Bonn(y)dée - Page 5

  • Du grand au petit écran : « Blade Runner 2049 » et « Patients »

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    IMG_8082.jpgK est chasseur de réplicants (sorte d’esclaves créés par les humains) récalcitrants et lui-même réplicant, mais avec un supplément d’âme qui lui viendrait des souvenirs qu’on lui a fabriqués. Il a pour mission de chercher et d’éliminer celui ou celle qui apparemment serait né.e de la liaison entre un réplicant et un humain car si cela se vérifiait, alors l’équilibre du monde en serait bouleversé.

    A partir de ce synopsis, on pourrait imaginer que « Blade Runner 2049 » est un film d’action qui se déroule dans un univers futuriste – pourquoi faut-il que cet univers, même s’il est en l’occurrence visuellement réussi, soit toujours sombre, à moitié détruit, que la pluie tombe sans arrêt, que les gens soient sales, pauvres et désespérés et que les voitures volent ? – et qui questionne sur la relation entre les humains et les créatures qu’ils ont créés.

    Or, sur l’extrême longueur du film (2h45), il doit y avoir un tiers, et encore, d’actions et les questions existentielles sont à peine effleurées. C’est le sentiment d’un vide abyssal qui domine, une bonne partie du film consistant à suivre K (Ryan Gosling peu concerné) dans ses déplacements. Les coups de corne de brume exagérément forts qui font office de musique, et à la longue insupportables, tiennent « heureusement » le spectateur éveillé. Il y a bien un sursaut au moment où Harrison Ford fait enfin son apparition après 1h45 (!) de film. C’est à n’en pas douter le meilleur moment de « Blade Runner 2049 » dont la fin est aussi décevante que le reste.

    1 étoile. « Blade Runner 2049 ». RTS UN, lundi 26 août, 22h45.

    IMG_8083.jpgSympathique, c’est le premier mot qui vient à l’esprit pour qualifier ce film qui traite pourtant d’un sujet difficile, le handicap. Suite à un grave accident, Ben est devenu tétraplégique et va devoir réapprendre les gestes simples du quotidien, sans garantie d’y parvenir, dans un centre de rééducation. Il va faire la connaissance d’autres patients, certains encore plus mal en point que lui. Ils vont ensemble tenter de se donner de l’espoir en affrontant des bons et mauvais moments qui ne seront pas sans conséquence dans leurs relations.

    Basé sur l’histoire vraie de Grand Corps Malade, co-réalisateur du film, « Patients » possède deux grandes qualités : sa distribution et ses dialogues. Les acteurs, à commencer par Pablo Pauly, dans le rôle de Ben, dont le charisme fait mouche à chaque plan, sont excellents. Ils font vivre avec justesse et humanité leur personnage. Quant aux dialogues, ils sont percutants, drôles, touchants, vachards et font souvent appel au second degré et à la dérision, un moyen de se protéger dans un milieu aussi complexe que celui-ci.

    Mais « Patients » a aussi un défaut : il s’essouffle sur la longueur. La dernière demi-heure n’apporte pas grand-chose de plus et par conséquent le film piétine. Dommage, car il n’était pas nécessaire qu’il dure 1h50. Ceci étant dit, l’impression finale reste positive à l’image d’un film résolument optimiste malgré son sujet.

    3 étoiles. « Patients ». RTS UN, jeudi 29 août, 23h40.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Force de conviction environnementale

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    1AF4EBEF-D660-4162-939D-C31D7B281C2B.jpegLa problématique environnementale n’a jamais été aussi présente qu’aujourd’hui dans notre pays. Une grande partie de la population se rend bien compte qu’il est urgent d’agir, mais peine encore à véritablement changer ses habitudes arguant que les initiatives individuelles sont une goutte dans l’océan (pollué) par rapport aux efforts que devraient produire l’économie. Et quand on voit à quelle vitesse la déforestation se fait au Brésil, il est vrai qu’il y a de quoi être découragé.

    C’est toutefois oublier un peu vite que chacune et chacun d’entre nous est partie prenante de l’économie en tant que consommatrice et consommateur et qu’il peut donc l’influencer en modifiant ses habitudes : limiter au maximum les trajets en avion, diminuer sa consommation de viande, éviter le plus possible les achats en ligne qui génèrent beaucoup de pollution en raison des transports, marcher, prendre le vélo et les transports publics au lieu de la voiture, acheter local, faire pression sur les grands distributeurs pour qu’ils limitent les emballages plastiques ou encore sur les organisateurs des Fêtes de Genève pour que les feux d’artifices soient moins longs, et donc moins polluants, pour ne citer que quelques exemples.

    Il ne s’agit pas d’être totalement « environnemental compatible », ce qui relève de l’exploit impossible. D’ailleurs, celles et ceux qui nient l’urgence climatique ne se gênent pas pour vous faire remarquer vos moindres « faux pas » écologiques. Ils se dédouanent ainsi à bon marché de ne rien faire à leur niveau, telle l’autruche qui met la tête dans le sable avec comme conséquence probable que des mesures contraignantes devront prochainement être prises (taxe sur les billets d’avion, circulation alternée pendant les pics de pollution, augmentation du prix de la viande, etc.). Convaincre plutôt que contraindre est préférable. Mais pour limiter les dégâts, il faut que chacune et chacun fasse urgemment preuve de sa force de conviction !

