13/08/2018

Un sérieux coup de pédale s’impose

IMG_3875.jpgSurprise à la lecture du tout premier sondage sur les votations du 23 septembre : le contre-projet direct à l’Initiative vélo ne fait pas le tabac auquel on pourrait s’attendre.

En effet, seuls 48% des personnes ayant répondu au sondage Tamedia (ils sont plutôt fiables d’habitude) disent oui ou plutôt oui (44% non ou plutôt non) à cet objet plutôt inoffensif qui charge la Confédération de soutenir des mesures en faveur de la mobilité douce et des pistes cyclables.

Il n’y a toutefois pas de quoi s’affoler, car la campagne vient juste de débuter et seule l’UDC, que les questions environnementales n’intéressent pas, est opposée à ce que les voies cyclables soient mentionnées dans la Constitution, au même titre que les chemins et sentiers de randonnée pédestre le sont depuis…40 ans. Ces premiers chiffres doivent cependant servir d’avertissement à celles et ceux qui soutiennent ce texte pour qu’une campagne efficace soit menée au cours des prochaines semaines.

En cas de réponse positive du peuple le 23 septembre, la Confédération pourra donc soutenir les cantons lors de l’aménagement de voies cyclables de qualité. Et l’on sait que c’est une condition importante pour que le nombre de personnes qui optent pour le vélo, moyen de locomotion très peu énergivore et respectueux de l’environnement, augmente.

Un sérieux coup de pédale s’impose, car il est plus que temps d’attribuer au vélo la place qu’il mérite !

 

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15/06/2018

A la tête des Verts Ville de Genève

20180614_214453.jpgJeudi soir, lors de leur assemblée générale, les Verts de la section Ville de Genève ont procédé à l’élection du comité et de la présidence de la section. Les membres ont élu une co-présidence composée de Bénédicte Amsellem-Ossipow et de moi-même pour succéder à Marjorie de Chastonay.

 

 

 

Communiqué de presse de la section des Verts Ville de Genève

Le duo rassembleur que forment Bénédicte Amsellem et Didier Bonny a convaincu les membres présent-e-s de lui faire confiance après qu'il leur ait exposé les objectifs qu'il souhaitait atteindre durant ces deux prochaines années. Avocate au barreau de Genève, Bénédicte Amsellem est membre du comité des Verts Ville depuis 2016. Elle accède au poste de trésorière en fin d’année dernière et a été candidate aux dernières élections cantonales. Elle s’engage, notamment, très fortement pour l’égalité, pour les familles et en particulier les plus fragiles d’entre elles, soit les familles monoparentales ainsi que dans le domaine de la migration. De son côté, Didier Bonny est chef de service au Département de la Formation et de la Jeunesse (DFJ). Il est très investi dans le milieu associatif. Il est, notamment, co-président de la Fédération genevoise des associations LGBT et membre du comité de l'ATE Genève. Il a lui aussi été candidat à la récente élection au Grand Conseil.

La co-présidence qu’il-elle forme aujourd’hui reflète l’une des valeurs fondamentales que les Verts défendent depuis de nombreuses années : la réalisation de la parité à un poste décisionnel à travers un job sharing. Cette équipe souhaite « continuer à surfer sur la vague verte afin d’augmenter la présence écologiste au sein du Conseil municipal en Ville de Genève » comme l’a relevé Didier Bonny, cela afin « de mettre en œuvre un développement durable et agréable de notre Ville » comme l’a souligné Bénédicte Amsellem.

Pour les seconder dans leurs tâches, un comité composé de 19 personnes (10 hommes et 9 femmes) a été élu lors de la même soirée. Ainsi, Omar Azzabi, Ana Barciela, Boris Calame, Sandra Constantin, Laurence Corpataux, Marjorie de Chastonay, Philippe de Rougemont, Marc Dalphin, Sophie Desbiolles, Simon Gaberell, Elias Geoffroy, Yves Herren, Uzma Khamis Vannini, François Lefort, Jeffrey Nahas, Jacqueline Roiz, Pascal Sauvain, Maria José Quijano et Wendy van Woerden font désormais partie de cette équipe qui a pour ambition de mener les Verts de la Ville de Genève vers de belles victoires politiques !

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28/01/2018

Coupes budgétaires : une votation encore utile ?

Le 5 juin 2016, les électrices et électeurs de la Ville de Genève disaient un NON très clair à la droite du Conseil municipal qui avait opéré 7 millions de coupes dans le budget 2016 alors que les comptes municipaux de 2015 dégageaient un bénéfice de 40 millions !

Sourde à ce message, pourtant fort limpide, cette même droite remettait le couvert lors du vote du budget 2017 avec cette fois-ci des coupes pour 2,5 millions touchant la culture, l’allocation de rentrée scolaire, la solidarité internationale et les dépenses générales des départements avec des conséquences, notamment, sur la sécurité incendie, l’entretien des parcs, des places de jeux, des bâtiments scolaires et l’organisation de manifestations populaires. Nouveau référendum et nouvelle votation en septembre 2017 finalement annulée à cause de la brochure jugée trop partiale.

Il faut donc revoter le 4 mars prochain. Mais est-ce bien utile alors que l’année 2017 est terminée et qu’en cas de victoire des référendaires (1), l’autorisation d’augmenter les dépenses ne pourra de toute façon pas être appliquée ?

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29/11/2017

Bon sang, encore raté !

Depuis le 1er juillet, et à condition toutefois qu’ils n’aient pas eu de relations sexuelles au cours des…douze derniers mois, les hommes ayant des relations avec des hommes peuvent donner leur sang.

