11/12/2016

Pollution: nous dit-on la vérité?

IMG_7562.PNGAlors, il paraît que la pollution s'est arrêtée aux frontières de Genève. Mais oui, bien sûr. Je ne fais pas partie des climatosceptiques, mais assurément des "pollutiosceptiques".

J'ai beaucoup de peine à croire en effet que la pollution touche modérérement Genève, même si elles se fondent sur des relevés scientifiques. Ce que je sais pour sûr, c'est que mon relevé personnel, mes bronches en l'occurrence, me dit que le taux de pollution est suffisamment élevé pour qu'une toux irritative se soit installée et que j'aie dû renoncer à aller au travail à vélo pour ne pas l'aggraver!

Un comble pour quelqu'un qui utilise un moyen de transports non polluant et qui aurait finalement tout intérêt à prendre sa voiture, bien plus pratique dans ce cas que les transports publics, pour se protéger de la pollution!

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05/12/2016

Une vie sauvée de justesse, un vrai conte de Noël

Un bébé de 6 mois, orphelin, sauvé de justesse grâce à un formidable élan de solidarité, c'est l'histoire de Prince. Elle m'a été envoyée en raison de mes liens privilégiés avec "La Maison de la Joie" dont j'ai eu l'occasion de parler à plusieurs reprises sur ce blog (1). Un vrai conte de Noël qui tombe bien à cette période de l'année que je partage avec grand plaisir ici avec vous!

 

UNE VIE SAUVEE DE JUSTESSE

 

FullSizeRender.jpgLa maman de Prince, séropositive, vivant au quartier Swahili de Gitega (Burundi), a été recueillie par l’entourage environnant de son domicile, dans un état de santé critique et amenée à l’Association nationale de soutien aux séropositifs et malades du sida (ANSS) le vendredi 4 novembre 2016. Le Docteur de l’ANSS, détectant une méningite très avancée, l’a directement transférée à l’hôpital public de Gitega. Malheureusement, elle n’a pas pu survivre et elle a rendu l’âme le mercredi 9 novembre.

L’entourage avoisinant de la défunte est revenu à l’ANSS le vendredi 11 novembre, mais cette fois-ci avec Prince, 6 mois, 4 kilos, lui aussi dans un état pitoyable, plein d’escarres et affaibli par la faim. Enfant non enregistré au niveau de la commune, de père inconnu et de mère décédée, il était considéré comme sans identité et de ce fait ne pouvait être admis à l’hôpital public.

Le personnel de l’ANSS a alors décidé de le transférer dans un hôpital privé pour sauver cette vie en danger. Hospitalisé du 11 novembre au 23 novembre, le petit Prince était gardé par une volontaire qui avait bien compris la logique de solidarité. Les membres du personnel de l’ANSS se relayaient pour pourvoir aux besoins du malade et de la garde-malade pendant cette période d’hospitalisation.

Après l’hospitalisation, où irait l’enfant ? Encore une fois la solidarité s’est manifestée et l’enfant a été accueilli dans la famille d’un membre du personnel, soutenu par ses collègues pour le lait et les autres besoins quotidiens de l’enfant, en attendant une solution définitive.

Cette histoire émouvante du petit Prince a été portée à la connaissance la Présidente de l’ANSS, Madame Jeanne Gapiya, qui s’est saisie de la question. Il a alors été décidé que l’ANSS couvrirait les frais hospitaliers de Prince, contractés à crédit par le personnel ANSS de Gitega auprès de l’hôpital privé qui l’a traité, et que Prince serait accueilli à « la Maison de la Joie » de Bujumbura, qui héberge actuellement une quinzaine d’enfants orphelins et vulnérables soutenus par l’ANSS avec des financements de Sidaction, du Groupe Sida Genève et de donateurs privés.

Les amis de l’ANSS se mobilisent actuellement pour compléter cette œuvre en fournissant le nécessaire pour le petit Prince (berceau, habits,…) et en s’engageant pour son parrainage.

Une belle preuve de solidarité !

