09/11/2018

Mariage light ou mariage égalitaire ? Parlons-en!

Début juillet, la commission des affaires juridiques du Conseil national a donné mandat, par 14 voix contre 11, à l’administration fédérale, d’ici février 2019, de proposer un modèle de mariage à mettre en place par étape.

Cette politique des petits pas a suscité une grande déception parmi les organisations LGBT romandes et nationales LOS et Familles arc-en-ciel pour lesquelles seul un modèle présentant un mariage égalitaire, sans compromis ou restriction, pouvait trouver grâce à leurs yeux. Elles ont dénoncé un compromis politique sur le dos des personnes concernées qui a été élaboré sans la moindre concertation des organisations représentant la communauté LGBT.

En 2005, les organisations LGBT se sont mobilisées pour la LPart (partenariat enregistré), mais dans le cas d’un mariage par étape, duquel on écarterait des revendications essentielles (adoption conjointe, procréation médicalement assistée, rente de survivant.e), les organisations LGBT pourraient rejeter purement et simplement le projet. L’administration fédérale pourrait alors se retrouver avec un mariage light dont personne ne voudra.

Est-ce là l’objectif visé ?

Autres questions : La Suisse ne devrait-elle pas prendre ses responsabilités et ouvrir le mariage aux couples de même sexe, sans restriction ? Comme d’autres pays en Europe, le Parlement ne devrait-il pas avoir le courage de proposer un projet en phase avec son temps et avec la réalité ? Si l’Irlande a accepté le mariage pour tou.te.s, la Suisse n’en serait-elle pas aussi capable ?

Pour débattre autour de ces questions qui touchent à l’égalité des droits pour toutes et tous, la Fédération romande des associations LGBT organise une table ronde le samedi 10 novembre avec deux conseillères nationales membres de la commission des affaires juridiques :

Table ronde mariage pour tou-tes.JPG

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08/11/2018

A un pas d'un vote historique

Encore un dernier vote et la norme pénale antiraciste sera complétée afin de permettre de combattre l’homophobie et la transphobie au même titre que le racisme (art. 261bis du code pénal).

En effet, lors de sa séance de commission du 7 novembre, la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats a emboîté le pas au Conseil national qui, au mois de septembre, avait approuvé à une large majorité cette modification incluant également l'identité de genre, contre l'avis du Conseil fédéral.

Le Conseil des Etats doit à présent entériner en plénière le vote de sa commission. Ce n'est toutefois pas encore fait, car c'est la voix de la présidence qui a été décisive pour trancher en faveur du "oui" (6 voix contre 6 et 1 abstention).

Cette décision, même à l'arraché, est un signal important contre les crimes, les délits de haine et les discriminations dont sont encore trop souvent victimes les personnes homosexuelles, bisexuelles, transgenres et intersexuées.

Il ne reste donc plus qu'au Conseil des Etats, si on ose dire, à transformer l'essai et voter cette modification dans le Code pénal déjà demandée par une résolution du Grand Conseil genevois aux Chambres fédérales en…2008 et reprise sous forme d'initiative parlementaire par Mathias Reynard cinq ans plus tard. A suivre.

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07/11/2018

Notes de frais du Conseil admnistratif de la Ville de Genève

Les Verts de la section Ville de Genève ont publié ce jour un communiqué de presse en lien avec les notes de frais du Conseil administratif de la Ville de Genève dont voici la teneur:

Les Verts de la section Ville de Genève déposeront auprès du Conseil municipal une résolution, dont le traitement sera demandé en urgence, portant sur les notes de frais des magistrat-e-s du Conseil administratif.

Les Verts de la section Ville saluent le travail fourni par la Cour des comptes (ci-après : la Cour) dans son audit de légalité et de gestion des frais professionnels des membres du Conseil administratif de la Ville de Genève. Le parti écologiste a milité pour la création de cet organe indépendant de contrôle cantonal et, quelques années plus tard, pour que ses prérogatives soient étendues à la révision des comptes de l’Etat.

