05/08/2018

« Mamma Mia 2 » : contrat rempli

IMG_3757.jpgL’avantage de ne rien attendre d’une suite, ou si peu, est que le risque d’être déçu est très limité. Si côté scénario « Mamma Mia ! Here We Go Again » est proche du néant, l’emballage est par contre plutôt réussi.

Sur l’île paradisiaque de Kalokari, Sophie, la fille de Donna (Meryl Streep) et aux trois pères, va ouvrir un hôtel, mais elle rencontre quelques soucis. Son entourage lui conseille alors de s’inspirer de l’exemple de sa mère pour affronter les obstacles. A partir de cette trame on ne peut plus mince, les flashbacks vont se succéder et faire découvrir au spectateur comment Donna a rencontré une trentaine d’années auparavant les futurs trois pères de Sophie.

Rien donc de très passionnant à cette histoire déjà connue dans le premier épisode, mais les éléments qui ont fait le succès de « Mamma Mia ! » sont repris le plus souvent avec bonheur, à commencer par les chansons d’Abba, dont certaines inconnues qu’on découvre avec plaisir, et les chorégraphies qui vont avec. Les décors kitsch « carton-pâte », le ciel bleu et la mer transparente sont toujours du plus bel effet. On retrouve la même distribution qu’il y a dix ans à laquelle on a ajouté de jeunes acteurs, avec une mention toute particulière pour Lily James (Donna jeune) qui joue et chante fort bien, ce qui n'est de loin pas le cas de tout le monde.

L’humour, le plus souvent second degré, est bien présent. A ce sujet, Christine Baranski et Julie Walters, les deux vieilles amies de Donna, se taillent la part du lion et ce n’est que justice, car les deux actrices sont vraiment très drôles. On relèvera également le personnage du douanier fort bien trouvé et bien joué que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le film, y compris en toute fin de générique.

Et enfin, il y a même parfois de l’émotion, tout particulièrement lors de la seule (!) apparition de Meryl Streep. En deux minutes, elle montre à quel point elle est une géniale actrice et combien un rôle si court est une grande déception qui ne saurait être compensée par la présence de Cher qui tombe comme un cheveu sur la soupe, comme celle d’Andy Garcia, d’ailleurs. Au final, cette suite de « Mamma Mia ! » remplit son contrat. Il ne fallait sans doute pas en attendre plus. (3 étoiles)

Lire la suite

22:12 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

04/08/2018

Du grand au petit écran : Meryl Streep est « Florence Foster Jenkins »

IMG_3740.jpg« Florence Foster Jenkins » se concentre sur les derniers mois de la vie de la riche héritière new-yorkaise, atteinte dans sa santé, en 1944 au moment où elle décide de donner un concert au Carnegie Hall de New-York. Ce n’est certes pas la première fois qu’elle se produirait sur scène, mais jusque-là son entourage avait réussi à faire en sorte que cela se fasse en privé et devant un public averti. Averti que Florence Foster Jenkins chante horriblement faux sans qu’elle en soit apparemment consciente.

Cette situation de départ, qu’on a de la peine à imaginer qu’elle se base sur des faits réels, possède évidemment un fort potentiel comique. Et en effet, on rit en regardant et en écoutant Meryl Streep, comme d’habitude parfaite, chanter si mal. On rit également grâce au talent comique, mais aussi de pianiste car il n’est pas doublé, de Simon Helberg absolument génial dans le rôle de Cosmé MCMoon.

Mais on a aussi plutôt tendance à sourire, et à être parfois ému, en se mettant à la place de St.Clair Bayfield (Hugh Grant, convaincant), compagnon de très longue date de Florence Foster Jenkins, qui par amour ne sait plus que faire pour que « sa » cantatrice ne se trouve pas confrontée à la terrible réalité.

Le film évolue donc du comique au tragi-comique. Il est soigné avec des costumes et des décors somptueux et une distribution excellente. Il lui manque toutefois ce supplément d’âme pour que cette histoire incroyable vous prenne vraiment aux tripes.

3 étoiles, « Florence Foster Jenkins », RTS UN, dimanche 5 août, 20h40.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

18:39 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |