03/03/2018

César 2018: guère de surprises

429A2E93-49EB-4836-AB06-11FF712FE28B.jpegLa 43ème cérémonie des César a vécu. Et plutôt bien. Mais avant tout parce que le meilleur film de l’année 2017, « 120 battements par minute », l’a emporté avec 6 César contre 5 à l’autre favori, « Au revoir là-haut ». À noter que « Le sens de la fête », dix nominations, est reparti bredouille.

Du côté de la cérémonie, Manu Payet s’est démené pour tenter de la rendre plus dynamique que d’habitude, mais pas toujours avec succès, surtout dans une deuxième partie lourdingue. À souligner toutefois la brièveté bienvenue, dans l’ensemble, des discours des lauréats visiblement briefés pour ne pas « s’étaler » avant que la musique ne les rappelle à l’ordre...

Hommages aux disparus Jeanne Moreau, Claude Rich, Mireille Darc, Danielle Darrieux, Jean Rochefort et...Johnny Hallyday, César d’honneur remis à Penélope Cruz par Pedro Almodovar, discours d’un grand humanisme de Robin Campillo, réalisateur de « 120 battements par minute », et références à « balance ton porc » ont marqué cette cérémonie.

Quant au palmarès, il n’a guère réservé de surprises, comme l’atteste la comparaison entre mes pronostics et la réalité pour les principales catégories.

Meilleure actrice

Mon pronostic: Jeanne Balibar. Vainqueur: Jeanne Balibar. C’était la favorite pour obtenir la récompense grâce à sa très belle prestation dans « Barbara », la seule chose positive du film qui, comme on l’espérait, ne pas été distingué au-delà de son interprète principale. 

Meilleur acteur

Mon pronostic: Jean-Pierre Bacri. Vainqueur: Swann Arlaud. L’acteur principal de « Petit paysan » crée indéniablement la (seule) surprise de cette cérémonie. Mais il faut bien reconnaître qu’il était très crédible dans son rôle et que cette récompense n’a rien de scandaleux.

Meilleure actrice dans un second rôle

Mon pronostic: Sara Giraudeau. Vainqueur: Sara Giraudeau. Convaincante dans « Petit Paysan », César du meilleur premier film, est une belle gagnante.

Meilleur acteur dans un second rôle

Mon pronostic: Antoine Reinartz. Vainqueur: Antoine Reinartz. Excellent, comme d’ailleurs toute la distribution de « 120 battements par minute ». 

Meilleure espoir féminin

Mon pronostic: Camélia Jordana. Vainqueur Camélia Jordana. Plus connue jusqu’ici pour ses talents de chanteuse, la jeune actrice crève l’écran dans « Le Brio ». Mérité. 

Meilleur espoir masculin

Mon pronostic: Nahuel Perez Biscayart. Vainqueur: Nahuel Pérez Biscayart. Formidable dans « 120 battements par minute », mais également dans « Au revoir là-haut », ce César est plus que « normal » tant le comédien aurait mérité d’être nommé dans la catégorie du « meilleur acteur ».

Meilleur film étranger

Mon pronostic: « Dunkerque ». Vainqueur: « Faute d’amour ». Satisfait que « The Square », l’incompréhensible vainqueur de la Palme d’or 2017, ne l’ait pas emporté. 

Meilleure réalisation

Mon pronostic: Robin Campillo. Vainqueur: Albert Dupontel. Belle récompense pour cette adaptation, césarisée à ce titre, du roman de Pierre Lemaitre pour un artiste complet. 

Meilleur film

Mon pronostic: « 120 battements par minutes ». Vainqueur: « 120 battements par minute ». Le meilleur film français de 2017 l’a emporté. Une juste récompense qui rattrape le fait qu’il n’ait pas eu la Palme d’or 2017 que le film méritait mille fois plus que « The Square ».

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01/03/2018

César 2018: et le gagnant, la gagnante est…

Vendredi soir aura lieu la 43ème cérémonie des César. Ayant vu la grande majorité des films en compétition, dont tous ceux qui sont nommés dans la catégorie « meilleur film », je me risque à des pronostics sur les gagnantes et gagnants des principales catégories.

Meilleure actrice

Jeanne Balibar est sans doute la mieux placée pour obtenir la récompense grâce à sa très belle prestation dans « Barbara ». C’est d’ailleurs bien la seule chose positive du film que l’on espère ne pas être distingué au-delà de son interprète principale, mais rien n’est hélas moins sûr…A noter, dans la liste des nommées, la scandaleuse absence de Sveva Alviti, pourtant exceptionnelle dans « Dalida ».