La Cour recommande l’établissement de règles claires, une transparence adéquate et une exemplarité sans faille afin qu’une saine gestion administrative puisse être menée en matière de notes de frais professionnels. Or, des règlements surannés ou simplement inexistants, un manque de transparence sur l’objet des dépenses, ainsi que la confusion entre dépenses privées et publiques ont jeté l’opprobre sur les membres du Conseil administratif.

Les Verts condamnent ce type de pratiques et demandent au Conseil administratif de faire siennes toutes les recommandations de la Cour. La section des Verts Ville de Genève exige en outre que toute la lumière soit faite sur les frais professionnels des membres du Conseil administratif au cours des 10 dernières années et que les règlementations en vigueur soit modifiées et simplifiées, ne faisant subsister qu’une seule allocation forfaitaire sans remboursement de frais supplémentaires possibles.

Le Comité des Verts de la section Ville de Genève appelle leur Magistrate à privilégier davantage la mobilité douce dans ses déplacements pour autant qu’ils soient compatibles avec le rythme imposé par ses obligations professionnelles.

Plus généralement, le parti écologiste de la Ville déplore les lacunes du contrôle interne de l’administration relevées par la Cour. Tout comme les citoyen-ne-s de la Ville de Genève, les Verts sont choqué-e-s par certaines pratiques en vigueur (arrêté sur les indemnités datant de 1983) ou encore par la lenteur de certaines réactions (abonnements de téléphonie mobile adaptés au printemps 2018, « Règlement relatif aux frais professionnels des Conseillers administratifs » adopté seulement le 29 octobre 2018).

Pour toutes ces raisons, les Verts de la section de la Ville de Genève déposeront en urgence une résolution qui reprend ces différents points au prochain Conseil municipal.

Contacts :

Didier Bonny et Bénédicte Amsellem-Ossipow, co-président.e.s de la section des Verts Ville de Genève et Uzma Khamis Vannini, Cheffe de groupe des Verts en Ville de Genève

 

12:56 Publié dans Verts | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

05/11/2018

« Bohemian Rhapsody» : tout pour la musique

IMG_4652.jpgIl y a deux stars dans « Bohemian Rhapsody » : la musique de Queen omniprésente pour le plus grand bonheur des fans, mais aussi pour ceux qu’elle a accompagnés à un moment ou à un autre de leur vie, et le charismatique Freddie Mercury sans lequel, et malgré tout le talent des autres membres du groupe, Queen n’aurait jamais été un groupe adulé dans le monde entier.

Autant le dire tout de suite, « Bohemian Rhapsody » est un film très sage dans sa mise en scène, à l’exact opposé de celui sur lequel il se centre principalement. Il raconte en quelques épisodes et de manière très linéaire la vie du groupe et de son leader de ses débuts en 1970 jusqu’à sa performance lors du Live Aid de juillet 1985 à Wembley. L’accent est particulièrement mis sur Freddie Mercury, ses excès, ses errances, ses questionnements, notamment sur son orientation sexuelle, mais aussi ses traits de génie, sa générosité et sa recherche de l’amitié et de l’amour. Rami Malek est un Freddie Mercury plus vrai que nature et sa performance est bluffante.

Ce parti pris n’empêche toutefois pas le film de s’intéresser également aux relations au sein du groupe et c’est heureux, car les moments mettant en scène les quatre musiciens sont les plus réussis. On n’en dira pas autant de ceux qui se focalisent sur le chanteur qui frisent parfois le mélo et ont tendance à se répéter. L’ennui guette.

Mais grâce à la musique, qui occupe la place attendue dans le film, ces lourdeurs s’effacent rapidement pour laisser la place à des chansons connues par tout le monde, ou presque. Difficile de rester assis sur son siège. Il faut dire qu’avec les techniques d’aujourd’hui le son est fantastique dans une salle équipée de haut-parleurs jusqu’au plafond. A ce titre, les vingt dernières minutes mettent une pêche d’enfer.

En résumé, si « Bohemian Rhapsody » est plutôt décevant dans sa partie intimiste, son hommage à la musique de Queen est lui réussi. Largement suffisant pour passer un bon moment et donner envie de réécouter illico presto les classiques du groupe. (3 étoiles)

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19:24 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |