De la fausse insignifiance de la potiche (24/01/2013)

Quand on est un homme ou une femme « public », on est forcément exposé et encore plus particulièrement quand on est un homme ou une femme politique.

Etre exposé signifie être critiqué positivement, mais surtout négativement tant il est vrai que les frustrations s’expriment souvent beaucoup plus que les félicitations sur la place publique. C’est regrettable, mais c’est comme ça.

La critique constructive, même dure, se comprend parfaitement. Mais qu’en est-il de ces critiques gratuites qui ne visent qu’à dénigrer une personne et ne font pas avancer d’un pouce le débat démocratique ?  Faut-il y répondre, en risquant de donner alors à celui qui attaque l’importance qu’il n’a pas, mais qu’il cherche désespérément à avoir, ou alors faut-il l’ignorer avec le risque que certaines personnes finissent par prendre ces critiques pour  de l’argent comptant ?

Cette question je me la pose de temps en temps, comme par exemple aujourd’hui quand je lis dans le blog de mon « critique intime », Duval, les propos qu’il tient à mon égard suite à la décision que la Commission des droits politiques a prise hier soir sur la compatibilité entre ma fonction de directeur d'école primaire et celle de député (extrait) :

« Il ne s'agit pas ici du cas insignifiant de Bonny. Peu importe qu'il lui plaise de siéger au GC telle une potiche qu'il sera. Indépendant, il ne pourra faire partie d'aucune commission et sera donc complètement inutile. Il est vrai que c'est une situation qu'il affectionne particulièrement puisque déjà, dans le cadre de sa profession, il s'y complaît! Bon, lui qui travaille à temps partiel, ça lui permettra au moins d'encaisser ses jetons de présence et d'arrondir ses fins de mois sur le dos des contribuables.....Qu'il siège ou pas (pendant à peine 8 mois) n'a pas une grande importance. D'autant plus qu'à coup sûr, il ne sera pas élu en octobre prochain. Triste et méprisable sire en définitive. »

Et puis, à chaque fois, j’arrive à la même conclusion : finalement ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir un « critique intime ». C’est la preuve d’une certaine notoriété, car il n’y a aucun intérêt à attaquer quelqu’un qui a l'insignifiance d'une potiche, non ?

Certes, c’est répétitif, peu inventif et donc quelque peu lassant et cela me dérange !

Je ne voudrais pas en effet qu’à la longue mon « critique intime » ne soit plus lu, car alors ma notoriété en prendrait un sale coup. Le dicton ne dit-il pas « que l’on parle de vous en bien ou en mal, pourvu que l’on parle de vous ? »

 

 

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