Cinéma - Page 3

  • « Cats » : « Chat ne le fait pas ! » (et 11 films à l’affiche)

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    IMG_9774.jpg« Chat ne vaut pas la peine », « tout chat pour chat », « s’ennuyer comme un chat mort », autant d’expressions revisitées pour l’occasion pour qualifier la version cinématographique de « Cats », un ratage presque complet.

    Le film est donc tiré de la comédie musicale du même nom, créée en 1981 à Londres et jouée pendant 21 ans. Sa version montée à Broadway en 1983 a tenu l’affiche pendant 18 ans. Le spectacle, qui tourne toujours, a été vu par 81 millions de spectateurs, en 19 langues et dans plus de 50 pays. Pas difficile de comprendre qu’Hollywood finirait un jour par s’y intéresser. Mais il fallait tout d’abord tirer un scénario à partir de la comédie musicale qui est composée d’une série de poèmes mis en chanson et qui servent de base à des numéros musicaux afin de donner une dimension cinématographique à « Cats ».

    Et c’est là où le bât blesse dès les premières scènes : cette balade dans le Londres des années 30 est avant tout le prétexte à des numéros de…music-hall dans une première partie qui tire plus qu’en longueur. On comprend tout de même assez rapidement qu’il s’agira de désigner au cours du bal annuel un chat ou une chatte qui pourra aller au paradis et avoir une nouvelle vie. Mais bien sûr, le méchant chat ne l’entend pas ainsi.

    L’histoire n’a donc aucun intérêt, pas plus d’ailleurs que le choix du réalisateur de garder les expressions des acteurs aussi intactes que possible en faisant appel à une technologie hybride qui combine réalité et animation. Ces personnages mi-chat, mi-humain frisent souvent le ridicule, c’est kitsch à souhait. Pas grand-chose donc à sauver dans ce film, si ce n’est quelques scènes qui présentent un certain intérêt du point de vue de la danse ou de la chanson, voire des deux dans de rares cas. « Chat ne le fait pas ! » (1 étoile)

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  • « Charlie’s Angels » : du déjà vu (et 11 films à l’affiche)

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    IMG_9511.jpg« Charlie’s Angels est la troisième adaptation après 2000 et 2003 sur grand écran de la série télévisée des années 70 « Drôles de dames ». Il y est d’ailleurs fait allusion, de manière malheureusement trop rapide, dans le film. Réalisé par Elisabeth Banks qui tient également un des rôles principaux, ce troisième opus est résolument féminin, puisque même le fameux Bosley de la série est une femme. Il faut dire que l’eau a coulé sous les ponts et qu’à présent l’agence Townsend a étendu ses activités dans le monde entier avec de nombreuses équipes de Charlie’s Angels qui affrontent les missions les plus périlleuses dirigées chacune par un ou une Bosley.

    Tel est bien évidemment le cas dans cette nouvelle aventure au cours de laquelle nos héroïnes vont devoir affronter des méchants, que des hommes bien entendu, en multipliant les prouesses, en déjouant les pièges qui leur sont tendus et en faisant preuve d’une grande solidarité entre elles. Rien donc de bien neuf sous le soleil sur le fond, tant l’impression d’avoir déjà vu des dizaines de fois ce genre d’histoire prédomine.

    C’est par contre un peu plus intéressant sur la forme. Le film se laisse en effet voir grâce à ses actrices convaincantes, ses scènes d’action dans des lieux divers et variés qui s’enchainent à un bon rythme soutenues une bande originale efficace. On peut également y ajouter quelques scènes et gags plutôt drôles, même si on aurait souhaité un humour plus corrosif. Bref, pas désagréable, mais de loin pas indispensable. (2 étoiles)

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  • Mes vingt films préférés de 2019

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    Alors qu’une nouvelle année cinématographique va débuter, il est temps de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur pour dresser la liste, parmi plus de soixante films vus sur le grand écran, de mes vingt films préférés de 2019. J’en profite pour adresser mes meilleurs vœux pour 2020 à toutes celles et ceux qui lisent régulièrement mes critiques et à qui, je l’espère, je donne envie d’aller au cinéma, cette merveilleuse invention !

