11/06/2017

La minute de VERT...ité

Les 81 candidat-e-s à la candidature pour figurer sur la liste des Verts au Grand Conseil avaient samedi lors du Congrès une minute pour convaincre. Voici ce que j'ai dit: 

"Comme vous pouvez le lire dans la brochure de présentation, mes engagements se concentrent en faveur de la lutte contre toutes les discriminations, contre les violences faites aux femmes, en faveur de l’environnement et de l’égalité des droits pour les personnes LGBT, pour ne citer que ceux pour lesquels j’ai un engagement actuellement au sein d’un comité d’association, sans oublier la formation, mon métier.

Au cours de mes plus de trente ans d’engagements associatif et politique, j’ai pu constater que ces combats étaient aussi ceux des Verts, ce que les nombreux membres du parti que j’ai côtoyés depuis vingt-cinq ans ne se sont d’ailleurs jamais gênés de me dire. De fait, si j’avais 20 ans aujourd’hui, âge auquel je me suis engagé en politique, ce serait une évidence d'adhérer aux Verts, mais il y a 32 ans ce n’était pas le cas, les Verts en étant à leurs tout débuts.

Mais on ne refait pas le passé. Je n’ai plus 20 ans, et de loin, mais comme le dit le proverbe, il n’est jamais trop tard ! Il y a des "coming out" qui prennent plus de temps que d’autres et un grand merci à celles et ceux parmi vous qui m’ont aidé à le faire! 

Me voici donc aujourd’hui prêt à défendre avec mon énergie, mes compétences et mon expérience le programme des Verts pour les élections cantonales de l’année prochaine, si vous m'accordez votre confiance."

Après un vote très serré pour déterminer quels seraient les huit candidats masculins qui ne pourraient pas figurer sur la liste afin de respecter la parité hommes-femmes statutaire, les Verts m'ont accordé cette confiance, ce dont je leur sais gré les ayant rejoints récemment.

Les Verts présenteront ainsi 76 candidat-e-s au Grand Conseil en 2018, dont les trois candidat-e-s au Conseil d’Etat Antonio Hodgers, Marjorie de Chastonay et Yvan Rochat. Voici la liste complète avec ses cinq têtes de liste, l’ordre des autres candidat-e-s ayant été déterminé par le tirage au sort d’un nom d’un-e candidat-e pour fixer l’ordre alphabétique.

IMG_8873.PNG

1 Hodgers Antonio
2 De Chastonay Marjorie
3 Rochat Yvan
4 Perler Frédérique
5 Buschbeck Mathias
6 Lefort François
7 Leonelli Katia
8 Macchiavelli Marta Julia
9 Makosso William
10 Martin David
11 Müller Sontag Corinne
12 Nicolet Julien
13 Noël Philippe
14 Oriolo Alessandra
15 Özturk Dilara
16 Pasquier Isabelle
17 Poget Philippe
18 Quijano Maria José
19 Rodriguez Mario
20 Rogg Olowine
21 Rossiaud Jean
22 Saa-Baud Yubitza
23 Schalk Antoine
24 Schaufelberger Esther
25 Sordet Adrienne
26 Taleghani Majid
27 Tchamkerten Jolanka
28 Tiguemounine Sabine
29 Tinguely Dominique
30 Tschudi Paloma
31 Van Woerden Wendy
32 Veiga Loeffel Damian
33 Wisard Prado Leyma
34 Yunus Ebener Maryam
35 Amato Maurice
36 Amsellem-Ossipow Bénédicte
37 Ardizzone Ivan
38 Azzabi Omar
39 Bänziger Ruth
40 Barciela Ana
41 Bavarel Christian
42 Boccard Damien
43 Bonny Didier
44 Bonvin Bonfanti Anne
45 Bucher Denis
46 Buenzod Christian
47 Bui Aurore
48 Cabitza Marina
49 Calame BORIS
50 Calame FABRICE
51 Chaudieu Anne
52 Concha Celtia
53 Corpataux Laurence
54 Dalphin Marc
55 De Felice Nicolas
56 De Maio Sara
57 de Matteis Yves
58 De Rougemont Philippe
59 Desbiolles Sophie
60 Descombes Isabelle
61 Dujoux Valentin
62 Dupuis Renaud
63 Ebener Christophe
64 Eckert Pierre
65 Fischer Fabienne
66 Freymond Pascal
67 Geoffroy Elias
68 Gomez Alfonso
69 Haas François
70 Hartmann Esther
71 Heberlein Simonett Claudia
72 Herren Yves
73 Khamis Vannini Uzma
74 Klopfenstein Broggini Delphine
75 Kundig Ralph
76 Latour Sabine

