21/07/2016

Je ne suis pas un "cycloterroriste"!

FullSizeRender.jpgL’interdiction, heureusement apparemment en voie d’être assouplie, des cyclistes dans les parcs de la Ville de Genève est symptomatique du malaise actuel autour de la place que les autorités veulent accorder à ce moyen de transport qui pourtant devrait être largement soutenu.

Ecologique, prenant peu de place sur le domaine public et bon pour la santé, le vélo devrait être une priorité dans un milieu urbain comme l’est Genève. Et pourtant, ce n’est pas le cas ! Le réseau cyclable, malgré l’acceptation d’une initiative en 2011 qui allait dans ce sens, est lacunaire, voire carrément dangereux, à de nombreux endroits.

Cet état de fait oblige les cyclistes soit à prendre de gros risques dans la circulation, soit à essayer de les contourner en empruntant les parcs ou les trottoirs. Et il faut bien reconnaître que, hélas, certains le font en ne respectant pas ceux qui ont l’absolue priorité dans ces endroits : les piétons.

Et c’est comme ça qu’on en arrive aux interdictions et à la mauvaise réputation qui colle aux cyclistes, que l’on appelle même des « cycloterroristes » (merci Pierre Maudet à l'origine de cette terminologie) alors que la grande majorité de ceux-ci se comportent bien sur la route à l’égard des autres usagers. 

Ayant fait le choix de me déplacer principalement à vélo depuis de nombreuses années, je m’insurge contre cette appellation qui est extrêmement blessante au regard de ce que signifie le mot terroriste dans l’actualité de tous les jours.

Ce n’est pas parce qu’un cycliste ne respecte pas la signalisation (l’autorisation de tourner à droite à vélo au feu rouge pourrait d’ailleurs être possible prochainement), sans mettre en danger qui que ce soit évidemment, qu’il doit être traité de terroriste !

Comment devrait-on autrement appeler les motards qui systématiquement empruntent les pistes cyclables parfois en mettant en danger les cyclistes, remontent les files en bouchonnant les vélos ou se mettent en position aux feux à la place prévue pour les cyclistes ou encore les automobilistes qui se parquent sur les bandes cyclables créant ainsi un obstacle dangereux ? Des « motardoterroristes » ?  Des « automobiloterroristes » ?

Il ne s’agit pas d’opposer un mode de transport à un autre, mais de créer les conditions nécessaires pour que les cyclistes puissent se déplacer en sécurité sur le réseau routier et ainsi ne plus devoir emprunter des voies où ils n’ont rien à y faire.

Mais pour cela, il faut que nos autorités prennent leurs responsabilités et fassent voter les crédits qui vont avec, ce qui demande évidemment plus d’implication que de simplement interdire aux vélos de rouler dans les parcs ou d’autoriser les motos à emprunter les voies de bus…

 

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17/05/2016

Trop souvent un combat de tous les jours

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17 mai 1990 – 17 mai 2016. Il y a 26 ans l’OMS retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Et depuis 11 ans, le 17 mai est la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie afin de commémorer cette avancée pour les droits humains, mais aussi pour se rappeler qu’aujourd’hui encore 74 Etats condamnent l’homosexualité et 7 la punissent de mort.

De nombreuses et nombreux homosexuel-le-s et transgenres sont victimes dans le monde d’actes d’une violence inouïe pouvant conduire jusqu’à la mort et cela même dans des pays où les droits pour les personnes LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) sont reconnus. C'est par exemple le cas au Brésil où plus de 200 meurtres sont commis chaque année à l'encontre de personnes LGBT.

L’évolution des mentalités est souvent lente et avec des retours en arrière qui ne sont jamais à exclure, comme le débat sur « le mariage pour tous » en France n'a malheureusement pas fini de le démontrer.

L’égalité des droits est une lutte de tous les jours, y compris dans notre pays qui a encore bien du chemin à faire pour se hisser parmi les pays européens les plus avancés dans ce domaine.

Le taux de suicide chez les jeunes homosexuel-le-s suisses est deux à cinq fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuel-le-s, mais cela n'intéresse pas un politicien comme M. Freysinger, pourtant à la tête d'un département qui s'occupe de la jeunesse.

Et c’est inacceptable.

C'est pourquoi la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie est une nécessité. Elle est là pour rappeler qu’être homosexuel-le ou transgenre est trop souvent un combat de tous les jours pour être soi-même, parfois même au risque de sa vie.

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11/04/2016

Et si on enlevait les piétons des trottoirs?

