07/11/2018

Notes de frais du Conseil admnistratif de la Ville de Genève

Les Verts de la section Ville de Genève ont publié ce jour un communiqué de presse en lien avec les notes de frais du Conseil administratif de la Ville de Genève dont voici la teneur:

Les Verts de la section Ville de Genève déposeront auprès du Conseil municipal une résolution, dont le traitement sera demandé en urgence, portant sur les notes de frais des magistrat-e-s du Conseil administratif.

Les Verts de la section Ville saluent le travail fourni par la Cour des comptes (ci-après : la Cour) dans son audit de légalité et de gestion des frais professionnels des membres du Conseil administratif de la Ville de Genève. Le parti écologiste a milité pour la création de cet organe indépendant de contrôle cantonal et, quelques années plus tard, pour que ses prérogatives soient étendues à la révision des comptes de l’Etat.

La Cour recommande l’établissement de règles claires, une transparence adéquate et une exemplarité sans faille afin qu’une saine gestion administrative puisse être menée en matière de notes de frais professionnels. Or, des règlements surannés ou simplement inexistants, un manque de transparence sur l’objet des dépenses, ainsi que la confusion entre dépenses privées et publiques ont jeté l’opprobre sur les membres du Conseil administratif.

Les Verts condamnent ce type de pratiques et demandent au Conseil administratif de faire siennes toutes les recommandations de la Cour. La section des Verts Ville de Genève exige en outre que toute la lumière soit faite sur les frais professionnels des membres du Conseil administratif au cours des 10 dernières années et que les règlementations en vigueur soit modifiées et simplifiées, ne faisant subsister qu’une seule allocation forfaitaire sans remboursement de frais supplémentaires possibles.

Le Comité des Verts de la section Ville de Genève appelle leur Magistrate à privilégier davantage la mobilité douce dans ses déplacements pour autant qu’ils soient compatibles avec le rythme imposé par ses obligations professionnelles.

Plus généralement, le parti écologiste de la Ville déplore les lacunes du contrôle interne de l’administration relevées par la Cour. Tout comme les citoyen-ne-s de la Ville de Genève, les Verts sont choqué-e-s par certaines pratiques en vigueur (arrêté sur les indemnités datant de 1983) ou encore par la lenteur de certaines réactions (abonnements de téléphonie mobile adaptés au printemps 2018, « Règlement relatif aux frais professionnels des Conseillers administratifs » adopté seulement le 29 octobre 2018).

Pour toutes ces raisons, les Verts de la section de la Ville de Genève déposeront en urgence une résolution qui reprend ces différents points au prochain Conseil municipal.

Contacts :

Didier Bonny et Bénédicte Amsellem-Ossipow, co-président.e.s de la section des Verts Ville de Genève et Uzma Khamis Vannini, Cheffe de groupe des Verts en Ville de Genève

 

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05/11/2018

« Bohemian Rhapsody» : tout pour la musique

IMG_4652.jpgIl y a deux stars dans « Bohemian Rhapsody » : la musique de Queen omniprésente pour le plus grand bonheur des fans, mais aussi pour ceux qu’elle a accompagnés à un moment ou à un autre de leur vie, et le charismatique Freddie Mercury sans lequel, et malgré tout le talent des autres membres du groupe, Queen n’aurait jamais été un groupe adulé dans le monde entier.

Autant le dire tout de suite, « Bohemian Rhapsody » est un film très sage dans sa mise en scène, à l’exact opposé de celui sur lequel il se centre principalement. Il raconte en quelques épisodes et de manière très linéaire la vie du groupe et de son leader de ses débuts en 1970 jusqu’à sa performance lors du Live Aid de juillet 1985 à Wembley. L’accent est particulièrement mis sur Freddie Mercury, ses excès, ses errances, ses questionnements, notamment sur son orientation sexuelle, mais aussi ses traits de génie, sa générosité et sa recherche de l’amitié et de l’amour. Rami Malek est un Freddie Mercury plus vrai que nature et sa performance est bluffante.

