29/10/2018

NON à une initiative qui attaque l’Etat de droit

IMG_4630.jpgL’initiative de l’UDC, « le droit suisse au lieu de juges étrangers » soumise à votation le 25 novembre, veut instaurer la primauté du droit suisse sur le droit international et obliger nos autorités à adapter les traités internationaux, le cas échéant à les dénoncer, s’ils entrent en contradiction avec la Constitution fédérale.

Cette initiative menace tous les traités internationaux. Elle a notamment pour objectif de dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) qui protège les libertés fondamentales telles que le droit à la vie, l’interdiction de la torture, le droit à un procès équitable, le droit à la vie privée et familiale, le droit à la liberté d’expression, etc. Les habitant.e.s des 47 Etats membres qui ont adhéré à la CEDH, la Suisse l’a fait en 1974, peuvent saisir la Cour européenne des droits de l’homme quand toutes les instances nationales ont été épuisées.

A ce titre, des personnes LGBT ont fréquemment dû s’adresser à Cour européenne des droits de l’homme. C’est ainsi que la Cour a été amenée à prendre des décisions quant à la reconnaissance légale de la réassignation de genre, le remboursement des frais médicaux nécessaires à la réassignation de genre, le droit au mariage après la réassignation, l’interdiction absolue des activités sexuelles entre personnes de même sexe, la liberté de réunion et d’association, les discours haineux, l’égalité dans la famille (concernant la reconnaissance légale des couples de même sexe et l’adoption) et les droits de la personne et à la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle (concernant des demandeurs d’asile et l’articulation avec la liberté de croyance).

Cette initiative ne vise donc pas à combattre les prétendus « juges étrangers » - un titre mensonger puisque notre pays est représenté par deux juges suisses au sein de la CEDH - mais bien à s’attaquer aux principes de l’Etat de droit et au troisième pouvoir qu’est le système judiciaire. En s’attaquant à la CEDH qui protège les citoyen.ne.s contre les abus de leur Etat, l’UDC s’attaque aux minorités et c’est inacceptable. Il convient par conséquent de rejeter sans ménagement cette initiative !

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25/09/2018

Une belle victoire pour la lutte contre l’homphobie et la transphobie

La fédération romande des associations LGBT se réjouit du vote du Conseil national de ce jour qui devrait permettre de compléter la norme pénale antiraciste et permettre ainsi de combattre l’homophobie et la transphobie au même titre que le racisme.

« L'homophobie n'est pas une opinion, elle tue! Un homosexuel sur cinq a tenté de se suicider, la moitié avant l'âge de vingt ans » a lancé Mathias Reynard, dont l'initiative parlementaire est à l'origine du projet.

Cette modification de la norme pénale antiraciste a été approuvée par 115 voix contre 60, ce qui est une excellente surprise après le vote très serré de la commission (13 voix contre 11). L'opposition est venue essentiellement de l'UDC et d'une partie du PLR.

Malgré le soutien du Conseil fédéral, cette même opposition n'a pas réussi à restreindre la portée du projet. Par 98 voix contre 83, le National a en effet accepté d'ajouter également l'identité de genre dans la norme antiraciste évitant ainsi de faire une différence, qui aurait été incompréhensible, entre les crimes haineux homophobes et transphobes.

Il appartient désormais au Conseil des États de se prononcer sur le texte.

Cette décision est un signal important dans la lutte contre les discriminations pour laquelle toutes les associations membres de la Fédération romande s’engagent depuis de nombreuses années.

Pour la Fédération romande des associations LGBT

Maya Burkhalter, coprésidente​​​​​         Didier Bonny, coprésident

 

Communiqué de presse de la fédération romande des associations LGBT du 25 septembre 2018

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23/09/2018

Coup de pédale pour le vélo

Les voies cyclables seront donc mentionnées dans la Constitution, au même titre que les chemins et sentiers de randonnée pédestre le sont depuis…40 ans, ainsi en a décidé le peuple suisse à une écrasante majorité, et l’on ne peut que s’en réjouir.