01:41 Publié dans Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

09/06/2017

« Pirates des Caraïbes 5 » : pour les fans (et 5 autres films à l’affiche)

FullSizeRender.jpgOn prend (presque) les mêmes et on recommence ! Rien de bien surprenant à cela, c’est le principe des sagas à succès. Revoici donc Jack Sparrow à l’affiche pour une cinquième aventure où il affronte le terrifiant Capitaine Salazar qui, libéré du mauvais sort que lui a lancé Jack dans sa jeunesse, va pouvoir tenter de se venger…

 « Pirates des Caraïbes : la vengeance de Salazar » est plaisant dans sa première partie. On a un réel plaisir à retrouver Jack Sparrow encore plus déjanté que d’habitude. Les premières minutes sont à la fois drôles et spectaculaires, à l’image de la scène de la condamnation à mort de Jack très réussie. La mise en place de l’intrigue est également intéressante avec la découverte de l’inquiétant Capitaine Salazar (Javier Bardem, excellent) et de sa bande de pirates prisonniers du Triangle du Diable. Les effets spéciaux pour donner vie, si on ose dire, à ces morts-vivants et leur bateau sont époustouflants. Il en est de même pour les premières batailles sur les flots.

 Et puis, au milieu du film, le soufflé retombe : l’intrigue n’avance guère, les rebondissements sont prévisibles, les combats de pirates se répètent, Johnny Depp caricature à outrance son personnage et le dernier quart d’heure est d’un ennui mortel, certes de circonstance compte tenu du thème du film ! Un cinquième épisode qui, au final, se nourrit des précédents en reprenant ce qui a fait leur succès : des personnages caricaturaux et attachants, de l’action, des effets spéciaux bluffants, une musique assourdissante et de l’humour. Sans doute suffisant pour satisfaire les fans, les autres passeront leur chemin. (2 étoiles)

Toujours à l’affiche

5 étoiles. « Lion » raconte l’histoire vraie de Saroo, âgé de 5 ans dans les années 80, qui se retrouve seul dans un train qui le conduit à Calcutta, à des milliers de kilomètres de chez lui. Perdu dans cette mégapole, Saroo va survivre comme il peut dans un milieu hostile avant d’être recueilli dans un orphelinat et d’être adopté par un couple d’Australiens. 20 ans plus tard, Saroo pense toujours à sa famille qu’il veut tenter de retrouver à l’aide de ses rares souvenirs et de Google Earth. Le film, six nominations aux Oscars, comporte donc deux parties plus ou moins d’égale longueur. Dans la première, on fait la connaissance d’un enfant de 5 ans espiègle, débrouillard et issu d’un milieu très modeste. Sunny Pawar qui joue le rôle de Saroo enfant est absolument génial. La deuxième partie se concentre sur la quête de Saroo pour retrouver ses racines et les difficultés pour y arriver aussi bien sur un plan opérationnel qu’émotionnel. Si l’on peut reprocher quelques petites longueurs dans cette seconde partie, elles n’enlèvent toutefois en rien l’intense émotion qui est présente pratiquement à chaque seconde. A tel point qu’il est quasiment impossible de retenir ses larmes tant le film vous touche en plein cœur. A ne pas manquer.

4 étoiles. «The Lost City of Z». En 1906, la Société géographique royale d’Angleterre propose à Percy Fawcett, explorateur qui a vraiment existé, de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Tout d’abord décontenancé par cette mission qu’il considère comme peu en rapport avec ses ambitions, mais n’ayant pas vraiment le choix, il va s’embarquer, en laissant femme et enfants derrière lui pour plusieurs années, dans une aventure dont il ne reviendra pas indemne. Persuadé d’avoir découvert les vestiges d’une cité perdue, il n’aura de cesse au cours d’autres voyages de prouver son existence au risque de se perdre, au sens propre et figuré. « The lost City of Z » brosse en finesse le portrait d’un homme à la personnalité complexe. Tiraillé entre son sens du devoir paternel et militaire et son obsession quasi mystique de découvrir cette cité perdue, le personnage de Percy Fawcett ne laisse pas indifférent. Le film aux images magnifiques et à la réalisation soignée prend son temps, sans doute un petit peu trop par moment, et fait son chemin jusqu’à une fin à la hauteur des espoirs du colonel Percy Fawcett : magique.