Ce parti pris n’empêche toutefois pas le film de s’intéresser également aux relations au sein du groupe et c’est heureux, car les moments mettant en scène les quatre musiciens sont les plus réussis. On n’en dira pas autant de ceux qui se focalisent sur le chanteur qui frisent parfois le mélo et ont tendance à se répéter. L’ennui guette.

Mais grâce à la musique, qui occupe la place attendue dans le film, ces lourdeurs s’effacent rapidement pour laisser la place à des chansons connues par tout le monde, ou presque. Difficile de rester assis sur son siège. Il faut dire qu’avec les techniques d’aujourd’hui le son est fantastique dans une salle équipée de haut-parleurs jusqu’au plafond. A ce titre, les vingt dernières minutes mettent une pêche d’enfer.

En résumé, si « Bohemian Rhapsody » est plutôt décevant dans sa partie intimiste, son hommage à la musique de Queen est lui réussi. Largement suffisant pour passer un bon moment et donner envie de réécouter illico presto les classiques du groupe. (3 étoiles)

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31/10/2018

« Le Grand Bain» : on y plonge avec bonheur (et 9 autres films à l’affiche)

IMG_4631.jpgComédie dramatique. Voilà une excellente définition pour un film certes par moments (très) drôles, mais dont l’humour repose avant tout sur les blessures de ses héros.

Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry, John, Basile et Avanish sont des quadragénaires et quinquagénaires mal dans leur peau. Ils ont perdu confiance en eux au fur et à mesure des aléas rencontrés dans leur vie. Ils partagent leur mal-être deux fois par semaine en s’adonnant sous les ordres de Delphine, ancienne gloire des bassins pas au mieux de sa forme elle non plus, à la natation synchronisée, sport féminin par excellence. Ils se moquent des railleries dont ils sont l’objet, car ensemble ils retrouvent le goût de l’effort et un but qui va les mener bien plus loin qu’ils avaient pu l’imaginer.

Gilles Lellouche, bien connu comme acteur et dont c’est le deuxième film, avait envie de parler de la lassitude qu’il sent chez les gens de sa génération. Il la met sur le compte de « cette course un peu individualiste où l’on se retrouve tous malgré nous coincés, où l’on oublie le collectif, l’entrain, le goût de l’effort. » C’est en regardant un documentaire sur une équipe de Suédois qui pratiquait la natation synchronisée masculine qu’il a eu le déclic pour mettre en scène cette histoire « d’hommes plus ou moins désenchantés qui courent après des rêves déchus. »

La grande force du film est de ne jamais être ridicule alors qu’il aurait été si facile de l’être avec un sujet pareil. L’évidence que le réalisateur aime ses personnages avec leurs défauts et leurs qualités saute aux yeux. Les acteurs le lui rendent d’ailleurs bien. Ils sont tous excellents et au service du collectif, même Benoît Poelvoorde, c’est tout dire. Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres et on a plaisir à les voir retrouver petit à petit leur estime d’eux-mêmes jusqu’à un final où l’émotion est à son maximum.

Tout n’est cependant pas parfait dans « Le Grand Bain ». Le début manque en effet un peu de rythme et quelques facilités scénaristiques tirent un peu trop sur la corde sensible. Mais pas de quoi gâcher l’impression générale sur la réussite d’un film très touchant dans lequel on plonge avec bonheur entre drame et comédie. (4 étoiles)

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29/10/2018

NON à une initiative qui attaque l’Etat de droit

IMG_4630.jpgL’initiative de l’UDC, « le droit suisse au lieu de juges étrangers » soumise à votation le 25 novembre, veut instaurer la primauté du droit suisse sur le droit international et obliger nos autorités à adapter les traités internationaux, le cas échéant à les dénoncer, s’ils entrent en contradiction avec la Constitution fédérale.

