Bonn(y)dée - Page 4

  • Lutte contre les inégalités et le changement climatique

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    63E0D317-8BBB-4B85-A62F-2B519982A9F5.jpegFaire campagne, c’est aller à la rencontre des gens et échanger. Même si les points de vue sont irréconciliables. Et c’est parfois rude, mais toujours passionnant. C’est aussi se faire interpeller sur des sujets que vous ne connaissez pas, ou peu, et le reconnaître humblement plutôt que de répondre, c’est en tout cas ma manière d’agir, n’importe quoi.

    Comme cela m’est arrivé dernièrement quand quelqu’un m’a demandé quelles étaient mes deux priorités parmi les 17 objectifs de développement durable de l’Agenda 2030. Grand silence de ma part et promesse de me renseigner dès mon retour à la maison !

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  • Priorités fédérales pour les droits LGBT

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    5BD537A5-E64C-44C3-9B94-8B67943DE792.jpegDans son numéro de ce mois, et dans le cadre de ma fonction de coprésident de la Fédération romande et de candidat aux élections fédérales du 20 octobre prochain, le magazine 360 m'a posé les trois questions suivantes:

    – Pensez-vous que les questions LGBT (Lesbienne, Gay, Bi, Trans*) sont prises en compte par les électeurs suisses?

    – Elles sont prises en compte par les électrices et électeurs qui se soucient de l’égalité des droits pour toutes et tous. Des sondages faisant état d’une majorité de 70% en faveur du mariage civil pour toutes et tous ou encore l’échec de l’initiative du PDC, qui sous couvert d’égalité fiscale voulait ancrer dans la Constitution que le mariage est l’union entre un homme et une femme, en sont la preuve.

    – Quelles devraient être les priorités des futur·e·s élu·e·s fédéraux pour les droits LGBT?

    – Voter en faveur d’un mariage civil pour toutes et tous égalitaire, vote qui devrait avoir lieu au printemps prochain, et ainsi aller à l’encontre de la position la commission des affaires juridiques qui, à une voix près, en a exclu la PMA et la double filiation. Faciliter le changement d’état civil des personnes trans* en se basant sur l’auto-détermination. Ajouter dans la loi sur l’asile (LAsi) la mention explicite des motifs de fuite spécifiques aux personnes LGBT afin que les persécutions spécifiques aux personnes LGBT soient explicitement reconnues.

    – Sachant que beaucoup de compétences sont cantonales (sécurité, éducation, etc), le Parlement peut-il avoir un influence sur les agendas locaux?

    – Le Parlement peut en avoir une en votant, par exemple, une résolution qui demanderait à ce que l’office de la statistique réalise une enquête sur les actes homophobes et transphobes. Cela obligerait les polices cantonales à récolter ces données. Mais pour ce faire, il faut tout d’abord que la norme pénale antiraciste qui prévoit son extension aux actes homophobes soit votée le 9 février prochain par le peuple suisse, puis qu’elle soit reprise par le Parlement pour l’étendre aux actes transphobes.

    Propos recueillis par Guillaume Renevey

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  • « Deux moi » : l’importance du lien (et 7 films à l'affiche)

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    IMG_8655.jpgAprès « Ce qui nous lie », son avant-dernier film, Cédric Klapisch retrouve derrière sa caméra François Civil, quatrième film dont il est à l’affiche cette année, et Ana Girardot pour raconter l’histoire de deux trentenaires, Rémy et Mélanie, au creux de la vague. Ils cherchent, sans trop bien savoir comment, un nouvel élan amoureux pour la suite de leur vie.

    A la lecture de ce synopsis, on pourrait craindre le pire avec une nouvelle comédie sentimentale à la française, certes pas désagréable, mais sans plus. Et ces craintes sont confirmées avec une mise en place laborieuse et la sensation que l’on connaît déjà la fin alors que le film vient de débuter.

    Et puis, et c’est là la magie du cinéma de Cédric Klapisch, on se laisse petit à petit emporter grâce à d’excellents acteurs (François Civil est toujours aussi craquant et Ana Girardot n’est pas en reste), des seconds rôles savoureux (le gérant du magasin, excellent) et la multiplication de scènes à la fois douces, amères et drôles.

