11/05/2018

Cumul des mandats : quid des députés suppléants ?

Deux conseillères administratives et deux conseillers administratifs d’une grande commune (Mesdames Salerno et Kast pour Genève et Onex et Messieurs Rochat et Pagani pour Vernier et également Genève) élu.e.s au Grand Conseil le 15 avril dernier, ont annoncé qu’ils siègeraient en tant que député.e malgré le fait qu’ils aient déjà un autre mandat. Encore faut-il que leur parti leur accorde une dérogation, le cumul des mandats étant proscrit dans les statuts des socialistes et des Verts.

Pour justifier leur choix, ces quatre élu.e.s mettent en avant le fait que leur mandat à l’Exécutif de leur commune prendra fin en 2020 et que ce cumul ne sera donc que transitoire. Certes. Mais cette période transitoire va tout de même durer deux ans. On aurait donc en Ville de Genève 3 magistrats sur 5 (!) qui cumuleraient deux mandats, puisqu’il faut ajouter la double casquette de Guillaume Barazzone, conseiller administratif et conseiller national. Est-ce bien raisonnable ? Ces deux charges sont-elles compatibles en termes d’investissement à fournir pour les remplir comme il le faudrait ?

S’il est compréhensible que ces quatre élu.e.s ne souhaitent pas se retirer de la députation du fait que la fin de leur autre mandat est relativement proche, pourquoi dès lors ne pas laisser leur place aux députés suppléants pendant ces deux années ? Cette solution aurait l’avantage de régler la question du cumul des mandats, tout en préservant la possibilité aux quatre conseillers administratifs de siéger comme député.e à la fin de leur mandat de magistrat communal.

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10/05/2018

« Avengers : Infinity War » : une surenchère qui paye

IMG_2482.jpg24 super-héros dans le même film, de quoi réjouir les amateurs du genre qui ne manquent pas d’ailleurs de se précipiter dans les salles où le film fait un véritable tabac un peu partout dans le monde. Cette surenchère dans le super-héroïsme paye donc, au sens propre et figuré, et les fans sont globalement très enthousiastes et en redemandent.

A tel point que l’on se sent un peu seul quand on a trouvé le film longuet (2h20), peu intéressant – le scénario se résumant en une phrase, à savoir que Thanos veut récupérer les six pierres de l’infinité pour les mettre sur son gant et ainsi tuer la moitié de l’univers – et répétitif avec des scènes de combat qui succèdent à d’autres scènes de combat avec plus ou moins de super-héros, le tout dans des décors essentiellement de science-fiction rendant quasi absente la dimension humaine qui est pourtant habituellement un point fort des Avengers.

Alors bien sûr, les effets spéciaux sont impressionnants, mais ce n’est pas une surprise pour ce genre de film, il y a des touches d’humour bienvenues qui permettent de reposer ses oreilles entre deux scènes de combat et le méchant Thanos est le personnage le plus crédible de tous donnant le ton à un film finalement très sombre dont la fin laisse augurer bien évidemment une suite. On ne saurait tuer la poule aux œufs d’or du super-héroïsme ! (2 étoiles).

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04/05/2018

CFF : des prix renversants

IMG_2457.jpgVoyager en train, c’est cher. C’est en tout cas ce que pense une majorité des gens. Certes, avec le demi-tarif, et à condition de l’utiliser tout de même plusieurs fois par année pour le rentabiliser, c’est déjà plus abordable. Mais un aller-retour Genève-Berne à 51 francs, ce n’est tout de même pas donné, surtout si on est plusieurs adultes.

Il est toutefois possible de voyager avec les CFF à des prix défiant toute concurrence.  Je l’ai découvert presque par hasard en voulant me rendre à Delémont au début du mois d’avril. J’avais certes lu à la fin du mois de mars que les CFF allaient revoir à la baisse une partie de leurs prix avec notamment des billets dégriffés dont le prix normal pourrait être réduit de 70%, en particulier aux heures creuses.

Quelle n’a donc pas été ma (bonne) surprise lorsque voulant acheter mon billet pour Delémont un samedi en partant à 7h15 de Genève et à 17h45 de Delémont, pas vraiment des heures creuses, que l’aller et retour était à 19 francs et 20 centimes au lieu de 64 francs avec le demi-tarif ! Un prix renversant ! J’ai à partir de là regarder d’autres offres et ai pu constater qu’à certaines heures un Genève-Berne coûtait 7 francs 70 ou encore un Genève-Lugano 27 francs 40 !

Alors bien sûr, mieux vaut réserver son billet dès que son achat est possible, soit 30 jours à l’avance, et avoir de la souplesse au niveau de ses horaires pour voyager à petit prix avec les CFF. A moins d’être suffisamment réactif, et un peu chanceux, pour obtenir une carte journalière à…29 francs (toujours avec le demi-tarif) et là plus aucune contrainte d’horaire et plus d’excuses pour privilégier ce moyen de transport qui préserve notre environnement !