    IMG_9105.jpg1. « Hors normes », c'est l'histoire de Bruno et de Malik qui au sein de leurs deux associations respectives forment des jeunes issus de milieux défavorisés pour encadrer des enfants et adolescents qui souffrent d'un grave trouble et dont les institutions publiques ne savent pas que faire. « Hors normes » est un film d'un grand réalisme avec une très forte intensité sur le plan émotionnel, difficile en effet de retenir par moment ses larmes. Ce ne sont pas des larmes de tristesse, ni de joie, quand bien même on rit aussi souvent dans le film, mais des larmes d'optimisme, de courage, d'empathie, de subtilité, en un mot d'humanité. Excellent. (Toujours à l’affiche)

     

    IMG_9087.jpg2. « Joker ». Un film de super-héros tiré d’une bande dessinée qui reçoit le Lion d’or à Venise, voilà qui peut surprendre. Après avoir vu « Joker », la surprise n’est plus de mise tant le film est exactement l’inverse de ce que Hollywood a pu produire en matière de films de super-héros : il est sombre, parfois violent, sans concession et même subversif. Il est tout sauf politiquement correct. Pour que ce film fonctionne, il fallait un acteur d’exception. Et c’est bien le cas avec la performance de Joaquin Phoenix qui est hallucinante de noirceur, de folie, de tendresse, de désespoir, de violence, à l’image d’un film qui fait honneur au cinéma avec un grand C. (Toujours à l’affiche)

    IMG_6794.jpg3. « Parasite ». Palme d’or du Festival de Cannes, « Parasite » est un long-métrage coréen qui a beaucoup d’atouts : un scénario intelligent qui tient le rythme pratiquement du début à la fin avec un énorme coup de théâtre au milieu qui redistribue les cartes, une mise en scène au cordeau, une superbe photographie et une excellente distribution. Si on ajoute à toutes ces qualités, celle d’un film qui commence comme une comédie jubilatoire qui se dirige en cours de route vers le thriller pour finir par flirter avec le film d’horreur, on aura compris que « Parasite » est un film que les cinéphiles n’auront pas manqué. En résumé, un conte cruel sur le choc des classes réalisé avec très grande classe.

     

    IMG_5587.jpg4. « Grâce à Dieu ». « Grâce à Dieu » s’attaque au fléau du silence qui a fait et fait encore tant de mal aux victimes des prêtres pédophiles. Pour le dénoncer, le réalisateur a choisi de prendre le point de vue des victimes en se plaçant résolument du côté humain et non judiciaire ou religieux. Pour atteindre son objectif, François Ozon a construit son film autour de trois personnages principaux victimes de pédophilie. Chacun joue sa partition à la perfection et donne à l’ensemble une grande cohérence et beaucoup d’émotions sans jamais tomber dans le pathos ou la démonstration. Pour arriver à une telle réussite, il fallait une mise en scène d’une grande maîtrise et des actrices et des acteurs à la hauteur. Un film en état de grâce.  

     

    IMG_9176.jpg5. « Madame », c’est Caroline, la grand-mère du réalisateur Stéphane Riethauser. Ils engagent un dialogue cinématographique intergénérationnel très intime sur les thèmes du genre, de la sexualité et de la transmission de l’identité. Grâce à des images d’archives familiales de qualité, « Madame » est bien plus qu’un documentaire. Le film parle à chacune et chacun d’entre nous d’une façon ou d’une autre et arrive à produire ce qui est la marque d’un grand film : de l’émotion.

     

     

    IMG_8814.jpg6. « Ad Astra ». Roy McBride est astronaute. Il est recruté pour une mission très spéciale : se rendre aux limites du système solaire à la recherche de son père disparu depuis des décennies et pour résoudre par la même occasion un mystère qui menace la survie de la Terre et qui pourrait bien avoir un lien avec la disparition du paternel. Sous couvert d’un film d’aventure spatiale, « Ad Astra » retrace avant tout la relation entre un fils et un père absent depuis si longtemps. Cette quête intérieure est superbement filmée, la qualité des images est incroyable, et la bande-son n’est pas en reste. Du cinéma de première classe.

     

    IMG_8940.jpg7. « 5B ». Ce numéro et cette lettre désignaient un service au cinquième étage de l’Hôpital général de San Francisco, le premier du pays conçu spécifiquement pour traiter les patients du sida. C’est l’histoire de ce service pas comme les autres qui est racontée dans ce documentaire remarquablement filmé et scénarisé, surprenant, bouleversant et profondément humain. Diffusé dans le cadre du Festival du film Everybody’s Perfect, où il a été plébiscité par celles et ceux qui ont eu la chance de le voir, « 5B » n’est malheureusement pas sorti dans les salles.

