Télévision - Page 4

  • Du grand au petit écran : « Free Love », « Juste la fin du monde », « Money Monster »

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    IMG_5305.jpgInspiré de faits réels, « Free Love » raconte l’histoire de Laurel Hester et Stacie Andree un couple de femmes « menant une vie ordinaire, qui se sont retrouvées dans une situation extraordinaire et qui y ont fait face de manière extraordinaire » comme le décrit le scénariste du film, Ron Nyswaner.

    Début des années 2000. Laurel Hester est une excellente inspectrice de police du New Jersey, respectée par tout le monde. Elle est lesbienne, mais elle le cache si bien que personne n’est au courant, même pas son fidèle partenaire avec lequel elle travaille depuis 12 ans. Un jour, elle fait la connaissance d’une jeune femme dont elle va tomber amoureuse et réciproquement. Une nouvelle vie commence, malheureusement vite interrompue par la découverte d’un cancer en phase terminale chez Laurel. Cette tragique nouvelle va amener les deux femmes à se battre pour que Stacie puisse avoir les mêmes droits que n’importe quelle épouse quand Laurel décédera.

    Film sans surprise dans sa forme très classique, « Free Love » dégage une émotion intense grâce à son sujet très fort, tout en évitant le pathos, et à ses interprètes. A commencer par Julianne Moore, encore une fois parfaite, et Ellen Page, également très convaincante. Mais on ne saurait passer sous silence les performances de Michael Shannon, extrêmement touchant dans le rôle du collègue policier, et de Steve Carrel en avocat activiste Juif et gay à l’énergie débordante et comique. « Free Love » est un combat pour l’égalité des droits porté par la force de l’amour qui peut renverser bien des montagnes. Un film qui sonne juste, qui bouleverse et qui méritait une heure de diffusion bien moins tardive !

    4 étoiles. « Free Love ».  RTS UN, Vendredi 25 janvier, 00h05.

    IMG_5307.jpgRécompensé à Cannes par le Grand Prix du jury, « Juste la fin du monde » met en scène les cinq membres d’une famille qui au cours d’un après-midi vont s’engueuler, s’insulter, se déchirer, hurler, pleurer rendant impossible toute communication entre eux. Et pourtant Louis, après douze ans d’absence, a décidé de se confronter une dernière fois à sa famille pour leur faire une communication de la plus haute importance : il va mourir.

    « Juste la fin du monde » est une grande déception. Pas, ou très peu, d’émotion, une violence entre les personnages qui tourne le plus souvent à une hystérie vulgaire, une incompréhension du comment cette famille en est arrivée à ce point de non-retour. Certes, les cinq stars jouent plutôt bien leur partition, mais difficile de s’attacher à leur personnage dans un contexte aussi apocalyptique. « Juste la fin du monde » est un huis-clos étouffant et pénible.

     

    1 étoile. « Juste la fin du monde ». RTS UN, Lundi 21 janvier, 20h40.

    LIMG_5306.jpgee Gates (George Clooney qui fait le job, sans plus) est un présentateur de télévision qui anime une émission sur la bourse et donne des conseils pour placer son argent. Il a tendance à n’en faire qu’à sa tête, au plus grand désespoir de sa productrice (Julia Roberts, convaincante), et est du genre arrogant. Un jour, il est pris en otage en direct sur le plateau par Kyle, un téléspectateur qui a perdu tout son argent en suivant les conseils de Lee. Commence alors une course contre la montre pour tenter de faire renoncer Kyle de tout faire sauter en appuyant sur le détonateur qui déclenchera la ceinture explosive qu’il a mise sur Lee.

    Pour tenir en haleine le spectateur, le scénario ne manque pas de rebondissements. Certains ne surprennent guère, mais d’autres sont très réussis et même jouissifs. Mais il n’est pas non plus exempt de défauts, car en voulant dénoncer les dérives du capitalisme, les profiteurs du système ou encore le cynisme de la télé réalité en emballant le tout dans un film qui oscille sans cesse entre le thriller, la satire et la comédie, « Money Monster » reste superficiel. Il n’en demeure pas moins que le film de Jodie Foster est un agréable divertissement.

    3 étoiles. « Money Monster ». TF1, dimanche 20 janvier, 21h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : Jason, Carol et les insaisissables

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    IMG_5155.jpgToujours traqué par la CIA, qui veut définitivement le faire taire pour éviter que ne soit révélé la manière dont cette dernière surveille tout le monde, et à la recherche d’explications sur son passé, Jason Bourne doit faire face à un méchant XXL qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge pour arriver à ses fins.