4 étoiles. « M. et Mme Adelman » raconte l’histoire de Sarah et Victor, de leur rencontre en 1971 à la mort de ce dernier, première scène du film, durant les 45 ans où ils se sont côtoyés. On la découvre au travers d’une interview-vérité que donne Sarah à un journaliste après les funérailles de Victor, écrivain célèbre, qui n’était peut-être pas en fin de compte celui que le public imaginait. Amours, secrets, trahisons, ambitions et retournements de situation se bousculent dans ce film mené, la plupart du temps, tambours battants avec des moments jouissifs : les rencontres familiales, la chasse, le gigolo pour n’en citer que quelques uns sans dévoiler une partie de l’intrigue. Nicolas Bedos et Doria Tillier, co-auteurs du film, sont convaincants en Victor et Sarah et fort bien entourés. En résumé, une première partie à pleurer de rire, à condition toutefois d’apprécier l’humour noir et par moment très second degré, et une deuxième plus émouvante où les francs éclats de rire du début laissent petit à petit la place à un rire plus jaune, parfois à la limite, il est vrai. Une comédie romantique au vitriol que les amateurs du genre apprécieront.

3 étoiles. « Le procès du siècle ». Comment peut-on nier l’Holocauste ? Cette question est au centre de « Le procès du siècle », film qui se base sur une histoire vraie, ce qui lui donne une dimension encore plus incroyable. Confrontée à un historien qui lui intente en procès en diffamation parce qu’elle combat ses thèses négationnistes, Deborah Lipstadt, elle-même historienne de la Shoah, va se retrouver dans la situation hallucinante de devoir prouver l’existence des chambres à gaz. Le thème du film est passionnant et soulève la question du «comment bien faire » pour à la fois faire triompher la vérité sans pour autant donner une tribune à un négationniste qui cherche par tous les moyens à propager ses idées nauséabondes. L’élaboration de la stratégie de la défense est sans aucun doute le point fort du film. On y ajoutera également la qualité de ses interprètes et quinze dernières minutes très réussies. Si on peut regretter un certain manque de rythme au début du film et une réalisation très classique, il n’en demeure pas moins que « Le procès du siècle », qui a eu lieu en 2000, est d’une brûlante actualité avec toutes ces vérités alternatives qui circulent sans cesse sur internet et qu’il ne manque pas de pertinence.

 1 étoile. « L’amant double ». Chloé est une jeune femme fragile qui se plaint de maux de ventre persistants. Suivant le conseil de son médecin, elle va voir un psychothérapeute, Paul Meyer. Coup de foudre réciproque entre le médecin et sa patiente qui s’installent ensemble quelques mois plus tard. Mais un jour, Chloé découvre que son amoureux a un frère jumeau, Louis Delors, également psy, dont il ne lui a jamais parlé. Décidée à découvrir la vérité sur ce frère caché, elle prend alors rendez-vous avec celui qui va devenir un amant pour le moins inquiétant…« L’amant double » est un thriller érotico-psychologique à tiroirs sur le thème de la gémellité où l’on se perd. Les fausses pistes sont nombreuses, les rêves côtoient la réalité sans savoir si celle-ci est bien…réelle. Les scènes érotiques entre Chloé et Louis font la part belle à un machisme insupportable. Et il ne faut pas compter sur la fin du film des plus ambiguës pour voir plus clair dans ce jeu de miroirs bien flou. Certes, « L’amant double » est formellement impeccable, mais complètement dénué d’émotions. C’est donc avant tout un pur exercice de style, froid, vain, tordu et malsain dont on peut aisément se passer.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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06/06/2017

« L’amant double » : un jeu de miroirs bien flou (et 4 autres films toujours à l’affiche)

FullSizeRender.jpgEn compétition à Cannes, où il n’a rien obtenu, « L’amant double » est déjà sur les écrans genevois. Après les très réussis « Frantz », « Une nouvelle amie », « Dans la maison » ou encore « Potiche », le très prolifique François Ozon retrouvait son héroïne de « Jeune & Jolie », Marine Vatch, son film le moins intéressant de ces dernières années. A croire que l’actrice ne porte guère chance au réalisateur, « L’amant double » étant encore un ton en-dessous.

Chloé est une jeune femme fragile qui se plaint de maux de ventre persistants. Suivant le conseil de son médecin, elle va voir un psychothérapeute, Paul Meyer. Coup de foudre réciproque entre le médecin et sa patiente qui s’installent ensemble quelques mois plus tard. Mais un jour, Chloé découvre que son amoureux a un frère jumeau, Louis Delors, également psy, dont il ne lui a jamais parlé. Décidée à découvrir la vérité sur ce frère caché, elle prend alors rendez-vous avec celui qui va devenir un amant pour le moins inquiétant…

« L’amant double » est un thriller érotico-psychologique à tiroirs sur le thème de la gémellité où l’on se perd. Les fausses pistes sont nombreuses, les rêves côtoient la réalité sans savoir si celle-ci est bien…réelle. Les scènes érotiques entre Chloé et Louis font la part belle à un machisme insupportable. Et il ne faut pas compter sur la fin du film des plus ambiguës pour voir plus clair dans ce jeu de miroirs bien flou.

