12/06/2018

Une mobilité soucieuse de l’environnement ?

Malgré le tollé que sa proposition avait suscité à l’époque, le dorénavant ex-Conseiller d’Etat Luc Barthassat avait persisté et signé en autorisant les motos et autres scooters à circuler sur certaines voies de bus. Il s’agissait pour lui de «  fluidifier le trafic » et « d’éviter aux deux roues de zigzaguer entre les véhicules pour améliorer la sécurité ».

Cette mesure « poudre aux yeux », et purement électoraliste, est entrain de faire long feu puisque le département des infrastructures a décidé de mettre fin à l’essai des deux-roues motorisés sur la route des Jeunes. Celui qui se déroule sur la route de Ferney devrait, en toute logique, connaître le même sort à l’issue de la phase test.

Le successeur de Luc Barthassat, pourtant issu du même parti, a bien compris que cette mesure ne permettait en rien d’améliorer les problèmes de circulation à Genève, ralentissait les transports publics et ne faisait pas avancer d’un pouce la mobilité douce.

A ce sujet, les infrastructures, tout particulièrement les pistes cyclables, manquent cruellement à Genève ce qui retient de nombreux cyclistes potentiels de monter sur leur vélo alors que l’on sait que ce moyen de transport est très efficace en ville, non polluant, non bruyant et excellent pour la santé !

Espérons que cette décision de Serge Dal Busco augure d’une politique de la mobilité qui mettra au centre de ses préoccupations la recherche d’un environnement sain dont nous serons toutes et tous les bénéficiaires !

18:21 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

10/06/2018

« Je vais mieux» : trop sage

IMG_2793.jpgAdapté du roman éponyme de David Foenkinos, « Je vais mieux » narre les (més)aventures d’un quinquagénaire qui en a plein le dos au sens propre et figuré. La douleur physique, étroitement associée à la douleur morale, est le motif du film. Elle prend parfois des formes inattendues à l’image de ces tableaux de bouches béantes plus horribles, mais également hilarants, les uns que les autres.

Comédie douce amère, « Je vais mieux » fait la part belle à son acteur principal, Eric Elmosnino, de tous les plans et qui porte avec une grande sensibilité le film sur son…dos. C’est en grande partie grâce à la finesse son jeu que le film se laisse voir sans déplaisir, car le scénario est plutôt convenu. Cela n’empêche toutefois pas la réussite de plusieurs scènes, parfois proches du surréalisme, avec des seconds rôles à la hauteur quand bien même un brin caricaturaux, mais qui, du coup, déclenchent le rire.

Si la première partie du film est rythmée et mêle à bon escient humour et émotion, on n’en dira pas autant de la seconde qui mollit au fur et à mesure que le mal de dos de son personnage diminue, à tel point que cela en devient trop « gentillet ». Au final, un film pas désagréable, mais trop sage. (2 étoiles)

Lire la suite

17:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

03/06/2018

Du grand au petit écran : « Démolition »

IMG_2775.jpg« Démolition » traite du thème, très souvent porté à l’écran, de la rédemption ou comment toucher le fond pour mieux rebondir. Pas d’une originalité folle a priori. Si ce n’est que la reconstruction de Davis Mitchell va passer par une phase de démolition réelle de ce qu’il a construit les dernières années. Tout y passe, y compris la maison, symbole de ce foyer qui n’a plus de sens et qu’il n’a pas autant investi qu’il l’avait imaginé. Le décès accidentel de son épouse va petit à petit lui permettre d’en prendre conscience, sa réaction à ce drame étant inhabituelle. La rencontre d’une femme et de son fils adolescent, qui va comme par effet de miroir chercher à se faire démolir pour savoir qui il est réellement, vont l’aider à repartir sur de nouvelles bases.

« Démolition » est porté par une excellente distribution, à commencer par Jake Gyllenhall qui joue à la perfection son rôle de veuf borderline. La première partie du film est originale et peu conventionnelle dans sa manière d’aborder le deuil. Les accès de destruction massive de Davis Mitchell ont quelque chose de jubilatoires, même s’ils finissent par lasser par leurs répétitions excessives. La rencontre avec l’adolescent, bien que pas assez développée, est bien trouvée, mieux que celle avec sa mère (touchante Naomi Watts) plutôt convenue. Malheureusement, dans le dernier tiers du film, la douce folie qui fait indéniablement le charme de « Démolition » disparaît petit à petit pour s’achever avec une fin qu’on aurait aimée plus osée. Dommage. A quoi bon en effet tout démolir si c’est pour reconstruire à peu près la même chose ?

3 étoiles. « Démolition ». RTS UN, lundi 4 juin, 20h40

18:40 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |