Bonn(y)dée

  • Du grand au petit écran : un film suisse dur et bouleversant

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    Les enfants du Platzspitz.jpgAdapté de l’autobiographie de Michelle Halbheer, « Les enfants du Platzspitz » raconte l’histoire de Mia une fille de 11 ans dont la mère est toxicomane. Après la fermeture du Platzspitz, scène emblématique de la drogue zurichoise dans les années 80-90, Mia et sa mère s’installe dans un village de l’Oberland. Contrainte de s’occuper de sa mère, qu’elle aime profondément et qui lutte avec plus ou moins de succès contre sa toxicomanie, Mia va affronter, souvent bien seule, des épreuves d’une grande violence. 

    Certaines scènes ou situations sont très dures. Leur répétition, rendue nécessaire pour comprendre pour quelles raisons Mia (Luna Mwezi, excellente) a pu supporter l’insupportable, met parfois mal à l’aise. Au même titre d’ailleurs que les services sociaux qui sont en-dessous de tout. Mais « Les enfants du Platzspitz », c’est aussi une histoire d’amour déchirante entre une enfant et sa mère (Sarah Spale, habitée par son rôle) et la formidable capacité d’une gosse de 11 ans d’être par moment non plus la mère de sa mère, mais simplement une petite fille avec ses rêves d’enfant. Un film bouleversant et d’une incroyable intensité émotionnelle dans les dix dernières minutes.

    Inédit. 4 étoiles. « Les enfants du Platzspitz ». RTS 1, lundi 17 janvier, 20h50.

    Le cas Richard Jewell.jpgLe film est inspiré d'une histoire vraie. Le 27 juillet 1996, pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta, un vigile du nom de Richard Jewell découvre un sac suspect dans un parc où ont lieu des concerts. Il donne aussitôt l'alarme et fait évacuer les lieux sauvant ainsi de nombreuses vies. Héros d'un jour, il devient pourtant trois jours plus tard le principal suspect de l'attentat aux yeux du FBI. 

    Les points forts du film sont la position de Richard Jewell et son évolution au fur et à mesure que les accusations se précisent à son encontre, le duo qu'il forme avec son avocat et sa relation avec sa mère, cette dernière étant fortement ébranlée par la folie médiatique et la chasse aux sorcières dont est victime son fils. Toutefois, et malgré toutes ces qualités, on reste un peu sur sa faim, car le film n'arrive pas suffisamment à susciter de l'empathie et de l'émotion pour son héros. Mais on saura gré à Clint Eastwood d'avoir réalisé un film tout en nuances sur cette Amérique prompte à célébrer ses héros un jour et à les vouer aux gémonies le lendemain.

    3 étoiles. « Le cas Richard Jewell ». France 2, dimanche 16 janvier, 21h10.

    Ce qui nous lie.jpgJean, le frère aîné, est parti de sa Bourgogne natal dix ans auparavant, en froid avec son père, pour faire le tour du monde qui l’a conduit à s’installer en Australie où il a fondé une famille. A l’annonce de la mort imminente du paternel, il décide de faire le voyage pour dire adieu à son père. C’est l’occasion de revoir sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie, et de tenter de recréer ce lien fort qu’ils avaient entre eux enfants, mais qui s’est beaucoup distendu après cette décennie synonyme d’abandon pour les deux cadets.

    La qualité première de « Ce qui nous lie » n’est en tout cas pas son scénario qui manque d’originalité et qui tourne rapidement en rond, à tel point que l’on se désintéresse assez rapidement de la question de la succession qui prend trop de place, d’où certaines longueurs. Malgré ce défaut qui pourrait être rédhibitoire, le film fonctionne pourtant plutôt bien grâce à plusieurs scènes émouvantes et des moments où l’on rit de bon cœur. Et puis, il y a cette superbe scène collective qui marque la fin des vendanges qui est d’une très grande maîtrise au niveau de la mise en scène. Enfin, les acteurs sont bons, une condition essentielle pour se laisser porter par ce genre de film, et les paysages de la Bourgogne, que l’on découvre sur les quatre saisons, fort agréables à l’œil. Un film au verre à moitié plein.

    3 étoiles. « Ce qui nous lie ». France 3, jeudi 20 janvier, 21h10.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : un bon Eastwood et des crevettes caricaturales et touchantes

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    Les crevettes pailletées.jpgInspiré de l'histoire d’une véritable équipe de water-polo gay, le film a pour ambition, selon ses deux metteurs en scène, de défendre les valeurs de liberté, de droit à la différence et à l’outrance et de faire triompher la légèreté sur la gravité de la vie. Pas étonnant par conséquent que « Les Crevettes pailletées » partent dans tous les sens, pour le pire et le meilleur. Le pire : les clichés sur les gays et les lesbiennes, des gags exploités jusqu’à ne plus avoir envie de rire du tout, le niveau des acteurs loin d’être homogène et, enfin, un scénario, à l’exception de la fin, cousu de fil blanc et qui fait beaucoup référence à « Priscilla, folle du désert » ou encore au « Grand Bain ». Le meilleur : des personnages poussés jusqu’à la caricature qui peuvent faire rire, avec les réserves émises plus haut sur l’accumulation exagérée des clichés, et le côté attachant et touchant de ces derniers avec leur revendication au droit à la différence. On sourit alors plus qu’on rit et on est même ému dans une scène finale inattendue. Au final, un film constamment à la limite de la sortie de route, mais qui l’évite le plus souvent grâce à ses personnages certes trop caricaturaux, mais également attachants et touchants.

    Inédit. 2.5 étoiles. « Les Crevettes pailletées ». RTS 1, mardi 11 janvier, 23h35.

    Le cas Richard Jewell.jpgLe film est inspiré d'une histoire vraie. Le 27 juillet 1996, pendant les Jeux Olympiques d'Atlanta, un vigile du nom de Richard Jewell découvre un sac suspect dans un parc où ont lieu des concerts. Il donne aussitôt l'alarme et fait évacuer les lieux sauvant ainsi de nombreuses vies. Héros d'un jour, il devient pourtant trois jours plus tard le principal suspect de l'attentat aux yeux du FBI. Les points forts du film sont la position de Richard Jewell et son évolution au fur et à mesure que les accusations se précisent à son encontre, le duo qu'il forme avec son avocat et sa relation avec sa mère, cette dernière étant fortement ébranlée par la folie médiatique et la chasse aux sorcières dont est victime son fils. Toutefois, et malgré toutes ces qualités, on reste un peu sur sa faim, car le film n'arrive pas suffisamment à susciter de l'empathie et de l'émotion pour son héros. Mais on saura gré à Clint Eastwood d'avoir réalisé un film tout en nuances sur cette Amérique prompte à célébrer ses héros un jour et à les vouer aux gémonies le lendemain.

    Inédit. 3 étoiles. « Le cas Richard Jewell ». RTS 1, samedi 15 janvier, 22h35.

    Kingsman, le cercle d'or.jpgRares sont les suites qui sont à la hauteur du premier épisode et « Kingsman : le cercle d’or » ne fait pas exception à la règle, mais s’en tire toutefois avec les honneurs. Il faut dire qu’il était impossible de recréer l’effet de surprise de l’original qui a beaucoup contribué à son succès. On retrouve donc l’élite des espions britanniques en costume trois pièces à l’humour délirant, aux péripéties plus folles les unes que les autres et aux gadgets incroyables qui vont devoir faire face à une ennemie déjantée qui veut contrôler le monde en exerçant un horrible chantage. Pour tenter d’y arriver, ils vont s’allier par obligation avec une organisation d’espions américains. Dans cette suite, les éléments qui avaient fait son succès sont toujours bien présents : gadgets, humour très second degré, dérision, clins d’œil à James Bond, scènes d’actions aussi époustouflantes qu’invraisemblables, méchante caricaturale et une distribution de haut vol. « Kingsman : le cercle d’or » souffre certes de quelques longueurs en raison d’un scénario qui tourne un peu trop en boucle dans la seconde partie, mais cela ne l’empêche pas toutefois d’atteindre l’objectif poursuivi : divertir agréablement.

    3 étoiles, « Kingsman : le cercle d’or ». TF1, dimanche 9 janvier, 21h05.

    Gone Girl.jpgNick Dunne a-t-il tué sa femme qui a mystérieusement disparu ? Les preuves s’accumulent contre lui, mais finalement peut-être pas tant que ça…Et si finalement, Nick était plutôt la victime que le bourreau ? Tenu en haleine jusqu’au milieu du film par cette question, le spectateur manipulé de main de maître par le réalisateur David Fincher découvre alors la réponse qui l’emmène dans une deuxième partie encore plus excitante que la première !

    3 étoiles. « Gone Girl ». France 2, dimanche 9 janvier, 21h10.

     

     

     

    Photo de famille.jpgComédie tragi-comique, « Photo de famille » raconte entre deux enterrements comment une famille éclatée va essayer de recoller les morceaux malgré les fissures, voire les fossés, qui existent entre ses membres. « A partir d’un élément déclencheur – la grand-mère qui veut aller mourir dans son village – chaque personnage va enclencher chez lui et chez les autres un processus qui va leur permettre à tous de se réparer » déclare Cecilia Rouaud, réalisatrice et scénariste du film. Et l’on peut deviner sans trop de peine que cela ne se fera pas sans des rires et des larmes et des hauts et des bas qui se ressentent dans le film qui manque par moment cruellement de rythme. C’est en grande partie dû à un nombre invraisemblable de saynètes qui casse trop souvent un élan qu’on aimerait poursuivre, car il y a des magnifiques scènes, drôles, tendres ou encore émouvantes, dans « Photo de famille ». Un sentiment d’inabouti donc, voire de frustration, car à force de ne pas choisir entre comédie et drame, le film perd le spectateur en route. Dommage.

    2 étoiles. « Photo de famille ». France 3, jeudi 13 janvier, 21h10.

    Spider-Man Far from home.jpgIl ne se passe pratiquement rien pendant la première demi-heure durant laquelle on assiste à la préparation du voyage d'études que Peter Parker et ses camarades vont faire en Europe. Rappelons que depuis l'épisode précédent Spider-Man est un adolescent qui a été choisi par Iron Man pour lui succéder, et ça tombe bien puisque ce dernier est mort dans « Avengers : Endgame ». Peter se réjouit de laisser son costume de super-héros derrière lui et de profiter de ce séjour pour tenter de séduire sa camarade de classe MJ. Mais bien sûr, il n'en sera rien puisqu'il va devoir lutter contre des créatures qui veulent détruire la Terre. Si l'on excepte un rebondissement plutôt inattendu au milieu du film, le reste est terriblement prévisible, à tel point que même certains effets spéciaux, pourtant plutôt réussis, n'arrivent pas à relever le niveau. Il y a bien ici et là quelques blagues plutôt marrantes, mais ce sont surtout les dialogues d'une platitude sidérale qui déclenchent des sourires. C'est tout dire. Quant aux relations entre les personnages, elles sont à l'image du reste, inintéressantes.

    1 étoile. « Spider-Man: Far from Home ». RTS 2, vendredi 14 janvier, 21h15.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : la fête continue!

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    Yesterday.jpgJack Malik est un chanteur qui est sur le point d'abandonner sa carrière qui n'a jamais démarré. Et puis, un jour, il a un accident de vélo consécutif à une gigantesque panne mondiale d'électricité qui dure 12 secondes. Au cours de sa convalescence, Jack se rend petit à petit compte que les Beatles ont été effacés de l'Histoire de l'humanité et qu'il est a priori le seul à se souvenir des chansons du fameux groupe. L'idée de base de « Yesterday » est pour le moins séduisante et la première partie du film est réussie avec un excellent rythme, des rebondissements, des scènes drôles et un vrai intérêt à suivre les aventures de Jack Malik et la manière dont il va utiliser ce véritable trésor qui lui tombe du ciel. On n'en dira malheureusement pas autant de la seconde partie qui glisse inexorablement vers la comédie romantique dégoulinante de bons sentiments et tellement prévisible. Heureusement que la directrice artistique, bien que trop caricaturale, met un peu de piment dans cette guimauve, qu'il y a les fantastiques chansons des Beatles et une rencontre inattendue pour éviter de tomber dans un ennui profond. Et puis, le scénario manque de cohérence sur sa fin. Mais au final, c'est tout de même une impression positive qui domine.

    Inédit. 3 étoiles. « Yesterday ». RTS 1, lundi 3 janvier, 20h05.

    Charlie's Angels.jpgTroisième adaptation sur grand écran de la série télévisée des années 70 « Drôles de dames », cet opus est résolument féminin, puisque même le fameux Bosley de la série est une femme. Il faut dire que l’eau a coulé sous les ponts et qu’à présent l’agence Townsend a étendu ses activités dans le monde entier avec de nombreuses équipes de Charlie’s Angels qui affrontent les missions les plus périlleuses dirigées chacune par un ou une Bosley. Tel est bien évidemment le cas dans cette nouvelle aventure au cours de laquelle nos héroïnes vont devoir affronter des méchants, que des hommes bien entendu, en multipliant les prouesses. Rien donc de bien neuf sous le soleil sur le fond, tant l’impression d’avoir déjà vu des dizaines de fois ce genre d’histoire prédomine. C’est par contre un peu plus intéressant sur la forme. Le film se laisse en effet voir grâce à ses actrices convaincantes, ses scènes d’action dans des lieux divers et variés qui s’enchainent à un bon rythme avec une bande originale efficace. On peut également y ajouter quelques scènes et gags plutôt drôles, même si on aurait souhaité un humour plus corrosif.   

    Inédit. 2 étoiles. « Charlie’s Angels ». RTS 2, vendredi 7 janvier, 20h50.

    Once Upon a time in Hollywood.jpgL’histoire de Rick Dalton, star de la télévision des années 50 sur le déclin, et de sa fidèle doublure, est très bien reconstituée. Les décors, la lumière et la photographie sont superbes. On se croirait vraiment dans le Hollywood de la fin des années 60. Du côté de la distribution, rien à redire non plus : Leonardo DiCaprio et Brad Pitt sont très bons, même si le premier est desservi par des scènes de « film dans le film » qui n’en finissent pas, surtout dans la première partie. Les moments les plus réussis du film qui donnent une bonne place à l’humour et à une certaine dérision, et heureusement il y en a plusieurs, mettent le plus souvent en scène Brad Pitt. C’est tout particulièrement le cas lorsqu’il est en contact avec les hippies, avec son chien ou encore lors des vingt dernières minutes qui s’apparentent à un film d’horreur. A ce propos, que dire de cette fin très réussie sur un plan cinématographique, mais qui ne respecte pas du tout la réalité de l’épisode tragique auquel elle fait référence et qui a marqué durablement les esprits ? Au final, si le film de Quentin Tarantino est formellement impeccable, il est très inégal dans le fond avec des scènes jubilatoires et d’autres où on s’ennuie ferme au cours d’un long métrage qui porte bien son nom (2h40).

