Emotion différente pour les victimes des airs et de la route (25/03/2015)

1.jpgA chaque fois qu’un avion s’écrase, enfin plus spécialement quand il s’écrase pas trop loin de chez nous et/ou avec beaucoup de passagers européens, l’émotion est vive. Et cela se comprend parfaitement.

Plusieurs dizaines, voire centaines, de morts d’un seul coup, cela a de quoi marquer les esprits. Surtout que chacun ou presque prend l’avion et qu’il peut facilement s’identifier. Ce qui est évidemment moins le cas avec un bateau pneumatique qui va couler au milieu de la Méditerranée rempli de centaines de personnes cherchant à fuir la guerre, l’oppression ou une situation économique désastreuse. C’est humain.

L’émotion suscitée par les victimes des airs est inversement proportionnelle à celle suscitée par les victimes de la route, à l’exception là également des accidents de car qui font malheureusement souvent également beaucoup de morts.

Et pourtant, 70 personnes ont  trouvé chaque jour  la mort sur les routes de l’Union européenne en 2014, soit plus de 25 000 personnes. C’est comme si 167 Airbus de la compagnie Germanwings avec 150 passagers à bord, soit un tous les deux jours, s’étaient écrasés !

Une vraie catastrophe qu’on a pourtant trop souvent tendance à oublier quand bien même la plupart d’entre nous prend bien plus souvent la voiture que l’avion…

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