Télévision - Page 3

  • Du grand au petit écran : « A United Kingdom », une histoire porteuse d’espoir

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    IMG_5651.jpgUn film qui, une fois de plus, démontre que la réalité dépasse la fiction, puisqu'il raconte l'histoire vraie d'un couple qui grâce à son amour indéfectible a renversé des montagnes. Un destin incroyable pour deux personnes assurément hors du commun.

    Londres 1947. Sereste Khama, héritier du trône du Bechuanaland (Botswana actuel), un protectorat britannique, et Ruth Williams, tombent follement amoureux l'un de l'autre. Mais tout s'oppose à leur amour : leur couleur de peau, leur famille, les lois ségrégationnistes et un contexte géopolitique très défavorable. Mais malgré ces obstacles de taille, le couple n'a pas l'intention de reculer et va se battre contre vents et marées pour défier les diktats de l'apartheid.

    « A United Kingdom » peut être qualifié de « beau film » : mise en scène soignée, images superbes - le contraste entre la ville de Londres grise et le Bechuanaland à la terre ocre couleur de feu est saisissant - moments d'émotions, acteurs excellents, bref du bel ouvrage. Un peu trop sans doute. Le film manque en effet de folie et par moment d'énergie. Mais pas de quoi toutefois passer son chemin, car l'histoire qu'il raconte est édifiante et pleine d'espoir pour notre monde qui a toujours et encore beaucoup de peine à accepter la différence.

    3 étoiles. « A United Kingdom ». RTS UN, lundi 4 mars, 20h45.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « Lion », « Aquarius », « La Famille Bélier »

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    IMG_5628.jpg« Lion » raconte l’histoire vraie de Saroo, âgé de 5 ans dans les années 80, qui se retrouve seul dans un train qui le conduit à Calcutta, à des milliers de kilomètres de chez lui. Perdu et seul dans cette mégapole, Saroo va survivre comme il peut dans un milieu hostile avant d’être recueilli dans un orphelinat et d’être adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est un jeune homme qui semble bien dans sa peau. Apparence trompeuse, car il pense toujours à sa famille qu’il veut tenter de retrouver à l’aide de ses rares souvenirs et de Google Earth. 

    Le film comporte donc deux parties plus ou moins d’égale longueur. Dans la première, on fait la connaissance d’un enfant de 5 ans espiègle, débrouillard, admirateur de son frère aîné et issu d’un milieu très modeste. Sunny, le bien nommé, Pawar qui joue le rôle de Saroo est absolument génial. On rit, on pleure, on se réjouit, on tremble avec lui. Sentiment renforcé par la caméra qui le filme souvent en gros plan et à sa hauteur dans des décors qui mettent bien en avant l’Inde de cartes postales et celle de la grande pauvreté.  

    La deuxième partie, qui se déroule vingt ans plus tard en Australie, se concentre sur la quête de Saroo pour retrouver ses racines et les difficultés pour y arriver aussi bien sur un plan opérationnel qu’émotionnel. La crainte d’heurter ses parents adoptifs, qu’il aime profondément, est en effet une vraie préoccupation. Dev Patel, le héros de « Slumdog Millionnaire », exprime avec finesse ce conflit intérieur qui donne lieu à une scène magnifique entre lui et sa mère adoptive (Nicole Kidman, émouvante). 

    Si l’on peut reprocher quelques petites longueurs dans cette seconde partie, elles n’enlèvent toutefois en rien l’intense émotion qui est présente pratiquement à chaque seconde. A tel point qu’il est quasiment impossible de retenir ses larmes. Un film optimiste et bouleversant jusqu’aux ultimes images où l’on découvre le vrai Saroo. A ne pas manquer.

    5 étoiles. « Lion ». RTS UN, lundi 25 février, 20h40.

    IMG_5630.jpgPot de terre contre pot de fer ou encore David contre Goliath. C’est le type de combat que va mener Clara, la soixantaine épanouie, contre des promoteurs qui vont tout tenter pour l’obliger à vendre l’appartement qu’elle occupe depuis toujours, ou presque, dans l’Aquarius, un immeuble où elle est la dernière habitante à résister. 

    Portrait magnifique d’une femme, porté par la performance exceptionnelle de Sonia Braga, actrice très connue dans son pays, qui porte le film de bout en bout, « Aquarius » est aussi une critique du Brésil, pays où la corruption est reine et les inégalités sociales bien présentes. 

