De qui se moque-t-on? (09/08/2013)

Photo0536.jpgC’est  la question que je me suis posée suite à ma soirée aux Fêtes de Genève d’hier soir. Au programme du 8 août, un concert de Jimmy Sommerville vedette incontestée des années 80 avec des tubes à la pelle : « Smalltown boy », « Don’t leave me this way », « Why ? » pour n’en citer que quelques uns parmi les 17 qui composent son « best of ». De quoi largement assurer un show de plus d’une heure.

Malgré la pluie, j’enfourche mon vélo pour me rendre à Baby-Plage pour voir « en vrai » cette star oubliée des années 80 qui a fait danser les quadragénaires et quinquagénaires d’aujourd’hui.  Un concert, qui plus est gratuit, pour se rappeler de très bons souvenirs, ça ne se refuse pas !

A 21h15 (au lieu de 21h, pas trop grave) Jimmy Sommerville apparaît sur la scène avec deux choristes et sa bande son, normal pour ce genre de concert. Et ça démarre plutôt bien avec « you make me feel ». Pas de surprise pour les fans, le son est bien évidemment celui que l’on trouve sur CD ou vinyle et la voix de tête de Jimmy Sommerville, qui chante en live, plutôt à la…hauteur. Les tubes s’enchaînent, l'ambiance est bonne, la pluie s’arrête. Le contact entre le chanteur et le public est par contre quasi inexistant, deux, trois mots.

 A 21h45, présentation des deux choristes, puis Jimmy Sommerville prononce un « bye » et quitte la scène comme un voleur. Le public pense bien évidemment à une fausse sortie et demande à grands cris un rappel qui ne viendra jamais ! 30 minutes de concert, un point, c’est tout.Photo0535.jpg

Les spectateurs s’interrogent : le cachet que demande Jimmy Sommerville est-il à ce point élevé que les Fêtes de Genève ne peuvent le payer que pour 30 minutes de concert ? La star du passé a-t-elle péter les plombs pour une raison inconnue et décidé de quitter la scène plus rapidement que prévu ?

Ou finalement ces micros concerts ne sont-ils que des attrapes nigauds pour faire venir les gens aux Fêtes de Genève et les faire dépenser leur argent de préférence en boissons alcoolisées pour qu’ils noient leur déception suite à un pseudo concert ?

J’opterais plutôt pour la troisième hypothèse, le concert qui a succédé à celui de Jimmy Sommerville n’a pas duré plus longtemps, et le sentiment que les organisateurs des Fêtes de Genève se sont moqué du public présent hier soir.  Pas mortel, mais désagréable.

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