Bonn(y)dée - Page 13

  • « La lutte des classes »: au final, décevant (et 5 autres films à l’affiche)

    Imprimer

    1FFBD599-AFA5-495C-AFFE-47F6E896A4B4.jpegÀ en croire la bande-annonce, « La lutte des classes » s’annonçait comme un film à haut potentiel comique. Et tel est bien le cas dans une première partie plutôt réussie où l’on rit de bon cœur aux (més)aventures de Sofia et Paul qui décident de s’installer dans une petite maison de la banlieue parisienne qui a toujours fait rêver Sofia quand elle habitait enfant dans ce quartier à la population essentiellement émigrée.

    Devenue avocate, elle a épousé un batteur punk-rock qui a une certaine tendance à se laisser vivre et à ne rien aimer. Leur fils Corentin fréquente l'école publique du quartier. Mais quand ses copains partent les uns après les autres dans le privé et que Corentin semble en souffrir, les certitudes de ses parents sur les bienfaits de l’école publique vacillent. Et le film avec.

    En effet, les scènes cocasses du début (l’exercice « intrusion » à hurler de rire grâce à Baya Kasmi professeure qui utilise un langage absolument pas en rapport avec la situation ou encore la tentative d’inscription dans une école catholique) laissent petit à petit la place à une comédie sociale qui tourne en rond et oscille entre bons sentiments et critique d’une société qui aurait tout à gagner à vivre ensemble, à l’image d’une fin qui atteint des sommets de ridicule. Décevant. (2 étoiles)

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Cinéma 0 commentaire
  • « Mon inconnue » : à découvrir (et 7 films à l’affiche)

    Imprimer

    IMG_5867.jpgLes comédies romantiques trainent derrière elles la réputation d’être la plupart du temps, au mieux, « gentillettes » et, au pire, nulles. Et il faut bien dire que cette réputation, à quelques exceptions près, n’est pas vraiment imméritée. Autant le dire tout de suite, « Mon inconnue » fait partie des exceptions.

    Hugo Gélin, le réalisateur avait pour ambition de raconter une histoire « dont la part fantastique est très réaliste. Ainsi parler des choses les plus simples et les plus humaines qui soient prend une ampleur et une dimension particulièrement cinématographique. Le challenge était donc de faire adhérer le spectateur à cette part surnaturelle, de le surprendre et de l’entraîner plus loin. »

    Pari réussi, car l’histoire de Raphaël, auteur de science-fiction à succès, qui se retrouve plongé du jour au lendemain dans un monde parallèle où il est un « simple » professeur de lettres et n’a jamais rencontré sa femme qui est, par effet de miroir, une pianiste célèbre, est la plupart du temps jubilatoire.

    Le scénario est intelligent, à part quelques petites facilités, notamment vers la fin, mais c’est aussi ce qui donne le label « comédie romantique » au film, on rit souvent de bon cœur, les dialogues sont percutants, il y a de l’émotion, la réalisation est convaincante et les trois acteurs principaux (le craquant François Civil, la délicate Joséphine Japy et le drôlissime Benjamin Lavernhe) sont excellents. De quoi passer un très bon moment et sortir de la salle avec la banane. (4 étoiles)

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Cinéma 0 commentaire
  • Je suis en colère !

    Imprimer

    Le Tribunal fédéral a donc annulé la votation de février 2016 sur l’initiative du PDC « contre la pénalisation du mariage ». Et ce n’est pas cette décision qui me met en colère, car elle est parfaitement compréhensible.

    Ce qui me met en colère, c’est l’erreur monumentale du Conseil fédéral qui avait prétendu que seulement 80 000 couples mariés étaient pénalisés par l’impôt fédéral direct alors qu’ils étaient en fait 704 000 !

    Ce qui me met en colère, c’est le texte de l’initiative du PDC qui sous couvert d’égalité fiscale en précise que le mariage est l’union entre un homme et une femme.

    Ce qui me met en colère, c’est la décision du parlement d’avoir validé cette initiative qui ne respecte de toute évidence pas l’unité de la matière.

    Ce qui me met en colère, c’est que sans cette définition du mariage, et malgré l’énorme erreur du Conseil fédéral, cette initiative aurait obtenu un score record et qu’aujourd’hui les couples mariés discriminés en profiteraient déjà.

    Ce qui me met en colère, c’est toute l’énergie mise en vain dans la bataille pour que cette initiative soit refusée afin de ne pas bloquer pour longtemps le mariage civil pour toutes et tous. Et je ne parle même pas de l’argent gaspillé.

    Ce qui me met en colère, c’est que la décision du parlement sur le mariage civil pour toutes et tous sera inévitablement retardée même si on peut espérer qu’une solution soit trouvée pour que le peuple ne revote que sur la partie fiscale de l’initiative ou que le parlement vote rapidement une loi dans ce sens.

    Ce qui me met en colère, c’est qu’après l’aboutissement lundi du référendum contre l’extension de la norme pénale anti-raciste à l’orientation sexuelle, il faut deux jours plus tard se rendre à l’évidence que chaque pas dans notre pays en direction de l’égalité des droits pour toutes et tous est incroyablement difficile.

    Mais ce moment de colère passé, je continuerai de lutter pour qu’un jour toutes les citoyennes et citoyens de ce pays soient sur le même pied d’égalité !