    « Aquarius » est un film avec du suspense, malgré une deuxième partie trop longue où l’histoire peine à avancer. Malgré ce bémol, on suit avec intérêt et beaucoup d’empathie le combat entre passé et présent de cette femme attachante de la bonne société, ce qui ne l’empêche pas d’être rebelle dans ses actes ou dans ses relations avec son entourage qu’elle n’hésite pas à remettre à sa place. 

    3 étoiles. « Aquarius ». ARTE, mercredi 27 février, 20h55.

    IMG_5631.jpgDans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, ado de 16 ans qui joue plus souvent qu’à son tour les interprètes indispensables pour ses parents à la tête d’une exploitation agricole. Mais ce bel équilibre familial est menacé quand Paula décide de passer un concours de chant. 

    Le début du film est laborieux et a tous les ingrédients de la comédie française bas de gamme. Karin Viard et François Damiens, les parents de Paula, sont à la limite de la caricature et les préoccupations d’ado de Paula franchement pas passionnantes. Et puis l’histoire prend tout à coup corps quand Paula s’inscrit à la chorale dirigée par un prof désabusé (excellent Eric Elmosnino) qui ne jure que par le répertoire de…Michel Sardou. 

    A partir de là, l’histoire prend une autre dimension en privilégiant, avec bonheur, l’aspect émotionnel plutôt que comique du film. Au final, sans être un chef d’œuvre « la Famille Bélier » est un agréable divertissement qui donne envie à la fin de la projection de réécouter les chansons de Michel Sardou qui n’en demandait sans doute pas tant !

    3 étoiles. « La Famille Bélier ». M6, jeudi 28 février, 21h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « Spider-Man : Homecoming », « Chocolat », «Whiplash » et Deneuve

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    IMG_5504.jpgVoilà dix-sept ans que l’Homme-Araignée tisse sa toile sur le grand écran : première apparition en 2002 avec l’excellent film de Sam Raimi qui sera suivi de deux autres qui donneront eux-mêmes naissance à deux nouveaux, qui n’ont rien à voir avec les précédents, et qui finiront par accoucher d’une apparition de Spider-Man dans « Captain America – Civil War ».

    C’est dans ce contexte cinématographique pour le moins complexe que s’inscrit « Spider-Man : Homecoming ». Le célèbre héros a désormais 15 ans (!), avec ses problèmes d’adolescent pubère pas intéressants pour deux sous, l’occasion de tout recommencer avec un mentor qui se nomme Iron Man bien décidé à ne pas (trop) faciliter la vie de l’apprenti Homme-Araignée pour devenir un Avenger à part entière.

    Cette troisième renaissance de Spider-Man est à la hauteur concernant les effets spéciaux et quelques scènes d’action sont réussies, notamment celles avec le Vautour interprété par un Michael Keaton convaincant. Il y a aussi parfois de quoi arracher quelques sourires. Mais ce super-héros-apprenti-qui-se-cherche, avec pourtant une combinaison qui ressemble à s’y méprendre à l’armure d’Iron Man, met à mal la légende de l’Homme-Araignée et finit même par agacer. On peut également ajouter qu’il y a un sacré coup de mou au milieu du film, heureusement le dernier tiers est plus réussi.

    Ce « teen movie » plaira donc sans doute au public adolescent à qui il est destiné, les plus âgés risquant fort d’être déçus par ce bébé-araignée qui, on l’espère, aura pris de la maturité lors de son retour sur les écrans cet été.

    2 étoiles. « Spider-Man : Homecoming ». RTS DEUX, vendredi 15 février, 20h55.

    IMG_5507.jpgL’histoire débute en 1976 au moment où Agnès Leroux rentre d’Afrique auprès de sa mère après l’échec de son mariage. Elle tombe follement amoureuse de Maurice Agnelet, avocat au service de sa mère, et est prête à tout faire pour lui. C’est ainsi qu’il la convint de voter contre sa mère au Conseil d’administration qui perd ainsi le contrôle du casino au profit de la mafia.