    Collant de près à l’air du temps avec un scénario qui laisse une large place à la surveillance généralisée, ce quatrième volet de la saga Jason Bourne avec Matt Damon en met plein la vue aux amateurs de films d’action. Les poursuites sont haletantes, même si parfois un poil trop longues, et d’un niveau technique époustouflant. Filmées caméra à l’épaule, elles donnent le tournis, mais dans le bon sens du terme. Une suite donc sans grande surprise, mais qui ravira probablement la majorité des fans de Jason Bourne. Et ça ne devrait pas s’arrêter là, la fin laissant toute latitude à de nouvelles aventures.

    4 étoiles. « Jason Bourne ». TF1, dimanche 13 janvier, 21h00.

     

    IMG_5292.jpgSuccès surprise mérité de l’été 2013, les quatre magiciens/cambrioleurs reprennent donc du service en s’attaquant à un as de la technologie à la tête d’une organisation criminelle. Cet homme d’affaire a toutefois toujours un coup d’avance sur les 4 magiciens et va les entraîner dans un piège et les spectateurs avec.

    L’intrigue à tiroirs et aux rebondissements multiples aussi invraisemblables les uns que les autres est en effet un simple prétexte à mettre en scène des numéros de magie finalement trop rares et qui tirent parfois en longueur. Certes, on ne s’ennuie pas vraiment, il y a tout de même quelques scènes réussies et un peu d’humour, mais on peine vraiment à comprendre où les scénaristes veulent en venir et la révélation finale tombe complètement à plat. On y perd petit à petit toutes ses illusions, ce qui est tout de même un comble pour un film qui met la magie au centre.

    2 étoiles. « Insaisissables 2 ». M6, lundi 14 janvier, 21h00.

     

    IMG_5291.jpgCarol Aird s’ennuie à mourir dans un mariage bourgeois sans  amour. Sa petite fille est son seule rayon de lumière jusqu’au jour où elle fait la connaissance d’une jeune vendeuse (excellente Rooney Mara) qui rêve d’une vie plus trépidante. « Carol » raconte la relation de plus en plus étroite entre ces deux femmes dans le New-York des années 50.

    « Carol » est un délice pour les yeux et les oreilles. La photographie, les décors, les costumes sont superbes. La musique accompagne à merveille ce film très esthétique dans lequel jouent avec brio deux magnifiques actrices. Si la forme est donc très réussie, le fond n’est pas tout à fait à la hauteur. Film avant tout d’ambiance, « Carol » n’évite pas certaines longueurs. Ce n’est toutefois pas trop grave, car elles laissent le temps d’admirer la sublissime Cate Blanchett au sommet de sa beauté et de son art. Rien que pour elle, il vaut la peine de voir le film !

    3 étoiles. « Carol ». RTS DEUX, Jeudi 17 janvier, 21h10.

     

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « Moi, Daniel Blake », une Palme en or massif

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    CE0A1D42-622C-49A9-86CD-D5BCFE2B3695.jpegKen Loach a eu raison de revenir sur la décision qu’il avait prise de ne plus faire de film après Jimmy’s Hall, car « Moi, Daniel Blake » est une incontestable réussite dans la filmographie du réalisateur anglais. Récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes 2016, « Moi, Daniel Blake » a pour thématique principale le poids d’une administration qui au lieu de venir en aide à ses administrés ne fait que de les enfoncer toujours plus dans la précarité.

    C’est ainsi que l’on suit les déboires de Daniel Blake qui se voit refuser une rente invalidité après un grave accident cardiaque. Il se retrouve dès lors condamner à s’inscrire au chômage pour toucher des indemnités et à faire des recherches d’emploi alors qu’il a l’interdiction de ses médecins de travailler. Une situation absurde qu’il essaye d’expliquer à des fonctionnaires s’accrochant à leur règlement comme à une bouée de sauvetage et qui ne veulent rien entendre. C’est au cours d’un de ces rendez-vous à l’office du chômage que Daniel Blake va faire la connaissance d’une jeune mère de famille de deux enfants, dans une situation tout aussi précaire que lui, et qu’une forte relation de solidarité va s’instaurer entre eux.

    On peut, certes, reprocher au film son côté un brin démagogique et un peu trop manichéen – les fonctionnaires, à l’exception d’une, sont tous des méchants et les pauvres tous des gentils – mais c’est bien le seul reproche qu’on puisse lui faire. « Moi, Daniel Blake » est émouvant, bouleversant même, il dénonce avec force un système dénué de toute humanité et qui dérape. La mise en scène est d’un grand réalisme avec des scènes très variées qui donnent de l’épaisseur à l’histoire et les dialogues sont percutants. Le tout est joué par des acteurs formidables qui vous touchent jusqu’à en avoir les larmes aux yeux.

