n’a pas d’autre solution que de se retirer. »

Le maire de Pau, qui avait soutenu Alain Juppé lors de la primaire, a également déclaré dans un autre tweet que « si Alain Juppé était désigné, je le soutiendrais. » Rappelons que ce dernier a exclu d’être candidat si François Fillon abandonnait la partie. Ce qui ouvrirait alors grande la porte à une nouvelle candidature à la plus haute fonction de l’Etat du président du MoDem ?

Tout est possible, ce d’autant plus que François Bayrou a refusé jusqu’ici la main tendue par Emmanuel Macron, qui chasse sur les mêmes terres centristes que lui, et qu’il a publié à la fin du mois de janvier un livre, « Résolution française », dans lequel il délivre un message optimiste sur l’avenir de la France. Si le président du MoDem reste pour l’instant encore flou sur ses intentions présidentielles, il devrait lever les doutes à la mi-février, il ne serait donc pas vraiment surprenant qu’il décide finalement de se lancer une quatrième fois dans la bataille.

P1010005.JPGIl pourra alors sans doute reprendre ce qu’il avait déclaré en 2007, lors d’un meeting à Annecy auquel j’avais assisté avec 6000 autres personnes dans une ambiance incroyable (photos), à savoir que les gouvernements successifs ont opposé la moitié des Français contre l’autre avec comme résultat le chômage, l’exclusion, la dette de l’Etat, les violences, les fins de mois difficile. Pour lui, la France mérite un autre destin. Pour y parvenir, il faut rassembler le pays et faire reculer, pas à pas, avec acharnement, les échecs et le déclin.

A suivre…

 

 

03/02/2017

Un vote réjouissant contre les discriminations

FullSizeRender.jpgTotalement inattendu le vote de la commission des affaires juridiques du Conseil national !

Alors que l’on n’était même pas sûr que les commissaires donneraient leur feu vert pour mandater l’administration pour préparer un projet de modification de la loi pour rendre punissables les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle, ne voilà-t-il pas qu’ils sont non seulement entrés en matière sur ce point, mais qu’ils ont également ajouté l’identité de genre !

Incroyable et tellement réjouissant pour celles et ceux qui se battent jour après jour pour faire comprendre à nos politiciennes et politiciens que les discriminations basées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre vont de pair.

La commission a donc, au cours de sa séance du vendredi 3 février, examiné les options d’application de l’initiative parlementaire Reynard à laquelle les commissions des affaires juridiques du Conseil national et du Conseil des Etats avaient donné suite précédemment. Par 15 voix contre 9 et 1 abstention, les commissaires ont décidé d’ajouter l’orientation sexuelle et l’identité de genre à l’article 261bis du Code pénal allant plus loin que l’initiative parlementaire qui ne mentionnait que l’orientation sexuelle.

Selon le communiqué de presse de la commission, cette dernière « considère qu’il est important de lutter contre les discriminations liées à ces deux critères. Elle estime également qu’il est nécessaire d’anticiper et d’appliquer les recommandations faites sur le plan international. Elle relève que cela a déjà été introduit dans certains pays voisins. »

Ce vote est une belle victoire pour que la loi protège enfin toutes les citoyennes et tous les citoyens indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Il ne s’agit toutefois que d’une victoire d’étape qui demande à être confirmée. Mais en attendant, ne boudons pas notre plaisir !

 

 

 

01/02/2017

Coup de sang...

Don-Du-Sang-LOL_2.jpg…ou comment continuer de discriminer une partie de la population en faisant croire qu’on fait un pas dans sa direction. C’est en tout cas ce que l’on pourrait en déduire après avoir pris connaissance de la décision de Swissmedics de ne plus interdire systématiquement aux hommes homosexuels de donner leur sang à partir du 1er juillet. Il y a toutefois une condition à cela : ne pas avoir eu de relations sexuelles au cours des…douze derniers mois alors que pour les hétérosexuels, il « suffit » d’avoir été fidèles au cours des quatre derniers mois.

Pourtant, sur les 550 infections annuelles au VIH, la moitié concerne les hétérosexuels. Par conséquent, avec cette décision de Swissmedics, la discrimination se poursuit à l’égard des hommes homosexuels en passant de l’interdiction totale à une autorisation quasiment impossible à obtenir.

Et il faudrait s’en réjouir en se disant, après tout, que c’est un pas dans la bonne direction ? Est-ce que c’est de cette manière que l’égalité des droits pour toutes et tous se réalise ? Poser la question, c’est y répondre !

Comme le dit Transfusion CRS Suisse, qui se réjouit cependant de cette décision, « cette solution ne peut être que transitoire, car elle est de toute évidence inapplicable à de nombreux homosexuels. » Elle ne le serait pas plus pour de nombreux hétérosexuels, soit dit en passant. Et Transfusion CRS Suisse d’ajouter que « dans un deuxième temps, il conviendrait de se fonder sur le comportement personnel effectif et non plus sur l’orientation sexuelle. »

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C’est en effet comme cela que l’on met toutes les citoyennes et tous les citoyens de ce pays sur pied d’égalité et non pas en leur faisant l’aumône. En attendant donc de passer à cette deuxième étape, il est à parier que de nombreux hommes homosexuels s’abstiendront de…donner leur sang.