Cette initiative menace tous les traités internationaux. Elle a notamment pour objectif de dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) qui protège les libertés fondamentales telles que le droit à la vie, l’interdiction de la torture, le droit à un procès équitable, le droit à la vie privée et familiale, le droit à la liberté d’expression, etc. Les habitant.e.s des 47 Etats membres qui ont adhéré à la CEDH, la Suisse l’a fait en 1974, peuvent saisir la Cour européenne des droits de l’homme quand toutes les instances nationales ont été épuisées.

A ce titre, des personnes LGBT ont fréquemment dû s’adresser à Cour européenne des droits de l’homme. C’est ainsi que la Cour a été amenée à prendre des décisions quant à la reconnaissance légale de la réassignation de genre, le remboursement des frais médicaux nécessaires à la réassignation de genre, le droit au mariage après la réassignation, l’interdiction absolue des activités sexuelles entre personnes de même sexe, la liberté de réunion et d’association, les discours haineux, l’égalité dans la famille (concernant la reconnaissance légale des couples de même sexe et l’adoption) et les droits de la personne et à la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle (concernant des demandeurs d’asile et l’articulation avec la liberté de croyance).

Cette initiative ne vise donc pas à combattre les prétendus « juges étrangers » - un titre mensonger puisque notre pays est représenté par deux juges suisses au sein de la CEDH - mais bien à s’attaquer aux principes de l’Etat de droit et au troisième pouvoir qu’est le système judiciaire. En s’attaquant à la CEDH qui protège les citoyen.ne.s contre les abus de leur Etat, l’UDC s’attaque aux minorités et c’est inacceptable. Il convient par conséquent de rejeter sans ménagement cette initiative !

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26/10/2018

« First man» : un film (presque) parfait (et 8 autres films à l’affiche)

IMG_4534.jpgAdapté du livre de James R. Hansen intitulé « Le premier homme : à la découverte de Neil Amstrong », le film de Damien Chazelle - réalisateur du surestimé « La La Land », mais aussi de l’excellent « Whiplash » - met en scène celui qui fit « un petit pas pour l’homme, mais un grand pour l’humanité. »

« First Man » retrace donc l’histoire, qui rejoindra finalement l’Histoire avec un grand H, de celui qui restera à tout jamais le plus célèbre des astronautes. Le film prend le parti d’explorer la part de fragilité de celui qui sera le premier homme à marcher sur le satellite de la Terre le 21 juillet 1969. Une fragilité qui prend sa source dans une blessure qui ne se referme jamais quand on perd un enfant. Elle va pousser Neil Amstrong à se donner corps et âme dans cette quête lunaire pour fuir cette souffrance, ce qui ne sera pas sans conséquence pour sa femme et ses deux fils.  

Si « First Man » est ce qu’on appelle une « grosse production », il est également un film à maints égards intimistes et le mélange des deux fonctionne fort bien. Si tel est le cas, c’est grâce au fait que les scènes spectaculaires, au demeurant fort bien réparties dans le film avec notamment une séquence d’ouverture à couper le souffle, sont tournées en caméra portée et ne lâchent par conséquent pas d’une semelle les astronautes, comme si on y était, pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire.

Il ne faut en effet pas oublier que la conquête de la lune ne s’est pas faite sans dommages collatéraux avec plusieurs décès d’astronautes. Cet aspect sombre est bien présent dans le film et montre à quel point Neil Amstrong était déterminé à réussir, ce qui fait presque froid dans le dos. A ce titre, Ryan Gosling est excellent dans le rôle du héros impassible et torturé qui prend toute sa dimension dans la scène très émouvante avec ses deux fils juste avant son départ pour la lune.

On relèvera encore que « First Man », et c’est tout à son honneur, tire très peu sur la corde patriotique, ce qui est cohérent avec l’image du personnage principal, et qu’il va même jusqu’à montrer des manifestations contre cette conquête spatiale. « First Man » est-il dès lors un film parfait ? Presque, à vrai dire. On pourrait sans doute lui reprocher quelques petites longueurs dues à un schéma un peu trop répétitif, mais pas de quoi bouder son plaisir. (5 étoiles)

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