Série de l'été, 1er épisode la SPG (08/07/2013)

Les candidates et candidats au Conseil d’Etat, mais également dans une moindre mesure celles et ceux au Grand Conseil, reçoivent des questionnaires de tous horizons dans lesquels leur avis est demandé en lien avec les préoccupations de leurs auteurs.

J’ai décidé, afin que les électrices et électeurs qui le souhaitent puissent connaître mes prises de position, de publier ici-même, sous forme d’une série estivale, mes réponses à ces questionnaires. Premier épisode : la Société pédagogique genevoise.

 

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Si vous étiez en charge du DIP:


Quelle serait votre priorité en matière d'éducation pour la future législation (l'idée la plus importante)?

La mise en application de l'article de la nouvelle Constitution rendant la formation obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans.

Les articles 193 et 194 de la nouvelle constitution stipulent que l’Etat organise et finance un enseignement public, laïque et de qualité; la formation est obligatoire jusqu’à l'âge de la majorité au moins. Sont-ce pour vous des articles importants?

Oui, comme l'atteste ma réponse à la première question.

Comment comptez-vous répondre à cette exigence institutionnelle dans le climat budgétaire actuel (l'idée la plus importante)?

Il ne me paraît difficilement imaginable d'étendre la formation obligatoire jusqu'à 18 ans sans aucun moyen supplémentaire, même si toutes les mesures ne seront pas coûteuses comme, par exemple, celle de permettre à un élève en échec au collège de terminer son année afin de valider certains acquis pour la suite de sa formation (cf. à ce sujet le texte que j'ai écrit sur mon blog « Former, un investissement pour l'avenir » : https://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/03/forme...).

Plusieurs études documentées montrent que la précocité de l’aide aux enfants est primordiale pour la réussite scolaire et que la qualité de cette aide dépend fortement du nombre d’élèves par classe. Etes-vous d'accord avec cette analyse?

Oui. En tant qu'ancien enseignant du cycle élémentaire et à présent directeur d'établissement scolaire du primaire, j'ai également pu le constater par ma propre expérience.

Comment entendez-vous tenir compte de ces éléments (l'idée la plus importante)?

Lors de l'organisation des classes, le taux d'encadrement (nombre d'enseignants par enfant) doit être plus favorable pour le cycle élémentaire que pour le cycle moyen. Pour ce faire, il y a deux manières d'agir, l'une n'excluant pas l'autre: des effectifs moins élevés dans les classes élémentaires et/ou une attribution plus importante des forces de soutien pédagogique aux dites classes.

La LIJBEP entrée en vigueur au 1er janvier 2010 décrète vouloir favoriser l’intégration des enfants et des jeunes à besoins éducatifs particuliers ou handicapés. De plus, le concept cantonal d'école inclusive est en cours de validation par le conseil d'Etat. Est-ce un projet de développement de l'école genevoise qui vous parait être une priorité?

Oui, une loi a été votée, elle doit par conséquent être mise en application.

Comment voyez-vous l’avenir de cette intégration et le développement de l'école inclusive (l'idée la plus importante)?

Pour que cette loi soit appliquée à la satisfaction de toutes et tous (élèves, parents et enseignants), il est bien évidemment nécessaire de donner les ressources nécessaires (personnel, locaux et matériel adaptés), mais également de permettre au corps enseignant d'avoir accès à une formation de qualité en fonction de la problématique rencontrée avec tel ou tel élève. C'est une condition essentielle pour la réussite de l'école inclusive.

 

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