Meilleur acteur

Le sens de la fête.jpgChoix difficile entre Daniel Auteuil pour « Le Brio » et Jean-Pierre Bacri pour « Le sens de la fête ». Petite préférence toutefois pour ce dernier, au top de sa forme dans ce film, et qui contrairement à Daniel Auteuil, par deux fois, n’a jamais obtenu le César du meilleur acteur. Mais Albert Dupontel, une seule fois « césarisé » pour le scénario de « 9 mois ferme », pourrait créer la surprise pour « Au revoir là-haut » et voir concrétiser sa quatrième nomination dans cette catégorie.

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27/02/2018

« La forme de l’eau » : dégoulinant de romantisme (et 8 autres films à l’affiche)

IMG_1747.jpgUn film qui a obtenu le Lion d’or à Venise, 2 Golden Globes, des nominations à n’en plus finir aux futurs Oscars et qui est encensé par une grande partie de la critique attire forcément l’attention. Mais il a aussi de grandes chances de décevoir, les attentes étant forcément grandes. Et c’est hélas bien le cas avec un film dont on peine à comprendre l’enthousiasme délirant qu’il suscite.

Elisa est nettoyeuse dans un laboratoire gouvernemental ultrasecret en pleine guerre froide à la fin des années 50. Elle est muette et mène une vie solitaire dans un appartement qu’elle partage avec un homosexuel âgé tout aussi seul qu’elle. Sa vie va basculer lorsqu’elle va tomber amoureuse d’une créature emprisonnée au sein de ce laboratoire et en danger de mort en raison des expériences qui sont faites sur elle. 

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20/02/2018

« Tout l’argent du monde » : une distribution en…or (et 9 autres films à l’affiche)

IMG_1713.jpgRéputé en raison du fait que toutes les scènes avec Kevin Spacey, accusé de harcèlement sexuel, ont été retournées avec Christopher Plummer, pour la modique somme de 10 millions de dollars, « Tout l’argent du monde », sorti en France à la fin 2017, est enfin sur nos écrans.

Inspiré de faits réels, avec une place non négligeable pour la fiction, le film raconte le kidnapping à Rome en juillet 1973 de Paul Getty III, petit-fils de Paul Getty, homme le plus riche du monde à ce moment-là. Mais pour le milliardaire réputé pour son avarice, l’enlèvement de son petit-fils préféré n’est toutefois pas une raison suffisante pour mettre la main au porte-monnaie.

Le personnage du grand-père est sans conteste l’atout majeur du film tant il est surréaliste. Les relations entre les protagonistes participent d’ailleurs tout autant à la tension qui règne dans le film que les rebondissements du kidnapping. Il faut dire que la distribution de « Tout l’argent du monde » est en…or : Christopher Plummer est impérial, Romain Duris méconnaissable dans son rôle de « gentil » méchant et Michelle Williams convaincante dans son rôle de mère qui tient le cap coûte que coûte pour sauver son fils. Les autres points forts du film sont ses décors et sa lumière superbes qui vous plongent magnifiquement dans l’ambiance des années 70.

Malgré toutes ces qualités, « Tout l’argent du monde » manque toutefois par moment de rythme, particulièrement dans sa première partie, ce qui s’explique par sa durée excessive (2h15), des rebondissements parfois peu crédibles et des scènes qui tirent inutilement en longueur, dont celle difficilement supportable de l’oreille coupée. Il n’en demeure pas moins que ce thriller, où s’entremêlent argent, violence, avant tout psychologique, et filiation, plaira sans doute aux amateurs du genre (3 étoiles).

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10/02/2018

« Le 15h17 pour Paris » reste en gare (et 9 autres films à l’affiche)

3AB28E08-E5C4-4130-B09F-56FB3258DBB2.jpegAprès le très décevant « American Sniper », ode à la grande Amérique, suivi du très réussi « Sully », mélange habile entre actions et émotions, « Le 15h17 vers Paris » allait-il plutôt s'apparenter au premier ou au second dans la manière de mettre en scène ces héros ordinaires dont raffole Clint Eastwood? 

Le film relate l’attaque terroriste du 21 août 2015 perpétrée dans le train Thalys Amsterdam-Paris. Grâce au courage de trois jeunes Américains qui ont réussi à maîtriser le terroriste, l’attentat, qui aurait pu faire des centaines de morts, a échoué. L’originalité du film repose sur le fait que la plupart des acteurs sont ceux qui ont réellement vécu cet événement. À commencer par les trois héros qui, bien dirigés, rejouent d’aileurs de manière plutôt convaincante leur rôle pour des comédiens amateurs.

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