    Délaissée petit à petit par Maurice Agnelet, qui ne l’a jamais aimée, Agnès fait une tentative de suicide avant de disparaître en novembre 1977. Le corps ne sera jamais retrouvé. Persuadée que Maurice Agnelet a tué sa fille, Renée Leroux, mènera pendant des décennies un combat avec la justice pour faire condamner le supposé meurtrier d’Agnès…

    Un peu lent à démarrer, le film va crescendo. Le spectateur est au fur et à mesure que l’action avance de plus en plus partie prenante du drame qui se déroule devant lui. Les acteurs principaux n’y sont bien évidemment pas pour rien. Catherine Deneuve est, comme d’habitude ou presque, impériale aussi bien comme patronne de casino que comme mère à la poursuite de la vérité. Il faut la voir vieillie, claudicante, avec le masque de celle qui s’est battue pendant plus de 30 ans pour faire condamner celui qu’elle pense être le responsable de la mort de sa fille,  du grand art !

    3 étoiles. « L’homme qu’on aimait trop ». France 3, lundi 11 février, 21h00.

    IMG_5505.jpgL’histoire vraie du premier artiste noir de la scène française au tournant du 19ème et 20ème siècle vaut la peine d’être vue pour plusieurs raisons.

    Tout d’abord parce qu’Omar Sy est excellent dans son rôle de clown fils d’esclave qui va connaître la gloire, tout en devant affronter le racisme ordinaire de cette époque, avant de retourner dans l’anonymat. Ensuite parce que son partenaire, James Thiérrée, le petit-fils de Charlie Chaplin, est encore meilleur dans le rôle de Footit. Danseur, acrobate et musicien, c’est à lui que le réalisateur Roschdy Zem a confié l’élaboration des numéros très réussis. La complicité des deux acteurs crève l’écran et dégage force, énergie et émotion que cela soit dans les moments comiques ou tragiques. Enfin parce qu’au-delà de ses deux acteurs principaux, les seconds rôles sont à la hauteur ainsi que les décors, les costumes, la photographie et la mise en scène.

    Certes, le film n’est pas exempt de petits défauts à l’image d’une deuxième partie qui manque un peu de rythme. On aurait aussi voulu en savoir un peu plus sur les personnages de Footit et Marie, la femme qui resta aux côtés de Chocolat pendant toute sa vie, et sur les années qui le séparent entre sa gloire et sa mort. Des reproches qui ne sauraient toutefois gâcher la réussite globale du film.

    4 étoiles. « Chocolat ». M6, mardi 12 février, 21h00.

    IMG_5506.jpgLe titre, qui fait référence à un morceau de musique de jazz, donne plutôt envie d’aller voir ailleurs. Grave erreur ! L’histoire de ce professeur de musique hyper exigeant à en être carrément sadique avec le nouveau jeune batteur de l’orchestre est remarquable par l’intensité qu’elle dégage du début à la fin. Jusqu’où Andrew (Miles Teller) acceptera-t-il d’être rabaissé et humilié par son professeur pour réaliser son rêve de devenir un musicien d’exception ? Quelle limite Fletcher (J.K. Simmons) est-il prêt à dépasser pour pousser son élève dans ses derniers retranchements pour qu’il donne plus que le maximum de lui-même ? Cette limite existe-t-elle ?

    Le film est porté par deux acteurs exceptionnels, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard et un montage tiré au cordeau. Le face à face entre le professeur et son élève atteint par moment des sommets d’intensité incroyables avec en particulier un dernier quart d’heure qui vous laisse scotché sur votre fauteuil au moment du générique de fin. A ne pas manquer si vous ne l’avez pas encore vu lors de précédentes diffusions.

    5 étoiles. « Whiplash ». TCM Cinéma, vendredi 15 février, 20h45.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: « L’ordre divin », « Les Suffragettes », « Jersey Boys »

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    B5AE6BBC-BF2E-4089-A3E1-D18F9F5A73A2.jpegDès le tout début, avec un générique qui vous plonge avec des images d'archives et de la musique de l'époque dans le tourbillon du tournant des années soixante-septante, le spectateur est dans le film. Puis, survient la voix off de l'héroïne qui prononce cette phrase mémorable: "En 1971, le monde était en peine mutation, mais ici en Suisse, le temps semblait s'être arrêté."

    Le constraste avec les premières secondes est saisissant et donne immédiatement le ton du film: Nora et ses amies vont devoir soulever des montagnes, suisses bien évidemment, pour lutter contre cette société patriarcale et machiste qui est à la veille de décider si elle donnera le droit de vote et d'éligibilité aux femmes. 

