Bonn(y)dée - Page 2

  • « Deux moi » : l’importance du lien (et 7 films à l'affiche)

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    IMG_8655.jpgAprès « Ce qui nous lie », son avant-dernier film, Cédric Klapisch retrouve derrière sa caméra François Civil, quatrième film dont il est à l’affiche cette année, et Ana Girardot pour raconter l’histoire de deux trentenaires, Rémy et Mélanie, au creux de la vague. Ils cherchent, sans trop bien savoir comment, un nouvel élan amoureux pour la suite de leur vie.

    A la lecture de ce synopsis, on pourrait craindre le pire avec une nouvelle comédie sentimentale à la française, certes pas désagréable, mais sans plus. Et ces craintes sont confirmées avec une mise en place laborieuse et la sensation que l’on connaît déjà la fin alors que le film vient de débuter.

    Et puis, et c’est là la magie du cinéma de Cédric Klapisch, on se laisse petit à petit emporter grâce à d’excellents acteurs (François Civil est toujours aussi craquant et Ana Girardot n’est pas en reste), des seconds rôles savoureux (le gérant du magasin, excellent) et la multiplication de scènes à la fois douces, amères et drôles.

    A ce titre, les face-à-face entre Rémy et son psychologue, d’un côté, et ceux entre Mélanie et sa psychologue, d’un autre, sont très réussis grâce à un François Berléand et à une Camille Cottin qui, une fois n’est pas coutume, n’en font pas des tonnes. Au fur et à mesure des séances, et à l’heure de l’omniprésence d’internet, l’importance des liens sociaux et familiaux va petit à petit émerger chez les deux patients pour déboucher sur une fin prévisible, mais non dénuée d’émotions. (3 étoiles)

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  • Un an sans voiture

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    A4DBAE8C-CF62-441A-B0AF-4A913B2B5669.jpegIl y a un an, j’ai pris la décision de ne plus avoir de voiture. Pour un fils de garagiste, c’était une petite révolution ! La première raison qui m’a poussé à faire ce choix était d’apporter ma pierre à l’édifice à la lutte contre la pollution et au réchauffement climatique. Les transports polluent toujours trop et leurs émissions de CO2 continuent à augmenter. A ce titre, la Commission de l’environnement du Conseil des Etats a récemment exigé du Conseil fédéral qu’il fasse des propositions de mesures supplémentaires dans le secteur des transports pour protéger le climat.

    La deuxième raison était le coût disproportionné de la voiture par rapport à l’utilisation que j’en avais, mes déplacements se faisant essentiellement à vélo, à pied et en train. Il n’empêche que malgré ces deux excellentes raisons, je craignais tout de même une certaine perte de « liberté » sans mon véhicule à quatre roues qui a fait partie de ma vie depuis mes 18 ans.

    Un an plus tard, c’est en fait le sentiment contraire qui m’habite : finies les contraintes que m’imposaient la voiture ! Plus besoin de changer les pneus deux fois par année, d’aller chez le garagiste, de passer la visite, d’acheter la vignette, de payer l’assurance et l’impôt sur le véhicule, de chercher une place introuvable dans le quartier ou encore de perdre son temps durant les trajets, contrairement à ceux effectués en train, et la liste n’est pas exhaustive.

    Certes, mes conditions de vie ont rendu ce choix plus facile que pour d’autres : j’habite en ville où presque la moitié des ménages n’ont pas de voiture (qu’en serait-il si 100% des ménages avaient un véhicule ?!) et où les transports publics sont efficaces, je me rends à mon lieu de travail à vélo et je n’ai pas d’enfants en bas âge. Et pour être totalement transparent, j’ai aussi pu au cours de ces douze derniers mois emprunter à cinq reprises la voiture d’une amie, ce qui m’a évité d’en louer une, et profiter le même nombre de fois du co-voiturage.

    Loin de moi donc l’idée de faire la leçon à qui que ce soit, mais de faire réfléchir celles et ceux qui se trouvent dans ma situation sur l’utilité d’avoir leur propre voiture. Nous avons la chance en Suisse d’avoir un réseau ferroviaire bien développé et à des prix tout à fait abordables, à condition d’avoir le demi-tarif, d’anticiper sa prise de billet et d’être un peu flexible sur les horaires.

    Le réchauffement climatique n’est plus à démontrer, les mois de juillet 2017, 2018 et 2019 ayant été les plus chauds, si l’on excepte 2003, depuis que les relevés existent. Toutes les initiatives individuelles, comme celle dans le cas précis de limiter au maximum ses trajets en voiture, ont donc leur importance pour contenir le mieux possible les conséquences néfastes de ce réchauffement.