    Lien permanent Catégories : Air du temps 4 commentaires
  • Une journée sombre

    Imprimer

    Le lundi 8 avril 2019 restera comme une journée sombre pour toutes celles et ceux qui luttent contre les crimes, les délits de haine et les discriminations dont sont encore trop souvent victimes les personnes homosexuelles, bisexuelles et trans*. En déposant ce jour son référendum contre la révision de la norme pénale antiraciste qui inclue dorénavant l'orientation sexuelle, l'UDF a une fois encore démontré tout son mépris envers cette minorité. Mais gageons qu'une (grande) majorité du peuple suisse ne la suivra pas dans ce combat d'arrière garde! 

    Pour en savoir plus et soutenir la campagne en faveur de la révision de la loi :

    https://contre-les-discriminations-oui.ch

    Communiqué de presse de la Fédération romande des associations LGBT

    L’Union Démocratique Fédérale (UDF), parti anecdotique et très conservateur d’inspiration chrétienne, a déposé aujourd’hui le référendum qu’il avait lancé contre la révision de la norme pénale antiraciste (article 261bis du Code pénal) qui inclue dorénavant l’orientation sexuelle, mais, hélas, pas l’identité de genre.

    Le lancement du référendum contre cette révision par l’UDF n’était à vrai dire guère surprenant de la part d’un parti s’opposant systématiquement à toutes les avancées en lien avec l’égalité des droits pour les personnes lesbiennes, gay, bi et trans (LGBT).

    Dans notre démocratie, chaque loi peut être attaquée par un référendum et c’est très bien ainsi. Par contre, utiliser des arguments malhonnêtes pour parvenir à ses fins est scandaleux.

    Et c’est ce qu’a fait l’UDF pour obtenir les 50 000 signatures nécessaires en n’hésitant pas dans son argumentaire à détourner l’objectif de la loi en prétendant que « la protection des minorités n’avait pas besoin de censure. » A en croire l’UDF, « cette extension de loi irréfléchie n’est pas la moindre des attaques graves contre des personnes qui s’opposent publiquement à l’idéologie de genre et aux revendications d’associations homosexuelles sur la base de l’éthique chrétienne. » Ce serait donc en résumé les personnes LGBT qui seraient les méchants bourreaux et celles et ceux qui les attaquent les pauvres victimes !

    Des milliers de personnes ont été trompées par des démarcheurs (l’UDF a payé une société pour récolter des signatures) qui n’ont pas hésité à dire aux signataires potentiels que c’était un référendum contre l’homophobie ! Un véritable scandale, une honte pour notre démocratie.

    Il appartiendra donc au peuple de se prononcer sur cette loi, vraisemblablement au mois de novembre. Gageons qu’il ne se fera pas avoir par le discours incroyablement homophobe de l’UDF et qu’il soutiendra largement cette révision qui permettra de poursuivre les crimes, les délits de haine et les discriminations dont sont encore trop souvent victimes les personnes homosexuelles, bisexuelles et bien évidemment trans* que malheureusement la loi ne prend pas en compte.  

    Pour en savoir plus et soutenir la campagne en faveur de la révision de la loi :

    https://contre-les-discriminations-oui.ch

    Pour la Fédération romande des associations LGBT :

    Maya Burkhalter, co-présidente                 Didier Bonny, co-président

    IMG_5864.jpg

    Lien permanent Catégories : Air du temps 0 commentaire
  • Deux candidatures vertes pour le Conseil administratif

    Imprimer

    IMG_5843.PNGLors de son assemblée générale du 4 avril, les Verts Ville de Genève ont désigné une candidate, Frédérique Perler, et un candidat, Alfonso Gomez, pour les représenter à l’élection au Conseil administratif de 2020.

    Les 110 membres présent.e.s ont ainsi suivi à l’unanimité la recommandation du comité de partir avec une double candidature pour les raisons que j’ai évoquées, en son nom en tant que co-président des Verts Ville de Genève, dans le discours suivant :

    Peut-on être à la fois ambitieux et raisonnable ?  Ces deux adjectifs ne sont-ils pas contradictoires ? En apparence peut-être, mais pas pour le comité de la section de la Ville de Genève qui recommande à l’unanimité moins une abstention à cette assemblée d’être justement à la fois ambitieuse et raisonnable.

    Il vous recommande d’être ambitieux et ambitieuse en vous proposant de partir avec deux candidatures, une féminine et une masculine. Mais en quoi partir avec deux candidatures est-il ambitieux alors qu’on pourrait très bien aller jusqu’à cinq ?

    C’est ambitieux, car il ne s’agit pas de présenter deux candidatures vertes au premier tour pour que les électrices et électeurs fassent leur choix entre elles, mais bel et bien de faire élire les deux candidat.e.s qui seront désigné.e.s tout à l’heure et donc de doubler notre présence au Conseil administratif en 2020. Il faudra pour y parvenir s’appuyer sur le nombre important de sièges que nous devrions gagner au Conseil municipal. En effet, si on extrapole sur les résultats obtenus en Ville de Genève lors de l’élection au Grand Conseil de l’année dernière, les Verts obtiendraient cinq à six sièges supplémentaires.

    Cette recommandation du comité fait donc preuve d’ambition, tout en s’appuyant sur un contexte réaliste. Et c’est en cela qu’elle est raisonnable. Elle prend aussi en compte nos partenaires de l’Alternative avec lesquels il s’agira non seulement de garder la confortable majorité actuelle au Conseil administratif, mais aussi de reprendre la majorité au Conseil municipal. En partant unie dès le premier tour pour le Conseil administratif, l’Alternative donnerait un signal très clair dans ce sens. Le choix des socialistes de partir avec une candidate et un candidat ne dit d’ailleurs pas autre chose.

    Ce sont pour toutes ces raisons que le comité vous invite à suivre sa recommandation, à savoir de partir avec une candidate et un candidat.

    Lien permanent Catégories : Verts 1 commentaire