    2 étoiles. « Once Upon A Time…in Hollywood », RTS 1, dimanche 2 janvier, 23h00.

    Happy Birth Dead.jpgTree revit sans cesse sa journée d’anniversaire qui se termine quoiqu’elle fasse par sa mort, d’où le titre du film. Et pas n’importe quel mort, puisqu’elle est assassinée de manière toujours brutale par un mystérieux meurtrier masqué avant de se réveiller le lendemain matin et de revivre son cauchemar jusqu’à ce qu’elle découvre finalement qui veut sa mort. Le point fort du film est incontestablement le fait de ne pas ennuyer le spectateur malgré son côté répétitif et de l’impliquer dans l’histoire à la recherche d’indices pour tenter de découvrir l’assassin. Il y a même un côté jouissif à anticiper le meurtre de l’héroïne et la retrouver dans le plan suivant se réveiller une nouvelle fois pour affronter une « même » journée avec une autre stratégie pour démasquer, au sens propre et figuré, son meurtrier. Si le scénario est donc très efficace dans les scènes d’action, on n’en dira pas autant dans celles qui développent les relations entre les personnages d’une platitude certaine, frôlant même parfois la mièvrerie. 

    3 étoiles. « Happy Birthdead ». RTL 9, lundi 3 janvier, 22h35 précédé de la suite (pas vue) à 20h55.

    Baby Driver.jpgBaby a une dette envers un grand patron du crime qu’il doit rembourser en mettant ses qualités de conducteur hors du commun au service de braqueurs de banque. Pour être le meilleur dans son domaine, il roule au rythme endiablé de sa propre playlist, un comportement qui cache un drame vécu dans son enfance. Le jour où il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre un terme à ses activités criminelles. Mais pas facile de se faire oublier du milieu quand on possède des qualités comme les siennes. Film d’action avec des courses poursuite, spécialement la première qui vaut le déplacement à elle toute seule, très spectaculaires, « Baby Driver » tient la route, notamment grâce à une bande-son omniprésente qui joue un rôle à part entière. Alors, certes, le scénario n’est pas d’une folle originalité et l’histoire d’amour est franchement nunuche à tel point qu’on se demande s’il ne faut pas la prendre au second degré, à l’image des gangsters qui sont des caricatures d’eux-mêmes. Divertissant. 

    3 étoiles. « Baby Driver ». RTS 1, jeudi 6 janvier, 23h15.

    Kingsman, le cercle d'or.jpgRares sont les suites qui sont à la hauteur du premier épisode (à voir sur M6 le lundi 3 janvier à 21h05). « Kingsman : le cercle d’or » ne fait pas exception à la règle, mais s’en tire toutefois avec les honneurs. Il faut dire qu’il était impossible de recréer l’effet de surprise de l’original qui a beaucoup contribué à son succès. On retrouve donc l’élite des espions britanniques en costume trois pièces à l’humour délirant, aux péripéties plus folles les unes que les autres et aux gadgets incroyables qui vont devoir faire face à une ennemie déjantée qui veut contrôler le monde en exerçant un horrible chantage. Pour tenter d’y arriver, ils vont s’allier par obligation avec une organisation d’espions américains. Dans cette suite, les éléments qui avaient fait son succès sont toujours bien présents : gadgets, humour très second degré, dérision, clins d’œil à James Bond, scènes d’actions aussi époustouflantes qu’invraisemblables, méchante caricaturale et une distribution de haut vol. « Kingsman : le cercle d’or » souffre certes de quelques longueurs en raison d’un scénario qui tourne un peu trop en boucle dans la seconde partie, mais cela ne l’empêche pas toutefois d’atteindre l’objectif poursuivi : divertir agréablement.

    3 étoiles, « Kingsman : le cercle d’or ». RTS 1, samedi 8 janvier, 20h50.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • « La méthode Williams », pas qu’une histoire de tennis (et 10 films à l’affiche)

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    IMG_5394.jpgPas besoin d’être fan de tennis pour apprécier « La méthode Williams », car comme l’indique Will Smith qui tient le rôle du père des sœurs Williams « ce n’est pas vraiment un film sur le tennis, c’est un film sur la famille, sur la confiance en l’autre, sur l’amour qui triomphe de nombreux obstacles. » A commencer par ceux de la pauvreté et de la couleur de peau dans un monde très blanc et favorisé que Richard Williams va surmonter avec ses deux filles qu’il avait destinées à être des championnes de tennis avant même leur naissance ! Et quelles championnes puisque Serena et Venus Williams ont remporté à elles deux 30 titres du Grand Chelem. 

