08/08/2018

« Sans un bruit »: une réussite dans le genre

IMG_3787.jpgAmateurs et amatrices de thrillers fantastico-horrifiques, ne manquez pas d’aller voir « Sans un bruit » (titre français de « A quiet place » qui signifie « un endroit tranquille » qui ne l’est que dans les apparences) qui vous tiendra en haleine pratiquement du début à la fin.

L’histoire tient en trois lignes: une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures, qui ressemblent à des fourmis géantes aveugles, et qui ont déjà fait des ravages parmi les humains. Elles vous attaquent au moindre bruit. Et si elles vous entendent, il est déjà trop tard.
 
À partir de ce synopsis, facile d’imaginer comment il va être compliqué pour ces parents et leurs trois enfants d’éviter tout bruit au risque d’être immédiatement tué, et encore plus spécialement quand la maman va bientôt accoucher. Réussiront-ils à s’en sortir et à trouver une solution pour se débarrasser de ces créatures maléfiques?
 
Réponses après 90 minutes d’un suspense par moment insoutenable grâce à de nombreux rebondissements, certes parfois peu crédibles, mais là n’est pas vraiment l’important pour un film qui appartient à la catégorie « fantastique », des acteurs excellents (John Krasinski, rôle principal masculin, est également le réalisateur du film), une mise en scène parfaitement maîtrisée, une atmosphère « délicieusement » anxiogène. Bref, un film efficace, nerveux et spectaculaire. Une réussite dans le genre. (4 étoiles)

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05/08/2018

« Mamma Mia 2 » : contrat rempli

IMG_3757.jpgL’avantage de ne rien attendre d’une suite, ou si peu, est que le risque d’être déçu est très limité. Si côté scénario « Mamma Mia ! Here We Go Again » est proche du néant, l’emballage est par contre plutôt réussi.

Sur l’île paradisiaque de Kalokari, Sophie, la fille de Donna (Meryl Streep) et aux trois pères, va ouvrir un hôtel, mais elle rencontre quelques soucis. Son entourage lui conseille alors de s’inspirer de l’exemple de sa mère pour affronter les obstacles. A partir de cette trame on ne peut plus mince, les flashbacks vont se succéder et faire découvrir au spectateur comment Donna a rencontré une trentaine d’années auparavant les futurs trois pères de Sophie.

Rien donc de très passionnant à cette histoire déjà connue dans le premier épisode, mais les éléments qui ont fait le succès de « Mamma Mia ! » sont repris le plus souvent avec bonheur, à commencer par les chansons d’Abba, dont certaines inconnues qu’on découvre avec plaisir, et les chorégraphies qui vont avec. Les décors kitsch « carton-pâte », le ciel bleu et la mer transparente sont toujours du plus bel effet. On retrouve la même distribution qu’il y a dix ans à laquelle on a ajouté de jeunes acteurs, avec une mention toute particulière pour Lily James (Donna jeune) qui joue et chante fort bien, ce qui n'est de loin pas le cas de tout le monde.

L’humour, le plus souvent second degré, est bien présent. A ce sujet, Christine Baranski et Julie Walters, les deux vieilles amies de Donna, se taillent la part du lion et ce n’est que justice, car les deux actrices sont vraiment très drôles. On relèvera également le personnage du douanier fort bien trouvé et bien joué que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le film, y compris en toute fin de générique.

Et enfin, il y a même parfois de l’émotion, tout particulièrement lors de la seule (!) apparition de Meryl Streep. En deux minutes, elle montre à quel point elle est une géniale actrice et combien un rôle si court est une grande déception qui ne saurait être compensée par la présence de Cher qui tombe comme un cheveu sur la soupe, comme celle d’Andy Garcia, d’ailleurs. Au final, cette suite de « Mamma Mia ! » remplit son contrat. Il ne fallait sans doute pas en attendre plus. (3 étoiles)

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21/07/2018

« Fleuve noir » : sombre à l’image de son titre

IMG_3068.jpgAdapté du roman « Une disparition inquiétante » de Dror Mishani, le réalisateur Erick Zonca a vu dans le livre « matière à un film sombre, mais tout de même énergique, vivant, et qui posait une problématique familiale et affective complexe et violente, peut-être même insoutenable. » On ne saurait dire mieux. Polar aux allures psychologiques, « Fleuve noir » met en scène des personnages qui sont pour la plupart mal dans leur peau et tentent avant tout de survivre dans un milieu peu favorable.

C’est ainsi que le commandant Visconti est un flic désillusionné, mauvais père et alcoolique, mais malgré tout investi dans son boulot. Au cours de son enquête qui porte sur la disparition de l’aîné de la famille Arnault, il se rapproche de la mère de l’adolescent, avec laquelle il va entretenir des rapports particuliers, mais également d’un professeur de français qui a donné des cours au jeune homme et dont le comportement est pour le moins suspect.

