22/02/2016

La campagne dégueulasse des partisans du Gothard

On avait déjà eu le droit depuis des mois au camion en feu et à la voiture détruite. Mais ce n’était pas assez pour faire peur. Alors voilà que la grand-mère qui pleure son petit-fils décédé dans le tunnel du Gothard fait son apparition au nom de l'USAM, le bras armé de l'UDC.

Utiliser un argument pareil pour promouvoir le second tube du Gothard est dégueulasse ! Qu’aurait-on dit si les opposants au tunnel avaient mis en scène des enfants rachitiques entrain d’étouffer à cause de la pollution que ne manquera pas de générer ce deuxième tube ?

Ils auraient pourtant pu le faire : croire qu'une fois le deuxième tunnel construit le volume de trafic n'augmentera pas, revient à dire que les promesses rendent les fous joyeux. Sinon, pourquoi les lobbys routiers feraient si activement campagne pour le Oui ? Tôt ou tard, il y aura un déferlement de camions au Gothard, ce qui aura des conséquences dramatiques pour la santé, l'environnement et pour la sécurité, puisque 3% de trafic en plus suffira à annuler le gain de sécurité obtenu grâce au deuxième tunnel.

Qu’en pense la grand-mère de l’USAM ?

La Suisse a investi dans la construction d'une ligne ferroviaire qui sera inaugurée cette année au Gothard. Percer maintenant un deuxième tunnel reviendrait à saboter cet investissement et la politique du transfert des marchandises par ferroutage.

Le tunnel doit bien sûr être rénové, mais inutile de dépenser 3 milliards. Des mesures simples comme le contrôle des camions, la réduction de la vitesse et une glissière centrale de sécurité peuvent être mises en place rapidement. Pendant le gros des travaux, la nouvelle ligne ferroviaire assurera le transfert des voyageurs et des marchandises.

Pour toutes ces raisons, il faut voter NON à un deuxième tube inutile.

 

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19/01/2016

L'égalité des droits: "un point de détail"

12573081_1006206706113104_8991746541503882902_n.pngC’est par cette formule consternante que le président du PDC, Christophe Darbellay, a répondu à la journaliste du Temps, dans une interview parue lundi, quand elle l’a interrogé sur la définition du mariage, « l’union durable et réglementée entre un homme et une femme », contenue dans l’initiative du PDC soumise au peuple le 28 février prochain.

Pour Christophe Darbellay, les « adversaires (de l’initiative) prennent un point de détail et en font une montagne. »

Vraiment ?

Est-ce faire une montagne que de mettre en avant qu’en inscrivant cette définition discriminatoire et rétrograde du mariage dans la Constitution, on interdit, avant même que le débat ait eu lieu, le droit au mariage pour tous ?

Est-ce faire une montagne que d’expliquer que sous couvert de plus d’égalité fiscale pour 80 000 couples mariés plutôt aisés, soit 160 000 personnes qui représentent 2% de la population, on s’en prend aux droits de 500 000 personnes, le nombre estimé de personnes homosexuelles en Suisse, soit 6% de la population ?

Est-ce faire une montagne que de rendre attentif celles et ceux qui voteront qu’en voulant supprimer une discrimination fiscale cette initiative en crée une autre en terme d’égalité des droits et ne résout en rien la problématique de l’égalité fiscale, seule la taxation individuelle pouvant y parvenir ?

Pour celles et ceux qui s’opposent à cette initiative (1), l’égalité des droits pour toutes et tous n’est pas un « point de détail ». C’est au contraire un point fondamental qui mérite bien de soulever des montagnes pour que le NON l’emporte le 28 février !

 

(1) PLR, Vert’libéraux, PS, Verts, Pro Aequalitate, Amnesty Internatioal , Operation Libero, USS, …

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25/11/2015

Etat protecteur ou Etat flic?

FullSizeRender.jpgC’est la question, volontairement réductrice et provocatrice, que le peuple suisse pourrait être amené à trancher si le référendum en cours contre la loi sur le renseignement (LRens) devait aboutir d’ici au 14 janvier 2016. Ce débat, qu’il est hautement souhaitable d’avoir dans le cadre d’une votation populaire, car trop important pour le laisser dans les seules mains des parlementaires, est d’une actualité brûlante après les attentats de Paris.

Faut-il sacrifier nos libertés pour une illusion de protection, comme le prétendent les adversaires de la loi, ou alors moderniser le service des renseignements (SRC) pour qu’il soit en adéquation avec les risques et les menaces d’aujourd’hui, comme le mettent en avant ses partisans ?

Les défenseurs de la loi affirment que le risque d’une surveillance généralisée des citoyennes et citoyens n’est pas réel, car seules les communications de suspects seront surveillées après l’aval du Tribunal administratif fédéral, puis du Conseiller fédéral en charge du département de la défense (pas vraiment rassurant quand on sait qui est sa tête actuellement…).

