29/09/2018

« Le vent tourne » dans le faux sens (et 10 autres films à l’affiche)

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Premier film en français de la réalisatrice helvétique Bettina Oberli, « Le vent tourne » met en scène Pauline et Alex, couple de paysans jurasssiens, qui mettent tout en œuvre pour vivre au plus près de la nature. A tel point qu’Alex décide de faire installer une éolienne sur son terrain afin de fabriquer sa propre électricité et être totalement indépendant. Cette initiative va chambouler la vie du couple quand Pauline se sent attirée par Samuel, l’installateur de l’éolienne. Les sentiments qu’elle éprouve à son égard vont remettre en question ce en quoi elle a toujours cru.

Le film se concentre principalement sur le personnage de Pauline. Il raconte « son développement, comment elle se défait de son couple, de sa vision du monde, de ses racines. Elle commence à placer ses désirs, ses souhaits personnels avant son idéologie » indique la réalisatrice. Et c’est d’autant plus compliqué que plus elle prend son envol, symbolisé par cette éolienne empêcheuse, paradoxalement, de tourner en rond, et plus Alex s’enferme dans ses principes jusqu’à mettre en danger l’exploitation agricole et son couple. 

Intéressant sur le papier, le film ne tient malheureusement pas la route à l’écran en raison du manque de crédibilité qu’il dégage. Difficile, en effet, non seulement de croire à cette attirance soudaine de Pauline pour Samuel, mais encore plus qu’elle va aussi rapidement la faire vaciller dans ses fondamentaux. On n’y croit tellement pas, malgré des acteurs qui font ce qu’ils peuvent, que le film ne dégage aucune émotion et qu’il paraît interminable alors qu’il ne dure en fait que 87 minutes. C’est tout dire. (1 étoile)

Toujours à l'affiche

4 étoiles. « Première année ». Antoine recommence sa première année de médecine pour la troisième fois. Il est persuadé que c’est sa vocation et s’accroche tant et plus. Benjamin est fils de chirurgien. Il n’est pas particulièrement motivé, mais cherche la reconnaissance de son père. Il réalise très rapidement que sa facilité pour les études ne sera pas suffisante et qu’il va devoir bosser dur. Complémentaires, Antoine et Benjamin vont unir leur destin, pour le meilleur et pour le pire, pour tenter de passer cette première année. Pour Thomas Lilti, « le cœur du film est de montrer l’inégalité au cœur du système éducatif. Benjamin a les codes et comprend des choses qu’en deux ans Antoine n’a toujours pas intégrées. Ce n’est pas que Benjamin soit plus intelligent, non. Il a juste compris le système. » Cette inégalité va mettre à dure épreuve la relation entre les deux étudiants, mais aussi donner toute sa force à leur amitié remarquablement mise en scène par Thomas Lilti qui sait créer de l’émotion à l’écran. Il est aidé par le remarquable duo que forment Vincent Lacoste et William Lebghil. « Première année » est un film, à quelques exceptions près, rythmé, drôle, tendre, émouvant et avec du suspense. On pourrait lui reprocher une fin un peu téléphonée, mais on le pardonnera aisément au réalisateur, car elle est à l’image du film : profondément humaine.

4 étoiles. « BlacKkKlansman » est une adaptation de l’autobiographie de Ron Stallworth, policier afro-américain qui au début des années 70 a infiltré le Ku Klux Klan avec l’un de ses collègues. Comment un policier noir a-t-il pu réaliser une prouesse pareille ? C’est ce que le film nous apprend dans une première partie qui s’apparente à une comédie, avec de l’ironie et des charges à peine voilées contre Trump. Elles ne cesseront de s’accentuer, avec des « America First » qui ne laissent aucun doute, au fur et à mesure que le suspense augmente et que film devient plus dramatique, en gardant toutefois une certaine légèreté. Légèreté qui disparaît totalement au cours des cinq dernières minutes qui rappellent les événements de Charlottesville en 2017 et ses manifestations d’extrême droite. « BlacKkKlansman » est donc un film militant qui n’évite pas toujours la caricature. En effet, les membres du Ku Klux Klan en prennent la plupart pour leur grade, mais comment pourrait-il en être autrement quand on est prêt à tuer des gens uniquement en raison de la couleur de leur peau ? Au final, un film qui n’a pas peur des ruptures de ton, ce qui fait sa force, et qui tient en haleine du début à la fin dans une atmosphère seventies très réussie et avec d’excellents acteurs.

4 étoiles. « Mission: Impossible ». Rares sont les séries qui ne s'essoufflent pas déjà au deuxième épisode, alors quand on en est au sixième…Pourtant, « Mission: Impossible » échappe à cette règle, le dernier volet de la saga, intitulé « Fall Out », étant à la hauteur des attentes des fans de la franchise. On retrouve donc pour la sixième fois Tom Cruise dans la peau d'Ethan Hunt. Sa mission va consister à réparer les dégâts qu'il a lui-même provoqués en refusant de sacrifier un membre de son équipe avec comme conséquence un vol de plutonium qui a permis à de dangereux terroristes de fabriquer trois bombes nucléaires. Il s'agira bien évidemment pour Hunt et son équipe d'éviter que l'irréparable ne se produise. Ce scénario, dont l'originalité n'est certes pas la première des vertus, est le prétexte à des scènes d'action plus incroyables les unes que les autres. Ce sixième opus est sans doute plus dramatique que les précédents, Ethan Hunt se retrouvant à plusieurs reprises confronté à son passé et à ses sentiments. Cela n'empêche toutefois pas des notes d'humour, également caractéristiques de la série. Tom Cruise est fidèle à lui-même et toujours très crédible dans son rôle. On ne voit pas passer les 2h30 du film, c'est tout dire.

4 étoiles. « Les Indestructibles 2 ».  Le soin apporté aux relations familiales, en toute simplicité et sans aucune mièvrerie, est indéniablement la grande réussite du film. Les personnages sont crédibles dans leur univers de science-fiction. On rit souvent avec une mention toute particulière au génial bébé Jack-Jack craquant, espiègle et très drôle. Quant à l’histoire, elle suit les rebondissements habituels des films d’espionnage et de ceux de super-héros. On pense inévitablement aux Avengers en visionnant « Les Indestructibles 2 ». Le scénario a toutefois la bonne idée d’inverser les rôles « habituels », puisque c’est madame qui va sauver le monde pendant que monsieur s’occupe tant bien que mal de la famille et doit mettre son ego de côté. Et il faut bien reconnaître que malgré la longueur exceptionnelle pour ce genre de film, 1h58, on ne s’ennuie pas une seconde. Il y a de l’action du début à la fin, mais du coup guère de place pour l’émotion, à tel point qu’on est tout étonné au moment du générique de fin que deux heures soient passées. Un très bon divertissement qui plaira à un large public.

3 étoiles. « My Lady ». Juge à la Haute Cour de Londres, Fiona Maye est passionnée par son travail au point de renoncer à devenir mère et à négliger sa relation de couple qui malgré les avertissements de son mari est au bord du gouffre. Elle va devoir trancher sur le cas d’un adolescent qui refuse une transfusion sanguine, seule à même de le sauver. Mais avant de rendre son verdict, elle décide d’aller le voir sur son lit d’hôpital. Leur rencontre va bouleverser le cours des choses. De facture classique qui sied fort bien à son contexte, le point fort du film est indéniablement son interprète principale, Emma Thomson, d’une remarquable justesse dans son rôle de juge. La relation entre Fiona Maye et l’adolescent (Fionn Whitehead, héros de « Dunkerque », excellent lui aussi) est au cœur de ce drame. Elle atteint des sommets d’émotion au moment où la juge prend sa décision au milieu du film. Afin de ne pas dévoiler ce verdict, on n’en dira pas plus sur la seconde partie, si ce n’est qu’elle est moins convaincante. Elle prend des allures de mélodrame dont les intentions ne sont pas toujours très claires avec une fin qui toutefois ne manquera pas d’émouvoir aux larmes celles et ceux qui auront laissé leurs sentiments prendre le dessus sur leur mental.