On l’aura compris, et comme l’indique son titre, on ne rigole pas beaucoup dans « Fleuve noir ». L’ambiance est lourde du début à la fin, le personnage du flic caricatural et donc peu crédible, ce qui explique sans doute pourquoi Vincent Cassel en fait des tonnes, il y a des longueurs (encore un film qui fait près de deux heures et qui pourrait facilement en faire quinze de moins), la relation conflictuelle entre le commandant et son fils n’apporte rien et la fin met (très) mal à l’aise.

Mais malgré ces défauts d’importance, le film se laisse tout de même voir grâce au personnage énigmatique du professeur de français fort bien joué par Romain Duris. Son comportement déroutant tient en haleine le spectateur tout au long du film : il est la pièce maîtresse du jeu qui permettra de dénouer l’affaire, mais bien évidemment pas comme on l’attendait. (2 étoiles)

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19/07/2018

« Ant-Man et la Guêpe » : de très bonne facture, mais…

IMG_3063.jpgBonne surprise de l’été 2015 avec son humour omniprésent, ses clins d’œil aux Avengers, ses formidables effets spéciaux et son casting cinq étoiles, « l’homme-fourmi » est de retour sur nos écrans, succès au box-office oblige. 

Assigné à résidence et brouillé avec Hope van Dyne (la Guêpe) et son père le Dr Hank Pym après les événements survenus dans « Captain America – Civil War », Scott Lang va se voir offrir une chance de réhabilitation, puisqu’il est apparemment la clé qui permettrait de faire revenir sur Terre la mère de Hope, et donc l’épouse du Dr Pym, qui erre dans un autre univers depuis plus de trente ans. Pour tenter d’y parvenir, il va devoir, entre autres, affronter, une créature fantomatique qui pour sauver sa peau, si l’on ose dire, va semer la zizanie dans le laboratoire du Dr Pym. Et pour atteindre l’objectif final, il va bien évidemment devoir compter sur sa capacité à se faire tout petit, mais aussi, nouveauté, tout grand, sur la Guêpe et sur sa bande de copains déjantée.

On reprend donc peu ou prou les mêmes éléments que dans le premier épisode, on les secoue un peu plus fort, histoire de compenser l’effet de surprise qui a disparu, on y ajoute, pour la première fois dans le monde Marvel, une super-héroïne et le tour est joué. Il y a par conséquent dans cette suite une surenchère d’effets spéciaux, d’actions et d’humour. Il faut bien reconnaître que c’est de très bonne facture, qu’on ne s’ennuie pratiquement pas malgré un scénario qui à une tendance certaine à tourner en rond et que c’est un plaisir de retrouver cet excellent casting. Mais toutes ces qualités ne sauraient cacher ce manque d’âme et d’émotion qui faisait indiscutablement le charme d’un premier épisode bien plus humain. Dommage. (3 étoiles)

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17/07/2018

« Les Indestructibles 2 » : de l’action et de l’humour du début à la fin

IMG_3055.jpgL’énorme succès de la saga des Indestructibles est indéniablement dû au fait qu’avant d’être une histoire de super-héros, c’est « l’histoire d’une famille dont chaque membre apprend à équilibrer sa vie personnelle et l’amour qu’il porte aux autres », comme le précise fort à propos son réalisateur Brad Bird.

Le soin apporté aux relations familiales, en toute simplicité et sans aucune mièvrerie, est indéniablement la grande réussite du film. Les personnages sont crédibles dans leur univers de science-fiction. On rit souvent avec une mention toute particulière au génial bébé Jack-Jack craquant, espiègle et très drôle.IMG_3056.jpg

Quant à l’histoire, elle suit les rebondissements habituels des films d’espionnage - le réalisateur dit d’ailleurs s’être inspiré des « James Bond », la musique et le générique de fin  s’y réfèrent de manière évidente, consciemment ou pas, et des « Mission impossible » - et de ceux de super-héros. On pense inévitablement aux Avengers en visionnant « Les Indestructibles 2 ».  

Le scénario a toutefois la bonne idée d’inverser les rôles « habituels », puisque c’est madame qui va sauver le monde pendant que monsieur s’occupe tant bien que mal de la famille et doit mettre son ego de côté. Et il faut bien reconnaître que malgré la longueur exceptionnelle pour ce genre de film, 1h58, on ne s’ennuie pas une seconde. Il y a de l’action du début à la fin, mais du coup guère de place pour l’émotion, à tel point qu’on est tout étonné au moment du générique de fin que deux heures soient passées. Un très bon divertissement qui plaira à un large public. (4 étoiles)

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