Bonn(y)dée - Page 4

  • Du grand au petit écran : Deneuve, Frot, Viard et du frisson

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    IMG_8349.jpgClaire, mère célibataire d’un fils étudiant en médecine, approche la cinquantaine. Elle est passionnée par son métier de sage-femme, mais mène une vie sans éclat jusqu’au jour où le passé frappe à sa porte sous la forme de Béatrice, une ancienne maîtresse de son père décédé qui s’est enfuie du jour au lendemain quand Claire était adolescente, lui faisant beaucoup de mal. Claire pourra-t-elle pardonner pour renouer les liens avec cette femme égoïste, fantasque et gravement malade ?

    Ce duo est magnifiquement interprété par Catherine Frot, une sage-femme très sage, et Catherine Deneuve, femme insouciante et centrée sur elle-même, qui sont excellentes. Leur jeu est très complémentaire, un vrai plaisir. Olivier Gourmet trouve également fort bien sa place entre ses deux monuments du cinéma français.

    Quant au film en lui-même, on peut sans doute lui reprocher d’être un peu long et parfois répétitif, défaut largement compensé par la délicatesse et la subtilité dont il fait preuve. Il est de plus fort bien écrit avec d’excellents dialogues et quelques scènes d’une intense émotion. Un film français de qualité.

    INEDIT. 4 étoiles. « Sage femme », RTS 1, lundi 9 septembre, 20h45 et France 3, jeudi 12 septembre, 21h05.

    IMG_8350.jpgLa famille Payan est constamment au bord du gouffre. Alors quand celle qui tient tant bien que mal tout son petit monde en équilibre tombe enceinte à 49 ans, la menace d’y tomber définitivement se profile. « Le petit locataire » dresse le portrait d’une famille déjantée, mais sans tomber dans la caricature, et brinquebalante qui veille pourtant, à sa manière, les uns sur les autres. On s’engueule, puis on se réconcilie, avant de recommencer. C’est souvent drôle, parfois même hilarant, vachard sans être toutefois méchant, mais aussi émouvant.

    Malgré son côté « too much », on s’attache à cette famille qui vit simplement et dont on suit les péripéties avec plaisir. Il y a certes des petites baisses de rythme en chemin et des situations un peu trop répétitives, mais l’ensemble tient la route grâce tout particulièrement à une distribution qui mérite tous les éloges. Karin Viard, égale à elle-même, est remarquablement entourée par Philippe Rebbot, qui excelle dans son rôle de mari qui se donne de la peine et en a beaucoup, par Hélène Vincent, qui dans son rôle de grand-mère un peu à l’ouest est à la fois drôle et touchante, et par le reste des comédiens tous à la hauteur.

    De quoi passer un bon moment, sans se prendre la tête.

    INEDIT. 3 étoiles. « Le petit locataire », RTS 2, jeudi 12 septembre, 21h.

    IMG_8351.jpgCouple mixte, Chris et Rose filent le parfait amour. L'envie de présenter Chris à ses parents est donc une évidence pour Rose qui ne leur a toutefois pas dit que son amoureux était Noir, ce qui n'est pas sans inquiéter Chris. Tranquillisé par Rose qui l'assure que ce n'est pas un problème pour ses géniteurs, les deux amoureux partent en week-end rencontrer la belle famille qui vit dans une magnifique propriété et dans un univers très "Blanc". Si l'accueil est effectivement chaleureux, Chris va toutefois petit à petit être déstabilisé par des détails qui mis bout à bout ont de quoi créer de l'angoisse...

    « Get out » est un film qui fait monter crescendo la pression grâce à une mise en scène à la hauteur, un rythme soutenu, un peu d'humour et des pics de stress soulignés par une musique qui fait tout son effet. Et bien évidemment grâce également à un scénario intelligent qui tire sur la satire tout en respectant les codes du thriller horrifique dont une fin qui fait honneur aux meilleurs films d'horreur, y compris dans son outrance. Les amateurs du genre y trouveront sans problème leur compte.