    Une version plus courte de ce texte a été publiée comme lettre de lecteur dans l'édition de la Tribune de Genève du 25 septembre. 

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  • Procédure de vote pour le Conseil national

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    E150C422-FB29-4816-9A2C-D8837EF4DD64.jpegLes bulletins de vote, pour renouveler le 20 octobre le Conseil national pour lequel je suis candidat, sont en train d’arriver dans les boîtes. Genève a le droit, compte tenu de sa population, à 12 sièges.

    Mais comment ces 12 sièges sont-ils attribués ? La répartition se fait en deux temps. Tout d’abord, on attribue le nombre de sièges par liste proportionnellement aux nombres de suffrages que chacune d’entre elles a obtenus. Ensuite, ce sont les candidat.e.s de chaque liste qui ont le plus de voix qui occupent ces sièges.

    Mode d’emploi pour voter en toute connaissance de cause ou presque, la liste ci-dessous décrivant les manières de voter les plus courantes, mais elle n’est pas exhaustive.

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  • Mes combats et mes engagements

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    IMG_6792.JPGLes élections fédérales du 20 octobre s’approchent à grands pas. Candidat au Conseil national sur la liste des Verts genevois, j’ai, au cours de l’été dorénavant achevé, publié une série estivale en six épisodes en lien avec des thèmes politiques qui sont chers aux Vert.e.s : l’Etat de droit, l’économie durable, la solidarité, la mobilité, l’égalité et l’urgence climatique.

    Vous trouverez ci-dessous les liens qui renvoient à cette série estivale et qui permettront, à celles et ceux qui me liront, de se faire une idée la plus précise possible sur mes combats et mes engagements depuis de nombreuses années dans ces différents domaines.

     

    1. L'Etat de droit : http://independance.blog.tdg.ch/archive/2019/07/20/serie-verte-estivale-1-6-l-etat-de-droit-299838.html

    2. L'économie durable : http://independance.blog.tdg.ch/archive/2019/07/21/serie-verte-estivale-2-6-l-economie-durable-299840.html

    3. La solidarité : http://independance.blog.tdg.ch/archive/2019/07/22/serie-verte-estivale-3-6-la-solidarite-299861.html

    4. La mobilité : http://independance.blog.tdg.ch/archive/2019/08/01/serie-verte-estivale-la-mobilite-4-6-300010.html

    5. L’égalité : http://independance.blog.tdg.ch/archive/2019/08/10/serie-verte-estivale-5-6-l-egalite-300140.html

    6. L’urgence climatique : http://independance.blog.tdg.ch/archive/2019/08/10/serie-verte-estivale-6-6-l-urgence-climatique-300142.html

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  • « Ça : chapitre 2 » : ça le fait (et 8 films à l'affiche)

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    IMG_8550.jpgEt ça recommence ! 27 ans plus tard, le Clown qui fait peur, mais pas seulement, aux enfants est de retour pour semer la terreur dans les rues de Derry. Désormais quadragénaires, les ados du Club des Ratés, fidèles à la promesse faite dans leur jeunesse, vont se retrouver pour combattre « Ça » lorsque de nouvelles disparitions d’enfants sont signalées.

    Les suites riment souvent avec déception, mais tel n’est pas le cas cette fois-ci. Alors, certes, il y a une surenchère pas toujours utile dans les effets spéciaux pour palier à l’effet de surprise qui, logiquement, n’est plus vraiment au rendez-vous. Mais malgré cela, ce deuxième chapitre, tiré du livre de 1100 (!) pages de Stephen King, tient tout à fait la route.

    Le passage de la fin des années 80 à celles d’aujourd’hui se fait tout en douceur, si on ose dire, grâce à de nombreux flashbacks qui donnent du corps aux événements qui se déroulent à l’époque contemporaine. On a ainsi un grand plaisir à retrouver les personnages du Club des Ratés et leur complicité à ces deux moments charnière de leur existence. On ne voit pas passer les presque trois heures du film grâce à de nombreux rebondissements, aux apparitions du Clown plutôt bien dosées et à des actrices et acteurs toutes et tous concernés par leur rôle.

    A noter que la fin tire plus du côté psychologique que de celui de l’horreur et qu’elle pourrait par conséquent en décevoir quelques-uns. Au final, si « Ça » ne fait plus vraiment peur dans cette seconde partie, sa présence continue d’assurer le spectacle : exactement ce qui est demandé à ce genre de film. (3 étoiles)

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