23/02/2018

Votations en Ville de Genève : 6 X NON

L’échéance du 4 mars approchant à grands pas, il est temps pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore fait de voter ! Les électrices et électeurs de la Ville de Genève sont particulièrement sollicités puisqu’ils ont la possibilité de voter à huit reprises. Deux sujets retiennent particulièrement l’attention : les Fêtes de Genève et les coupes budgétaires.

sans-titre 2.pngConcernant ces dernières, rappelons que la votation vise à refuser des coupes linéaires (2,5 millions touchant la culture, l’allocation de rentrée scolaire, la solidarité internationale et les dépenses générales des départements avec des conséquences, notamment, sur la sécurité incendie, l’entretien des parcs, des places de jeux, des bâtiments scolaires et l’organisation de manifestations populaires) qui ne se justifient absolument pas du fait que les finances de la Ville de Genève sont saines.

Alors que le budget 2018 n’a toujours pas été voté par le Conseil municipal, la victoire du NON enverrait un signal très clair à la majorité: si elle s’entête dans sa politique de diminution des charges à la hache, elle devra faire face à de nouveaux référendums. C’est pourquoi il faut voter quatre fois NON le 4 mars.

sans-titre.pngQuant à la votation sur les Fêtes de Genève, qui s’inscrit dans un contexte qui a vu les deux derniers exercices se solder par un déficit cumulé de dix millions de francs, les votant.e.s ont le choix entre deux projets qui sentent la naphtaline: se focaliser sur le nombre de jours que doivent durer ces fêtes, en y ajoutant la place des forains, est en effet un débat du siècle passé. Il est temps de tout mettre à plat et de réfléchir au concept des Fêtes de Genève en n’évitant aucune question, y compris celle de leur existence.

C’est la raison pour laquelle il faut voter deux fois NON le 4 mars afin de laisser la porte ouverte à toutes les options. Voter OUI à l’initiative et/ou au contre-projet figerait en effet un concept qui a fait son temps.

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20/02/2018

« Tout l’argent du monde » : une distribution en…or (et 9 autres films à l’affiche)

IMG_1713.jpgRéputé en raison du fait que toutes les scènes avec Kevin Spacey, accusé de harcèlement sexuel, ont été retournées avec Christopher Plummer, pour la modique somme de 10 millions de dollars, « Tout l’argent du monde », sorti en France à la fin 2017, est enfin sur nos écrans.

Inspiré de faits réels, avec une place non négligeable pour la fiction, le film raconte le kidnapping à Rome en juillet 1973 de Paul Getty III, petit-fils de Paul Getty, homme le plus riche du monde à ce moment-là. Mais pour le milliardaire réputé pour son avarice, l’enlèvement de son petit-fils préféré n’est toutefois pas une raison suffisante pour mettre la main au porte-monnaie.

Le personnage du grand-père est sans conteste l’atout majeur du film tant il est surréaliste. Les relations entre les protagonistes participent d’ailleurs tout autant à la tension qui règne dans le film que les rebondissements du kidnapping. Il faut dire que la distribution de « Tout l’argent du monde » est en…or : Christopher Plummer est impérial, Romain Duris méconnaissable dans son rôle de « gentil » méchant et Michelle Williams convaincante dans son rôle de mère qui tient le cap coûte que coûte pour sauver son fils. Les autres points forts du film sont ses décors et sa lumière superbes qui vous plongent magnifiquement dans l’ambiance des années 70.

Malgré toutes ces qualités, « Tout l’argent du monde » manque toutefois par moment de rythme, particulièrement dans sa première partie, ce qui s’explique par sa durée excessive (2h15), des rebondissements parfois peu crédibles et des scènes qui tirent inutilement en longueur, dont celle difficilement supportable de l’oreille coupée. Il n’en demeure pas moins que ce thriller, où s’entremêlent argent, violence, avant tout psychologique, et filiation, plaira sans doute aux amateurs du genre (3 étoiles).

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18:27 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/02/2018

Du grand au petit écran : « Imitation Game » et « Mia Madre »

IMG_1711.jpgFilm basé sur une histoire vraie, « Imitation Game » raconte l’histoire d’Alan Turing, mathématicien de génie, spécialiste en cryptologie, qui se voit confier au début de la seconde guerre mondiale par le gouvernement britannique la mission de percer avec sa petite équipe le secret d’Enigma, la machine de cryptage allemande réputée inviolable.

Si le film relate logiquement les différentes étapes de cette quête, entre espoir et désespoir, il s’attache tout particulièrement à la personnalité d’Alan Turing, être aussi brillant qu’emprunté dans ses relations sociales. L’action se déroule principalement pendant la guerre. Mais plusieurs scènes de son passé de collégien et l’enquête à laquelle il est soumise au début des années 50, liée à son homosexualité, viennent éclairer à bon escient cette période de la vie d’Alan Turing et permettent ainsi de mieux comprendre le personnage.

Remarquablement interprété, avec une mention spéciale à Benedict Cumberbatch, « Imitation Game » réussit à la fois à brosser avec subtilité le portrait d’Alan Turing et à raconter une histoire non dénuée de suspense avec un montage très réussi. On regrettera toutefois que dans la toute dernière partie du film la descente aux enfers d’Alan Turing soit trop précipitée et manque par conséquent de consistance. Mais ce bémol mis à part, ce film est à recommander.

4 étoiles, « Imitation Game ». RTS UN, lundi 19 février, 20h40.

IMG_1712.jpgLe film raconte l’histoire de Margherita, réalisatrice en plein tournage d’un film qui ne se fait pas tout seul, notamment en raison de son acteur principal américain (John Turturro, excellent) qui lui donne du fil à retordre. Elle se voit confrontée dans sa vie privée à la maladie de sa mère et à la crise d’adolescence de sa fille, ce qui pourrait la remettre en question dans son rôle de fille et de mère.

Ce n’est de fait pas vraiment le cas et c’est sans doute pour cette raison que l’on a de la peine à entrer dans le film et à s’attacher à ce personnage, pourtant fort bien joué par Margherita Buy, qui va de l’avant en ne se préoccupant guère de son entourage et de ce qu’il peut penser d’elle. A l’image de son personnage principal, la mère étant clairement un second rôle contrairement à ce que le titre laisse penser, le film dégage peu d’émotions.

Les scènes comiques du tournage du film dans le film sont plutôt réussies, celle dans la voiture est hilarante, bien qu’un peu trop répétitives. Mais n’est-ce pas paradoxal de mettre en avant les scènes qui ne sont pas directement en lien avec le sujet principal du film qui est censé en premier lieu raconter l’histoire d’une fille et de sa mère mourante ? Au bout du compte, difficile de savoir avec « Mia Madre » où Nanni Moretti a voulu emmener le spectateur qui reste sur sa faim.

2 étoiles. « Mia Madre »RTS UN, jeudi 22 février, 23h55.

 

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

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14/02/2018

« Défêtes » de Genève: 2 X NON le 4 mars

Après deux échecs financiers retentissants, près de dix millions de déficit lors des deux derniers exercices cumulés,  Genève Tourisme a pris la seule décision qui s’imposait pour cette année 2018: pas de Fêtes de Genève, mis à part le feu d’artifice, pour éviter un nouvel échec ou, si l’on ose dire, une nouvelle « défêtes ».   

Il est temps de tout mettre à plat et de réfléchir au concept des Fêtes de Genève en n’évitant aucune question, y compris celle de leur existence. C’est la raison pour laquelle il faut voter deux fois NON le 4 mars, car les deux projets qui sont proposés au peuple sentent la naphtaline: se focaliser sur le nombre de jours, en y ajoutant la place des forains, est un débat du siècle passé.

Genève regorge d’activités pendant l’été plus diverses les unes que les autres: n’est-ce pas cela les fêtes de Genève plutôt que cette manifestation centralisée qui au fur et à mesure des années est devenue une foire sans âme avec beaucoup de nuisances pour le voisinage? Ne faut-il pas capitaliser sur ce qui existe déjà en y ajoutant un ou, pourquoi pas, plusieurs feux d’artifices à l’image de ce qui se fait à Montréal durant juillet-août? 

Ce qui est certain, c’est qu’en disant deux fois NON le 4 mars les électrices et électeurs de la Ville de Genève laisseront la porte ouverte à toutes les options alors qu’en votant OUI à l’initiative et/ou au contre-projet, ils figeront un concept qui a fait son temps.

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10/02/2018

« Le 15h17 pour Paris » reste en gare (et 9 autres films à l’affiche)

3AB28E08-E5C4-4130-B09F-56FB3258DBB2.jpegAprès le très décevant « American Sniper », ode à la grande Amérique, suivi du très réussi « Sully », mélange habile entre actions et émotions, « Le 15h17 vers Paris » allait-il plutôt s'apparenter au premier ou au second dans la manière de mettre en scène ces héros ordinaires dont raffole Clint Eastwood? 

Le film relate l’attaque terroriste du 21 août 2015 perpétrée dans le train Thalys Amsterdam-Paris. Grâce au courage de trois jeunes Américains qui ont réussi à maîtriser le terroriste, l’attentat, qui aurait pu faire des centaines de morts, a échoué. L’originalité du film repose sur le fait que la plupart des acteurs sont ceux qui ont réellement vécu cet événement. À commencer par les trois héros qui, bien dirigés, rejouent d’aileurs de manière plutôt convaincante leur rôle pour des comédiens amateurs.

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