     

     

    IMG_9474.jpg8. « Green Book » est un road movie qui raconte la naissance en 1962 d’une amitié qui dura plus de 50 ans entre un videur italo-américain du Bronx et le Dr Don Shirley, pianiste noir de renommée mondiale. On adhère rapidement à cette histoire d’amitié hautement improbable. Et pas seulement parce qu’elle a véritablement existé, mais parce que les deux personnages sont chacun à leur manière très humain et que, du coup, tout devient possible. Ajouter à cela deux acteurs excellents, un contexte malheureusement toujours d’actualité, des dialogues de très haute volée, des situations qui se renouvellent à chaque étape, juste ce qu’il faut d’émotion et vous avez devant les yeux un film parfaitement réussi.

     

    IMG_9180.jpg9. « Le Mans 66 ». Le cœur du film, c’est l’affrontement, qui a vraiment existé, entre le constructeur américain Ford et l’italien Ferrari lors de la course des 24 heures du Mans de 1966. Mais avant de parvenir à ce combat épique filmé de manière grandiose pendant quarante minutes, le réalisateur James Mangold s’intéresse à l’histoire d’amitié tumultueuse entre les deux personnages principaux du film : le pilote Ken Miles et l’ex-pilote reconverti en patron d’écurie Caroll Shelby. « Le Mans 66 » est donc autant une aventure humaine qu’un film sur la course automobile. Une réalisation « à l’ancienne » de haut vol. (Toujours à l’affiche)

     

     

    IMG_9162.jpg10. « La Belle Epoque ». Antoine est un entrepreneur d’un genre particulier : il offre la possibilité à chacun de ses clients de se replonger dans le passé. Pour y parvenir, il reconstitue avec son équipe des décors de cinéma dans lesquels ses clients vont pouvoir se projeter dans une époque qu’ils auraient voulu vivre ou revivre. C’est ce qui va arriver à Victor. Sexagénaire désabusé, au chômage et aux relations conflictuelles avec son épouse, il va être projeté dans les années 70 où il va revivre la première rencontre avec celle qui deviendra sa femme jouée par une comédienne qui ne va pas le laisser indifférent. « La Belle Epoque » mélange avec bonheur réalité et fiction. Un film tendre, drôle et romanesque. (Toujours à l’affiche)

     

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    11. « Rocketman ». Largement inspiré de la vie d’Elton John, « Rocketman » raconte l’histoire de l’ascension très rapide de Reginald Dwight, jeune pianiste prodige et timide devenu une superstar mondiale, mais également les épisodes plutôt tristes de son enfance, sa très belle amitié avec son parolier, sa difficulté à vivre son homosexualité, ses amours contrariées, l’addiction à la drogue et à l’alcool et bien évidemment son génie musical qui est intelligemment mis en avant dans le film avec des scènes où Elton John fait le show et d’autres beaucoup plus intimistes et émouvantes. « Rocketman » est un film qui met le feu tout en laissant une large place à l’émotion.

     

     

    IMG_5867.jpg12. « Mon inconnue ». Raphaël est un auteur de science-fiction à succès qui se retrouve plongé du jour au lendemain dans un monde parallèle où il est un « simple » professeur de lettres et n’a jamais rencontré sa femme qui est, par effet de miroir, une pianiste célèbre. Le scénario est intelligent, à part quelques petites facilités, notamment vers la fin, mais c’est aussi ce qui donne le label « comédie romantique » au film, on rit souvent de bon cœur, les dialogues sont percutants, il y a de l’émotion, la réalisation est convaincante et les trois acteurs principaux sont excellents. Un très bon moment divertissement.

     

     

    IMG_8337.jpg13. « La vie scolaire ». Qualifier le film de « comédie dramatique » est on ne peut plus approprié. « La vie scolaire » fait certes la part belle à l’humour, mais ne met pas pour autant de côté les difficultés auxquelles le personnel scolaire, les élèves et leur famille sont confrontés jour après jour. Sur un thème battu et rebattu, « La vie scolaire » réussit pourtant à surprendre en évitant les clichés et les jugements simplistes. Le film fait preuve d’une grande humanité et d’un optimisme certain, mais pas béat. Une bonne copie.