    « La méthode Williams » raconte le parcours hors normes de cet homme des premiers entraînements de ses filles jusqu’au moment où Venus fait ses débuts sur le circuit professionnel à 14 ans. Si le film est classique dans sa forme et comporte quelques scènes un peu trop répétitives, il est touchant, parfois drôle, mais aussi agaçant, tant la personnalité de Richard Williams est complexe, et spectaculaire à l’image de la dernière demi-heure qui met en scène le deuxième match d’anthologie chez les professionnelles de Venus contre la numéro un mondiale de l’époque. En résumé, un film d’une grande humanité avec de jeunes actrices très convaincantes. (4 étoiles). 

    Toujours à l’affiche

    Illusions perdues.jpg5 étoiles. « Illusions perdues ». Balzac aurait sans doute fort apprécié l’adaptation très réussie de son roman d’une étonnante actualité alors qu’il a été écrit entre 1837 et 1843. Distribution de haut vol, reconstitution somptueuse, mise en scène brillante, excellente bande son et rythme soutenu pratiquement du début à la fin font d’Illusions perdues un des meilleurs films français de 2021. (Uniquement le mardi 4 janvier à 20h30 aux cinémas du Grütli).

     

     

     

     

     

    House of Gucci.jpg4 étoiles. « House of Gucci ». La chute de la maison Gucci, sous l’angle familiale ou de celui du couple formé par Maurizio Gucci et Patrizia Reggiani, tient en haleine avec au menu passion, ambition, trahison et vengeance. Certes, il y a bien ici ou là quelques imprécisions au niveau du scénario et les acteurs qui parlent anglais, dans la version originale, avec l’accent italien, c’est un peu agaçant. Mais l’ensemble est enlevé grâce à une mise en scène et une reconstitution de l’époque qui ne laissent rien au hasard. C’est un vrai plaisir pour les yeux tant les décors, les coiffures, les bijoux et les costumes sont magnifiques, mais aussi pour les oreilles grâce à une excellente bande-son. Et last but not least, la distribution est à la hauteur avec une Lady Gaga qui crève l’écran.

     

     

    Madres Paralelas.jpg4 étoiles. « Madres paralelas ». Janis, 40 ans, et Ana, pas encore majeure, sont sur le point d’accoucher. Elles se retrouvent dans la même chambre. Le père de leur enfant est aux abonnés absents, mais pas pour les mêmes raisons. Si la première se réjouit d’avoir son premier enfant, il n’en est pas de même pour la seconde visiblement traumatisée. Janis essaye de l’épauler tant bien que mal durant ces heures qui précèdent l’accouchement, ce qui va créer un lien fort entre elles. Il va perdurer bien au-delà de la naissance des deux enfants, mais d’une manière totalement inattendue. S’appuyant sur une histoire qui tient le spectateur en haleine du début à la fin, et ce malgré quelques facilités scénaristiques, un côté mondain un brin agaçant et un montage parfois trop abrupt, « Madres paralelas » traite avec brio les thèmes de la maternité et de la descendance et dégage une grande force émotionnelle qui se dégage du film.

     

    Les choses humaines.jpg 4 étoiles. « Les choses humaines » raconte l’histoire d’Alexandre et de Mila, le premier étant accusé par la seconde de l’avoir violée. Le film est construit en trois parties (« lui », « elle » et le procès) afin que, selon le réalisateur Yvan Attal, le spectateur prenne le temps de s’attacher aux deux personnages et puisse par la suite se mettre à la place du jury. Et le moins que l’on puisse écrire est que l’objectif est atteint. En tant que spectateur, on est acteur du film tant des sentiments contradictoires se bousculent au fur et à mesure que l’intrigue avance. L’intérêt du film n’est pas de savoir s’il y a eu viol ou non, mais de comprendre comment et pourquoi il a pu se produire. Jeux de pouvoir, pari stupide, arrogance, sexisme ordinaire, consentement présumé sont quelques-unes des clés. Porté par une brillante distribution et quelques scènes d’une folle intensité pendant le procès, « Les choses humaines » ne laisse pas indifférent.

     

    IMG_5409.jpg4 étoiles. « Don’t look up ». Après avoir découvert qu'une comète tueuse fonce sur la Terre, deux astronomes paniqués se lancent dans une tournée médiatique et politique pour prévenir l'humanité que sa fin est proche. Mais ils ont beaucoup de peine à se faire entendre. Le film, à l’humour grinçant, est un miroir qui renvoie une image à peine déformée d’un monde qui va à sa perte en se voilant la face non seulement sur les changements climatiques, mais aussi sur les inégalités sociales. Une satire réussie portée par une distribution de luxe (Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett…) qui est à voir au cinéma (uniquement le lundi 3 janvier à 11h05 au cinéma Empire) ou sur Netflix.