    Pour raconter les semaines qui précèdent cette votation qui deviendra historique, le film de la réalisatrice Petra Volpe reconstitue à la perfection cette ambiance du début des années septante de cette Suisse fermée sur elle-même: décors, costumes, coiffures, mœurs, attitudes de la gente masculine, tout y est. C'est à la fois jouissif et consternant de voir où en étaient les droits des femmes au niveau national il y a seulement 47 ans. Le film est d'ailleurs à l'image de ce constat, puisqu'il comporte des scènes franchement drôles et tendres qui alternent avec d'autres où l'on rit jaune, voire où l'on pleure de tristesse ou de joie.

    "L'ordre de divin" est un film très bien écrit que ce soit au niveau de son scénario ou de ses personnages auxquels on s'attache rapidement. Il faut dire que la distribution est excellente et donne toute la crédibilité voulue à cette histoire pourtant par moment d'autant plus incroyable qu'elle est proche de la réalité.

    5 étoiles. « L’ordre divin ». RTS UN, lundi 4 février, 20h45.

    860F94DF-051D-4540-9540-883FE6F3D8BD.jpegLondres 1912. Mariée, mère d’un enfant, Maud travaille très dur depuis l’âge de sept ans dans une blanchisserie où les femmes sont exploitées, voire abusées, par leur patron. Les circonstances vont l’amener à rejoindre les Suffragettes et à s’y engager au risque de perdre sa famille, son emploi, voire sa liberté. Les décors, les costumes, la lumière, un tableau brossé avec justesse des mentalités de l’époque permettent de se plonger dans l’ambiance du film dès les premières secondes. Les personnages sont fort bien joués par des comédiennes de talent et  l’histoire est rondement menée.

    Pourtant, malgré toutes ces indéniables qualités, il manque aux « Suffragettes » un brin de folie qui aurait permis de dépasser le côté trop académique du film et d’y mettre plus d’émotions. Il n’en demeure pas moins que « Les Suffragettes » est un bel hommage à toutes les femmes qui se sont battues, et se battent encore, pour l’égalité des droits.

    3 étoiles. « Les Suffragettes ». RTS DEUX, jeudi 7 février, 21h05.

    DC81948E-388D-48DF-9DBB-EC9ACE0EE126.jpeg« Jersey Boys » est l’adaptation cinématographique par Clint Eastwood de la comédie musicale qui raconte l’histoire des « Four seasons », un groupe américain de quatre garçons, pas tous irréprochables, qui a connu le succès dans les années 60.

    C’est visuellement très beau, agréable pour les oreilles et le plus souvent plaisant malgré quelques longueurs dues au fait que le film court un peu trop de lièvres à la fois.

    3 étoiles. « Jersey Boys ». RTS DEUX, vendredi 8 février, 23h45.

     

     

    C01E7CBF-F85B-4EFF-8A84-B60DC8372502.jpegNick Dunne a-t-il tué sa femme qui a mystérieusement disparue ? Les preuves s’accumulent contre lui, mais finalement peut-être pas tant que ça…Et si finalement, Nick était plutôt la victime que le bourreau ?

    Tenu en haleine jusqu’au milieu du film par cette question, le spectateur manipulé de main de maître par le réalisateur David Fincher découvre alors la réponse qui l’emmène dans une deuxième partie encore plus excitante que la première !

    4 étoiles. « Gone Girl ». France 2, dimanche 3 février, 21h00.

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  • Du grand au petit écran : « Dalida », « The Lost City of Z », « The Revenant »

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    196AD972-14A1-4F4E-AFBF-A9893D7716C9.jpegLa performance de Sveva Alviti dans le rôle-titre est époustouflante. Elle ne joue pas Dalida, elle l’est. Une vraie résurrection. La ressemblance est frappante, il a certes fallu quatre heures de maquillage chaque jour pour arriver à ce résultat, et la gestuelle parfaite jusqu’au bout des ongles. Un travail d’actrice de haut vol qui vaut déjà la peine à lui tout seul d’aller voir le film, le reste la distribution étant également excellent.

    La réalisatrice de « Dalida », Lisa Azuelos, privilégie dans son film la femme à la chanteuse, même si bien évidemment il y a des liens étroits entre les deux. C’est ainsi que le biopic démarre par le premier drame de sa vie d’adulte en 1967 avec le suicide de Luigi Tenco suivi de sa propre tentative de suicide deux mois plus tard.

    A partir de cet événement traumatisant, qui sera suivi de beaucoup d’autres jusqu’à sa mort vingt ans plus tard, le film fait des incursions dans le passé pour mieux éclairer le présent. Un parti pris réussi qui permet également de mettre les chansons de Dalida au service de son histoire et non le contraire.