    INEDIT. 4 étoiles. « Get out », RTS 1, nuit du vendredi 13 septembre au samedi 14 septembre, 0h25.

    IMG_8352.jpg« Les figures de l’ombre » raconte l’histoire hors du commun de trois scientifiques afro-américaines qui ont grandement contribué au début des années 60 à la conquête de l’espace. Elles y sont parvenues grâce à leurs extraordinaires compétences, car le moins que l’on puisse écrire est que le contexte ne leur était guère favorable.

    Confrontée à la double discrimination d’être femme et noire dans un Etat, la Virginie, qui à cette époque avait des lois ségrégationnistes, elles ont réussi à se faire une place au sein de la NASA non seulement grâce à leur intelligence, mais également grâce à leur patience et leur détermination. Des destins individuels qui ont aussi fait avancer la cause des femmes, des Noirs et de l’égalité des droits.

    Quant au film en-lui-même, il est un peu à l’image d’une fusée dont il est beaucoup question dans « Les figures de l’ombre ». Il démarre très fort avec une première scène jouissive qui montre avec humour et dérision le caractère et le brio de ces trois femmes ainsi que le contexte dans lequel elles évoluent. La montée se poursuit avec intérêt jusqu’à la mise en orbite qui ralentit un peu trop le rythme avant que celui-ci ne s’emballe à nouveau quand il s’agit de redescendre sur Terre.

    Au final, un film à la réalisation et mise en scène certes classiques, mais soignées, porté par une excellente distribution, avec du suspense, de l’émotion, une bande originale remarquable et un contexte qui fait réfléchir sur la différence, et pas seulement sur celle d’hier.

    4 étoiles. « Les figures de l’ombre ». France 2, dimanche 8 septembre, 21h05.

    IMG_8353.jpgDavid est veuf et père d’une fillette de quelques mois. Claire est inconsolable d’avoir perdu sa meilleure amie d’enfance disparue si jeune. David et Claire vont se rapprocher l’un de l’autre au moment où cette dernière va découvrir que David aime se travestir en femme. Miroir de la disparue pour l’une, mère de substitution et besoin d’être en accord avec soi-même pour l’autre, Virginia prend petit à petit corps dans celui de David en exerçant une attraction de plus en plus forte sur Claire.

    Le film de François Ozon est parfois drôle, mais jamais caricatural, et souvent émouvant, comme dans la formidable scène dans la discothèque sur la chanson de Nicole Croisille « une femme avec toi ». Il interpelle le spectateur sur la question du genre, de la différence et de la confusion des sentiments. Spectateur qui se demande où le film va finalement l’emmener, les rebondissements étant nombreux. Les acteurs, Romain Duris et Anaîs Moustier en tête, sont à la hauteur comme d’ailleurs la fin du film.

    4 étoiles. « Une nouvelle amie ». ARTE, lundi 9 septembre, 20h50.

    IMG_8354.jpgDifficile de rester neutre face à ce film, qui raconte l’histoire vraie de Chris Kyle tireur d’élite particulièrement redoutable ayant officié en Irak entre 2004 et 2009, tant les valeurs qui y sont véhiculées peuvent être ressenties très différemment par les uns et les autres. Patriotisme, virilité et héroïsme dans tous les sens du terme pourront sans doute plaire à ceux qui aiment les films de guerre bien réalisés et bien joués, comme c’est le cas d’« American Sniper ».

    Mais pour les autres, il faudra une fois de plus assister aux scènes où le héros est humilié par ses formateurs, constater que si le tireur d’élite américain protège les siens, celui de l’adversaire est juste le dernier des salopards ou encore entrevoir les failles du héros presqu’aussi vite balayées afin de retourner au combat. Il y a bien ici ou là des réflexions sur l’utilité de la guerre, quelques rares remises en question du héros ou encore quelques scènes qui montrent les suites dévastatrices du combat pour les vétérans, mais elles ne sauraient remettre en question l’impression générale du film : une ode à la grande Amérique. Décevant.