     

     

    Mourir peut attendre.jpg4 étoiles. « Mourir peut attendre ». Après une entrée en matière sous forme de flashback suivie d’une chasse à l’homme comme il se doit spectaculaire, la demi-heure qui suit sert à mettre en place l’intrigue qui brouille les pistes et, à vrai dire, un peu le spectateur. Mais tout revient dans l’ordre quand on a compris que 007, qui est parti à la retraite, accepte de reprendre du service pour sauver un scientifique qui vient d’être kidnappé. Mais bien évidemment, la mission s’avère bien plus complexe et dangereuse que prévue. James Bond se retrouve à poursuivre le méchant de l’histoire qui détient une arme technologique capable de tuer en se basant sur l’ADN. Si les standards d’un James Bond sont respectés, ce vingt-cinquième épisode est plus intimiste, plus noir aussi, dans la lignée de « Skyfall ». L’action est au service du film, bien dosée et plutôt réaliste. On n’oubliera pas de mentionner des pointes d’humour « so british » qui font mouche et bien sûr la musique toujours très attendue dans un James Bond. Quant à la fin, après 2h45 que l’on ne voit pas passer, elle offre une sortie réussie à Daniel Craig qui incarne pour la dernière fois 007. 

    Aline.jpg3 étoiles. « Aline ». La mise en place de l’intrigue est laborieuse, lourdingue et pas drôle. Les effets spéciaux qui consistent à mettre le visage de Valérie Lemercier sur un corps d’enfant sont ridicules. Bref, on souffre et on s’ennuie ferme. Et puis, de manière presque miraculeuse, la sauce prend petit à petit au moment où Aline devient une adulte et qu’elle peut enfin vivre au grand jour sa relation avec Guy-Claude, son impresario depuis ses débuts et bien plus âgé qu’elle. Le film entre alors dans une autre dimension et réussit à émouvoir et faire rire en mêlant habilement la vie privée et public de la chanteuse. Le jeu de Valérie Lemercier prend de la consistance. D’ailleurs, tous les personnages du film gagnent en épaisseur sur le plan émotionnel au fur et à mesure que l’histoire devient plus dramatique. Le conte de fées laisse alors la place à un destin plus ordinaire comme la scène finale, magnifique, le met en évidence.

     

    De son vivant.jpg3 étoiles. « De son vivant ». Benjamin est un professeur de théâtre apprécié. Quand il apprend qu’il a un cancer du pancréas incurable, sa vie s’effondre. Et celle de sa mère avec. Alors que cette dernière refuse obstinément d’admettre la réalité, Benjamin va de son côté se préparer petit à petit à l’inéluctable avec l’aide d’un corps médical bienveillant et plein d’empathie. « De son vivant » est un pur mélodrame et s’il est difficile de retenir quelques larmes dans la dernière partie, le film n’est pas plombant pour autant grâce au rôle éminemment positif et humain du Docteur Eddé, joué par Gabriel Sala qui est cancérologue de son état. Mais pas seulement : les scènes où Benjamin enseigne le théâtre à ses élèves, et qui sont autant de miroirs de ce qu’il ressent, sont très réussies. Si « De son vivant » n’atteint pas toujours les sommets d’émotions attendus, notamment en raison d’intrigues périphériques qui diluent inutilement le cœur du sujet, il n’en demeure pas moins que l’ensemble tient la route, ce qui est à relever pour un mélodrame qui aurait facilement pu tomber dans le piège du pathos.

    Spider-Man, No Way Home.jpg2 étoiles. « Spider-Man: No Way Home ». A la fin de l’opus précédent, et pour la première fois de son histoire, Peter Parker, alias Spider-Man, était démasqué. Impossible dès lors pour lui de vivre incognito sa vie de super-héros. Pour tenter de remédier à cette situation délicate, il demande de l’aide à Doctor Strange afin qu’il efface de la mémoire de la planète entière que Peter Parker est Spider-Man. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et Spider-Man va alors devoir affronter son passé avec quelques surprises à la clé. On n’en dira pas plus, car ce serait dévoilé ce qui fait l’intérêt, le seul à vrai dire, de ce nouveau volet de l’homme-araignée qui met, plutôt habilement, les fans dans sa poche en rendant hommage à l’héritage de Spider-Man. Mais pour le reste, rien de bien nouveau : les scènes d’action sont attendues, tout comme les effets spéciaux, la mort d’un des personnages, comme certaines autres scènes d’ailleurs, traine en longueur et les deux ami.e.s de Peter Parker font de la figuration. En résumé, c’est sans doute le moins mauvais Spider-Man de la franchise avec Tom Holland, mais pas de quoi toutefois se précipiter au cinéma à moins d’être un véritable fan. 

