11/08/2018

Du grand au petit écran : Meryl Streep éblouissante dans « Ricki and the Flash »

IMG_3873.jpgFans de Meryl Streep, RTS UN vous gâte ! Une semaine après sa superbe performance en Florence Foster Jenkins, revoilà la brillantissime actrice américaine sur le petit écran. Elle est géniale dans « Ricki and the Flash » et sa seule présence dans le rôle principal est déjà une raison suffisante pour se mettre devant la télévision dimanche soir.

Ricki Rendazzo (Meryl Streep) a quitté son mari (Kevin Kline), remarié depuis, et ses trois enfants devenus adultes, il y a de nombreuses années pour poursuivre son rêve de devenir une rock star. Un rêve qui se concrétise le soir avec son groupe « Ricki and the Flash » en reprenant des standards de la chanson américaine dans un bar de banlieue et la journée en étant caissière dans un supermarché.

Entretenant des relations à distance, au sens propre et figuré, avec ses deux fils et sa fille, Ricki est un jour appelée à l’aide par son ex-mari quand leur fille (Mamie Gummer, la propre fille de Meryl Streep) plonge dans une grave dépression après son divorce. Les retrouvailles avec cette « mauvaise » mère au look improbable et aux manières qui n’ont pas grand-chose à voir avec le milieu bourgeois dans lequel évolue sa famille ne vont évidemment pas se faire facilement.

On l’aura compris, ce n’est pas l’originalité du scénario le point fort du film, mais le jeu des acteurs, tous excellents, et plusieurs scènes très réussies qui le composent. A commencer par celles qui mettent en scène « Ricki and the Flash » dans le bar avec une Meryl Streep qui s’en donne à cœur joie en chantant de manière très convaincante avec sa voie grave faite pour le rock. Les scènes familiales, celle du restaurant est particulièrement jouissive, et celles du mariage, qui concluent en beauté le film, sont également à relever. Un film au final sans grandes surprises, mais qui donne une pêche d’enfer à l’image d’une Meryl Streep plus énergique que jamais et sur laquelle le temps ne semble pas avoir de prise !

4 étoiles, « Ricki and the Flash », RTS UN, dimanche 12 août, 20h35.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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04/08/2018

Du grand au petit écran : Meryl Streep est « Florence Foster Jenkins »

IMG_3740.jpg« Florence Foster Jenkins » se concentre sur les derniers mois de la vie de la riche héritière new-yorkaise, atteinte dans sa santé, en 1944 au moment où elle décide de donner un concert au Carnegie Hall de New-York. Ce n’est certes pas la première fois qu’elle se produirait sur scène, mais jusque-là son entourage avait réussi à faire en sorte que cela se fasse en privé et devant un public averti. Averti que Florence Foster Jenkins chante horriblement faux sans qu’elle en soit apparemment consciente.

Cette situation de départ, qu’on a de la peine à imaginer qu’elle se base sur des faits réels, possède évidemment un fort potentiel comique. Et en effet, on rit en regardant et en écoutant Meryl Streep, comme d’habitude parfaite, chanter si mal. On rit également grâce au talent comique, mais aussi de pianiste car il n’est pas doublé, de Simon Helberg absolument génial dans le rôle de Cosmé MCMoon.

Mais on a aussi plutôt tendance à sourire, et à être parfois ému, en se mettant à la place de St.Clair Bayfield (Hugh Grant, convaincant), compagnon de très longue date de Florence Foster Jenkins, qui par amour ne sait plus que faire pour que « sa » cantatrice ne se trouve pas confrontée à la terrible réalité.

Le film évolue donc du comique au tragi-comique. Il est soigné avec des costumes et des décors somptueux et une distribution excellente. Il lui manque toutefois ce supplément d’âme pour que cette histoire incroyable vous prenne vraiment aux tripes.

3 étoiles, « Florence Foster Jenkins », RTS UN, dimanche 5 août, 20h40.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

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24/06/2018

Du grand au petit écran : « Sicario » et « Indian Palace – Suite royale »

IMG_2861.jpg« Sicario » signifie « tueur à gages » en espagnol. Et des morts il y en aura par dizaines dans ce film qui se déroule sur fond de règlements de compte dans la zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique devenu un territoire de non-droit. Les cartels sont des vrais groupes militarisés qui font la loi. C’est dans ce contexte qu’une jeune recrue idéaliste du FBI est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement à lutter contre le trafic de drogue. Elle comprendra petit à petit que les choses ne sont pas si simples.

 « Sicario » offre quelques moments à très haute tension, renforcée par une superbe musique, d’une formidable maîtrise technique comme la scène d’ouverture, l’épisode au péage de la frontière, celui dans le tunnel ou encore lors du face à face entre le tueur à gages et le chef du cartel. Mais entre ces moments forts, le rythme est souvent lent et l’ennui guette. Le scénario est parfois compliqué à comprendre, ce qui accentue les risques de décrocher au même titre d’ailleurs que l’extrême violence de certaines scènes : est-il vraiment nécessaire d’en montrer autant ?

Si « Sicario » est donc irréprochable sur la forme, acteurs compris, on n’en dira pas autant du fond : âmes sensibles s’abstenir. Et dire que la suite, « Sicario – La guerre des cartels », qui sort sur les écrans romands ce mercredi est annoncée comme encore plus brutale…

2 étoiles, « Sicario », C8, lundi 25 juin, 21h.