    1 étoile. « American Sniper ». RTS 1, lundi 9 septembre, 22h40.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Série verte estivale (6/6): l'urgence climatique

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    IMG_6792.JPGLes élections fédérales auront lieu le 20 octobre prochain. Candidat au Conseil national sur la liste des Verts genevois, j’ai saisi cette occasion pour sélectionner une bonne vingtaine de textes écrits sur mon blog depuis 2013 en lien avec des thèmes politiques qui sont chers aux Vert.e.s.

    L’objectif est de permettre à celles et ceux qui me liront de se faire une idée la plus précise possible sur mes combats et sur mes engagements. J’ai regroupé ces textes en six épisodes (l’Etat de droit, l’économie durable, la solidarité, la mobilité, l’égalité, l’urgence climatique), à l’image des séries estivales qui envahissent le petit écran à cette saison.

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  • Du grand au petit écran : Des singes humains et un clown maléfique

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    IMG_8255.jpgDans le volet final de cette trilogie débutée en 2011, César, leur très charismatique chef, doit défendre les Singes contre une armée humaine prête à tout, y compris à sacrifier les siens, pour les exterminer. De l’issue de cet affrontement dépendra non seulement la survie de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète. « La Planète des Singes – Suprématie » est un film sombre. Le film donne une large place aux démons intérieurs qui agitent non seulement César, qui tente toujours de faire la part des choses entre le bien et le mal malgré le drame personnel qu’il endure au début du film, mais aussi le Colonel à la personnalité bien plus complexe qu’il en a l’air.

    Cette approche psychologique intéressante, déjà bien présente dans l’épisode précédent, a pourtant son revers de la médaille : elle ralentit par moment trop l’action. En effet, si le début du film est très réussi, son milieu connaît un sacré coup de mou. Heureusement, la dernière partie est un bon équilibre entre psychologie et action. Dommage donc que « La Planète des Singes – Suprématie » pêche par sa longueur (2h20) et quelques invraisemblances scénaristiques, car autrement c’est un film de qualité : les effets spéciaux sont toujours aussi bluffants – les singes sont plus…humains que jamais avec un jeu du regard des acteurs formidable, mention particulière à Andy Serkis dans le rôle de César – les décors, la photographie, la bande-son et bien évidemment la mise en scène sont remarquables.

    3 étoiles. « La Planète des Singes – Suprématie ». RTS UN, lundi 2 septembre, 20h45.

    IMG_8253.jpgL’adaptation du roman de Stephen King « It » sur grand écran, il y en a déjà eu une pour le petit dans les années 90 sous la forme d’une mini série, était forcément très attendue par les amateurs de film d’horreur. L’histoire de ce terrible prédateur ayant la capacité de modifier son apparence physique, avec tout de même une prédilection pour celle de clown pour mieux attirer les enfants qui sont sa cible, allait-elle pouvoir encore effrayer un public a priori de connaisseurs ?

    Objectif atteint grâce à des effets spéciaux très réussis qui occupent leur juste place, une photographie parfaite, une bande sonore irréprochable que ce soit au niveau des effets ou de la musique, une excellente direction d’acteurs – les sept jeunes acteurs sont tous crédibles – et un scénario intelligent qui tient en haleine la plupart du temps.

    En effet, après un départ très réussi qui donne bien le ton du film (relations humaines, humour et bien sûr ambiance angoissante), « Ça » peine en effet un peu par la suite à prendre son rythme, mais ce n’est que pour mieux rebondir dans une deuxième partie d’une rare intensité. Un film qui ravira sans aucun doute les amateurs du genre.      

    4 étoiles. « Ça ». RTS UN, nuit du vendredi 6 septembre au samedi 7 septembre, 00h20.

    IMG_8254.jpgToujours traqué par la CIA, qui veut définitivement le faire taire pour éviter que ne soit révélé la manière dont cette dernière surveille tout le monde, et à la recherche d’explications sur son passé, Jason Bourne doit faire face à un méchant XXL qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge pour arriver à ses fins.

    Collant de près à l’air du temps avec un scénario qui laisse une large place à la surveillance généralisée, ce quatrième volet de la saga Jason Bourne avec Matt Damon en met plein la vue aux amateurs de films d’action. Les poursuites sont haletantes, même si parfois un poil trop longues, et d’un niveau technique époustouflant. Filmées caméra à l’épaule, elles donnent le tournis, mais dans le bon sens du terme. Une suite donc sans grande surprise, mais qui ravira probablement la majorité des fans de Jason Bourne. Et ça ne devrait pas s’arrêter là, la fin laissant toute latitude à de nouvelles aventures.

    4 étoiles. « Jason Bourne ». C8, lundi 2 septembre, 21h05.

    IMG_8252.jpgJack est un petit garçon de 5 ans qui vit seul avec Joy, sa mère, dans une seule pièce dans laquelle ils sont retenus prisonniers par un malade qui a enlevé Joy sept ans auparavant. Il lui a fait cet enfant qui n’a donc connu que la captivité. Mais Jack l’ignore, car sa mère a fait de cette chambre l’univers tout entier. Qu’adviendra-t-il le jour où ils se retrouveront dans le « vrai » univers ? La première partie de « Room » se déroule donc à huis clos. Elle est très réussie, notamment grâce au jeu de Jacob Tremblay, époustouflant pour un acteur de son âge, et à Brie Larson, Oscar 2016 de la meilleure actrice. La deuxième partie est centrée autour de la question de la reconstruction possible ou non des deux anciens prisonniers après avoir vécu un tel traumatisme. Elle souffre de quelques longueurs et est moins aboutie. Il n’en demeure pas moins que « Room » est un très beau film sur la relation mère-enfant sublimée par deux acteurs exceptionnels.

    3 étoiles. « Room ». RTL 9, mardi 3 septembre, 20h45.

     

    IMG_8083.jpgSympathique, c’est le premier mot qui vient à l’esprit pour qualifier ce film qui traite pourtant d’un sujet difficile, le handicap. Suite à un grave accident, Ben est devenu tétraplégique et va devoir réapprendre les gestes simples du quotidien, sans garantie d’y parvenir, dans un centre de rééducation. Il va faire la connaissance d’autres patients, certains encore plus mal en point que lui. Ils vont ensemble tenter de se donner de l’espoir en affrontant des bons et mauvais moments qui ne seront pas sans conséquence dans leurs relations.

    Basé sur l’histoire vraie de Grand Corps Malade, co-réalisateur du film, « Patients » possède deux grandes qualités : sa distribution et ses dialogues. Les acteurs, à commencer par Pablo Pauly, dans le rôle de Ben, dont le charisme fait mouche à chaque plan, sont excellents. Ils font vivre avec justesse et humanité leur personnage. Quant aux dialogues, ils sont percutants, drôles, touchants, vachards et font souvent appel au second degré et à la dérision, un moyen de se protéger dans un milieu aussi complexe que celui-ci.

    Mais « Patients » a aussi un défaut : il s’essouffle sur la longueur. La dernière demi-heure n’apporte pas grand-chose de plus et par conséquent le film piétine. Dommage, car il n’était pas nécessaire qu’il dure 1h50. Ceci étant dit, l’impression finale reste positive à l’image d’un film résolument optimiste malgré son sujet.

    3 étoiles. « Patients ». France 3, jeudi 5 septembre, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Mariage égalitaire: raté, mais...

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    D5BA7DBE-414A-487F-B5DC-DC2ADD7F0741.jpegLa décision était très attendue. La Commission des affaires juridiques du Conseil national allait-elle voter en faveur d'un projet de mariage civil pour toutes et tous égalitaire ou au rabais?

    Et bien, malgré le fait que lors de la consultation 97 des participants sur 154 ait approuvé la variante prévoyant le recours au don de sperme, il s'est trouvé 13 commissaires contre 12 à voter en faveur d'un mariage qui n'intègre pas la possibilité de recourir au don de sperme. Ils estiment que "cela empêcherait le projet de trouver une majorité", démontrant, une fois de plus, que les partis de droite ne sont pas en phase avec la société civile, comme cela a été mis en avant dans le communiqué de presse des associations LGBT+ (cf. ci-dessous).