    A ce titre, les face-à-face entre Rémy et son psychologue, d’un côté, et ceux entre Mélanie et sa psychologue, d’un autre, sont très réussis grâce à un François Berléand et à une Camille Cottin qui, une fois n’est pas coutume, n’en font pas des tonnes. Au fur et à mesure des séances, et à l’heure de l’omniprésence d’internet, l’importance des liens sociaux et familiaux va petit à petit émerger chez les deux patients pour déboucher sur une fin prévisible, mais non dénuée d’émotions. (3 étoiles)

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  • Un an sans voiture

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    A4DBAE8C-CF62-441A-B0AF-4A913B2B5669.jpegIl y a un an, j’ai pris la décision de ne plus avoir de voiture. Pour un fils de garagiste, c’était une petite révolution ! La première raison qui m’a poussé à faire ce choix était d’apporter ma pierre à l’édifice à la lutte contre la pollution et au réchauffement climatique. Les transports polluent toujours trop et leurs émissions de CO2 continuent à augmenter. A ce titre, la Commission de l’environnement du Conseil des Etats a récemment exigé du Conseil fédéral qu’il fasse des propositions de mesures supplémentaires dans le secteur des transports pour protéger le climat.

    La deuxième raison était le coût disproportionné de la voiture par rapport à l’utilisation que j’en avais, mes déplacements se faisant essentiellement à vélo, à pied et en train. Il n’empêche que malgré ces deux excellentes raisons, je craignais tout de même une certaine perte de « liberté » sans mon véhicule à quatre roues qui a fait partie de ma vie depuis mes 18 ans.

    Un an plus tard, c’est en fait le sentiment contraire qui m’habite : finies les contraintes que m’imposaient la voiture ! Plus besoin de changer les pneus deux fois par année, d’aller chez le garagiste, de passer la visite, d’acheter la vignette, de payer l’assurance et l’impôt sur le véhicule, de chercher une place introuvable dans le quartier ou encore de perdre son temps durant les trajets, contrairement à ceux effectués en train, et la liste n’est pas exhaustive.

    Certes, mes conditions de vie ont rendu ce choix plus facile que pour d’autres : j’habite en ville où presque la moitié des ménages n’ont pas de voiture (qu’en serait-il si 100% des ménages avaient un véhicule ?!) et où les transports publics sont efficaces, je me rends à mon lieu de travail à vélo et je n’ai pas d’enfants en bas âge. Et pour être totalement transparent, j’ai aussi pu au cours de ces douze derniers mois emprunter à cinq reprises la voiture d’une amie, ce qui m’a évité d’en louer une, et profiter le même nombre de fois du co-voiturage.

    Loin de moi donc l’idée de faire la leçon à qui que ce soit, mais de faire réfléchir celles et ceux qui se trouvent dans ma situation sur l’utilité d’avoir leur propre voiture. Nous avons la chance en Suisse d’avoir un réseau ferroviaire bien développé et à des prix tout à fait abordables, à condition d’avoir le demi-tarif, d’anticiper sa prise de billet et d’être un peu flexible sur les horaires.

    Le réchauffement climatique n’est plus à démontrer, les mois de juillet 2017, 2018 et 2019 ayant été les plus chauds, si l’on excepte 2003, depuis que les relevés existent. Toutes les initiatives individuelles, comme celle dans le cas précis de limiter au maximum ses trajets en voiture, ont donc leur importance pour contenir le mieux possible les conséquences néfastes de ce réchauffement.

    Une version plus courte de ce texte a été publiée comme lettre de lecteur dans l'édition de la Tribune de Genève du 25 septembre. 

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  • Procédure de vote pour le Conseil national

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    E150C422-FB29-4816-9A2C-D8837EF4DD64.jpegLes bulletins de vote, pour renouveler le 20 octobre le Conseil national pour lequel je suis candidat, sont en train d’arriver dans les boîtes. Genève a le droit, compte tenu de sa population, à 12 sièges.

    Mais comment ces 12 sièges sont-ils attribués ? La répartition se fait en deux temps. Tout d’abord, on attribue le nombre de sièges par liste proportionnellement aux nombres de suffrages que chacune d’entre elles a obtenus. Ensuite, ce sont les candidat.e.s de chaque liste qui ont le plus de voix qui occupent ces sièges.

    Mode d’emploi pour voter en toute connaissance de cause ou presque, la liste ci-dessous décrivant les manières de voter les plus courantes, mais elle n’est pas exhaustive.

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