04/05/2017

Marine Le Pen KO debout

IMG_8637.PNGQui aurait pu penser que Marine Le Pen aurait été aussi catastrophique lors du débat télévisé d'hier soir? Pas grand monde sans doute. Et indépendamment du fait que l'on soit pour l'un ou l'autre des candidats, ou pour aucun des deux, il faudrait être d'une sacrée mauvaise foi pour oser prétendre qu'elle a remporté le débat.

À court d'arguments, perdue dans ses approximations, ses mensonges et ses dossiers, tenant un discours incompréhensible sur le retour du franc et sa coexistence avec l'euro, se mélangeant "les pinceaux" en prenant l'exemple du Royaume-Uni et sa sortie de l'euro (sic), perdant carrément pied au fur et à mesure que le débat avançait avec ce moment hallucinant où elle mime les envahisseurs face à un Emmanuel Macron qui n'en croit pas ses yeux, Marine Le Pen faisait (presque) pitié à voir.

Réduite, pour masquer son incompétence et le vide de son programme, aux attaques personnelles contre Emmanuel Macron, elle a définitivement perdu l'élection de dimanche. Il y a même fort à parier que son score sera en dessous des 40% annoncés jusqu'à présent après cette prestation complètement ratée.

Quant à Emmanuel Macron, qui ne s'attendait probablement pas à ce que son adversaire du second tour lui facilite pareillement la tâche, il a tenu le cap en faisant le maximum pour expliciter son programme avec rigueur et clarté donnant à plusieurs reprises des leçons, particulièrement en économie, à une Marine Le Pen dépassée. Il a été sans conteste le plus crédible.

Mais il aura encore beaucoup à faire pour convaincre après le 7 mai. Même si Marine Le Pen n'a pas été à la hauteur durant ce débat, le probablement gros tiers des électrices et électeurs qui votera pour elle ainsi que celles et ceux qui s'abstiendront dimanche attendent, en effet, que "La France ensemble" ne soit pas qu'un slogan.

03/05/2017

La fin des 12 mois sans sexe?

Au début de l’année, Swissmedics prenait une décision qui pouvait de prime abord apparaître comme étant un progrès dans le domaine du don du sang : à partir du 1er juillet, et à condition toutefois qu’ils n’aient pas eu de relations sexuelles au cours des…douze derniers mois, les hommes ayant des relations avec des hommes pourraient donner leur sang.

Mais cette annonce n’a pas convaincu les personnes concernées, bien au contraire. Pourquoi faire une différence avec les hétérosexuels à qui il « suffit » d’avoir été fidèles au cours des quatre derniers mois pour donner leur sang ? C’est d’autant plus discriminatoire que sur les 550 infections annuelles au VIH, la moitié (53% très exactement en 2015) concerne les hétérosexuels.

Cette décision a, heureusement, déplu bien au-delà des personnes concernées. C’est ainsi que le 2 mai dernier le Conseil national a voté à une courte majorité de 97 voix contre 89 une motion de Rosmarie Quadranti (PBD) demandant de supprimer toutes les restrictions frappant les homosexuels dans le don du sang, contre l’avis du Conseiller fédéral Alain Berset.

Ce vote, qui doit être encore confirmé par celui du Conseil des Etats, ouvre la porte à une procédure en matière de don du sang qui devrait se baser non pas sur l’orientation sexuelle, mais sur le comportement de chacune et chacun au nom de l’égalité des droits pour toutes et tous.