    Titane.jpg0 étoile. « Titane ». Je m’attendais au pire. Je n’ai pas été déçu ! Pourquoi dès lors être allé voir le film ? Par curiosité. Et comme chacun le sait, c’est un vilain défaut. En guise de punition, j’ai supporté une histoire sans queue ni tête, mais peut-être que c’est moi qui n’ai rien compris, qui ressemble à un enchaînement de clips, certes bien mis en scène et bien joués par les deux personnages principaux. J’ai hésité à partir après les trente premières minutes d’une rare violence. Je suis quand même resté en me disant que ce film avait reçu la Palme d’or au Festival de Cannes et que le plus dur était passé. La seconde partie est effectivement beaucoup moins violente, mais toujours aussi dénuée de sens (l’héroïne est enceinte d’une voiture…) et « tape à l’œil » avec des scènes qui frisent le ridicule ou qui donnent envie de vomir au sens propre et figuré. Comment le jury du Festival de Cannes a-t-il pu décerner sa Palme d’or à un film pareil ? Quoiqu’il en soit, un film qu’il est préférable d’éviter, sauf à vouloir se laisser tenter par la curiosité… (Uniquement le dimanche 2 janvier aux cinémas du Grütli)

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire, 0 étoile : à éviter

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  • « Spider-Man : No Way Home » : pour les fans (et 7 films à l’affiche)

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    Spider-Man, No Way Home.jpgIl ne faut jamais dire « jamais plus ».  Après le dernier Spider-Man en date (2017) d’une rare indigence, « Spider-Man : Homecoming », il n’était pas question que j’aille voir la suite. Et pourtant, à la lecture de critiques étonnamment bonnes, je me suis dit qu’il serait finalement dommage de manquer apparemment le meilleur des trois Spider-Man avec Tom Holland.

    A la fin de l’opus précédent, et pour la première fois de son histoire, Peter Parker, alias Spider-Man, était démasqué. Impossible dès lors pour lui de vivre incognito sa vie de super-héros. Pour tenter de remédier à cette situation délicate, il demande de l’aide à Doctor Strange afin qu’il efface de la mémoire de la planète entière que Peter Parker est Spider-Man. Mais les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et Spider-Man va alors devoir affronter son passé avec quelques surprises à la clé. 

    On n’en dira pas plus, car ce serait dévoilé ce qui fait l’intérêt, le seul à vrai dire, de ce nouveau volet de l’homme-araignée qui met, plutôt habilement, les fans dans sa poche en rendant hommage à l’héritage de Spider-Man. Mais pour le reste, rien de bien nouveau : les scènes d’action sont attendues, tout comme les effets spéciaux, la mort d’un des personnages, comme certaines autres scènes d’ailleurs, traine en longueur et les deux ami.e.s de Peter Parker font de la figuration. 

    En résumé, c’est sans doute le moins mauvais Spider-Man de la franchise avec Tom Holland, mais pas de quoi toutefois se précipiter au cinéma à moins d’être un véritable fan. Last but not least, il semblerait que ce troisième épisode soit également le dernier, comme la fin du film le laisse à penser. Mais devant l’énorme succès qu’il rencontre de par le monde, il est permis d’en douter. Et j’éviterai d’écrire que je n’irai pas, le cas échéant, le voir… (2 étoiles)

    Toujours à l’affiche

    Illusions perdues.jpg5 étoiles. « Illusions perdues ». Balzac aurait sans doute fort apprécié l’adaptation très réussie de son roman d’une étonnante actualité alors qu’il a été écrit entre 1837 et 1843. Distribution de haut vol, reconstitution somptueuse, mise en scène brillante, excellente bande son et rythme soutenu pratiquement du début à la fin font d’Illusions perdues un des meilleurs films français de 2021. (Uniquement le mardi 4 janvier à 20h30 aux cinémas du Grütli)

     

     

    House of Gucci.jpg4 étoiles. « House of Gucci ». La chute de la maison Gucci, sous l’angle familiale ou de celui du couple formé par Maurizio Gucci et Patrizia Reggiani, tient en haleine avec au menu passion, ambition, trahison et vengeance. Certes, il y a bien ici ou là quelques imprécisions au niveau du scénario et les acteurs qui parlent anglais, dans la version originale, avec l’accent italien, c’est un peu agaçant. Mais l’ensemble est enlevé grâce à une mise en scène et une reconstitution de l’époque qui ne laissent rien au hasard. C’est un vrai plaisir pour les yeux tant les décors, les coiffures, les bijoux et les costumes sont magnifiques, mais aussi pour les oreilles grâce à une excellente bande-son. Et last but not least, la distribution est à la hauteur avec une Lady Gaga qui crève l’écran.

     

    Madres Paralelas.jpg4 étoiles. « Madres paralelas ». Janis, 40 ans, et Ana, pas encore majeure, sont sur le point d’accoucher. Elles se retrouvent dans la même chambre. Le père de leur enfant est aux abonnés absents, mais pas pour les mêmes raisons. Si la première se réjouit d’avoir son premier enfant, il n’en est pas de même pour la seconde visiblement traumatisée. Janis essaye de l’épauler tant bien que mal durant ces heures qui précèdent l’accouchement, ce qui va créer un lien fort entre elles. Il va perdurer bien au-delà de la naissance des deux enfants, mais d’une manière totalement inattendue. S’appuyant sur une histoire qui tient le spectateur en haleine du début à la fin, et ce malgré quelques facilités scénaristiques, un côté mondain un brin agaçant et un montage parfois trop abrupt, « Madres paralelas » traite avec brio les thèmes de la maternité et de la descendance et dégage une grande force émotionnelle qui se dégage du film. 