Luc Barthassat persiste et signe. Malgré le tollé que sa proposition  avait suscité il y a un an, le Conseiller d’Etat va de l’avant en autorisant  les motos et autres scooters à circuler dès la fin mai sur certaines voies de bus. Il s’agit pour Luc Barthassat de «  fluidifier le trafic »  et « d’éviter aux deux roues de zigzaguer entre les véhicules pour améliorer la sécurité ».

Fluidifier le trafic ? 

Les deux-roues motorisés n’utilisent-ils déjà pas largement les voies de bus ? Mais il est vrai que jusqu’à maintenant ils ne pouvaient pas passer aux feux de signalisation pour les transports publics. Voilà qui sera dorénavant le cas, de quoi encourager les motards à voter OUI le 5 juin à la priorité aux transports publics !

Eviter de zigzaguer entre les véhicules pour améliorer la sécurité ?

Au lieu de s’attaquer au problème, on botte en touche en le déplaçant ailleurs. C’est comme si pour lutter contre les cyclistes qui ne respectent pas les piétions sur les trottoirs, on les enlevait !

Cette mesure n’est que de la poudre aux yeux. Elle ne résoudra pas les problèmes de circulation, ralentira les transports publics et ne fera pas avancer d’un pouce la mobilité douce : à ce propos à quand un vrai plan de l’Etat pour favoriser les déplacements à vélo ?

Mais il est vrai que cette proposition ne coûte pas un centime et brosse dans le sens du poil l’électorat du Conseiller d’Etat qui en grand amateur de deux-roues motorisés pourra également en profiter.

Elle est pas belle la vie ?

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09/04/2016

Une loi du bon sens

Les conjoint-e-s d’un couple de concubins ou d’homosexuel-le-s pourront-ils, à certaines conditions, bientôt adopter l’enfant de leur partenaire ?

Un nouveau pas a été franchi vendredi dans cette direction avec l’entrée en matière de la Commission des affaires juridiques du Conseil national sur le projet concernant la modification du droit à l’adoption (18 voix contre 6, aucune abstention). La commission a ainsi pu entamer l’examen du projet de loi article par article, examen qui se poursuivra lors de la prochaine séance de la commission.

Rappelons que le Conseil des Etats lors de la session de printemps a d’ores et déjà approuvé cette loi à une écrasante majorité de 32 voix contre 7.

Si cette réforme de la loi devait être adoptée à son tour par le Conseil national, selon toute vraisemblance au cours de la session d’été, elle aurait pour conséquence d’ouvrir l’adoption, au sein des couples de concubins et des couples de même sexe au bénéfice d’un partenariat enregistré, de l’enfant du partenaire par le parent « non biologique ».

Ainsi, comme par exemple en cas de décès de la mère ou du père biologique dans les couples de même sexe, l’enfant pourra continuer de vivre au sein de la même famille, ce qui n’est pas garanti actuellement. C’est donc une avancée considérable pour la protection des enfants. S’il y a de grandes chances pour que le Conseil national vote dans le même sens que le Conseil des Etats, l’entrée en vigueur de la loi ne sera toutefois sans doute pas pour tout de suite.

Les milieux conservateurs ont, en effet, déjà annoncé le lancement d’un référendum en raison tout particulièrement de l’article autorisant l’adoption de l’enfant du/de la partenaire pour les couples de même sexe. Et tant pis si par leur action des milliers d’enfants devaient continuer à ne pas avoir les mêmes droits que tous les autres. Mais nous n’en sommes pas encore là. Et l’on peut de toute façon raisonnablement penser que le peuple suisse devrait in fine soutenir cette loi du bon sens.

A suivre donc.

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21/03/2016

"Demain", un documentaire positif sur une situation inquiétante

FullSizeRender.jpgCe documentaire, qui a reçu le César dans sa catégorie, rassemble différentes initiatives prises dans le monde en matière d’agriculture, d’énergie, d’économie, d’éducation et de démocratie. Elles montrent que face aux dangers qui menacent chaque jour un peu plus la survie de notre planète, des solutions existent. Un film qui tranche avec les documentaires alarmistes qui traitent d’habitude de l’état de plus en plus dégradé de la Terre.

Certes, tout n’est pas parfait, les chapitres sur l’éducation et la démocratie participative ne sont pas très convaincants, au contraire de celui sur les énergies renouvelables, par exemple. Il n’en demeure pas moins que « Demain » est un film  plein d’espoir, ce qui explique probablement en grande partie son immense succès public depuis sa sortie en décembre de l’année dernière, et que cela fait beaucoup de bien.

Reste bien évidemment à savoir si tout ou partie des solutions présentées dans le documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent seront exploitées à l’avenir, car malgré l'angle optimiste adopté par le film, la situation de notre planète est bel et bien inquiétante!

Mais cela, c’est une autre histoire.

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