    5 étoiles. « Moi, Daniel Blake ». RTS DEUX, jeudi 10 janvier, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : un festival de films inédits

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    Le moins que l’on puisse écrire est que la RTS gâte ses téléspectatrices et téléspectateurs pour cette fin d’année 2018 et pour le début de la prochaine en matière de films inédits. Il y en a pour tous les goûts et la qualité est dans l’ensemble au rendez-vous, comme c’est le cas avec le remarquable « Ma vie de Courgette » qui ouvre le bal.

    IMG_5154.jpgCe film d’animation, doublement récompensé aux César, est un vrai bijou. Techniquement bien sûr, mais aussi au niveau de son scénario intelligent, des dialogues percutants prononcés par des voix formidablement bien choisies et de la bande son tout aussi remarquable. Rien n’est laissé au hasard, le film est soigné dans ses moindres détails aussi bien du point de vue de la psychologie et de l’apparence des personnages que de leur environnement. C’est un plaisir visuel immense de faire une nouvelle découverte pratiquement à chaque plan.

    « Ma vie de Courgette » véhicule, avec finesse, tendresse et humour, beaucoup d’émotions, sans pathos. Tous les enfants qui fréquentent ce foyer, lieu d’apaisement qui protège des agressions du monde extérieur, et les adultes qui gravitent autour d’eux sont extrêmement attachants. « Ma vie de Courgette » est un film tout public. Mais le travail d’orfèvre qu’il a fallu accomplir pour le réaliser prend probablement encore une autre dimension avec des yeux d’adulte.

     5 étoiles. « Ma vie de Courgette ». RTS UN, samedi 29 décembre, 20h25.

    IMG_5155.jpgToujours traqué par la CIA, qui veut définitivement le faire taire pour éviter que ne soit révélé la manière dont cette dernière surveille tout le monde, et à la recherche d’explications sur son passé, Jason Bourne doit faire face à un méchant XXL qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge pour arriver à ses fins.

    Collant de près à l’air du temps avec un scénario qui laisse une large place à la surveillance généralisée, ce quatrième volet de la saga Jason Bourne avec Matt Damon en met plein la vue aux amateurs de films d’action. Les poursuites sont haletantes, même si parfois un poil trop longues, et d’un niveau technique époustouflant. Filmées caméra à l’épaule, elles donnent le tournis, mais dans le bon sens du terme. Une suite donc sans grande surprise, mais qui ravira probablement la majorité des fans de Jason Bourne. Et ça ne devrait pas s’arrêter là, la fin laissant toute latitude à de nouvelles aventures.

     

     4 étoiles. « Jason Bourne ». RTS UN, dimanche 30 décembre, 20h00.

     

    IMG_5156.jpgVictoria est une superwoman qui évolue sur le fil du rasoir : avocate, deux enfants qu’elle élève seule tant bien que mal et des aventures sans lendemain, il n’en faut pas beaucoup plus pour que ce fragile équilibre soit rompu. Et c’est ce qui arrive quand son ami Vincent se voit accusé de meurtre et que Sam, un ex-dealer qu’elle a jadis défendu avec succès, s’immisce peu à peu dans sa vie.

    La grande force de « Victoria », c’est sa direction d’acteurs. Ils sont tous impeccables qu’ils aient les rôles principaux ou secondaires. On a un plaisir jubilatoire à les voir jouer avec leur langage corporel et des dialogues percutants. Il y a des scènes loufoques et hilarantes, mais aussi d’autres où l’on rit jaune, car le drame n’est jamais très loin à l’image des hauts et des bas de son héroïne. Hauts et bas également présents dans le film avec un début poussif, quelques scènes répétitives et un « happy end » convenu. Mais pas de quoi toutefois gâcher la bonne impression générale.

     3 étoiles. « Victoria ». RTS UN, mardi 1er janvier, 20h10.

     

    IMG_5157.jpg6 Oscars 2017, mais pas celui de meilleur film, un battage médiatique énorme, des critiques pour la plupart élogieuses et pourtant « La La Land » n’est pas le chef d'œuvre annoncé. Cet hommage aux comédies musicales des années cinquante est esthétiquement une réussite: la photographie, les costumes et les décors nous font replonger dans l'âge d'or des comédies musicales avec un côté moderne puisque l'action se passe de nos jours. La musique, les chansons et les danses sont plutôt entraînantes. Ryan Gosling et Emma Stone sont craquants et très investis dans leur rôle de pianiste de jazz et de comédienne à la poursuite de leur rêve.

    Mais « La La land » est à l'image de la vie de ses deux héros: il y a des hauts et des bas. Un début sur les chapeaux de roue, puis ça patine dans le mélo avant de reprendre son envol pour se terminer avec une fin qui tire en longueur et qui n’assume pas le conte de fées jusqu'au bout. « La La Land » ne manque donc pas de qualités, sans pour autant susciter un fol enthousiasme. Il y manque indéniablement ce qui fait la marque des tout grands films: de l'émotion.