Si vous aussi vous voulez parrainer "La Maison de la Joie", vous pouvez faire un don sur le compte du Groupe sida Genève CH 78 0078 8000 A077 6077 6 en mentionnant « don Maison de la Joie Burundi ».Merci!

 

(1) http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/23/la-mai...

http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/11/22/temp-c...

http://independance.blog.tdg.ch/archive/2014/09/11/les-pe...

 

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30/11/2016

Sida: se donner les moyens d'en finir

AIDES.jpgLa journée mondiale du 1er décembre contre le sida, qui existe depuis 1988, rappelle chaque année que la maladie n’est toujours pas sous contrôle malgré des progrès encourageants.

En 2015, 1,1 million de personnes en sont mortes (1,5 million en 2010), 2,1 millions de nouveaux cas d’infections par le VIH ont été déclarés (stagnation par rapport aux années précédentes) et 37 millions de personnes vivent avec le VIH. C’est en Afrique subsaharienne que le nombre de nouvelles infections a connu le plus grand recul avec une chute de 41% depuis 2000. Cette bonne nouvelle est contrebalancée par l’augmentation inquiétante de 30% constatée en Europe orientale et en Asie centrale à contre-courant avec toutes les autres régions du monde, sauf l’Afrique du Nord. En Suisse, 20 000 personnes vivent avec le VIH et depuis plusieurs années les nouveaux cas, entre 500 et 600 par an, sont stables.

Ces chiffres impressionnants, certes en diminution depuis 2000 avec 35% de baisse pour les infections et 25% pour les décès, démontrent néanmoins que l’épidémie est encore loin d’être arrivée à son terme. Ce serait pourtant possible d’y mettre fin à l’horizon 2030 à condition que 90% des personnes qui vivent avec le VIH connaissent leur statut sérologique (environ une sur deux aujourd’hui dans le monde, 81% en Suisse), que 90% de ces personnes soient sous traitement antirétroviral (environ 40% en 2015 dans le monde, objectif atteint en Suisse) et que 90% des personnes sous traitement antirétroviral aient une virémie indétectable (objectif atteint en Suisse), c’est-à-dire qu’elles ne puissent plus transmettre le virus. Depuis 2008, date de la Déclaration suisse, on sait en effet que les personnes séropositives sous traitement efficace ne transmettent plus le VIH.

Et pourtant, huit ans après cette annonce, les réactions de rejet dans la sphère affective et sexuelle restent particulièrement importantes à l’égard des personnes séropositives. C’est la raison pour laquelle l’association française AIDES vient de lancer une campagne qui se nomme « Les séropositifs sous traitement ont beaucoup de choses à nous transmettre. Mais pas le virus du sida. » Elle comprend quatre visuels qui présentent un couple faisant l’amour lors d’une activité sportive ou artistique : parachutisme, plongée sous-marine, danse et piano. L’un-e des deux est séropositif-ve et transmet son savoir, son talent à son-sa partenaire (http://www.aides.org/Revelation).

Pour atteindre les objectifs élevés fixés par l’OMS pour 2030, il est indispensable :

- d’augmenter le nombre de dépistages et son accessibilité,

- de mettre sous traitement antirétroviral les personnes infectées rapidement après le diagnostic,

- de proposer aux personnes à risques la prophylaxie préexposition (PrEP) qui consiste à prendre à titre préventif un traitement antirétroviral qui a récemment démontré sa grande efficacité,

- d’investir les sommes nécessaires (31 milliards de dollars par année jusqu’en 2020) sous peine que l’épidémie reparte à la hausse,

- de lutter contre la stigmatisation dont sont victimes les personnes séropositives qui les pousse à se cacher et à ne pas se faire soigner.

Il y a donc encore un long chemin à parcourir avant d’éradiquer le VIH/sida, mais grâce aux progrès de la médecine et à toutes les personnes, professionnelles ou bénévoles, qui, jour après jour, luttent contre le sida, c’est à présent possible, à condition de s’en donner les moyens.