Certes, « L’amant double » est formellement impeccable - images léchées, acteurs bien dirigés et plutôt convaincants, mise en scène étudiée - mais complètement dénué d’émotions. « L’amant double » est donc avant tout un pur exercice de style, froid, vain, tordu et malsain dont on peut aisément se passer en attendant le prochain Ozon qui n’en sera, espérons-le, que meilleur. (1 étoile).

Toujours à l’affiche

5 étoiles. « Lion » raconte l’histoire vraie de Saroo, âgé de 5 ans dans les années 80, qui se retrouve seul dans un train qui le conduit à Calcutta, à des milliers de kilomètres de chez lui. Perdu dans cette mégapole, Saroo va survivre comme il peut dans un milieu hostile avant d’être recueilli dans un orphelinat et d’être adopté par un couple d’Australiens. 20 ans plus tard, Saroo pense toujours à sa famille qu’il veut tenter de retrouver à l’aide de ses rares souvenirs et de Google Earth. Le film, six nominations aux Oscars, comporte donc deux parties plus ou moins d’égale longueur. Dans la première, on fait la connaissance d’un enfant de 5 ans espiègle, débrouillard et issu d’un milieu très modeste. Sunny Pawar qui joue le rôle de Saroo enfant est absolument génial. La deuxième partie se concentre sur la quête de Saroo pour retrouver ses racines et les difficultés pour y arriver aussi bien sur un plan opérationnel qu’émotionnel. Si l’on peut reprocher quelques petites longueurs dans cette seconde partie, elles n’enlèvent toutefois en rien l’intense émotion qui est présente pratiquement à chaque seconde. A tel point qu’il est quasiment impossible de retenir ses larmes tant le film vous touche en plein cœur. A ne pas manquer.

4 étoiles. «The Lost City of Z». En 1906, la Société géographique royale d’Angleterre propose à Percy Fawcett, explorateur qui a vraiment existé, de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Tout d’abord décontenancé par cette mission qu’il considère comme peu en rapport avec ses ambitions, mais n’ayant pas vraiment le choix, il va s’embarquer, en laissant femme et enfants derrière lui pour plusieurs années, dans une aventure dont il ne reviendra pas indemne. Persuadé d’avoir découvert les vestiges d’une cité perdue, il n’aura de cesse au cours d’autres voyages de prouver son existence au risque de se perdre, au sens propre et figuré. « The lost City of Z » brosse en finesse le portrait d’un homme à la personnalité complexe. Tiraillé entre son sens du devoir paternel et militaire et son obsession quasi mystique de découvrir cette cité perdue, le personnage de Percy Fawcett ne laisse pas indifférent. Le film aux images magnifiques et à la réalisation soignée prend son temps, sans doute un petit peu trop par moment, et fait son chemin jusqu’à une fin à la hauteur des espoirs du colonel Percy Fawcett : magique.

4 étoiles. « M. et Mme Adelman » raconte l’histoire de Sarah et Victor, de leur rencontre en 1971 à la mort de ce dernier, première scène du film, durant les 45 ans où ils se sont côtoyés. On la découvre au travers d’une interview-vérité que donne Sarah à un journaliste après les funérailles de Victor, écrivain célèbre, qui n’était peut-être pas en fin de compte celui que le public imaginait. Amours, secrets, trahisons, ambitions et retournements de situation se bousculent dans ce film mené, la plupart du temps, tambours battants avec des moments jouissifs : les rencontres familiales, la chasse, le gigolo pour n’en citer que quelques uns sans dévoiler une partie de l’intrigue. Nicolas Bedos et Doria Tillier, co-auteurs du film, sont convaincants en Victor et Sarah et fort bien entourés. En résumé, une première partie à pleurer de rire, à condition toutefois d’apprécier l’humour noir et par moment très second degré, et une deuxième plus émouvante où les francs éclats de rire du début laissent petit à petit la place à un rire plus jaune, parfois à la limite, il est vrai. Une comédie romantique au vitriol que les amateurs du genre apprécieront.