    Les choses humaines.jpg4 étoiles. « Les choses humaines » raconte l’histoire d’Alexandre et de Mila, le premier étant accusé par la seconde de l’avoir violée. Le film est construit en trois parties (« lui », « elle » et le procès) afin que, selon le réalisateur Yvan Attal, le spectateur prenne le temps de s’attacher aux deux personnages et puisse par la suite se mettre à la place du jury. Et le moins que l’on puisse écrire est que l’objectif est atteint. En tant que spectateur, on est acteur du film tant des sentiments contradictoires se bousculent au fur et à mesure que l’intrigue avance. L’intérêt du film n’est pas de savoir s’il y a eu viol ou non, mais de comprendre comment et pourquoi il a pu se produire. Jeux de pouvoir, pari stupide, arrogance, sexisme ordinaire, consentement présumé sont quelques-unes des clés. Porté par une brillante distribution et quelques scènes d’une folle intensité pendant le procès, « Les choses humaines » ne laisse pas indifférent.

    Aline.jpg3 étoiles. « Aline ». La mise en place de l’intrigue est laborieuse, lourdingue et pas drôle. Les effets spéciaux qui consistent à mettre le visage de Valérie Lemercier sur un corps d’enfant sont ridicules. Bref, on souffre et on s’ennuie ferme. Et puis, de manière presque miraculeuse, la sauce prend petit à petit au moment où Aline devient une adulte et qu’elle peut enfin vivre au grand jour sa relation avec Guy-Claude, son impresario depuis ses débuts et bien plus âgé qu’elle. Le film entre alors dans une autre dimension et réussit à émouvoir et faire rire en mêlant habilement la vie privée et public de la chanteuse. Le jeu de Valérie Lemercier prend de la consistance. D’ailleurs, tous les personnages du film gagnent en épaisseur sur le plan émotionnel au fur et à mesure que l’histoire devient plus dramatique. Le conte de fées laisse alors la place à un destin plus ordinaire comme la scène finale, magnifique, le met en évidence.

    De son vivant.jpg3 étoiles. « De son vivant ». Benjamin est un professeur de théâtre apprécié. Quand il apprend qu’il a un cancer du pancréas incurable, sa vie s’effondre. Et celle de sa mère avec. Alors que cette dernière refuse obstinément d’admettre la réalité, Benjamin va de son côté se préparer petit à petit à l’inéluctable avec l’aide d’un corps médical bienveillant et plein d’empathie. « De son vivant » est un pur mélodrame et s’il est difficile de retenir quelques larmes dans la dernière partie, le film n’est pas plombant pour autant grâce au rôle éminemment positif et humain du Docteur Eddé, joué par Gabriel Sala qui est cancérologue de son état. Mais pas seulement : les scènes où Benjamin enseigne le théâtre à ses élèves, et qui sont autant de miroirs de ce qu’il ressent, sont très réussies. Si « De son vivant » n’atteint pas toujours les sommets d’émotions attendus, notamment en raison d’intrigues périphériques qui diluent inutilement le cœur du sujet, il n’en demeure pas moins que l’ensemble tient la route, ce qui est à relever pour un mélodrame qui aurait facilement pu tomber dans le piège du pathos.

    Titane.jpg0 étoile. « Titane ». Je m’attendais au pire. Je n’ai pas été déçu ! Pourquoi dès lors être allé voir le film ? Par curiosité. Et comme chacun le sait, c’est un vilain défaut. En guise de punition, j’ai supporté une histoire sans queue ni tête, mais peut-être que c’est moi qui n’ai rien compris, qui ressemble à un enchaînement de clips, certes bien mis en scène et bien joués par les deux personnages principaux. J’ai hésité à partir après les trente premières minutes d’une rare violence. Je suis quand même resté en me disant que ce film avait reçu la Palme d’or au Festival de Cannes et que le plus dur était passé. La seconde partie est effectivement beaucoup moins violente, mais toujours aussi dénuée de sens (l’héroïne est enceinte d’une voiture…) et « tape à l’œil » avec des scènes qui frisent le ridicule ou qui donnent envie de vomir au sens propre et figuré. Comment le jury du Festival de Cannes a-t-il pu décerner sa Palme d’or à un film pareil ? Quoiqu’il en soit, un film qu’il est préférable d’éviter, sauf à vouloir se laisser tenter par la curiosité… (Uniquement le dimanche 2 janvier à 21h15 aux cinémas du Grütli)

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire, 0 étoile : à éviter

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