Ils oublient toutefois d’ajouter qu’en cas d’urgence (comment définit-on l’urgence ?) le feu vert pourra être demandé a posteriori (et s’il est refusé ?) et surtout que le SRC pourra se passer de l'autorisation d’un juge pour observer et enregistrer des événements dans des lieux publics comme dans la sphère privée.

Quant aux référendaires, ils rappellent à celles et ceux qui l’auraient oublié, ou qui sont trop jeunes pour l’avoir connu, le scandale des fiches, et soulignent que cette loi représente une attaque contre les droits fondamentaux tels que la protection de la sphère privée et la liberté d’expression. Quant à la question de savoir si les attentats de Paris ne plaident pas justement en faveur de la LRens, ils répondent que c’est exactement le contraire, puisque cela ne les a pas empêchés.

A ce titre, la NSA (que n’a-t-on pas entendu sur le service de renseignements américain après les révélations d’Edward Snowden, certain-e-s ont la mémoire très courte) récolte mensuellement plus de 500 milliards d’informations dans le monde et cela n’a effectivement pas permis de déjouer les attentats de Boston ou de Paris.

D’où la question de savoir s’il faut voter une loi qui ne résoudra rien en matière de terrorisme, mais qui, par contre, diminuera la liberté de celles et ceux, croyant sans doute bien faire, l’adopteront. Bel autogoal qu’il y a fort à parier, compte tenu du contexte actuel, le peuple suisse ne manquera pas de se marquer suite à la campagne basée sur la peur que feront ses partisans.

A condition bien entendu que le référendum aboutisse (LRens-3.pdf), ce qui est indispensable pour que ce débat fondamental sur « jusqu’où sommes-nous prêts à sacrifier nos libertés au nom de la sécurité » puisse avoir lieu.

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16/10/2015

Beznau une bombe à retardement?

kkw-beznau.jpgCette question concernant la plus vieille centrale nucléaire du monde encore en activité est plus que  légitime. A l’arrêt depuis juillet dernier, le bientôt quinquagénaire réacteur de Beznau I n’en finit pas d’avoir des problèmes de vieillesse.

C’est carrément cette fois le cœur du réacteur qui est proche de l’infarctus fatal puisque pas moins de 920 trous ont été découverts dans la paroi en acier de la cuve ! D’après des spécialistes, cette cuve serait à 90% de son potentiel de vieillissement.

Qu’attend-on alors pour débrancher définitivement ce qui apparaît comme une bombe à retardement ? Pourquoi le principe de précaution n’est-il pas appliqué par nos autorités ? On parle bien ici d’une centrale nucléaire, et des énormes risques que cela comportent en cas d’accident pour la population, et non pas d’une « simple » centrale hydraulique.

Evidemment, il y a derrière cette question de l’arrêt définitif de Beznau I des histoires de gros sous. Axpo, l’exploitant, vient tout d’abord d’investir 700 millions dans la  centrale que l’on sait pourtant en fin de vie, comprenne qui pourra. 

Ensuite, en cas de démantèlement de la centrale, il en coûterait des milliards. Il faudra bien sûr le faire un jour, car Beznau n’est pas immortel, mais autant que ce soit le plus tard possible, histoire de faire un maximum de profit jusque-là.

Et quitte à prendre le risque d’une catastrophe nucléaire majeure. Irresponsable !

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28/09/2015

UDC et PLR se moquent de notre avenir environnemental

Les partis qui se préoccupent le plus de laisser le moins de dettes possibles aux générations futures sont aussi ceux qui respectent le moins l’environnement. Une belle contradiction, car quel est l’intérêt de n’avoir pas de dettes si le monde dans lequel on vit est…invivable ?

C’est pourtant la politique menée par l’UDC et le PLR à en croire l’enquête menée par des associations environnementales, dont fait partie l’ATE qui publie les résultats dans l’édition de son magazine du mois de septembre (1).

Cette enquête prend en compte 48 votes au Conseil national de ces quatre dernières années en lien avec les domaines du climat, de l’énergie, d’une mobilité respectueuse de l’environnement et des espaces naturels auxquels s’ajoute un questionnaire auprès de 1000 candidat-e-s aux deux chambres sur 26 thèmes environnementaux.

Résultat des courses, l’UDC arrive bonne dernière avec un « ecorating » proche de zéro (8%) ! Elle est suivie par le PLR (28%), le PDC (50%) et le PBD (57%). Ces quatre partis sont largement devancés par quatre autres qui sont proches du sans faute, à savoir le PEV avec 94% (bien plus « écolo » que son allié du PDC), les Verts libéraux avec 96% (comme quoi on peut être à droite et soucieux de l’environnement) et enfin les socialistes et les Verts avec 98%.

Il n’y a donc pas photo entre les partis qui défendent une politique environnementale responsable pour le futur et ceux qui s’en moquent. Et pourtant, d’après les derniers sondages parus ce week-end, ce sont les plus mauvais élèves, l’UDC et le PLR, qui devraient le plus progresser aux prochaines élections nationales, ou comment scier la branche sur laquelle on est assis…

(1) www. ecorating.ch

16:26 Publié dans Verts | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |