26/01/2018

« Downsizing »: un petit film (et 7 autres films à l’affiche)

IMG_1411.jpgL’affiche du film met en exergue, en jouant sur la signification du titre, que « Downsizing » est le premier grand film de 2018. Si tel était le cas, tous les films qui sortiront durant cette année seront alors des chefs d’œuvre. En effet, si le film est plutôt plaisant au début avec des personnages et des effets spéciaux qui amusent, son intérêt se…réduit au fur et à mesure que les minutes passent jusqu’à devenir franchement ennuyeux dans sa seconde partie et à rendre confus le message qu’il voulait délivrer.

 

 

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23/01/2018

« God’s Own Country » : une magnifique histoire d’amour (et 6 autres films à l’affiche)

IMG_0773.jpgDiffusé en avant-première dans le cadre du Geneva International Film Festival (GIFF) en novembre dernier en présence du réalisateur Francis Lee, « God’s Own Country » (« Seule la terre ») sort sur les écrans genevois mercredi.

Fils d’un fermier handicapé suite à une attaque, Johnny se retrouve à devoir gérer seul le domaine familial situé dans le Yorkshire où les conditions climatiques peuvent être fort rudes. Frustré par cette vie très dure, Johnny se saoule tous les soirs au pub du village et connaît des aventures sans lendemain avec des inconnus. Mais quand Georghe, un saisonnier roumain, débarque à la ferme pour donner un coup de main, Johnny va alors éprouver des sentiments jamais ressentis auparavant. Saura-t-il les apprivoiser pour ouvrir son cœur et son esprit à la tendresse et à l’amour que lui offre Georghe et l’assumer dans un milieu peu favorable pour vivre son homosexualité?

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19/01/2018

« 3 Billboards» : souvent jouissif (et 5 autres films à l’affiche)

IMG_1381.jpg« 3 Billboards » (en français « Les panneaux de la vengeance » alors qu’il n’est aucunement question de vengeance dans le film…) mêle à la fois tragédie et comédie, ce qui est souvent un pari risqué. En effet, si la sauce ne prend pas, le film peut vite devenir indigeste.

Autant le dire tout de suite, et à quelques détails près, le mélange des genres est réussi dans « 3 Billboards » grâce à un scénario inventif, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, des images magnifiques et une distribution exceptionnelle à la tête de laquelle on retrouve Frances McDormand, Sam Rockwell et Woody Harreslon, les deux premiers ayant tout récemment reçu le Golden Globe de meilleur actrice et meilleur acteur dans un second rôle. A noter encore que « 3 Billboards » a également été récompensé pour son scénario et a été désigné meilleur film dramatique, ce qui en fait un favori pour les Oscars.

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12/01/2018

« La promesse de l’aube» : en manque d'émotions (et 6 autres films à l’affiche)

IMG_1340.jpgAdapté du roman autobiographique éponyme de Romain Gary, « La promesse de l’aube » raconte la vie du double lauréat du prix Goncourt de son enfance en Pologne dans les années 20 à son adolescence à Nice jusqu’à ses années estudiantines à Paris et son dur vécu pendant la seconde guerre mondiale. Mais « La promesse de l’aube » raconte avant tout comment une mère par son amour, sa volonté, ses rêves et son esprit libre a façonné son fils en grand écrivain.

« La promesse de l’aube » est à la fois une comédie et une tragédie où par moment la réalité et la fiction s’entremêlent en faisant régner une douce folie dans cette relation mère-fils hors normes. C’est un film d’aventure dans le sens où l’action et le dépaysement ne manquent pas, mais c’est aussi une aventure humaine parfois un peu laborieuse, surtout dans la première partie, et qui manque d’âme.

Le jeu de Charlotte Gainsbourg n’est pas étranger à ce constat, car il agace tant il paraît excessif. A tel point qu’il devient peu crédible que son fils ait pu supporter une relation pareille quand bien même le film est adapté d’un roman autobiographique. D’ailleurs, « La promesse de l’aube » devient bien plus intéressant à partir du moment où l’excellent Pierre Niney entre en scène et où le héros prend, par la force des choses, ses distances physiques, mais pas psychiques, avec sa mère. Au final, un film de très bonne facture sur la forme, mais qui n’arrive que trop rarement à émouvoir. (3 étoiles)

Toujours à l’affiche

4 étoiles. « Les heures sombres ». Mai 1940. Les Alliés concèdent défaites sur défaites face aux troupes nazies. Plus de 300 000 soldats britanniques sont piégés à Dunkerque et la menace d’une invasion du Royaume-Uni par Hitler est réelle. C’est dans ce contexte explosif que Winston Churchill est nommé le 10 mai Premier ministre suite à la démission de Neville Chamberlain. Mais c’est en fait une nomination par défaut, car seul Churchill est à même de rallier les voix de l’opposition sur sa personne alors que son propre parti, ainsi que le roi George VI, préféreraient un autre candidat. La grande force de « Les heures sombres » est d’en faire un film à suspense alors qu’on connaît déjà la fin et que l’action tourne principalement autour des discours de Churchill et de ses relations plutôt conflictuelles avec son entourage. On pourrait craindre l’ennui durant les plus de deux heures que durent le film, mais il n’en est rien. Le mérite en revient en premier lieu à l’extraordinaire performance de Gary Oldman. L’apparence de Churchill a également été très soignée. Ce souci du détail se voit aussi dans les décors et dans la lumière. Alors, certes, le film tire parfois un peu trop sur la corde du patriotisme, mais il n’y a là rien de rédhibitoire, tant le film est passionnant de bout en bout.

4 étoiles. « Jumanji : Bienvenue dans la jungle ». Se situant quelque part entre un remake et une suite du film de 1996 devenu culte avec Robin Williams, « Jumanji : Bienvenue dans la jungle » inverse la donne de son modèle : ce n’est plus la jungle qui envahit le monde réel, mais les personnages qui se retrouvent propulsés dans la jungle. C’est ainsi que quatre lycéens, deux filles et deux garçons, suite à la découverte d’une vieille console qui contient un jeu vidéo de la fin du siècle passé, vont se retrouver dans la jungle de Jumanji et devoir…déjouer les nombreux pièges qui leur sont tendus s’ils veulent pouvoir retourner dans la réalité. Ils vont le faire avec leur avatar qui est physiquement l’exact opposé de ce qu’ils sont dans la vie réelle et possède ses forces et ses faiblesses qu’il s’agira d’utiliser à bon escient pour s’en sortir. Le point fort du film est incontestablement l’humour qui s’en dégage. Les dialogues sont excellents et font souvent mouche. Les effets spéciaux sont également très réussis et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Alors, certes, tout n’est pas parfait, notamment la toute fin qui frise la mièvrerie, mais pas de quoi gâcher l’impression générale que le film est un très bon divertissement.

4 étoiles : « Le Brio ». Yvan Attal, le réalisateur, qualifie « Le Brio » de « dramedy ». Une définition qui correspond fort bien au film qui est à la fois drôle, léger, émouvant, mais également sérieux dans les thèmes abordés : différences sociales, racisme, sexisme, enfermement ou encore difficultés à vaincre les a priori. Neïla Salah a grandi dans la banlieue et aimerait devenir avocate. Inscrite à l’université, elle va être confrontée à un professeur coutumier de provocations et dérapages plus que limites. Sous la menace d’un renvoi, il va alors, pour tenter de se racheter une conduite, prendre sous son aile, à son cœur défendant, Neïla pour la préparer au concours d’éloquence. « Le Brio » s’appuie sur un schéma cinématographique bien connu, à savoir la confrontation entre deux personnages que tout oppose, mais qui vont finir par s’apprivoiser. En cela, il n’est pas très original et le scénario n’évite pas toujours l’écueil de la facilité et de certains clichés. Mais ce défaut n’est de loin pas rédhibitoire, car les dialogues sont très bien écrits et fort bien interprétés. La mise en scène, plutôt inventive pour éviter au spectateur de se lasser de ces joutes verbales, et de l’émotion bien dosée font de « Le Brio » un film tout à fait recommandable.