3 étoiles. « Le procès du siècle ». Comment peut-on nier l’Holocauste ? Cette question est au centre de « Le procès du siècle », film qui se base sur une histoire vraie, ce qui lui donne une dimension encore plus incroyable. Confrontée à un historien qui lui intente en procès en diffamation parce qu’elle combat ses thèses négationnistes, Deborah Lipstadt, elle-même historienne de la Shoah, va se retrouver dans la situation hallucinante de devoir prouver l’existence des chambres à gaz. Le thème du film est passionnant et soulève la question du «comment bien faire » pour à la fois faire triompher la vérité sans pour autant donner une tribune à un négationniste qui cherche par tous les moyens à propager ses idées nauséabondes. L’élaboration de la stratégie de la défense est sans aucun doute le point fort du film. On y ajoutera également la qualité de ses interprètes et quinze dernières minutes très réussies. Si on peut regretter un certain manque de rythme au début du film et une réalisation très classique, il n’en demeure pas moins que « Le procès du siècle », qui a eu lieu en 2000, est d’une brûlante actualité avec toutes ces vérités alternatives qui circulent sans cesse sur internet et qu’il ne manque pas de pertinence.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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04/06/2017

Du grand au petit écran: "Papa ou maman" et "Indian Palace: suite royale"

Les amateurs de cinéma sur petit écran pourront découvrir cette semaine deux films inédits sur M6 et RTS UN. Critiques pour donner envie de les voir, ou pas. 

FullSizeRender.jpg2 étoiles. « Papa ou maman ». Comédie familiale vacharde, écrite par les auteurs de l’excellent « Le Prénom », « Papa ou maman » met en scène le couple Leroy entraîné dans une guerre sans merci afin de ne pas obtenir la garde de leurs trois enfants pour ne pas compromettre leur avenir professionnel. Il y a des scènes très drôles (le hamster !) où l’on rit de bon cœur, le couple Marina Foïs-Laurent Laffite fonctionne bien et le rythme est dans l’ensemble bien soutenu.

 Mais si l’idée de base du film est originale, d’habitude les parents se déchirent pour obtenir la garde de leurs enfants, « Papa ou maman » ne l’exploite pas jusqu’au bout. Contrairement à la « Guerre des Rose », auquel le film fait inévitablement penser, il y a des enfants dans « Papa ou maman ». Ils sont les victimes de la guerre de leurs parents et maltraités, mais jusqu’à un certain point.

 En effet, « Papa ou maman » ne choisit pas vraiment son camp entre la simple comédie familiale et la comédie tragique, il oscille sans cesse entre deux eaux. Cela procure un sentiment d’inachevé. La fin mièvre est à ce titre emblématique.

M6, lundi 5 juin, 21h

FullSizeRender1.jpg2 étoiles. « Indian Palace : suite royale. ». Après le succès d’ « Indian Palace » en 2012, qui narrait avec délicatesse et bonhomie les aventures de retraités britanniques qui se retrouvaient à séjourner bien malgré eux en Inde dans un établissement complètement délabré, mais au charme incomparable, il était tentant de donner une suite aux aventures de ces retraités attachants.

 On retrouve donc les mêmes, réalisateur, acteurs, en y ajoutant Richard Gere en inspecteur hôtelier, forcément séducteur. Le scénario se résume à la recherche de l’acquisition d’un second établissement par Sonny Kapoor (Dev Patel qui en fait des tonnes), le directeur gaffeur et adoré des clients du Marigold Hotel. Cette quête se fait entre ses fiançailles, une fête de famille et son mariage, histoire de bien faire couleur locale. On n’oublie pas non plus d’ajouter deux ou trois intrigues, sans grand intérêt, pour les résidents, et quelques réflexions ici ou là sur le temps qui passe.

 Le film n’en est pas pour autant franchement désagréable. Il y a des scènes drôles et même émouvantes. Et puis, le plaisir de voir à l’écran de formidables acteurs, parmi lesquels les actrices « culte » que sont Judi Dench ou Maggie Smith, est réel et le tout est plutôt bien filmé dans une Inde de carte postale et « bollywoodienne ». Mais tout cela reste bien superficiel.

RTS UN, lundi 5 juin, 20h35

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

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01/06/2017

Politique de la Terre brûlée

IMG_8816.PNGJe suis une tête brûlée.

Je suis donc porté à l'excès et je prends des risques volontairement et inconsidérément.

Je pratique la politique de la Terre brûlée, une tactique qui consiste à détruire ou à endommager gravement les ressources et la nature.

Je n'en ai strictement rien à faire de l'avenir de la Planète.

Mon proverbe préféré est "après moi le déluge."

 Je suis un dangereux inconscient à la tête du pays qui est le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre.

Je suis? 

IMG_8817.PNG

 Et ce n'est vraiment pas drôle!  

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