Air du temps

  • Mariage civil pour toutes et tous : on y est presque !

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    IMG_5233.jpgAprès le vote très net du Conseil national en juin dernier pour ouvrir le mariage aux couples de même sexe au moyen d’une modification de la loi en y incluant le don de sperme pour les couples lesbiens, c’était au tour de la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats de se pencher sur la question.

    Mais avant de se prononcer sur le fond, une majorité de la commission avait souhaité savoir si cette modification pouvait se faire sans changer la Constitution. Question ô combien importante, car en cas de référendum, ce qui est plus que probable, il faudrait en cas de changement de la Constitution la majorité du peuple et des cantons.

    Par une toute petite voix d’écart (7 contre 6), la Commission des affaires juridiques du Conseil des États a considéré que l’introduction du mariage civil pour toutes et tous dans la législation ne nécessitait pas de modification de la Constitution. La majorité de la commission a souligné que l’ouverture du droit au mariage aux couples de même sexe dans la loi n’entravait en rien l’accès au mariage prévu dans la Constitution ainsi que la portée et les effets du mariage pour les couples hétérosexuels. C’est ce que rappelle depuis des années les associations homosexuelles, à savoir que le mariage civil pour toutes et tous n’enlèvera aucun droit à qui que ce soit !

    Concernant le don de sperme, la commission est également entrée en matière, par 8 voix contre 1 et 3 abstentions, en se prononçant toutefois pour une réglementation plus précise et différenciée de l’accès au don de sperme pour les couples lesbiens et de ses conséquences sur le lien de filiation, par rapport à la version du Conseil national. Le comité national « Mariage civil pour toutes et tous » a précisé dans un communiqué de presse qu’il analyserait les modifications proposées par la commission dans les jours à venir.

    Cette nouvelle victoire d’étape sur ce très long chemin parlementaire du mariage civil pour toutes et tous, entamé il y a plus de sept ans (!), devrait conduire le Conseil des Etats à suivre la majorité de sa commission et donc à adopter, enfin, cette loi synonyme d’un nouveau pas en direction de l’égalité des droits pour toutes et tous. Egalité devant le mariage qui est soutenue par une large majorité de la population puisqu’un sondage paru cette semaine nous apprend que 82% des personnes interrogées sont en faveur de l'ouverture du mariage, 72% veulent permettre l'adoption et 70% sont en faveur du don de sperme pour les couples de femmes.

    Suite et fin, on ose à peine y croire, lors de la session d’hiver des Chambres fédérales.

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  • Réponse à ma question: Sept c’est assez, dix c’est trop?

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    Réponse du 28 octobre du Conseil d’Etat à ma question écrite urgente sur la durée de la quarantaine.

    Mesdames et Messieurs les députés,

    En date du 2 octobre 2020, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d’Etat une question écrite urgente qui a la teneur suivante :

     En cas de « contact à haut risque » avec une personne infectée par la COVID-19, les personnes concernées sont en principe mises en quarantaine pour dix jours. En principe, car il y a des exceptions.

    C’est ainsi que les HUG s’appuient dorénavant sur une dérogation fédérale, qui permet d’alléger la quarantaine pour les personnes asymptomatiques revenant d’un pays classé en zone rouge ou ayant côtoyé un.e malade si leur activité est considérée comme essentielle au bon fonctionnement de l’Etat, pour éviter à leurs collaboratrices et collaborateurs la case « quarantaine ».

    Outre le fait qu’il est difficile d’estimer qui est essentiel ou non au bon fonctionnement de l’Etat, cette dérogation crée une confusion supplémentaire dans les esprits concernant les mesures prises pour lutter contre le virus et donne la désagréable impression que ces dernières sont à géométrie variable.

    En effet, ladite dérogation crée une inégalité de traitement entre les habitantes et les habitants du canton qui ne comprennent plus rien. Entre une quarantaine de dix jours et une autre à zéro, on pourrait pourtant imaginer un moyen terme qui serait à même d’apporter une certaine sérénité sur cette question : passer à une quarantaine de sept jours au lieu de dix.

    Le Conseiller d’Etat en charge de la santé, Mauro Poggia, se montre d’ailleurs en faveur de cette solution. Il a déclaré dans la Tribune de Genève du 29 septembre à propos d’une quarantaine ramenée à sept jours que « des éléments médicaux résultant de l’observation de ces derniers mois nous permettent de considérer que le risque de voir une positivité apparaître après sept jours pour les personnes en quarantaine après un contact étroit est réduit à 0.5%. C’est un risque que l’on doit pouvoir prendre socialement. » A noter que la France et la Belgique ont décidé récemment de ramener la quarantaine à sept jours en se basant sur l’expertise des scientifiques et que la task force fédérale COVID-19 en discute actuellement.

    Compte tenu des explications qui précèdent, ma question au Conseil d’Etat, que je remercie par avance pour sa réponse, est toute simple :

    Le Conseil d’Etat envisage-t-il pour les quarantaines imposées aux contacts étroits, les quarantaines de retour d'un pays à risque étant de la compétence fédérale, de ramener prochainement le délai de dix à sept jours ?

    RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT

    Les éléments épidémiologiques chiffrés disponibles pour le canton de Genève montrent qu'une quarantaine plus courte, soit de 7 jours plutôt que de 10 jours, n'entraînerait qu'une faible augmentation du risque de contamination, même si en période de très forte circulation virale c'est un risque qu'il faut considérer avec grande attention. En effet, le nombre d'hospitalisations augmente rapidement depuis début octobre.

    Une quarantaine trop longue, cependant, a aussi pour défaut de dissuader les voyageurs de retour de pays à risque de s'annoncer et les personnes ayant été en contact avec une personne infectée de se conformer à la mesure. En conséquence, le fait de réduire la durée de la quarantaine permettrait de maintenir l'effet protecteur de la mesure, tout en augmentant son acceptabilité pour les personnes concernées.

    Les directives fédérales continuant à préconiser des quarantaines de 10 jours pour les voyageurs de retour de pays à risque, les cantons latins ont interpellé la Confédération pour que la durée des quarantaines, celle pour les voyageurs comme celle pour les contacts étroits soit révisée de manière synchrone.

    Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les Députés, à prendre acte de la présente réponse.

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  • COVID-19 : une prise de conscience bien tardive

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    Quand je suis tombé malade, il y a dix jours, je me suis d’abord dit que c’était un simple refroidissement, comme j’en ai eu tellement de fois. Pour me conforter dans mon opinion, je me suis dit que j’avais fait attention aux gestes barrière, que je ne m’étais jamais autant lavé et désinfecté les mains de ma vie et que j’avais porté le masque là où il le fallait. Et je ne parle même pas de mes déplacements qui se font à vélo ou à pied. Malgré toutes ces précautions, ce foutu virus m’a rattrapé, comme tant d’autres. Heureusement, mes symptômes n’ont pas été plus graves que ceux d’une grosse crève. Mais il aurait pu en être autrement.

    Quand on a attrapé le (la) COVID-19, la perception qu’on en a devient très différente. Il y a un sentiment de culpabilité qui vous assaille : qu’ai-je fait pour l’attraper ? à qui ai-je bien pu le donner ? quelqu’un pourrait-il être gravement malade à cause de moi ? Pensées totalement irrationnelles, puisque vous ne vous êtes pas donné le virus à vous-même. Il n’empêche. C’est un sentiment très désagréable.

    Quand on a attrapé le (la) COVID-19, on a de la peine à comprendre les raisons pour lesquelles nos autorités fédérales mettent tant de temps pour prendre de vraies mesures, et non pas des mesurettes, comme celles annoncées lors de la pitoyable conférence de presse du Conseil fédéral de dimanche dernier. Heureusement, les cantons romands ont redressé la barre cette semaine, mais probablement pas suffisamment. Il aurait fallu avoir le courage de tout fermer pendant deux semaines, à l’image du Pays de Galles. La situation en Suisse est très grave. La santé de la population et de celles et ceux qui travaillent dans le monde médical doit primer. Le Conseil fédéral va finir par s'en rendre compte, mais ce sera bien tard.

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  • Sept c’est assez, dix c’est trop ?

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    IMG_1991.jpgEn cas de « contact à haut risque » avec une personne infectée par la COVID-19, les personnes concernées sont en principe mises en quarantaine pour dix jours. En principe, car il y a des exceptions.

    C’est ainsi que les HUG s’appuient dorénavant sur une dérogation fédérale, qui permet d’alléger la quarantaine pour les personnes asymptomatiques revenant d’un pays classé en zone rouge ou ayant côtoyé un.e malade si leur activité est considérée comme essentielle au bon fonctionnement de l’Etat, pour éviter à leurs collaboratrices et collaborateurs la case « quarantaine ».

    Outre le fait qu’il est difficile d’estimer qui est essentiel ou non au bon fonctionnement de l’Etat, cette dérogation crée une confusion supplémentaire dans les esprits concernant les mesures prises pour lutter contre le virus et donne la désagréable impression que ces dernières sont à géométrie variable.

    En effet, ladite dérogation crée une inégalité de traitement entre les habitantes et les habitants du canton qui ne comprennent plus rien. Entre une quarantaine de dix jours et une autre à zéro, on pourrait pourtant imaginer un moyen terme qui serait à même d’apporter une certaine sérénité sur cette question : passer à une quarantaine de sept jours au lieu de dix.

    Le Conseiller d’Etat en charge de la santé, Mauro Poggia, se montre d’ailleurs en faveur de cette solution. Il a déclaré dans la Tribune de Genève du 29 septembre à propos d’une quarantaine ramenée à sept jours que « des éléments médicaux résultant de l’observation de ces derniers mois nous permettent de considérer que le risque de voir une positivité apparaître après sept jours pour les personnes en quarantaine après un contact étroit est réduit à 0.5%. C’est un risque que l’on doit pouvoir prendre socialement. » A noter que la France et la Belgique ont décidé récemment de ramener la quarantaine à sept jours en se basant sur l’expertise des scientifiques et que la task force fédérale COVID-19 en discute actuellement.

    Dès lors, la question se pose pour nos autorités d’envisager sérieusement de ramener le délai de quarantaine de dix à sept jours.

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  • Il s’en est fallu de si peu…

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    IMG_1975.jpgUn dimanche de votations presque parfait ! Et il faut le souligner, c’est plutôt rare ! En ce dimanche hivernal, la Suisse a fait preuve d’ouverture, montrer sa capacité à évoluer sur le plan sociétal, refuser de tomber dans le piège du loup et de l’arnaque fiscale. Il n’a manqué que 8670 voix pour que ce dimanche de votations soit totalement parfait. 8670 voix qui donnent un chèque en blanc de 6 milliards pour la sécurité aérienne du ciel helvétique, puisqu’on ne connaît ni le nombre d’avions, ni le type et encore moins le nom du constructeur et son pays d’origine. Il aura fallu ce manque de transparence de la part du Conseil fédéral pour lui éviter un nouveau camouflet après le vote sur l’achat des Gripen en 2014.

    Le Conseil fédéral a donc obtenu de justesse du peuple suisse de lui faire confiance sans répondre aux questions liées aux frais d’exploitation et d’entretien des avions, à leur utilité ou encore à leur empreinte écologique (les forces aériennes suisses utilisent entre 40 et 45 millions de litres de carburant par année, les émissions de CO2 d’un F/A 18 s’élèvent à 12200 kg par heure de vol, à titre de comparaison un voyage en train Zürich-Paris émet 16kg de CO2 par personne).

    En démocratie, une voix d’écart suffit pour faire une majorité. Dont acte. Mais cette victoire « limite » rappelle à bon escient que l’armée n’est plus la vache sacrée qu’elle était. La majorité de droite du Parlement, qui soit dit en passant s’est ramassée une belle claque sur les déductions fiscales pour enfants en chargeant le bateau, devrait s’en rappeler avant de voter des budgets pharaoniques pour notre défense alors que la priorité aujourd’hui est d’investir dans la transition écologique et la justice sociale !

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