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  • « Les Veuves » : trop de lièvres à la fois (et 9 autres films à l’affiche)

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    IMG_5039.jpgSuite à un braquage qui a mal tourné, les épouses des malfrats, devenues veuves, vont devoir bien malgré elles s’unir pour rembourser la dette que leurs défunts maris ont laissée derrière eux. Question de vie ou de mort, mais aussi de prendre leur destin en main.

    Le film démarre sur les chapeaux de roue et le spectateur est immédiatement projeté dans l’action. Il en a plein la vue, ce qui sera d’ailleurs le cas tout au long d’un film visuellement très réussi. Puis, le rythme baisse afin de pouvoir mettre en place l’intrigue générée par cette ouverture en fanfare.

    On découvre alors qui sont ces veuves, la palme revenant au personnage intriguant interprété avec maestria par Viola Davis, Chicago et ses quartiers très différents et inégalitaires les uns des autres, les magouilles politiques, la rivalité entre gangs. Cette mise en place, qui vire à la satire sur une ville corrompue, n’est pas inintéressante, mais on pourra lui reprocher de prendre un peu trop son temps.

    Heureusement, à l’approche du cambriolage, les événements s’accélèrent. Il y a des rebondissements et de l’action. On regrettera toutefois que le braquage soit un peu trop vite expédié et les « méchants » éliminés d’une manière pas toujours très crédible. Assez significatif finalement d’un film qui court trop de lièvres à la fois et qui laisse du coup le spectateur un peu sur sa faim sans qu’il ait pour autant assisté à un mauvais spectacle (3 étoiles).

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  • Du grand au petit écran: « Les figures de l’ombre » et « Everest »

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    IMG_5036.jpgLe film « Les figures de l’ombre » est basé sur une histoire vraie.  Il raconte l’histoire hors du commun de trois scientifiques afro-américaines qui ont grandement contribué au début des années 60 à la conquête de l’espace. Elles y sont parvenues grâce à leurs extraordinaires compétences, car le moins que l’on puisse écrire est que le contexte ne leur était guère favorable. 

    Confrontée à la double discrimination d’être femme et noire dans un Etat, la Virginie, qui à cette époque avait des lois ségrégationnistes, elles ont réussi à se faire une place au sein de la NASA non seulement grâce à leur intelligence, mais également grâce à leur patience et leur détermination. Des destins individuels qui ont aussi fait avancer la cause des femmes, des Noirs et de l’égalité des droits. Le film, inspiré du livre de Margot Lee Shetterly qui raconte le quotidien de ces scientifiques, rend un bel hommage à ces femmes de l’ombre peu connues, mais dont le rôle a été essentiel dans leur domaine.

    Quant au film, il est un peu à l’image d’une fusée dont il est beaucoup question dans « Les figures de l’ombre ». Il démarre très fort avec une première scène jouissive qui montre avec humour et dérision le caractère et le brio de ces trois femmes ainsi que le contexte dans lequel elles évoluent. La montée se poursuit avec intérêt jusqu’à la mise en orbite qui ralentit un peu trop le rythme avant que celui-ci ne s’emballe à nouveau quand il s’agit de redescendre sur Terre. 

    Au final, un film à la réalisation et mise en scène certes classiques, mais soignées, porté par une excellente distribution, avec du suspense, de l’émotion, une bande originale remarquable et un contexte qui fait réfléchir sur la différence. A voir.

    4 étoiles. « Les figures de l’ombre». RTS UN, lundi 17 décembre, 20h45.

    IMG_5037.jpgAdapté de l’ouvrage autobiographique de Jon Krakauer, « Everest » raconte l’histoire d’une expédition tragique sur le toit du monde au printemps 1996. Film catastrophe, « Everest » en emprunte les codes, à commencer par une exposition des différents personnages qui vont se retrouver pris dans la tourmente, au sens propre et figuré. Ce n’est pas vraiment passionnant, mais à moins d’avoir lu le livre auparavant, difficile de se faire une idée sur ce qu’il va advenir des différents personnages, ce qui est un bon point pour le suspense. 

    Après cette mise en place, l’ascension peut commencer et avec elle un nombre impressionnant d’obstacles qui vont se dresser devant les alpinistes. Si le film n’était pas basé sur une histoire vraie, on serait tenté de dire que c’est presque trop ou quand la réalité dépasse la fiction. « Everest » se laisse voir : les images sont magnifiques et impressionnantes sur le grand écran, ce sera forcément moins le cas à la télévision. La majorité des scènes ont réellement été tournées au Népal, mais c’est le moins que l’on puisse attendre d’un film qui se déroule dans ce décor splendide. Les acteurs sont tous à la hauteur, c’est le cas de le dire, et certaines scènes sont poignantes. 

    Mais au final, on reste un peu sur sa faim, l’émotion n’étant pas suffisamment au rendez-vous, comme si les éléments naturels finissaient par vous rattraper et vous glacer le sang.

    2 étoiles. « Everest ». France 4, dimanche 16 décembre, 21h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • « Pupille » : profondément humain (et 9 autres films à l’affiche)

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    IMG_5015.jpgLe film raconte les deux premiers mois de la vie de Théo qui est remis à l’adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. Elle a précisément ce laps de temps pour confirmer son choix ou revenir sur sa décision. Les services de l’aide sociale à l’enfance et d’adoption prennent en charge Théo en le plaçant dans une famille d’accueil et en entreprenant parallèlement les démarches pour lui trouver, le cas échéant, une famille adoptive.