3 étoiles. « Happy Birthdead » se situe quelque part entre « Scream » et « Un jour sans fin ». La référence est d’ailleurs totalement assumée dans la dernière scène du film. Tree, son héroïne, revit en effet sans cesse sa journée d’anniversaire qui se termine quoiqu’elle fasse par sa mort, d’où le titre du film. Si « Happy Birthdead » utilise certains codes du film d’horreur, le film est avant tout un thriller qui lorgne du côté du fantastique avec pas mal d’humour. Le point fort du film est incontestablement le fait de ne pas ennuyer le spectateur malgré son côté répétitif et de l’impliquer dans l’histoire à la recherche d’indices pour tenter de découvrir l’assassin. Il y a même un côté jouissif à anticiper le meurtre de l’héroïne et la retrouver dans le plan suivant se réveiller une nouvelle fois pour affronter une « même » journée avec une autre stratégie pour démasquer, au sens propre et figuré, son meurtrier. Si le scénario est donc très efficace dans les scènes d’action, on n’en dira pas autant dans celles qui développent les relations entre les personnages d’une platitude certaine, frôlant même parfois la mièvrerie. Pas de quoi toutefois renoncer à voir le film si on est un amateur du genre.

2 étoiles. « Le crime de l’Orient-Express ». Kenneth Branagh signe cette nouvelle adaptation de « Le crime de l’Orient-Express » en jouant également le célèbre détective Hercule Poirot. Le réalisateur-comédien a apporté un soin tout particulier à son personnage en rassemblant toutes les descriptions faites par Agatha Christie dans ses écrits. Et force est de constater que cela se voit à l’écran, le personnage d’Hercule Poirot étant particulièrement développé aussi bien sur le plan psychologique que sur celui de l’apparence. Il est d’ailleurs à relever que du point de vue formelle le film n’est pas loin d’être irréprochable avec de magnifiques décors et costumes, des mouvements de caméra spectaculaires et une mise en scène qui tire la maximum de ce huis-clos ferroviaire. Mais ce bel emballage ne suffit pourtant pas à susciter un véritable intérêt pour l’enquête que mène le célèbre détective suite au meurtre qui a été commis dans l’Orient-Express. L’ennui guette rapidement et semble contagieux : les actrices et acteurs, pourtant pour la plupart très connus, ne paraissent, eux non plus, guère concernés par les événements. Au moment où la vérité éclate, on se dit qu’on aurait tout aussi bien pu rester sur le quai de gare ou manqué le train tant monté dans cet Orient-Express n’était pas indispensable.

1 étoile. « The Square ». Qualifié de film dramatique et satirique par son auteur qui « voulait faire un film élégant en se servant de dispositifs visuels et rhétoriques pour bousculer le spectateur et le divertir », « The Square » est certes bien emballé, mais le paquet est vide. L’histoire de ce conservateur de musée contemporain bien sous tous rapports qui va devoir sortir de sa zone de confort après s’être fait voler son portable et son portefeuille s’apparente à une succession de sketchs qui sont autant d’occasions pour le réalisateur d’aborder des thèmes comme la responsabilité et la confiance, la richesse et la pauvreté, le pouvoir et l’impuissance ou encore l’individu et la communauté. Alors, certes, quelques scènes attirent l’attention comme celle de l’homme qui fait le chimpanzé lors d’un dîner de gala ou celle de l’enfant qui réclame des comptes au conservateur parce qu’il se sent injustement accusé. Mais elles sont bien trop rares pour faire oublier que c’est avant tout un profond ennui qui domine. Comment dès lors comprendre que « The Square » a reçu le prix du meilleur film européen et de la meilleure comédie européenne de 2017, alors qu’on n’y rit pas une seule seconde, et que le formidable « 120 battements par minute » n’a obtenu que le prix du meilleur montage ? Mystère.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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09/01/2018

« Les heures sombres» : passionnant (et 5 autres films à l’affiche)

Mai 1940. Les Alliés concèdent défaites sur défaites face aux troupes nazies. Plus de 300 000 soldats britanniques sont piégés à Dunkerque et la menace d’une invasion du Royaume-Uni par Hitler est réelle. C’est dans ce contexte explosif que Winston Churchill est nommé le 10 mai Premier ministre suite à la démission de Neville Chamberlain. Mais c’est en fait une nomination par défaut, car seul Churchill est à même de rallier les voix de l’opposition sur sa personne alors que son propre parti, ainsi que le roi George VI, préféreraient un autre candidat.

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