    Gageons que les électrices et électeurs qui sont en faveur de l'égalité des droits pour toutes et tous sauront en tirer les conséquences qui s'imposent lors des élections fédérales du 20 octobre en élisant des candidates et candidats qui feront pencher la balance dans le bon sens lors du vote au Conseil national qui aura lieu après lesdites élections. Avec un vote si serré en commission, tout espoir n'est donc pas perdu!

    Communiqué de presse du 30 août 2019 des associations LGBT+ suisses

    La CAJ-N est contre un mariage égalitaire pour les personnes homosexuelles

    La commission des affaires juridiques du Conseil national (CAJ-N) s’est ce matin exprimée, à une large majorité, en faveur du “mariage pour tous”. La CAJ-N ne veut toutefois pas accorder les mêmes droits aux couples de même sexe qu’aux personnes hétérosexuelles. Cette décision choque les associations LGBT+ qui militent pour l’ouverture d’un mariage civil qui contient les mêmes droits et devoirs que les couples hétérosexuels.

    La CAJ-N devait aujourd’hui prendre la décision d’ouvrir le mariage civil aux couples de même sexe. Bien qu’elle ait voté en faveur de l’ouverture du mariage, celui-ci ne comprendra pas les mêmes droits et devoirs que celui des couples hétérosexuels.

    « Les enfants des couples de même sexe ne devraient, ainsi, toujours pas avoir accès aux mêmes droits que les enfants de couples hétérosexuels. Devoir procéder à des absurdités administratives, longues et onéreuses qui mettent le bien supérieur de l’enfant en danger en cas de décès ou divorce du parent biologique est tout simplement scandaleux. » s’offusque Muriel Waeger, Directrice romande de Pink Cross et de la LOS.

    Bien que beaucoup de partis se soient positionnés pour une ouverture complète du mariage civil pour toutes et tous, une majorité de la commission, probablement composée de membres du PDC, de l’UDC et du PBD, partis qui n’ont pas donné un préavis favorable lors de la consultation, estime que l’ouverture doit se faire en plusieurs étapes. En d’autres termes, les couples de femmes devront attendre 20 ans de plus pour avoir les mêmes droits que les personnes hétérosexuelles.

    « Les premières réponses positives des organisations civiles, notamment des femmes catholiques suisses et de Pro Familia étaient très réjouissantes, et allaient dans le sens d’une ouverture complète du mariage civil, mais les membres de la CAJ-N sont plus lents à la détente. Ils n’ont apparemment pas compris que ce n’est pas uniquement une question d’égalité, mais par dessus tout de protection des enfants. Être en faveur de l’égalité, c’est mettre sur un pied d’égalité tous les couples, y compris pour la PMA » s’énerve Didier Bonny, co-président de la Fédération romande des associations LGBT+.

    Muriel Waeger, Directrice romande de Pink Cross et de la LOS ajoute : « La majorité de la commission des affaires juridiques du Conseil national n’est plus en phase avec la société civile. Nous encourageons les citoyens et citoyennes à aller voter en octobre. Il faut que le Conseil national soit à nouveau une représentation du peuple et qu’il prenne les positions de la société civile au sérieux. Les adaptations nécessaires doivent être faites dans la loi afin que l’ouverture du mariage civil soit égalitaire !”

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  • Série verte estivale (5/6): l'égalité

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    IMG_6792.JPGLes élections fédérales auront lieu le 20 octobre prochain. Candidat au Conseil national sur la liste des Verts genevois, j’ai saisi cette occasion pour sélectionner une bonne vingtaine de textes écrits sur mon blog depuis 2013 en lien avec des thèmes politiques qui sont chers aux Vert.e.s.

    L’objectif est de permettre à celles et ceux qui me liront de se faire une idée la plus précise possible sur mes combats et sur mes engagements. J’ai regroupé ces textes en six épisodes (l’Etat de droit, l’économie durable, la solidarité, la mobilité, l’égalité, l’urgence climatique), à l’image des séries estivales qui envahissent le petit écran à cette saison.

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