Les citoyennes et citoyens de ce pays n’ont pas manqué l’occasion de donner un grand coup de pédale, que l’on espère décisif, à nos autorités pour que le vélo occupe la place qu’il mérite dans la mobilité. A ce propos, il faut rappeler que 50% des trajets en voiture et 80% des trajets en bus et en tram sont inférieurs à 5 km. Le potentiel de croissance de la petite reine est énorme. Selon les prévisions de la Confédération, la progression du vélo d’ici 2040 sera deux fois plus importante que celle du trafic individuel motorisé.

Suite à ce vote, la Confédération pourra ainsi soutenir les cantons lors de l’aménagement de voies cyclables de qualité, ce qui permettra une pratique plus attrayante et sûre du vélo. Et l’on sait que c’est une condition très importante pour que le nombre de personnes qui optent pour le vélo, moyen de locomotion très peu énergivore, respectueux de l’environnement et excellent pour la santé, augmente.

Il semblerait d’ailleurs que les intentions du Conseiller d’Etat genevois en charge de la question des transports, Serge Dal Busco, soient prometteuses pour le développement des pistes cyclables. Le plébiscite du corps électoral genevois (plus de 80% de OUI!) et le phénoménal succès de la Voie verte sont un encouragement incontestable à poursuivre une politique des transports qui privilégie la mobilité douce. A suivre.

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27/08/2018

Le pape dérape

Le moins que l’on puisse écrire est que les propos du pape ne passent pas inaperçus ! Le lien qu’il a fait entre homosexualité et psychiatrie a déclenché, à juste titre, une avalanche de commentaires scandalisés.

Interrogé par un journaliste sur ce qu’il dirait à des parents qui découvriraient l’homosexualité de leur enfant, le pape a tout d’abord eu des propos bienveillants en prônant le dialogue et la compréhension. C’est ensuite que cela s’est gâté quand il a précisé que « quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans. »

Cette association entre homosexualité et psychiatrie a déclenché un tollé bien au-delà de la communauté LGBT, et cela se comprend parfaitement. Alors qu’il a fallu attendre jusqu’en 1990 pour que l’OMS retire l’homosexualité de la liste des maladies, où elle figurait comme un trouble mental, et qu’aujourd’hui encore 74 pays dans le monde la condamne, dont 13 où elle est passible de la peine de mort, de tels propos de la part d’une autorité spirituelle comme celle du pape sont inacceptables !

Ils reviennent en effet à faire un amalgame entre homosexualité et maladie mentale et à conforter dans leur opinion celles et ceux qui en sont déjà persuadés ou qui se laisseraient facilement convaincre. C’est ce genre d’affirmations qui occasionnent des souffrances et qui conduisent des personnes homosexuelles à devoir consulter, pas l’homosexualité en tant que telle !

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13/08/2018

Un sérieux coup de pédale s’impose

IMG_3875.jpgSurprise à la lecture du tout premier sondage sur les votations du 23 septembre : le contre-projet direct à l’Initiative vélo ne fait pas le tabac auquel on pourrait s’attendre.

En effet, seuls 48% des personnes ayant répondu au sondage Tamedia (ils sont plutôt fiables d’habitude) disent oui ou plutôt oui (44% non ou plutôt non) à cet objet plutôt inoffensif qui charge la Confédération de soutenir des mesures en faveur de la mobilité douce et des pistes cyclables.

Il n’y a toutefois pas de quoi s’affoler, car la campagne vient juste de débuter et seule l’UDC, que les questions environnementales n’intéressent pas, est opposée à ce que les voies cyclables soient mentionnées dans la Constitution, au même titre que les chemins et sentiers de randonnée pédestre le sont depuis…40 ans. Ces premiers chiffres doivent cependant servir d’avertissement à celles et ceux qui soutiennent ce texte pour qu’une campagne efficace soit menée au cours des prochaines semaines.

En cas de réponse positive du peuple le 23 septembre, la Confédération pourra donc soutenir les cantons lors de l’aménagement de voies cyclables de qualité. Et l’on sait que c’est une condition importante pour que le nombre de personnes qui optent pour le vélo, moyen de locomotion très peu énergivore et respectueux de l’environnement, augmente.

Un sérieux coup de pédale s’impose, car il est plus que temps d’attribuer au vélo la place qu’il mérite !

 

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