3 étoiles. « Mamma Mia ! Here We Go Again ». Sur l’île paradisiaque de Kalokari, Sophie, la fille de Donna (Meryl Streep) et aux trois pères, va ouvrir un hôtel, mais elle rencontre quelques soucis. Son entourage lui conseille alors de s’inspirer de l’exemple de sa mère pour affronter les obstacles. A partir de cette trame on ne peut plus mince, les flashbacks vont se succéder et faire découvrir au spectateur comment Donna a rencontré une trentaine d’années auparavant les futurs trois pères de Sophie. Rien donc de très passionnant à cette histoire déjà connue dans le premier épisode, mais les éléments qui ont fait le succès de « Mamma Mia ! » sont repris le plus souvent avec bonheur (les chansons d’Abba, les chorégraphies, les décors kitsch « carton pâte », le ciel bleu, la même distribution qu’il y a dix ans à laquelle on a ajouté de jeunes acteurs). L’humour, le plus souvent second degré, est également bien présent. A ce sujet, Christine Baranski et Julie Walters, les deux vieilles amies de Donna, se taillent la part du lion et ce n’est que justice, car les deux actrices sont vraiment très drôles. Et enfin, il y a même parfois de l’émotion, tout particulièrement lors de la seule (!) apparition de Meryl Streep. En deux minutes, elle montre à quel point elle est une géniale actrice et combien un rôle si court est une grande déception. Au final, cette suite de « Mamma Mia ! » remplit son contrat. Il ne fallait sans doute pas en attendre plus.

2 étoiles. « Photo de famille ». Comédie tragi-comique, « Photo de famille » raconte entre deux enterrements comment une famille éclatée va essayer de recoller les morceaux malgré les fissures, voire les fossés, qui existent entre ses membres. Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se fréquentent guère en raison d’un passé que l’on découvre petit à petit compliqué. La première est « statue » pour touristes, à la plus grande gêne de son fils ado, la seconde s’énerve fréquemment et désespère de tomber enceinte et enfin le dernier est un créateur de jeux vidéo doué, mais dépressif chronique. On y ajoute un père pas très fin dans l’expression de ses sentiments, une mère psy envahissante et gaffeuse, une grand-mère qui perd la tête et le tableau, un peu trop caricatural, de la situation familiale est dressé. Le film manque par moment cruellement de rythme. C’est en grande partie dû à un nombre invraisemblable de saynètes qui casse trop souvent un élan qu’on aimerait poursuivre, car il y a des magnifiques scènes, drôles, tendres ou encore émouvantes, dans « Photo de famille ». Un sentiment d’inabouti donc, voire de frustration, car à force de ne pas choisir entre comédie et drame, le film perd le spectateur en route. Dommage. Avec une distribution aussi talentueuse, il y avait mieux à faire.

2 étoiles. « Les Vieux fourneaux ». Adapté de la bande-dessinée française du même nom, le film met en scène trois septuagénaires, Pierrot, Mimile et Antoine, des amis d’enfance, qui vont se retrouver dans leur village natal suite au décès de l’épouse d’Antoine. Cet événement, sous l’œil interrogateur de la petite-fille d’Antoine, va faire petit à petit remonter à la surface des secrets que les trois vieux pensaient enfouis à tout jamais. Ce synopsis qui peut paraître de prime abord dramatique ne l’est pas, puisque « Les Vieux fourneaux » est avant tout une comédie, même si on y sourit plus qu’on y rit, à l’exception du début où les frasques de Pierrot sont plutôt drôles, quoiqu’un peu trop répétitives. Après un départ sur les chapeaux de roue, le film perd ensuite le rythme en raison d’une intrigue qui prend trop de temps pour se mettre en place et l’ennui n’est pas loin. Heureusement, la seconde partie, qui se transforme en une sorte de road movie, est plus réussie. La tendresse laisse avantageusement la place à la pure comédie. La dernière partie du film privilégie carrément l’émotion avec une scène très réussie sous la forme d’un dessin animé qui dénoue l’intrigue.