IMG_2862.jpgAprès le succès d’ « Indian Palace » en 2012, qui narrait avec délicatesse et bonhomie les aventures de retraités britanniques qui se retrouvaient à séjourner bien malgré eux en Inde dans un établissement complètement délabré, mais au charme incomparable, il était tentant de donner une suite aux aventures de ces retraités attachants. Et c’est ce qui fut fait.

On retrouve donc les mêmes, réalisateur, acteurs, en y ajoutant Richard Gere en inspecteur hôtelier, forcément séducteur. Le scénario se résume à la recherche de l’acquisition d’un second établissement par Sonny Kapoor (Dev Patel qui en fait des tonnes), le directeur gaffeur et adoré des clients du Marigold Hotel. Cette quête se fait entre ses fiançailles, une fête de famille et son mariage, histoire de bien faire couleur locale. On n’oublie pas non plus d’ajouter deux ou trois intrigues, sans grand intérêt, pour les résidents, et quelques réflexions ici ou là sur le temps qui passe.

Le film n’en est pas pour autant franchement désagréable. Il y a des scènes drôles et même émouvantes. Et puis, le plaisir de voir à l’écran de formidables comédiens, parmi lesquels les actrices « culte » que sont Judi Dench ou Maggie Smith, est réel et le tout est plutôt bien filmé dans une Inde de carte postale et « bollywoodienne ». Mais tout cela reste bien superficiel. Pas indispensable.

2 étoiles, « Indian Palace – Suite royale », RTS UN, mercredi 27 juin, 21h.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

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17/06/2018

Du grand au petit écran : « The Danish Girl » et « Magic in the moonlight »

IMG_2816.jpgHistoire vraie. « The Danish Girl » raconte la très belle histoire d’amour entre Gerda Wegener qui a épousé Einar Wegener qui au fil des événements de sa vie va laisser naître celle qu’il est vraiment : Lili Elbe. Elle est connue comme la première personne à avoir subi, au péril de sa vie, une chirurgie pour que son corps soit en harmonie avec son cerveau en 1930.

Le film décrit avec justesse, en grande partie grâce au talent des deux acteurs principaux (les sourires en coin d’Eddie Redmayne agacent tout de même un peu sur la longueur), mais aussi de celui des seconds rôles tous excellents, la relation entre ces deux êtres d’exception, au demeurant tous les deux peintres, ce qui renforce encore plus les liens entre eux. « The Danish Girl » permet d’adopter tour à tour le point de vue des deux protagonistes dans leur cheminement vers la liberté. Un film esthétiquement magnifique et d’une grande sensibilité.

4 étoiles. « The Danish Girl ». RTS UN, lundi 18 juin, 20h40.

IMG_2817.jpgSophie Baker est-elle vraiment medium ? C’est à cette question que Stanley Crawford, magicien désabusé et qui ne croit qu’en la science, devra répondre. Ses certitudes vont être mises à dure épreuve au contact de la jeune et belle medium (Emma Stone, convaincante). Film léger à l’image très soignée dont l’action se passe en 1928 dans le beau décor du sud de la France, ce Woody Allen n’est pas un chef d’œuvre, mais à l’instar de son héros (Colin Firth, excellent), le spectateur, d’abord sur ses gardes, succombe petit à petit à son charme. Plaisant, sans plus.

2 étoiles, « Magic in the moonlight », France 2, dimanche 17 juin, 20h55.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

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03/06/2018

Du grand au petit écran : « Démolition »

IMG_2775.jpg« Démolition » traite du thème, très souvent porté à l’écran, de la rédemption ou comment toucher le fond pour mieux rebondir. Pas d’une originalité folle a priori. Si ce n’est que la reconstruction de Davis Mitchell va passer par une phase de démolition réelle de ce qu’il a construit les dernières années. Tout y passe, y compris la maison, symbole de ce foyer qui n’a plus de sens et qu’il n’a pas autant investi qu’il l’avait imaginé. Le décès accidentel de son épouse va petit à petit lui permettre d’en prendre conscience, sa réaction à ce drame étant inhabituelle. La rencontre d’une femme et de son fils adolescent, qui va comme par effet de miroir chercher à se faire démolir pour savoir qui il est réellement, vont l’aider à repartir sur de nouvelles bases.

« Démolition » est porté par une excellente distribution, à commencer par Jake Gyllenhall qui joue à la perfection son rôle de veuf borderline. La première partie du film est originale et peu conventionnelle dans sa manière d’aborder le deuil. Les accès de destruction massive de Davis Mitchell ont quelque chose de jubilatoires, même s’ils finissent par lasser par leurs répétitions excessives. La rencontre avec l’adolescent, bien que pas assez développée, est bien trouvée, mieux que celle avec sa mère (touchante Naomi Watts) plutôt convenue. Malheureusement, dans le dernier tiers du film, la douce folie qui fait indéniablement le charme de « Démolition » disparaît petit à petit pour s’achever avec une fin qu’on aurait aimée plus osée. Dommage. A quoi bon en effet tout démolir si c’est pour reconstruire à peu près la même chose ?

3 étoiles. « Démolition ». RTS UN, lundi 4 juin, 20h40

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