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28/04/2018

Du grand au petit écran: "Ant-Man", "Dalton Trumbo" et "Carol"

0B980D94-D8D9-4B22-9AC3-E27AD300FA50.jpegDoté de pouvoirs qui lui permettent de se faire aussi petit qu'une fourmi, mais avec une force inversement proportionnelle à sa taille, « Ant-Man » va devoir affronter le méchant de service, lui aussi en possession de cette technologie, pour l'empêcher de la vendre à des fins guerrières. Rien de bien neuf par rapport au film de ce genre sur le fond, mais on n'en dira pas autant sur le forme.

En effet, l'humour est omniprésent et on rit franchement à plusieurs reprises. Les clins d'œil aux Avengers, la bande de copains déjantée de Scott ou encore les effets comiques dus au contraste "grand-petit" sont très drôles. Les effets spéciaux sont formidables. Ils sont au service du film et non le contraire, ce qui n'est pas toujours le cas dans ce genre de production. Au final, un divertissement de bonne facture avec, en plus, un excellent casting et une fin qui laisse augurer d'une suite, ce qui sera bel et bien le cas avec une sortie prévue pour cet été.

3 étoiles. «Ant-Man ». Dimanche 29 avril, TF1, 21h.

7FE55009-152E-40A5-B1B5-41A5AF622D95.jpegDalton Trumbo est un scénariste réputé et très bien payé à Hollywood jusqu’au moment où il est rattrapé par ses sympathies pour le parti communiste dont il est devenu membre en 1943. En pleine guerre froide, et alors que la chasse aux sorcières fait rage contre ceux qui prétendument s’adonnent à des activités antiaméricaines, il va le payer très cher en étant mis, avec d’autres artistes, sur la Liste Noire et ainsi être privé de travail.

Le film, qui se base largement sur la biographie de Dalton Trumbo (1905 -1976), reconstitue de manière remarquable cette période trouble et inquiétante de l’Histoire américaine des années 50 et est porté par un brillant casting. On mettra tout spécialement en avant Hellen Mirren détestable à souhait, Diane Lane en épouse dévouée, John Goodman en producteur sans foi ni loi, et bien évidemment Bryan Cranston, le héros de la série « Breaking Bad », dont la performance est bluffante.

Si l’on peut regretter la facture un brin trop académique du film, ce qui a toutefois l’avantage de ne pas perdre le spectateur en route dans un récit d’une grande densité, il n’en demeure pas moins que « Dalton Trumbo » est une histoire dans l’Histoire passionnante du début à la fin et par conséquent un très bon film.

4 étoiles. "Dalton Trumbo". Lundi 30 avril, RTS UN, 20h40.

A20E12C3-456E-4FEC-B850-B527000A5D0D.jpegCarol Aird s’ennuie à mourir dans un mariage bourgeois sans amour. Sa petite fille est son seule rayon de lumière jusqu’au jour où elle fait la connaissance d’une jeune vendeuse (excellente Rooney Mara) qui rêve d’une vie plus trépidante. « Carol » raconte la relation de plus en plus étroite entre ces deux femmes dans le New-York des années 50.

« Carol » est un délice pour les yeux et les oreilles. La photographie, les décors, les costumes sont superbes. La musique accompagne à merveille ce film très esthétique dans lequel jouent avec brio deux magnifiques actrices. Si la forme est donc très réussie, le fond n’est pas tout à fait à la hauteur. Film avant tout d’ambiance, « Carol » n’évite pas certaines longueurs. Ce n’est toutefois pas trop grave, car elles laissent le temps d’admirer la sublissime Cate Blanchett au sommet de sa beauté et de son art. Rien que pour elle, il vaut la peine de voir le film !

3 étoiles. "Carol". Jeudi 3 mai, RTS UN, 23h45.

 

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22/04/2018

« La Finale » : entre humour et émotion (et 4 autres films à l’affiche)

IMG_2377.jpgLa maladie d’Alzheimer est un thème sensible, chacun redoutant d’y être confronté un jour ou l’autre, et l’aborder dans une comédie est donc plutôt « casse-gueule ». C’est le pari de « La Finale » qui met en scène un grand-père qui perd la mémoire et son petit-fils qui va devoir s’en occuper bien malgré lui deux jours durant pour disputer sa finale de basket qui a lieu à Paris. Comme on peut aisément l’imaginer, les situations rocambolesques et les embûches ne vont pas épargner les deux protagonistes sur le parcours qui les mènera dans la capitale française.

« La Finale » est un road-movie qui manque par moment un peu de rythme, ce qui n’est toutefois pas très grave pour un film qui dure moins de 1h30. Les rebondissements sont parfois attendus, voire répétitifs, mais également parfois surprenants, les meilleurs étant ceux qui mettent au centre l’émotion.

C’est d’ailleurs un des deux points forts du film qui relève de la comédie, mais qui mélange le plus souvent, avec bonheur, humour et émotion au service de la relation entre le grand-père et son petit-fils qui est le thème principal du film bien avant la maladie d’Alzheimer. Les conséquences de cette dernière sont certes importantes, mais elles permettent à toute la famille d’avancer dans une direction positive. A ce titre, la fin est très réussie.

Le second point fort de « La Finale » est son duo d’acteurs Thierry Lhermitte/Rayane Bensetti qui fonctionne très bien, le premier jouant à merveille sur les deux registres du comique et de l’émotion et le second mettant au service du film toute son énergie et son indéniable charisme. Pari donc globalement réussi. (3 étoiles)

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