Zéro siège pour l'UDC au Conseil fédéral? (15/08/2015)

Un ou deux sièges pour l’UDC au Conseil fédéral, FullSizeRender.jpgà l’issue des élections fédérales de cet automne ? Cette question focalise déjà l’attention des milieux politiques et de médias à pourtant plus de trois mois de la décision.

Gesticulations certes politiques et médiatiques, il faut bien nourrir le débat au milieu de l’été, mais qui pourraient ne pas être vaines si la question était posée différemment : un ou zéro siège pour l’UDC ?

En effet, l’annonce avortée de la candidature d’Adrian Amstutz, le chef de groupe de l’UDC, devrait amener les parlementaires qui éliront le nouveau Conseil fédéral début décembre à se poser plutôt la question de la disparition de l’UDC au Conseil fédéral plutôt qu’en augmenter sa présence.

Cette réflexion, c’est Adrian Amstutz lui-même qui en est à l’origine. En déclarant cette semaine qu’ « il ne pourrait pas s’imaginer, au nom du principe de la collégialité, se taire quand la majorité du Conseil fédéral met en danger l’avenir du pays, qu’elle ignore les décisions du peuple, qu’elle ne freine pas l’immigration démesurée, qu’elle s’agenouille devant Bruxelles, qu’elle met en danger la sécurité du pays en ne donnant pas les moyens financiers à notre armée », Adrian Amstutz a fait preuve en l’occurrence d’une grande cohérence qu’il  convient de saluer à sa juste valeur.

Son message est clair : l’UDC est un parti d’opposition, que j’ai qualifié dans un précédent billet de championne de la destruction massive, et à ce titre elle ne peut pas à la fois vouloir gouverner et taper constamment sur le gouvernement, avoir le beurre et l’argent du beurre.

A partir de ce constat, il n’y a donc pas lieu de se poser la question d’un deuxième siège pour l’UDC au Conseil fédéral, mais bien plutôt de se demander s’il faut qu’elle conserve celui qu’elle occupe actuellement.

13:23 | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | |