Les limites du n'importe quoi (05/09/2014)

Dans un de ces récents billets, André Duval met en avant le fait que les directeurs d’établissement du primaire sont passés de 93 à la rentrée 2008 à 73 à la rentrée 2014. Confondant nombres de postes et nombres de personnes, il se demande à « quels postes fictifs, bidons, grassement et inutilement payés », ces 20 personnes ont été attribuées ou plus exactement 15, puisque M. Duval imagine que 4 ou 5 ont pu prendre leur retraite au cours de ces six dernières années.

Pour un ancien enseignant, un raisonnement aussi simpliste laisse pantois. Mais il est vrai que M. Duval n’en est pas à une contre-vérité près pour cracher son venin sur ces directeurs qu’il n’a jamais connus, puisqu’au bénéfice d’une retraite depuis 2008, à l’âge de 55 ans, un privilège désormais d’un autre temps.

Mais pour revenir à la question de M. Duval, la diminution de ces 20 postes est due majoritairement à des départs à la retraite et à quelques cessations de fonction ou nouvelles orientations professionnelles. Suite à ces départs, les postes n’ont tout simplement pas été repourvus. Un seul ancien directeur d’établissement du primaire occupe aujourd’hui un poste qui ne correspond pas à celui d’un cadre supérieur. Il n’y a donc pas « des placards, non pas dorés, mais en or massif pour ces personnes.»

Il était nécessaire de le préciser pour celles et ceux qui prennent les propos d’André Duval, dont apparemment un député du PLR, pour argent comptant.

Ecrire n’importe quoi a tout de même ses limites.

 

P.S. Suite à ma dernière note « Trahis par le TCS ? Passez à l’ATE », le président du TCS m’a contacté pour me dire que le TCS ne mettait pas 800 000 francs, somme que j’avais reprise du blog de Bertrand Buchs, dans la campagne pour la traversée de la rade, mais à peine le dixième. Dont acte.

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