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13/11/2016

Centrales nucléaires: des bombes à retardement

IMG_7416.PNGDans deux semaines, nous saurons si la Suisse sortira définitivement du nucléaire en 2029. En votant OUI à l'initiative des Verts, le peuple suisse se montrera plus courageux que le Parlement qui n'a pas osé se mettre à dos le lobby nucléaire en votant la Stratégie énergétique 2050 sans mettre une date de fin au nucléaire.

Si la Stratégie 2050 montre la bonne direction vers un approvisionnement énergétique qui devra être principalement basé sur l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, il manque à ce plan un élément essentiel: un calendrier pour arrêter le (très) vieux parc de centrales nucléaires. Le Parlement n'a, hélas, inscrit dans la loi que l'interdiction de construire de nouvelles centrales, sans réglementer l'arrêt des centrales nucléaires existantes qui sont pourtant de potentielles bombes à retardement.

Grâce à l'initiative des Verts, le peuple Suisse, en votant OUI, pourra faire le travail que nos parlementaires n'ont pas terminé en programmant progressivement l'arrêt du nucléaire en trois étapes: 2017, 2024 et 2029. Des durées de fonctionnement maximales, 45 ans dans le texte de l'initiative, réduisent les gros risques d'arrêts longs et chers comme celui qui touche actuellement Beznau 1, la plus vieille centrale nucléaire du monde. Faut-il rappeler qu'elle est à l'arrêt depuis 19 mois, ce qui n'a vraiment rien de rassurant dans la perspective d'une remise en marche! Avec un OUI sorti des urnes, cette menace, réelle, sera définitivement écartée.

L'initiative fixe donc une date raisonnable pour stopper la vieille, dangereuse, chère et inutile production d'électricité nucléaire et donne au nouveau système prévu des objectifs clairs et contraignants pour un futur énergétique respectueux de l'environnement. 

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03/11/2016

Pour être respectueux, il faut être respecté

Les amendes qui pleuvent sur les cyclistes depuis le début de la semaine font grand bruit, car elles divisent celles et ceux qui pensent que les adeptes du vélo devraient se conformer strictement aux règles de la circulation et une grande majorité des cyclistes qui met en avant qu’il sera possible d’avoir un comportement ni meilleur ni pire que les autres usagers de la route quand les aménagements pour les vélos seront dignes de ce nom.

Pour être respectueux, il faut être respecté. Or, force est de constater que nos autorités ne respectent pas suffisamment les cyclistes en ne donnant pas au vélo la place qu’il mérite.

Ecologique, prenant peu de place sur le domaine public et bon pour la santé, le vélo devrait être une priorité dans un milieu urbain comme l’est Genève. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Le réseau cyclable, malgré l’acceptation d’une initiative en 2011 qui allait dans ce sens, est lacunaire, voire carrément dangereux, à de nombreux endroits.

Cet état de fait oblige les cyclistes soit à prendre de gros risques dans la circulation, soit à essayer de les contourner en empruntant les parcs ou les trottoirs. Ca ne les oblige pas à griller les feux rouges et les stops, on est bien d’accord.

Evidemment, cela n’excuse pas l’attitude parfois lamentable dont fait preuve une partie d’entre eux à l’égard des piétons. J’ai d’ailleurs pu l’expérimenter récemment moi-même avec une cycliste qui me klaxonnait alors que je marchais sur le trottoir. Quand je lui ai dit que c’était à elle de faire attention à moi et non le contraire et que c’était avec ce genre de comportement qu’on en arrivait à interdire les vélos dans les parcs et à entretenir la mauvaise réputation qui colle aux cyclistes, elle m’a copieusement insulté…

Pour sortir de ce cercle vicieux – pas d’aménagements convenables en suffisance = manque de respect des règles de circulation – il faut absolument que, d’une part, nos autorités prennent leurs responsabilités et fassent voter les crédits nécessaires, ce qui demande évidemment plus d’implication que de simplement interdire aux vélos de rouler dans les parcs ou d’autoriser les motos à emprunter les voies de bus, et, d’autre part, que les cyclistes ne fassent pas aux autres, tout spécialement les piétons, ce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fasse !

Entre personnes civilisées, ça devrait être possible, non ?

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