Mais ce qui peut apparaître de prime abord comme un progrès, ne l’est en fait pas. En effet, pourquoi faire une différence avec les hétérosexuels à qui il « suffit » d’avoir été fidèles au cours des quatre derniers mois pour donner leur sang ? C’est d’autant plus discriminatoire que sur les 550 infections annuelles au VIH, la moitié (53% très exactement en 2015) concerne les hétérosexuels.

Cette décision avait, heureusement, déplu bien au-delà des personnes concernées. C’est ainsi que le 2 mai dernier le Conseil national avait voté à une courte majorité de 97 voix contre 89 une motion de Rosmarie Quadranti (PBD) demandant de supprimer toutes les restrictions frappant les homosexuels dans le don du sang.

Ce vote devait être encore confirmé par celui du Conseil des Etats. Hélas, ce dernier ne l’a pas fait puisque mardi 22 élu.e.s s’y sont opposé.e.s emportant ainsi la majorité. Pink Cross, Fédération suisse des gays, a réagi dans un communiqué de presse en rappelant que par son vote « le Conseil des États a choisi d’ignorer de nombreuses recommandations d’institutions du domaine de la santé, telle que l’organisation de Transfusion de la CRS, et de la Cour de justice de l’Union européenne, qui soutiennent que le critère d’exclusion doit se baser sur les comportements à risque et non pas sur l’orientation sexuelle. »

C’est la raison pour laquelle l’association demande au Conseil fédéral d’assumer ses responsabilités et que la question sur l’orientation sexuelle soit immédiatement éliminée du questionnaire que les donneurs doivent remplir. Et d’ajouter que celui-ci « contient de toute façon une question sur le comportement à risque d’infection par le VIH et, à chaque don, le sang est analysé pour dépister différentes maladies, y compris le VIH. La sécurité est donc toujours garantie. »  

Le Conseil des Etats a manqué une belle occasion de mettre fin à une discrimination, mais aussi d’augmenter le nombre de donneurs qui sont insuffisants, en fermant la porte à une procédure en matière de don du sang qui devrait se baser non pas sur l’orientation sexuelle, mais sur le comportement de chacune et chacun au nom de l’égalité des droits pour toutes et tous. Bon sang, encore raté !

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05/11/2017

La pollution, cette catastrophe tout sauf naturelle

IMG_0766.jpg9 millions de morts par année, dont 500 000 en Europe et 3000 en Suisse, à cause de la pollution ! Cela représente 16% des décès dans le monde. Un fléau qui demande des mesures urgentes pour diminuer drastiquement le taux des particules fines dans l’air qui sont responsables à elles toutes seules des quatre cinquièmes des décès en Europe.

La prise de conscience des pouvoirs politiques sur cette catastrophe, tout sauf naturelle et bien moins spectaculaire que des ouragans, des inondations, des glissements de terrain ou encore des feux de forêts (liste non exhaustive), se fait lentement mais, espérons-le, sûrement. Il y a bien évidemment les cas désespérés et désespérants, dont la figure emblématique se nomme Donald Trump, qui adoptent la politique du « après moi le déluge », mais il y a aussi des politicien.ne.s responsables qui s’engagent pour lutter contre la pollution atmosphérique et le changement climatique.

C’est ainsi que le 23 octobre dernier, une douzaine de maires de grandes villes dont Paris, Los Angeles, Mexico, Londres ou encore Milan ont signé un engagement pour qu’une partie importante de ces villes soient des zones à zéro émission à l’horizon 2030.

Qu’en est-il à Genève? Et bien cette semaine les Verts ont lancé leur initiative « De l’air, moins de bruit. Préservons notre santé face à la pollution » (1) qui demande à l’Etat :

- de réduire durablement la pollution à travers des actions concrètes et efficaces afin d’atteindre le niveau des tolérances fédérales d’ici 2030: modération de la circulation motorisée, système de chauffage plus efficient, assainissement des bâtiments, réduction des émissions des chantiers, de l’industrie, de l’aéroport.

- de réagir rapidement aux pics de pollution pour protéger sans attendre la santé de la population puisque les seuils d’alerte sont régulièrement dépassés, tout particulièrement en hiver. L’initiative exige des mesures urgentes lors de ces pics telles que la gratuité des transports publics, la modération de la vitesse ou encore la limitation des véhicules les plus polluants.

A noter que le Conseiller d’Etat chargés des transports, Luc Barthassat, a déposé au lendemain du lancement de cette initiative un projet de loi visant, lors des pics de pollution, à restreindre de manière temporaire la circulation, dans des zones définies, des véhicules les plus polluants. Un pas dans la bonne direction, quand bien même la lutte contre la pollution doit se faire en tout temps et pas uniquement lors de pics, à condition bien évidemment que le Grand Conseil vote cette loi, ce qui est loin d’être une évidence.

- d’informer la population en tous points du canton des risques liés à la pollution afin que cette dernière puisse agir en conséquence en intervenant auprès de l’Etat pour lui demander de respecter le droit constitutionnel de disposer d’un environnement sain que cette initiative entend concrétiser avec ces mesures concrètes.

Gageons que cette loi obtiendra facilement le nombre de signatures requises et qu’elle sera ensuite votée par le Grand Conseil, car que l’on soit de gauche, de droite ou du centre vivre dans un environnement sain devrait être une priorité pour tout le monde !

(1) Texte de l’initiative à télécharger ici : https://www.verts-ge.ch/signer/initiatives/item/4462-de-l...

 

 

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