    Si le titre du film renvoie bien évidemment à la définition d’un enfant placé sous la responsabilité de l’Etat, il évoque également le regard, comme l’explique Jeanne Herry, la réalisatrice : « Je portais beaucoup d’attention à la place de mon regard, je me suis demandé tout au long de la réalisation quel était mon point de vue, sur chaque séquence, et comment, et d’où regarder chaque personnage. Et aussi où regardait chaque personnage. »

    Cette préoccupation se…voit magnifiquement à l’écran avec une caméra qui filme les personnages le plus souvent en gros plan plongeant le spectateur dans leur intimité sans aucun voyeurisme, mais avec une grande délicatesse. Plusieurs scènes sont captivantes, on pense tout particulièrement à celle où l’assistance sociale (formidable Clotilde Mollet) explique à la maman qui vient d’accoucher sous X quels sont ses droits, celles qui mettent en scène l’assistant familial (Gilles Lellouche tout en finesse) et Théo ou encore toutes celles qui touchent directement à l’adoption que ce soit au niveau des collaborateurs ou des familles en attente d’adopter.

    Certes, on pourrait reprocher au film son côté parfois scolaire, on n’est pas très loin par moment du documentaire, une vision sans doute un peu trop idéaliste de l’adoption et certains personnages secondaires inutiles. Mais il n’y a dans ces légers bémols rien de rédhibitoire pour apprécier à sa juste valeur un film intelligent, lumineux, émouvant, sensible et délicat. En deux mots : profondément humain. (4 étoiles)

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  • « Verts Noël » : Convivialité et Réflexion

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    Editorial paru dans l'HebdomaVert n°41 du 11 décembre 2018. 

    IMG_5013.jpgLa section des Verts Ville de Genève vous invite mercredi 19 décembre dès 18h sur la Place du Molard à son traditionnel événement de fin d’année, « Les Verts Noël ».

    Cette action revêt une importance toute particulière pour les Verts Ville de Genève : c’est l’opportunité, dans une ambiance festive et joyeuse autour d’une fondue accompagnée de boissons chaudes et de biscuits, de rassembler les membres de la section, ses sympathisants et la population.

     « Les Verts Noël » c’est aussi l’occasion, en cette période de fin d’année synonyme de dépenses frénétiques avec des actions comme le « Black Friday » ou encore comme par hasard des soldes providentiels, d’avoir une réflexion sur un mode de consommation écologique, éthique et durable.

    A ce titre, les Verts Ville de Genève ont édité une carte postale pour ses membres. Elle invite de manière légère et ludique, sous les traits d’un Père Noël Vert bon enfant, à cette réflexion en mettant en avant le slogan « Consommer écolo, c’est plus rigolo ! »

    Alors, amusez-vous bien, passez de joyeuses fêtes et que l’année 2019 soit à la hauteur de nos espérances pour un monde plus écologique, solidaire et égalitaire !

     

    Bénédicte Amsellem-Ossipow et Didier Bonny co-président.e.s des Verts Ville de Genève

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  • « Lola et ses frères » : pétri de bons sentiments (et 8 autres films à l’affiche)

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    IMG_4988.jpgTrois ans après le très touchant « Les Souvenirs », le comédien et réalisateur Jean-Paul Rouve s’est une nouvelle fois associé avec le romancier, scénariste et également réalisateur David Foenkinos pour donner vie à une histoire sur le thème des rapports entre frère et sœur.

    Lola est la cadette de la fratrie qui comprend Benoît, le frère aîné nettement plus âgé qu’elle, et Pierre qui n’a qu’un an d’écart avec son grand frère. Leurs parents sont décédés il y a fort longtemps et ils se retrouvent régulièrement devant leur tombe pour faire le point sur leurs vies respectives plus ou moins chaotiques. Mais cet esprit fraternel est parfois mis à mal en raison des gaffes et des secrets de l’un et du manque de vision de l’autre, ce qui oblige Lola à jouer, malgré elle, la maman.

    Le moins que l’on puisse écrire est que les scénaristes n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour développer les rapports complexes entre Lola et ses frères. Tous les thèmes y passent, ou presque, en un peu plus d’une heure et demi : solitude, chômage, deuil, maternité, paternité, infertilité, adoption, destruction-reconstruction, idylle amoureuse, rupture et, bien évidemment, fraternité. Et au cas où on n’aurait pas tout compris à l’issue du film sur son message résilient, le générique de fin sert de piqûre de rappel en remontrant à l’envers des images très explicites du début.

    « Lola et ses frères » est donc pétri de bons sentiments et fait penser à « Photo de famille », y compris dans ses défauts et ses qualités. C’est ainsi qu’à vouloir traiter tant de thèmes à la fois, ils sont survolés. Du coup, on ne voit plus très bien où se situe le cœur du scénario. On peine dès lors à s’attacher aux personnages sur la durée malgré certaines scènes drôles, tendres ou encore émouvantes, avec une mention spéciale dans ce registre pour José Garcia et Ramzy Bedia très touchants. Pas désagréable, mais pas indispensable. (2 étoiles)

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