    3 étoiles. « La La Land ». RTS UN, mardi 1er janvier, 21h40.

    IMG_5158.jpgDallas, 22 novembre 1963, assassinat du président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy, sous les yeux de son épouse, Jacqueline Kennedy. Le film s’attache à raconter la semaine de la désormais ex-First Lady qui a suivi cet événement particulièrement traumatisant pour elle et son combat pour que son mari ait le droit à des funérailles grandioses pour marquer l’Histoire.

    Il faut bien reconnaître que le film de Pablo Larrain soigne les détails et est très agréable pour l’œil. Le choix de le tourner en 16 mm pour donner un aspect brut à l’image est une excellente idée qui permet de faciliter l’intégration de séquences d’archives, une belle réussite. Les costumes et les décors sont également à la hauteur. Mais « Jackie » est trop bavard, les allers et retours entre le présent et le passé coupent trop souvent le rythme déjà très lent du film et la musique est par moment insupportable. Mais à ces défauts déjà majeurs, il faut en rajouter un qui est rédhibitoire : le manque d’émotions qui se dégage du film, à l’image de son personnage principal pour lequel on éprouve très peu d’empathie.

     2 étoiles. « Jackie ». RTS DEUX, jeudi 3 janvier, 20h55.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran: « Les figures de l’ombre » et « Everest »

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    IMG_5036.jpgLe film « Les figures de l’ombre » est basé sur une histoire vraie.  Il raconte l’histoire hors du commun de trois scientifiques afro-américaines qui ont grandement contribué au début des années 60 à la conquête de l’espace. Elles y sont parvenues grâce à leurs extraordinaires compétences, car le moins que l’on puisse écrire est que le contexte ne leur était guère favorable. 

    Confrontée à la double discrimination d’être femme et noire dans un Etat, la Virginie, qui à cette époque avait des lois ségrégationnistes, elles ont réussi à se faire une place au sein de la NASA non seulement grâce à leur intelligence, mais également grâce à leur patience et leur détermination. Des destins individuels qui ont aussi fait avancer la cause des femmes, des Noirs et de l’égalité des droits. Le film, inspiré du livre de Margot Lee Shetterly qui raconte le quotidien de ces scientifiques, rend un bel hommage à ces femmes de l’ombre peu connues, mais dont le rôle a été essentiel dans leur domaine.

    Quant au film, il est un peu à l’image d’une fusée dont il est beaucoup question dans « Les figures de l’ombre ». Il démarre très fort avec une première scène jouissive qui montre avec humour et dérision le caractère et le brio de ces trois femmes ainsi que le contexte dans lequel elles évoluent. La montée se poursuit avec intérêt jusqu’à la mise en orbite qui ralentit un peu trop le rythme avant que celui-ci ne s’emballe à nouveau quand il s’agit de redescendre sur Terre. 

    Au final, un film à la réalisation et mise en scène certes classiques, mais soignées, porté par une excellente distribution, avec du suspense, de l’émotion, une bande originale remarquable et un contexte qui fait réfléchir sur la différence. A voir.

    4 étoiles. « Les figures de l’ombre». RTS UN, lundi 17 décembre, 20h45.

    IMG_5037.jpgAdapté de l’ouvrage autobiographique de Jon Krakauer, « Everest » raconte l’histoire d’une expédition tragique sur le toit du monde au printemps 1996. Film catastrophe, « Everest » en emprunte les codes, à commencer par une exposition des différents personnages qui vont se retrouver pris dans la tourmente, au sens propre et figuré. Ce n’est pas vraiment passionnant, mais à moins d’avoir lu le livre auparavant, difficile de se faire une idée sur ce qu’il va advenir des différents personnages, ce qui est un bon point pour le suspense. 

    Après cette mise en place, l’ascension peut commencer et avec elle un nombre impressionnant d’obstacles qui vont se dresser devant les alpinistes. Si le film n’était pas basé sur une histoire vraie, on serait tenté de dire que c’est presque trop ou quand la réalité dépasse la fiction. « Everest » se laisse voir : les images sont magnifiques et impressionnantes sur le grand écran, ce sera forcément moins le cas à la télévision. La majorité des scènes ont réellement été tournées au Népal, mais c’est le moins que l’on puisse attendre d’un film qui se déroule dans ce décor splendide. Les acteurs sont tous à la hauteur, c’est le cas de le dire, et certaines scènes sont poignantes. 

    Mais au final, on reste un peu sur sa faim, l’émotion n’étant pas suffisamment au rendez-vous, comme si les éléments naturels finissaient par vous rattraper et vous glacer le sang.

    2 étoiles. « Everest ». France 4, dimanche 16 décembre, 21h00.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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