    Si le film est parfois un peu pesant en raison des événements dramatiques qui ont émaillé la vie de Dalida, et sur deux heures ça fait beaucoup, il n’en demeure pas moins que « Dalida » est à l’image de son héroïne : flamboyant, touchant, émouvant, intelligent, divertissant, entraînant, réjouissant. On ajoutera enfin que le film est également un régal pour l’œil, car il est soigné dans les moindres détails au niveau des décors et des costumes. A regretter qu’une heure de film ait été coupée au montage.

     4 étoiles. « Dalida ». RTS UN, lundi 28 janvier, 20h45.

    3B02BF70-A66E-49FE-BC61-35E7130E5645.jpegS’inspirant de l’histoire vraie de l’explorateur et militaire britannique Percy Fawcett, « The lost City of Z » est un film d’aventure, mais rien à voir toutefois avec un « Indiana Jones ». L’atmosphère de la découverte en milieu à la fois hostile, mais également fascinant, est en effet privilégiée à des rebondissements plus spectaculaires les uns que les autres.

    En 1906, la Société géographique royale d’Angleterre propose à Percy Fawcett de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Tout d’abord décontenancé par cette mission qu’il considère comme peu en rapport avec ses ambitions, mais n’ayant pas vraiment le choix, il va s’embarquer, en laissant femme et enfants derrière lui pour plusieurs années, dans une aventure dont il ne reviendra pas indemne. Persuadé d’avoir découvert les vestiges d’une cité perdue, il n’aura de cesse au cours d’autres voyages de prouver son existence au risque de se perdre, au sens propre et figuré.

    Alternant les moments entre l’Amazonie et l’Angleterre, avec une incursion dans les tranchées de la guerre de 14-18, « The lost City of Z » brosse en finesse le portrait d’un homme à la personnalité complexe. Tiraillé entre son sens du devoir paternel et militaire et son obsession quasi mystique de découvrir cette cité perdue, le personnage de Percy Fawcett ne laisse pas indifférent. Le film aux images magnifiques et à la réalisation soignée prend son temps, sans doute un petit peu trop par moment, et fait son chemin jusqu’à une fin à la hauteur des espoirs du colonel Percy Fawcett : magique.

    4 étoiles. « The Lost City of Z ». RTS DEUX, vendredi 1er février, 21h20.

    4693C508-8600-42CD-86EE-35D5EF44DFF7.jpegIrréprochable au niveau du jeu - Leonardo Di Caprio a enfin décroché l’Oscar du meilleur acteur avec ce film - de la réalisation et de la mise en scène - Alejandro Gonzalez Inarritu a reçu pour la deuxième fois et consécutivement l’Oscar du meilleur réalisateur - et de la photographie absolument superbe et également « oscarisée, « The Revenant » est une indéniable réussite sur le plan de la performance cinématographique.

    « The Revenant », c’est l’histoire d’un trappeur grièvement blessé par un ours qui va chercher à se venger parce qu’il a été abandonné par ses équipiers. Quelques scènes, comme la charge des Indiens au début du film, l’attaque de l’ours ou encore la poursuite à cheval, sont d’une maîtrise technique à couper le souffle. Elles sont de plus tournées dans de superbes paysages.

    Mais c’est paradoxalement également la faiblesse du film qui tire en longueur et qui est sans cesse dans la démonstration, qui plus est le plus souvent violente. Certaines scènes sont en effet d’une grande sauvagerie, le sang gicle même sur la caméra, sans que cela apporte nécessairement un plus. Un film qui, en définitive, privilégie à l’excès la prouesse technique à l’émotion, à l’image de son héros increvable à tel point que cela en devient risible, et finit par tourner à vide.

    2 étoiles. « The Revenant ». France 2, dimanche 27 janvier, 21h00.

    Et encore :

    6172ECE8-EB85-420C-8C16-A17018E1D715.jpeg« The Grand Budapest Hotel » ou l’histoire rocambolesque d’un concierge d’un grand hôtel dans l’Europe de l’entre deux-guerres. C’est kitsch à souhait, inventif, plein de personnages, très bien joués par de grands acteurs plus dingues les uns que les autres et on n’y s’ennuie pas une seconde.

    3 étoiles. « The Grand Budapest Hotel ». RTS DEUX, samedi 2 février, 0h30.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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