L'armée au service de la division nationale (28/11/2012)

Dans un communiqué envoyé hier soir, le Groupe PDC-PEV aux Chambres fédérales nous apprend qu’il rejette l’initiative en faveur de "l’abrogation du service militaire". Jusque là, rien de très surprenant. Ce qui l’est plus, c’est l’argument employé pour expliquer cette décision : « le service militaire est un aspect important de la société suisse et permet un enracinement de l’armée dans le peuple.»

Ainsi donc, plus de vingt ans après la chute du mur de Berlin, on nous ressert toujours le même plat, à savoir que l’armée est un facteur essentiel à la cohésion nationale, le ciment sans lequel la Nation s’écroulerait. C’est en fait tout le contraire : l’armée divise. Il n’y a qu’à voir le débat sur les avions de combat. La semaine dernière, un article dans un quotidien genevois mettait en avant que le français n’était pour ainsi dire plus parlé au sein de l’armée. Une bonne partie des jeunes font tout ce qu’ils peuvent pour échapper à leurs obligations militaires. Le « bon vieux temps » où chaque citoyen helvétique  avait comme point commun le service militaire est bel et bien révolu. Il est temps de changer de fusil d’épaule.

Un engagement de tous les citoyens, y compris des citoyennes, au service de la collectivité, qu’il soit militaire ou civil, ne remplirait-il pas beaucoup mieux cette fonction qu’un service militaire obligatoire et qui n’a d’ailleurs d’obligatoire que le nom tellement de citoyens y échappent ?  Poser la question, c’est y répondre.

Il s’agit donc de mettre sur pied d’égalité, avec un libre choix évidemment, le service militaire et le service civil et d’enraciner dans le peuple non pas l’armée, mais un service obligatoire à la communauté, valeur essentielle du « bien vivre ensemble » !

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