2 étoiles. « Fleuve noir ». Le commandant Visconti est un flic désillusionné, mauvais père et alcoolique, mais malgré tout investi dans son boulot. Au cours de son enquête qui porte sur la disparition de l’aîné de la famille Arnault, il se rapproche de la mère de l’adolescent, avec laquelle il va entretenir des rapports particuliers, mais également d’un professeur de français qui a donné des cours au jeune homme et dont le comportement est pour le moins suspect. On l’aura compris, et comme l’indique son titre, on ne rigole pas beaucoup dans « Fleuve noir ». L’ambiance est lourde du début à la fin, le personnage du flic est caricatural et donc peu crédible, ce qui explique sans doute pourquoi Vincent Cassel en fait des tonnes. Il y a des longueurs, la relation conflictuelle entre le commandant et son fils n’apporte rien et la fin met (très) mal à l’aise. Mais malgré ces défauts d’importance, le film se laisse tout de même voir grâce au personnage énigmatique du professeur de français fort bien joué par Romain Duris. Son comportement déroutant tient en haleine le spectateur tout au long du film : il est la pièce maîtresse du jeu qui permettra de dénouer l’affaire, mais bien évidemment pas comme on l’attendait.

1 étoile. « En eaux troubles » se résume en quelques mots : un Megalodon, un requin préhistorique de 23 mètres, qui ne demandait rien à personne jusqu’à ce qu’une mission sous-marine exploratoire vienne le chatouiller, refait surface, c’est le cas de le dire, et sème la terreur dans les eaux du Pacifique. A partir de ce synopsis on ne peut plus simple, « En eaux troubles » aligne un à un tous les clichés possibles et imaginables inhérents à ce genre de film catastrophe : personnage principal mis au ban de la société et devenu alcoolique transformé en moins de deux secondes en héros, sacrifice des uns pour sauver les autres, idylle amoureuse entre le héros et la belle, méchant milliardaire qui va finir par le payer, le Noir qui ne sait pas nager, un enfant et un chien pour lesquels on est censé trembler à l’approche du grand méchant requin, adieu déchirant d’un père à sa fille juste avant de mourir et j’en passe et des pires. Le tout est « agrémenté » de dialogues d’une telle pauvreté que ça en est franchement risible. En plus, le Megalodon, pourtant en 3D, ne fait même pas peur. Bref ! Une vraie…catastrophe. A tel point que ça en devient mégaridiculement drôle et que la salle applaudit de bon cœur aux exploits invraisemblables du héros. En résumé, un film divertissant dans sa nullité.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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27/09/2018

« En eaux troubles »: divertissant dans sa nullité

IMG_4196.jpg« Nanar est, dans le langage familier, un film tellement mal réalisé et ridicule qu’il en devient amusant et comique. Le nanar diffère du navet par son aptitude à divertir. » Ne soyons pas trop injuste, « En eaux troubles » n’est pas si mal réalisé que cela et les effets spéciaux corrects, mais c’est le moins que l’on puisse attendre d’une super production qui a coûté 150 millions de dollars !

« En eaux troubles » se résume en quelques mots : un Megalodon, un requin préhistorique de 23 mètres, qui ne demandait rien à personne jusqu’à ce qu’une mission sous-marine exploratoire vienne le chatouiller, refait surface, c’est le cas de le dire, et sème la terreur dans les eaux du Pacifique.

A partir de ce synopsis on ne peut plus simple, « En eaux troubles » aligne un à un tous les clichés possibles et imaginables inhérents à ce genre de film catastrophe : personnage principal mis au ban de la société et devenu alcoolique transformé en moins de deux secondes en héros, sacrifice des uns pour sauver les autres, idylle amoureuse entre le héros et la belle, méchant milliardaire qui va finir par le payer, le Noir qui ne sait pas nager, un enfant et un chien pour lesquels on est censé trembler à l’approche du grand méchant requin, adieu déchirant d’un père à sa fille juste avant de mourir et j’en passe et des pires.

Le tout est « agrémenté » de dialogues d’une telle pauvreté que ça en est franchement risible. En plus, le Megalodon, pourtant en 3D, ne fait même pas peur. Bref ! Une vraie…catastrophe. A tel point que ça en devient mégaridiculement drôle et que la salle applaudit de bon cœur aux exploits invraisemblables du héros. En résumé, un film divertissant dans sa nullité. (1 étoile)

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21:13 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/09/2018

Une belle victoire pour la lutte contre l’homphobie et la transphobie

La fédération romande des associations LGBT se réjouit du vote du Conseil national de ce jour qui devrait permettre de compléter la norme pénale antiraciste et permettre ainsi de combattre l’homophobie et la transphobie au même titre que le racisme.