     

     

    IMG_9475.jpg14. « Une femme d’exception » raconte le parcours et les combats de Ruth Bader Ginsburg, juge à la Cour suprême des Etats-Unis depuis 1993, entre le milieu des années 50 et 70. Vingt années semées d’embûches pour lutter contre les discriminations faites aux femmes et faire évoluer les lois dans la direction de l’égalité. La grande force du film tient à son couple d’acteurs principaux qui crève l’écran. Leur complicité est formidable. Cette brillante distribution fait oublier le côté un peu trop académique du film, ce qui ne l’empêche toutefois pas d’être passionnant et de terminer en apothéose avec un formidable monologue de plus de cinq minutes de Ruth Ginsburg.

     

     

    IMG_9476.jpg15. « Les Invisibles ». Le film raconte le quotidien des travailleuses sociales qui viennent en aide à des femmes hébergées dans un centre d’accueil au moment où celui-ci va devoir fermer suite à une décision de la municipalité. Prêtes à tout pour tenter de réinsérer leurs protégées avant la date fatidique, elles ne vont pas hésiter à faire feu de tout bois pour atteindre leur but. Le film prend des allures de docufiction du plus bel effet : le spectateur est confronté à la fois à un univers très proche de la réalité et souvent dure, mais aussi à des histoires individuelles fictives qui procurent rires et émotions. Le tout est filmé avec délicatesse, humanité et respect à l’image d’une fin qui trouve le juste équilibre entre fiction et réalité.

     

    IMG_9402.jpg16. « Chanson douce ». Alors que dans le roman de Leila Slimani, Prix Goncourt 2016, la fin est révélée dès la première phrase, et remonte petit à petit le fil qui conduit au drame, le film adopte une chronologie classique. Porté par une Karine Viard au sommet de son art, « Chanson douce » se regarde comme un thriller psychologique. La tension monte au fur et à mesure que la nounou montre des signes de plus en plus inquiétants dans son comportement. Signes que le spectateur guette avec d'autant plus d'attention qu'il connaît à l'avance le dénouement dramatique. Glaçant et réussi.

     

     

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    17. « Et puis nous danserons ». L’Ensemble National Géorgien est considéré comme emblématique de la tradition géorgienne. Merab s’entraîne depuis son plus jeune âge pour intégrer le corps principal du ballet. Son univers est chamboulé lorsqu’un nouveau danseur arrive et devient à la fois son plus grand rival, mais aussi son plus grand désir. Si le scénario est plutôt convenu, il n’empêche toutefois pas le film de prendre son envol à l’image des superbes scènes de danse dans lesquelles tant de sentiments et d’émotions sont exprimés. Un film qui, malgré le contexte très conservateur dans lequel il se déroule, rayonne avec une fin émouvante qui ouvre des perspectives positives. (Toujours à l’affiche)

     

    IMG_9349.jpg18. « A couteaux tirés ». Auteur de polars riche et célèbre, Harlan Thrombey est retrouvé mort dans sa magnifique propriété juste après avoir fêté ses 85 ans avec toute sa famille dont la plupart des membres avait un mobile pour le tuer, sans oublier l’infirmière personnelle de Harlan Thrombey à l’attitude étrange. « A couteaux tirés » vaut tout particulièrement le détour pour ses personnages plus pittoresques les uns que les autres et son scénario à la fois ludique et plein de rebondissements. On s’amuse à suivre l’enquête tout en essayant de déjouer les fausses pistes vers lesquelles le scénario tente de nous emmener jusqu’à l’ultime coup de couteau jubilatoire. Une réussite dans le genre. (Toujours à l’affiche)

     

    IMG_9217.jpg19. « Les Misérables ».Stéphane effectue son premier jour de service au sein de la brigade Anti-Criminalité de Montfermeil dans la banlieue parisienne. Malgré une mise en scène brillante du début à la fin, « Les Misérables » est lent au démarrage. Le film prend une toute autre dimension au moment où le drame se joue. La tension et le suspense deviennent alors par moment insoutenables grâce à une mise en scène qui de brillante devient carrément grandiose. A ce titre, les amateurs d’un cinéma virtuose apprécieront à leur juste valeur les géniales trente dernières minutes qui méritent à elles toutes seules de voir le film, malgré qu’il ne convainque pas totalement sur le fond.  (Toujours à l’affiche)

     

    IMG_6492.jpg20. « Douleur et Gloire ». Film dont la fiction s’entremêle avec la réalité, « Douleur et Gloire » s’inspire largement de la vie d’Almodovar. La première partie du film est bavarde et égocentrique. Pour passer le cap de cette entrée en matière un peu pénible, il y a heureusement dès le début des lumineux flashbacks. Et puis, au milieu du film, surviennent l’une à la suite de l’autre deux longues scènes absolument bouleversantes qui valent à elles toutes seules la peine de voir « Douleur et Gloire ». La tendresse prend alors résolument le pas sur la déprime ambiante de la première partie du film et conduit, grâce notamment à un dernier flashback très réussi sur l’enfance du héros, à une belle fin.

     

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  • « Docteur ? » : un duo qui fonctionne (et 11 films à l'affiche)

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    IMG_9506.jpgLe film repose, comme tant d’autres comédies, sur un duo que tout oppose de prime abord. C’est ainsi que Serge Manou Mani est un médecin aigri et désabusé. Lors de sa garde durant la nuit de Noël, il va faire au gré des circonstances la connaissance de Malek, livreur de son état et du genre généreux et optimiste. Malek va physiquement l’espace d’une nuit prendre la place de Serge auprès des patients, ce dernier lui prodiguant ses conseils médicaux par téléphone et depuis sa voiture.

    « Le premier est un homme à la dérive qui n’aime plus ni son métier ni sa vie. Il se laisse glisser dans la nuit et débarque chez des gens qui attendent son diagnostic alors que c’est lui qui aurait besoin d’aide. Heureusement pour Serge, Malek, avec sa bonté et sa candeur, va croiser son chemin et le tirer de cette mauvaise passe », précise Tristan Séguéla, le réalisateur.

    Pas difficile d’imaginer que cette situation de départ va occasionner des scènes potentiellement comiques. Force est de constater que si les différentes visites du « faux » médecin sont plus ou moins drôles et qu’une certaine lassitude s’installe au fur et à mesure que le film avance, le ressort comique étant à peu près toujours le même, l’ensemble est plutôt plaisant à regarder.

    Cette impression est due en grande partie au duo composé de Michel Blanc et de Hakim Jemili qui fonctionne très bien avec une mention toute particulière pour ce dernier, dont c’est le premier rôle au cinéma. Son charisme crève littéralement l’écran, à tel point qu’on en oublie presque les situations invraisemblables dans lesquelles il se trouve et les quelques grosses ficelles scénaristiques. Mais il y a bien pire dans le petit monde de la comédie française. (3 étoiles)

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  • « Notre Dame » : surréaliste et loufoque (et 10 films à l'affiche)

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    IMG_9440.jpgMaud est une femme qui a de l’énergie à revendre. Architecte, mère de deux enfants, accueillant son ex qui vient squatter chez elle chaque fois qu’il se dispute avec sa copine, elle n’arrête pas de courir, mais sans savoir exactement après quoi. Et cela ne va pas s‘arranger le jour où, sur un malentendu, elle gagne le concours pour réaménager le parvis de Notre-Dame, apprend qu’elle est enceinte de son ex et retrouve un amour de jeunesse. Un vrai cataclysme qu’elle va affronter avec courage et détermination et qui va, au bout du compte, lui permettre de mettre de l’ordre dans sa vie.

    A la lecture de ce synopsis, on aura compris que « Notre Dame » est une comédie. Mais pas seulement. C’est également un film où la fantaisie occupe une place importante, comme le précise la réalisatrice et comédienne principale, Valérie Donzelli : « J’aime la comédie et j’aime le cinéma burlesque, j’aime que les choses soient décalées parce que c’est une manière de regarder le monde qui me touche ; cela apporte un mélange de pudeur et de poésie. »

    Certaines scènes de « Notre-Dame » sont complètement surréalistes et même carrément loufoques, sans jamais toutefois être ridicules. Elles n’empêchent pas le récit d’avancer à un bon rythme et de suivre avec un certain plaisir l’avancée du projet architectural de Maud qui va faire scandale. Les personnages secondaires sont hilarants dans leur décalage face à la réalité et on rit souvent de bon cœur, même si certaines situations comiques sont prévisibles, tout comme la fin. (3 étoiles)

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