    Lettre de lecteur publiée dans l'édition du Courrier du 13 août 2019.

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  • Retour en force du végétal en Ville

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    F3C45568-7678-4A7B-83A2-7A9FEB724AD9.jpegMardi matin, la section des Vert.e.s de la Ville de Genève, dont je partage la co-présidence avec Bénédicte Amsellem-Ossipow, a présenté un plan de végétalisation visant à protéger la population des effets néfastes du réchauffement climatique.

    Thème phare des échéances électorales nationales du 20 octobre et municipales de mars prochain et réalité quotidienne des habitant.e.s de Genève, le réchauffement climatique a des effets néfastes sur le bien-être et la santé de la population. Il est dès lors primordial que les autorités prennent la mesure de cette réalité et entreprennent de rafraichir la ville afin de permettre à tout le monde d’y vivre sainement et agréablement.

    Les Vert.e.s ont dans ce but mis sur pied un plan de mesures en 15 points (c.f. liste ci-dessous) en vue de maintenir des températures supportables durant les canicules, de purifier l’air et de promouvoir la biodiversité. En un mot : prévoir le retour en force du végétal en Ville! 

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  • « Once Upon A Time…in Hollywood » : très inégal (et 10 films à l'affiche)

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    IMG_7922.jpgLe nom de « Tarantino » suffit apparemment à bon nombre de critiques, pas tous heureusement, pour perdre leur sens…critique et qualifié de chef d’œuvre le dernier film du réalisateur, notamment, de « Pulp Fiction ». Comment peut-on encenser à ce point un (très) long métrage de 2h40 dont la première partie comporte des longueurs abyssales et qui nécessite pour bien comprendre l’histoire de s’être renseigné auparavant sur le contexte dans lequel se déroule le film au risque de passer à côté ?

    Alors, certes, l’histoire de Rick Dalton, star de la télévision des années 50 sur le déclin, et de sa fidèle doublure, est très bien reconstituée. Les décors, la lumière et la photographie sont superbes. On se croirait vraiment dans le Hollywood de la fin des années 60. Le film est bourré de références cinématographiques et télévisuelles à ces années-là, américaines évidemment, qui parleront aux quinquagénaires et plus, avec un plaisir certain (ah, le générique de Mannix), mais qu’en est-il des autres ?

    Du côté de la distribution, rien à redire non plus : Leonardo Di Caprio et Brad Pitt sont très bons, même si le premier est desservi par des scènes de « film dans le film » qui n’en finissent pas, surtout dans la première partie. Les moments les plus réussis du film, qui donnent une bonne place à l’humour et à une certaine dérision, et heureusement il y en a plusieurs, mettent le plus souvent en scène Brad Pitt.

    C’est tout particulièrement le cas lorsqu’il est en contact avec les hippies, avec son chien ou encore lors des vingt dernières minutes qui s’apparentent à un film d’horreur. A ce propos, que dire de cette fin très réussie sur un plan cinématographique, mais qui ne respecte pas du tout la réalité de l’épisode tragique auquel elle fait référence et qui a marqué durablement les esprits ? Au final, un film formellement impeccable, mais très inégal dans le fond avec des scènes jubilatoires et d’autres où on s’ennuie ferme. (2 étoiles)

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  • Du grand au petit écran : « Jumanji : Bienvenue dans la jungle »

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    IMG_7973.jpgSe situant quelque part entre un remake et une suite du film de 1996 devenu culte avec Robin Williams, « Jumanji : Bienvenue dans la jungle » inverse la donne de son modèle : ce n’est plus la jungle qui envahit le monde réel, mais les personnages qui se retrouvent propulsés dans la jungle.

    C’est ainsi que quatre lycéens, deux filles et deux garçons, suite à la découverte d’une vieille console qui contient un jeu vidéo de la fin du siècle passé, vont se retrouver dans la jungle de Jumanji et devoir…déjouer les nombreux pièges qui leur sont tendus s’ils veulent pouvoir retourner dans la réalité. Ils vont le faire avec leur avatar qui est physiquement l’exact opposé de ce qu’ils sont dans la vie réelle et possède ses forces et ses faiblesses qu’il s’agira d’utiliser à bon escient pour s’en sortir.

    Le point fort du film est incontestablement l’humour qui s’en dégage. On rit souvent de bon cœur non seulement grâce au contraste entre le caractère des personnages et le corps dans lequel ils évoluent dans le jeu, mais aussi grâce aux situations comiques qu’engendre ce décalage. Les dialogues sont excellents et font souvent mouche. Les effets spéciaux sont également très réussis et on ne s’ennuie pas une seule seconde, l’action étant rondement menée par des comédiens très convaincants. On se laisse prendre au jeu, comme si on était soi-même un acteur de celui-ci.

    Alors, certes, tout n’est pas parfait, notamment la toute fin qui frise la mièvrerie malheureusement souvent habituelle pour des films qui visent avant tout un public adolescent. Mais pas de quoi gâcher l’impression générale d’un très bon divertissement, à condition bien évidemment d’avoir gardé son âme d’enfant et son esprit joueur.

    4 étoiles. « Jumanji : Bienvenue dans la jungle ». RTS UN, lundi 19 août, 20h50.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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