« L'homophobie n'est pas une opinion, elle tue! Un homosexuel sur cinq a tenté de se suicider, la moitié avant l'âge de vingt ans » a lancé Mathias Reynard, dont l'initiative parlementaire est à l'origine du projet.

Cette modification de la norme pénale antiraciste a été approuvée par 115 voix contre 60, ce qui est une excellente surprise après le vote très serré de la commission (13 voix contre 11). L'opposition est venue essentiellement de l'UDC et d'une partie du PLR.

Malgré le soutien du Conseil fédéral, cette même opposition n'a pas réussi à restreindre la portée du projet. Par 98 voix contre 83, le National a en effet accepté d'ajouter également l'identité de genre dans la norme antiraciste évitant ainsi de faire une différence, qui aurait été incompréhensible, entre les crimes haineux homophobes et transphobes.

Il appartient désormais au Conseil des États de se prononcer sur le texte.

Cette décision est un signal important dans la lutte contre les discriminations pour laquelle toutes les associations membres de la Fédération romande s’engagent depuis de nombreuses années.

Pour la Fédération romande des associations LGBT

Maya Burkhalter, coprésidente​​​​​         Didier Bonny, coprésident

 

Communiqué de presse de la fédération romande des associations LGBT du 25 septembre 2018

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23/09/2018

Coup de pédale pour le vélo

Les voies cyclables seront donc mentionnées dans la Constitution, au même titre que les chemins et sentiers de randonnée pédestre le sont depuis…40 ans, ainsi en a décidé le peuple suisse à une écrasante majorité, et l’on ne peut que s’en réjouir.

Les citoyennes et citoyens de ce pays n’ont pas manqué l’occasion de donner un grand coup de pédale, que l’on espère décisif, à nos autorités pour que le vélo occupe la place qu’il mérite dans la mobilité. A ce propos, il faut rappeler que 50% des trajets en voiture et 80% des trajets en bus et en tram sont inférieurs à 5 km. Le potentiel de croissance de la petite reine est énorme. Selon les prévisions de la Confédération, la progression du vélo d’ici 2040 sera deux fois plus importante que celle du trafic individuel motorisé.

Suite à ce vote, la Confédération pourra ainsi soutenir les cantons lors de l’aménagement de voies cyclables de qualité, ce qui permettra une pratique plus attrayante et sûre du vélo. Et l’on sait que c’est une condition très importante pour que le nombre de personnes qui optent pour le vélo, moyen de locomotion très peu énergivore, respectueux de l’environnement et excellent pour la santé, augmente.

Il semblerait d’ailleurs que les intentions du Conseiller d’Etat genevois en charge de la question des transports, Serge Dal Busco, soient prometteuses pour le développement des pistes cyclables. Le plébiscite du corps électoral genevois (plus de 80% de OUI!) et le phénoménal succès de la Voie verte sont un encouragement incontestable à poursuivre une politique des transports qui privilégie la mobilité douce. A suivre.

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12:39 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

21/09/2018

Chronique du sexisme ordinaire

Le sexisme a encore de « beaux » jours devant lui si je prends en exemple la manière dont un restaurant genevois différencie les toilettes « hommes » et les toilettes « femmes ».

A la fin du repas, je me rends donc aux toilettes dudit restaurant et je découvre devant moi deux portes où les symboles « habituels » permettant de reconnaître le genre auquel elles sont attribuées sont remplacés par du texte, enfin si j’ose dire. Sur une des portes, il est écrit « Bla » et sur l’autre « Bla, bla, bla, bla » à de nombreuses reprises (cf. photo).

Interpellé, je réfléchis deux secondes avant de pousser finalement la porte avec le seul « Bla », faisant l’hypothèse que le cliché consistant à dire que les femmes parlent plus que les hommes pour ne rien dire se cachait probablement derrière les « bla, bla, bla,…. Et j’ai eu, hélas, raison ! Le contraire aurait justement permis de casser ce cliché débile et aurait même pu être, à la limite, amusant.

Remonté par ce sexisme ordinaire de mauvais goût, je suis allé m’adresser au patron pour lui dire ce que je pensais de sa manière hyper sexiste de différencier les toilettes « hommes » et « femmes ». Apparemment surpris par ma réaction, il n’a rien pu me répondre d’autre qu’il avait voulu faire quelque chose de drôle. Et c’est bien triste.

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