02/10/2016

Et si on débranchait définitivement la prise?

FullSizeRender.jpgIl sera à nouveau question le 27 novembre prochain lors des votations fédérales de notre avenir écologique. Après avoir manqué l’occasion, à l’exception notoire du canton de Genève, de dire « oui » à une économie verte dimanche passé, les Suisses sauront-ils saisir cette seconde chance en se prononçant en faveur de l’initiative pour débrancher les centrales nucléaires après 45 ans de vie ?

Rien n’est moins sûr.

Les mêmes qui ont contribué à faire rejeter l’initiative des Verts en faisant peur à la population avec la politique de la douche froide vont en effet en remettre une couche, tout en passant comme chat sur braises sur les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, en prétendant qu’en fermant d’ici 2029 les cinq centrales nucléaires, il faudra s’éclairer à la bougie. Rien de plus faux évidemment, car ce sera l’occasion de mettre le pied sur l’accélérateur en matière d’énergies renouvelables et faire preuve d’innovation, domaine dans lequel notre pays est un leader mondial.

A noter que sur les cinq centrales existantes, Beznau I, la plus vielle centrale nucléaire du monde (1969), est à l’arrêt depuis juillet 2015 pour de graves problèmes de sécurité (voir à ce sujet l’article que j’ai publié sur ce blog il y a un an : Beznau, une bombe à retardement?) et que Mühleberg sera fermée en 2019, car elle n’est pas assez rentable.

Oui, le nucléaire, c’est surtout une histoire de gros sous et démanteler les centrales nucléaires va coûter cher, très cher. Combien ? On ne le sait pas exactement, les exploitants n’étant pas vraiment les rois de la transparence. Mais il s’agit bien de compter en milliards. Alors autant prolonger au maximum la vie de ces chères centrales, faire le plus de bénéfices possibles et tant pis si l’on expose la population au risque d’une catastrophe nucléaire majeure.

C’est ce qu’on appelle la fuite en avant, politique irresponsable que les délégués du PLR ont d’ailleurs approuvée samedi lors de leur assemblée en rejetant à la quasi unanimité le texte des Verts. Une majorité des Suisses saura-t-elle défendre ses propres intérêts et ceux des générations futures, et non celui du lobby nucléaire, en débranchant définitivement la prise ? Réponse le 27 novembre.

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27/09/2016

Un système qui marche sur la tête

Comme le dit mon père « une assurance, c’est toujours trop chère quand tu n’en as pas besoin ». Et il est vrai quand dans le cas de l’assurance maladie, bien heureux celles et ceux qui paient « pour rien », cela signifie qu’ils sont en bonne santé.

Sauf qu’avec les augmentations constantes des primes, sans parler de la volonté du parlement d’augmenter la franchise minimale qui en rajoutera une couche pour les assurés, il y a un réel danger que des personnes ne se fassent plus soigner. Elles ne pourront en effet tout simplement pas prendre encore en charge la franchise et la participation aux coûts. Elles seront donc assurées obligatoirement, mais sans avoir les moyens d’y faire appel ou alors en dernier recours quand l’étendue des dégâts sera importante et que la facture sera d’autant plus élevée pour l’assurance qui ainsi pourra justifier de nouvelles augmentations !

Force est de constater que le système mis en place il y a vingt ans marche sur la tête. Et apparemment personne n’y peut rien. Nos politiques gesticulent, s’offusquent, font porter la faute aux uns et aux autres, mais rien ne change parce qu’il y a trop d’argent en jeu et que certains s’en mettent plein les poches. Qui exactement ? Difficile de le savoir tant le système est peu transparent.

Et le « bon » peuple lui râle à la fin de chaque mois de septembre, mais sans plus. Pas de manifestations géantes dans la rue et un refus systématique dans les urnes quand on lui propose d’autres solutions. Comme quoi, finalement, pour la majorité l’assurance maladie n’est pas encore trop chère. Jusqu’à quand ?

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25/09/2016

À quand un vrai dimanche sans ma voiture?

image.jpegQuel bonheur de voir les quais et le Pont du Mont-Blanc envahis par les piétons et les cyclistes en ce premier dimanche automnal...estival! Quelle bonne surprise de voir le trait d'union principal des deux rives transformé pendant quelques heures en lieu de pique-nique géant où règnent la bonne humeur et la convivialité.

Une indéniable réussite pour les autorités qui ont "osé" fermer cet axe stratégique à la circulation pendant quelques heures pour faire la promotion de la mobilité douce. Sauf qu'il aurait fallu oser aller encore plus loin en élargissant à tout le canton l'interdiction de circuler en voiture, mis à part évidemment pour les services de sécurité et celles et ceux qui y travaillent.

Utopique?

Pas tant que ça, puisque je me souviens encore alors que j'avais 9 ans en 1973 que suite au choc pétrolier, il y avait eu 3 dimanches sans voiture et que cela n'avait pas empêché la Terre de tourner. Cela aurait le grand avantage d'éviter à tous les automobilistes qui se sont retrouvés dans les bouchons en ce 25 septembre pour avoir soit ignoré que ce dimanche était sans ma voiture (il y a sûrement un effort d'information à faire à l'avenir) soit de ne pas avoir imaginé qu'ils pouvaient se passer de leur voiture un seul jour, de perdre leur temps!

Avec un vrai dimanche sans ma voiture, et même plusieurs!, et des transports publics gratuits, on irait au-delà d'un coup comme les affectionne le Conseiller d'Etat en charge des transports. Le même qui peine à mettre en place les mesures pour la mobilité douce comme en atteste le retard pris pour le réseau cyclable.

Mais soyons positifs et voyons en ce dimanche sans ma voiture partiel, le début d'autres initiatives qui feront prendre conscience à de plus en plus de monde qu'il est possible de renoncer quelques jours par année à sa voiture sans pour autant passer un mauvais dimanche!

 

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21/07/2016

Je ne suis pas un "cycloterroriste"!

FullSizeRender.jpgL’interdiction, heureusement apparemment en voie d’être assouplie, des cyclistes dans les parcs de la Ville de Genève est symptomatique du malaise actuel autour de la place que les autorités veulent accorder à ce moyen de transport qui pourtant devrait être largement soutenu.

Ecologique, prenant peu de place sur le domaine public et bon pour la santé, le vélo devrait être une priorité dans un milieu urbain comme l’est Genève. Et pourtant, ce n’est pas le cas ! Le réseau cyclable, malgré l’acceptation d’une initiative en 2011 qui allait dans ce sens, est lacunaire, voire carrément dangereux, à de nombreux endroits.

Cet état de fait oblige les cyclistes soit à prendre de gros risques dans la circulation, soit à essayer de les contourner en empruntant les parcs ou les trottoirs. Et il faut bien reconnaître que, hélas, certains le font en ne respectant pas ceux qui ont l’absolue priorité dans ces endroits : les piétons.

Et c’est comme ça qu’on en arrive aux interdictions et à la mauvaise réputation qui colle aux cyclistes, que l’on appelle même des « cycloterroristes » (merci Pierre Maudet à l'origine de cette terminologie) alors que la grande majorité de ceux-ci se comportent bien sur la route à l’égard des autres usagers. 

Ayant fait le choix de me déplacer principalement à vélo depuis de nombreuses années, je m’insurge contre cette appellation qui est extrêmement blessante au regard de ce que signifie le mot terroriste dans l’actualité de tous les jours.

Ce n’est pas parce qu’un cycliste ne respecte pas la signalisation (l’autorisation de tourner à droite à vélo au feu rouge pourrait d’ailleurs être possible prochainement), sans mettre en danger qui que ce soit évidemment, qu’il doit être traité de terroriste !

Comment devrait-on autrement appeler les motards qui systématiquement empruntent les pistes cyclables parfois en mettant en danger les cyclistes, remontent les files en bouchonnant les vélos ou se mettent en position aux feux à la place prévue pour les cyclistes ou encore les automobilistes qui se parquent sur les bandes cyclables créant ainsi un obstacle dangereux ? Des « motardoterroristes » ?  Des « automobiloterroristes » ?

Il ne s’agit pas d’opposer un mode de transport à un autre, mais de créer les conditions nécessaires pour que les cyclistes puissent se déplacer en sécurité sur le réseau routier et ainsi ne plus devoir emprunter des voies où ils n’ont rien à y faire.

Mais pour cela, il faut que nos autorités prennent leurs responsabilités et fassent voter les crédits qui vont avec, ce qui demande évidemment plus d’implication que de simplement interdire aux vélos de rouler dans les parcs ou d’autoriser les motos à emprunter les voies de bus…

 

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17/05/2016

Trop souvent un combat de tous les jours

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17 mai 1990 – 17 mai 2016. Il y a 26 ans l’OMS retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Et depuis 11 ans, le 17 mai est la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie afin de commémorer cette avancée pour les droits humains, mais aussi pour se rappeler qu’aujourd’hui encore 74 Etats condamnent l’homosexualité et 7 la punissent de mort.

De nombreuses et nombreux homosexuel-le-s et transgenres sont victimes dans le monde d’actes d’une violence inouïe pouvant conduire jusqu’à la mort et cela même dans des pays où les droits pour les personnes LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) sont reconnus. C'est par exemple le cas au Brésil où plus de 200 meurtres sont commis chaque année à l'encontre de personnes LGBT.

L’évolution des mentalités est souvent lente et avec des retours en arrière qui ne sont jamais à exclure, comme le débat sur « le mariage pour tous » en France n'a malheureusement pas fini de le démontrer.

L’égalité des droits est une lutte de tous les jours, y compris dans notre pays qui a encore bien du chemin à faire pour se hisser parmi les pays européens les plus avancés dans ce domaine.

Le taux de suicide chez les jeunes homosexuel-le-s suisses est deux à cinq fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuel-le-s, mais cela n'intéresse pas un politicien comme M. Freysinger, pourtant à la tête d'un département qui s'occupe de la jeunesse.

Et c’est inacceptable.

C'est pourquoi la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie est une nécessité. Elle est là pour rappeler qu’être homosexuel-le ou transgenre est trop souvent un combat de tous les jours pour être soi-même, parfois même au risque de sa vie.

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